Solfège

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Le solfège désigne une méthode d'apprentissage de la musique faite d'exercices de lecture et d'audition musicales. Dans la pratique musicale, l'interprétation d'une partition passe par la lecture à vue, l'écoute intérieure, la reproduction des hauteurs et la réalisation des rythmes, des nuances et des modes de jeu.

En 1977, le terme solfège a été remplacé par le terme formation musicale (FM) dans les conservatoires. Cette réforme de l'apprentissage du solfège en France postule pour l'idée suivante : " Partir de la musique pour en découvrir le langage et ses techniques est plus formateur qu'une étude analytique abstraite, élément par élément, desséchante par définition dont l'usage démontre qu'elle tourne souvent le dos au but à atteindre : la connaissance et l'apprentissage de la musique " (Ministère de la culture, texte de la réforme du solfège, 1977). Dans cette acception, il est la base de l'éducation musicale dans la musique occidentale. Son apprentissage, centré sur la notation, sert à la pratique du chant ou d'un instrument, l'étude théorique des œuvres musicales et la composition.

Dans la théorie, le solfège étudie les dimensions rythmiques, mélodiques et harmoniques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, l'apprentissage de la lecture musicale est dénommé solfège — provenant du mot italien solfeggio, lui-même dérivé des noms de notes sol et fa. On attribue généralement l'origine du solfège à Guido d'Arezzo, moine italien du XIe siècle, qui aurait inventé ce procédé dans le but de faciliter l'enseignement du chant aux autres moines de son monastère.

Musique occidentale[modifier | modifier le code]

On entend généralement par musique occidentale la musique, savante ou populaire écrite et pratiquée dans les pays européens ou d'influence européenne, depuis Charlemagne à nos jours.

De cette définition, il convient toutefois d'exclure — sur le plan solfégique, s'entend — certaines créations du XXe siècle échappant aux règles de la métrique et de la tonalité et possédant, le cas échéant leur propre système de notation, telles que musique concrète, musique aléatoire, etc.

Une des singularités de la musique occidentale est d'être dotée d'un système de notation d'une très grande précision appelé solfège. Ce système est si complexe que l'étude de la lecture musicale est devenue une discipline à part et incontournable, au même titre que l'étude de la technique instrumentale ou vocale proprement dite.

Le solfège occidental se limite aux demi-tons contrairement aux musiques d'Afrique, d'Asie (notamment arabe, persane, indienne hindoustanie ou carnatique, turque ou d'Europe de l'Est, (notamment Balkans, depuis au moins la Grèce antique) qui contiennent des quarts de ton. Il n'est donc pas possible de noter ces musiques à l'aide de ce solfège. L'ouverture des influences musicales à la fin du XXe siècle a permis à la musique moderne occidentale de réintégrer ces quarts de ton et le solfège classique a évolué vers de nouveaux types de notation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]