Danger Girl

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Danger Girl
Comic
Logo de Danger Girl
Logo de Danger Girl

Scénario J. Scott Campbell
Andy Hartnell
Dessin J. Scott Campbell et plusieurs autres dessinateurs
Couleurs Plusieurs coloristes
Genre(s) Fiction

Thèmes Aventure
Personnages principaux Abbey Chase
Sydney Savage
Silicon Valerie
Natalia Kassle
Deuce
Sonya Savage
Époque de l’action Contemporaine

Pays États-Unis
Langue originale anglais
Éditeur Drapeau des États-Unis : Image Comics (1997-1998), Detective Comics (1999-2007) et IDW Publishing (depuis 2011).
Drapeau de la France : Semic et Éditions USA (1999-2002), Soleil (2010) et Glénat (2013-2014), Graph Zeppelin (depuis 2018).
Première publication -

Danger Girl[Note 1] est une série américaine de comic books d'aventure créée en 1997 par le scénariste Andy Hartnell et le dessinateur J. Scott Campbell et publiée par Image Comics puis Detective Comics et enfin IDW Publishing.

La série met en scène un groupe d'espionnes sexy dans des aventures parodiant celles de James Bond et d'Indiana Jones.

Univers[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

La bande-dessinée met en scène Abbey Chase, une jeune chasseuse de trésor qui rejoint une organisation secrète nommée Danger Girl pour effectuer des missions périlleuses pleines d'aventures[1]. Toutes les femmes de cette agence sont belles, dotées de formes généreuses et sont généralement court-vêtues ou arborent des vêtements moulants[1],[2]. Cependant, et contrairement aux jolies filles de la série télévisée Alerte à Malibu, elle sont hautement qualifiées en techniques de combat et au maniement des armes[1]. Les Danger Girl se lancent régulièrement à la recherche d'objets rares et mystérieux et luttent notamment contre les maléfiques « Empire du Marteau »[3] et « Empire de la Faucille »[a 1].

Personnages principaux : l'équipe Danger Girl[modifier | modifier le code]

Homme chauve à la barbe blanche.
Sean Connery est le modèle graphique du personnage de Deuce.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

  • Agent Zéro[a 11] est un mystérieux agent secret ancien membre de l'empire du Marteau qui aide ensuite les Danger Girl[a 12].
  • Anastasia Kilbourne est une amie de Natalia Kassle qui arbore un tatouage de dragon qui remonte d'un de ses pieds jusqu'a son visage[a 13]. Elle a été inventée pour le jeux vidéo Danger Girl pour un niveau qui n'a pas été développé mais est ensuite introduite dans l'album Danger Girl - Tric-traque à Shanghaï[a 13].
  • Donavin Conrad[a 14] est un riche collectionneur d'arts[a 15]. Il est l'un des antagonistes des Danger Girl[7] et présente plusieurs attributs du méchant de fiction comme la moustache fine, le sourire carnassier ou le cache-œil[8].
  • Duncan est également un riche collectionneur d'arts[a 16]. Ami d'Abbey Chase, il la recommande à Deuce pour qu'elle intègre l'opération Danger Girl[a 17]. Il a pour modèle graphique Scott Dunbier, l'ami et rédacteur en chef de J. Scott Campbell[a 18].
  • Johnny Barracuda[a 11],[Note 5] est l'agent de liaison de la C.I.A. auprès de Danger Girl[a 19]. Johnny est un beau jeune homme bagarreur et sûr de lui mais aussi maladroit[a 20],[9].
  • Major Maxim est un des dirigeants de l'empire du Marteau avec notamment Assassin X, le docteur Kharnov Von Kripplor et le Führer de l'empire[a 21].

Lieux d'action des aventures[modifier | modifier le code]

Comme James Bond et Indiana Jones, les Danger Girl parcourent le monde[10]. Ainsi dans l'histoire originale, le lecteur les découvre au Costa Rica[4], dans Danger Girl Kamikaze elles se rendent à Hong Kong[11], dans Danger Girl: Hawaiian Punch à Hawaï[11], dans Danger Girl: Viva Las Danger à Las Vegas[11], dans Danger Girl - Revolver elles passent notamment à Venise et au Pérou[12],[9], dans Danger Girl - Trinity au Caire, à Londres et au Congo[13] et à Shanghaï dans Danger Girl - Tric-Traque à Shanghaï[14].

Historique[modifier | modifier le code]

Un homme avec un casquette et un dessin à la main.
Jim Lee le découvreur et mentor de Campbell, à la San Diego Comic Con de 2007.

