Lydia (bateau)

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42° 49′ 38.92″ N 3° 02′ 28.34″ E / 42.8274778, 3.0412056

Lydia
Image illustrative de l'article Lydia (bateau)

Autres noms initialement Moonta
Type Paquebot mixte puis centre de loisirs
Histoire
Chantier naval Burmeister & Wain, Danemark
Lancement juin 1931
Statut Désarmé en 1967, reconverti en restaurant, musée, casino.
Caractéristiques techniques
Longueur 91 m
Maître-bau 13.4
Tonnage 2693 tonnes
Propulsion Moteur diesel MAN
Vitesse 13 nœuds
Caractéristiques commerciales
Passagers 140 (Moonta) puis 280 (Lydia)
Carrière
Armateur Adélaïde Steamship Co LTD (1931-1955) puis Hellenic Méditerranean Lines (ELMES)(1956-1966)
Pavillon Australien puis grec

Le Lydia est un paquebot mixte construit en 1931 au Danemark et initialement baptisé Moonta. Après avoir navigué dans les mers australes sous pavillon australien jusqu'en 1955 puis en Méditerranée sous pavillon grec, il fut désarmé en 1967. Il est aujourd'hui échoué sur la plage du Barcarès, dont il est un des symboles, et a été reconverti en musée, restaurant, discothèque et casino. Il est actuellement le quatrième plus vieux paquebot existant au monde.

Navire de croisère[modifier | modifier le code]

Le Lydia a été construit par les chantiers navals Burmeister & Wain au Danemark pour la compagnie Adelaide Steamship Co Ltd. qui l'a exploité sur les lignes du sud et de l'est de l'Australie. Son nom original provient de la ville de Moonta en Australie-Méridionale. Cette compagnie désirait acquérir un paquebot à moteur diesel pour l'exploiter sur les lignes du sud et de l'est de l'Australie. Son parcours autour du Golfe de Spencer, baptisé "Gulf Trip", le rendra extrêmement populaire. Le prix attractif du "Gulf Trip" (6 livres australiennes en 1931) en fera l'un des voyages de noces favoris des jeunes mariés et des familles dans cette partie du monde. Une sorte de Love Boat avant l'heure.

En 1955, il est acheté par la compagnie grecque Hellenic Mediterranean Lines qui le rebaptise Lydia, du nom grec de Lydie (en grec Λυδία), une ancienne province grecque d'Asie Mineure. Sa capacité passe de 140 à 280 passagers et il est employé sur la ligne MarseilleBeyrouth, via Gênes, Naples, Le Pirée, Alexandrie et Limassol. Il est désarmé en 1966.

Navire ensablé[modifier | modifier le code]

Après avoir été désarmé, le navire est racheté juste avant noël 1966 par la SEMETA, société mixte en charge de l’aménagement de la toute nouvelle station balnéaire à naître de Port-Barcarès dans les Pyrénées Orientales (France). A l'initiative de son président, le sénateur Gaston Pams, l'objectif est d'en faire le symbole de cette opération d’aménagement et de marquer la volonté forte de l' État français de valoriser cet immense lido désertique coincé entre la Méditerranée et l'étang de Salses.

Après des transformations à la société provençale des Ateliers Terrin à Marseille, il est convoyé en juin 1967 vers son port d'attache définitif.

Un chenal de 600 m et une souille (port artificiel) sont creusés pour l'amener jusqu'à son emplacement actuel et le déposer sur la plage, près de trois mètres au-dessus du niveau de la mer.

Après de coûteux travaux d’aménagement, le Lydia est luxueusement transformé en centre de loisirs comprenant trois bars, un snack, une discothèque,  un restaurant, des douches et une piscine. Un hôtel et un casino sont prévus. Le succès est immédiat et des centaines de milliers de visiteurs se pressent pour voir ce navire "qui tient si bien la terre". Les artistes des yé-yé en font une escale incontournable : se succèdent Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Michel Polnareff, Claude François et bien d'autres...

Le navire est vendu en 1973 à Kuniko Tsutsumi, femme d'affaires japonaise, qui le transforme en discothèque et casino de luxe. Les "yé-yé" vont faire place aux VIP parisiennes. De nombreux travaux sont entrepris et la nouvelle décoration est l’œuvre du décorateur Michel Ambrogi. Le Lydia baigne alors dans le luxe et le casino engrange les abondantes devises que la clientèle espagnole (l'ordre franquiste interdit les casinos en Espagne) vient perdre sur les tables de jeux. Le cuisinier français Georges Landriot est chargé des cuisines du navire jusqu'au milieu des années 1970[1].

En 1980, à la suite de la mort de Franco et de la réouverture des casinos en Espagne, prise dans des tourments financiers, Kuniko Tsutsumi, la mort dans l'âme, revend le Lydia. L'âge d'or s'achève à l'orée des années 1980.

Dans les trente années qui vont suivre, le paquebot va lentement se dégrader sous la férule de trois groupes de casinotiers, qui vont délaisser son entretien.

Dans cette période, le paquebot va affronter de nombreuses tempêtes : il est plastiqué par des truands en 1983 et en 1997, le ministre de l'intérieur ferme le casino pour « graves dysfonctionnements dans la gestion financière ».

Le Lydia est racheté en par le groupe Partouche[2] qui y effectue des travaux de rénovation et y rouvre un restaurant et une discothèque, appelée Moonta (premier nom du bateau). En 2004, le casino est ouvert. Face à l'absence de rentabilité, ce dernier casinotier jette l'éponge définitivement quelques années plus tard. En 2008, le casino est définitivement fermé.

Il est racheté par la mairie du Barcarès en 2011 qui y organise des expositions. À partir de 2014, des travaux de restauration sont engagés pour que le paquebot retrouve sa silhouette originale avec la collaboration technique et historique d'une association de protection de ce patrimoine unique en Europe[3].

Événements[modifier | modifier le code]

Les grands événements qui se déroulent dans les Jardins du Lydia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Landriot, ou le travail d'équipe avant tout, Proche de vous.
  2. Partouche : Historique du groupe, groupe Partouche, Informations financières.
  3. Blog de l'Association des Amis du Moonta-Lydia

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]