Le dessinateur Jeffery Scott Campbell est découvert au début des années 1990 par Jim Lee, le dessinateur fondateur de la maison d'édition Wildstorm[15]. Le rédacteur en chef de la société Scott Dunbier, lui propose donc en 1993 de travailler sur Stormwatch, une des séries phares de la maison d'édition puis lui confie une nouvelle mini-série scénarisée par Jim Lee : Gen¹³[15]. La série qui raconte l'histoire d'une équipe de super-héros adolescents est un succès et revient en février 1994 en série régulière[15]. Campbell y officie comme dessinateur jusqu'au numéro 20 de juin 1997[15].

En 1998, Wildstorm décide de créer un nouveau label nommé Cliffhanger dans lequel les dessinateurs de la maison peuvent lancer leurs propres création[16]. Joe Madureira livre Battle Chasers tandis qu'Humberto Ramos lance Crimson[16]. Campbell, lui s'associe à son ami Andy Hartnell comme co-scénariste pour créer Danger Girl[15].

Campbell étant lassé de dessiner des super-héros[a 22], il décide cette fois de réaliser une parodie de James Bond avec des filles sexy[15]. Le groupe devait au départ comprendre six filles mais les auteurs finissent par se limiter à quatre pour ne pas faire « trop Spice Girls »[a 23]. Débutée en décembre 1997, la série est également un succès[15],[17]. Cependant Campbell a du mal à tenir le rythme de publication et le septième et dernier numéro est seulement publié en février 2001[15],[18]. Fort de ce succès Campbell arrête de dessiner des comics et se lance dans l'illustration pour divers supports[15]. La série continue cependant jusqu'en 2007 mais avec d'autres dessinateurs comme Arthur Adams, Joe Chiodo, Phil Noto ou bien Tommy Yune dans un style manga[19],[4].

En 2007, Scott Dunbier quitte Wildstorm et rejoint l'année suivante l'éditeur IDW[20]. Il propose alors à ses nouveaux employeurs de relancer Danger Girl[21]. Conquit par l'idée, ceux-ci annonce en 2009 sur leur site internet qu'ils reprennent l'édition de la série que DC avait laissée à l'abandon[21]. Après des rééditions de rigueur, Danger Girl revient début 2011 avec une toute nouvelle histoire[15]. Andy Hartnell est toujours au scénario tandis que les dessins sont signés par Chris Madden dans un style moins sexy et plus cartoon que celui de Campbell[17]. D'autres dessinateurs officient ensuite sur la série : John Royle, Harvey Tolibao et Stephen Molnar jusqu'en janvier 2016[22].

Analyse[modifier | modifier le code]

Inspiration[modifier | modifier le code]

Les Danger Girl sont un mélange des personnages Indiana Jones, de James Bond et des héroïnes de la série télévisée Drôles de dames (1978-1981)[3],[23],[8]. Certains critiques y voit également des éléments de L'Agence tous risques (1983-1987)[9], de Mission impossible (1966-1973)[5] ou une similitude avec les aventures de Lara Croft[8],[17] dans la série de jeux vidéos Tomb Raider (créée en 1996)[24],[12]. Cependant, la série reste essentiellement vue comme étant une parodie de la saga James Bond[2],[15]. Hartnell et Campbell en copie en effet les visuels des génériques d'ouverture, le côté sexy des James Bond girls, les poursuites en voitures, les méchants improbables et surtout l'apparence du premier James Bond : Sean Connery[4].

Un homme barbu discutant avec un homme chauve.
J. Scott Campbell (à gauche) avec l'un de ses mentors Arthur Adams à la New York Comic Con de 2017.

Le style graphique de J. Scott Campbell est notamment influencé par ceux de Jim Lee et d'Arthur Adams[15]. Comme eux, il dessine particulièrement bien l'anatomie masculine et surtout féminine et aime à donner du relief aux scènes d'action[23],[a 22]. C'est d'ailleurs un album d'Arthur Adams qui l'a décidé à devenir dessinateur de bande dessinée[a 22].

J. Scott Campbell avoue que le film Indiana Jones et les Aventuriers de l'arche perdue (1981) a fortement influencé son travail[23]. Il s'agit même de son film préféré durant son enfance[a 22]. Les références à cette œuvre et ses deux suites sont ainsi nombreuses dans la série originale Danger Girl[23]. Comme Indiana Jones, l’héroïne Abbey Chase est une archéologue spécialisée dans les civilisations antiques[23]. De même, Sydney Savage emprunte au célèbre aventurier son arme fétiche : le fouet[23]. Certaines scènes sont également des reprises du film comme la scène ou Abbey saute dans un camion, la scène où les Danger Girl retrouvent le casque doré ou la scène de la cérémonie mystique qui se déroule dans une île[23]. Une référence directe est même présente dans la bande dessinée quand Sydney surnomme Valerie « Demi-Lune »[23],[Note 6]. Indiana Jones et le Temple maudit (1984) est également une source d'inspiration notamment pour Danger Girl - Revolver[17]. Ainsi Abbey Chase se retrouve comme Indiana Jones encerclée par l'ennemi avec son fiancé au milieu d'un pont de singe[a 24]. De plus comme dans ce film, un village perd sa prospérité après le vol d'un artéfact sacré qui doivent retrouver les héros[17]. Des références à Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) sont également présentes[8]. L'album Danger Girl - Trinity reprend la seconde partie de l'introduction du film dans laquelle Indiana est menacé d'être jeté hors d'un bateau en pleine mer[a 25]. L'album Danger Girl - Revolver s'inspire lui de la poursuite en Riva à Venise[8].

L'histoire Danger Girl: Viva Las Danger dessinée par Phil Noto est en revanche un mélange entre Indiana Jones et le Temple maudit et La momie (1999) avec une histoire de pharaon à Las Vegas[19],[25]. L'histoire Danger Girl: Hawaiian Punch s'inspire elle plutôt des Aventures de Jack Burton (1986)[25].

Bien que partageant avec Batman une histoire commune[26], Danger Girl parodie également le héros masqué dans sa version série télévisée des années 1960[9],[25]. Ainsi dans l'histoire Danger Girl – Special les trois Danger Girl deviennent à la nuit tombée les « Soutifs à motifs », des super-héroïnes qui combattent le crime[a 26]. La célèbre Batmobile devient donc la Soutif-Mobile[a 27] et le commissaire Gordon y est nommé commissaire Jordon[a 26]. La scène d'escalade d'immeuble est également une référence à la série comme l'indique d'ailleurs un des personnages[a 28].

Les histoires de la période IDW rendent également hommage à la série originale de J. Scott Campbell. Le déroulement des événements des deux premières planches de Revolver #4 de Chris Madden est exactement le même qu'aux deux premières planches de Danger Girl Preview[a 29],[a 30], la seule différence est que l'antagoniste Donavin Conrad se retrouve à la place d'Abbey Chase et vice versa. La première planche de Trinity #1 de John Royle est également la même que celle de la première planche de Danger Girl Prologue[a 31]. De plus dans la septième planche de Revolver #4, Abbey en robe de soirée est dans une position et au même positionnement qu'à la quinzième planche de Danger Girl #2[a 32],[a 33].

Série légère et sexy[modifier | modifier le code]

La série Danger Girl propose avant tout des aventures légères et improbables mettant en scène des belles espionnes décolletées au physique de Pin-up[9],[27],[12],[6]. Ce n'est pas une bande-dessinée intellectuelle mais du divertissement pur[9], à la façon des films d'action des années 1980 et 1990[8],[13]. Certaines histoires comme Trinity ou Tric-traque à Shanghaï vont même jusqu'à laisser le côté sexy pour mettre encore plus en avant l’action et l'aventure[22],[28]. Le scénario est avant tout un prétexte pour mettre en scène une succession de scènes d’action[28]. Le publique cible semble être les adolescents et les jeunes adultes masculins[27],[29],[30].

La série originale, mais aussi les nombreuses illustrations intérieures de J. Scott Campbell, affichent des éléments de séduction à travers des poses lascives[8],[31] ou en montrant les héroïnes sous tous les angles[24],[12]. Les autres histoires de la série continuent dans cette veine en montrant régulièrement les Danger Girl en tenue légère et avec des armes[19]. La plupart des personnages féminins sont également dessinés avec des poitrines proéminentes régulièrement mise en valeur[27],[12].

Accueil[modifier | modifier le code]

Les internautes du site bdtheque confèrent à la série Danger Girl une note moyenne de 2,62 sur une échelle de 5[32] et les internautes de la Bédéthèque une note moyenne de 3 sur 5[33]. Du manière générale les critiques trouvent la série légère mais divertissante[12].

Benjamin Roure du site BoDoï indique qu'avec l'album Danger Girl - Destination danger « on passe un agréable moment de divertissement »[9]. Roure souligne le travail du dessinateur Phil Noto, notamment son trait à la personnalité vintage[9]. Antoine Boudet du site Actua BD trouve lui l'album Danger Girl - Destination danger bien écrite, sans prétention et assez soigné[22]. Irokee du site Comics Prime parlant du l'album Danger Girl - Trinity affirme qu'il s'agit d'une lecture très agréable qui apporte une dose de plaisir décomplexée[13]. Thomas Riquet du site Emaginarock trouve que le scénario de Danger Girl est « réellement excellent et propose une histoire d’espionnage cohérente »[31]. Il salue également une dynamique prenante[34] et des couleurs chatoyantes[35]. Stéphane Le Troëdec du site Top Comics trouve l'album Danger Girl - Tric-traque à Shanghaï bourrés d’action et de charme[28]. Tof du site Maxoe pense que l'album Danger Girl - Revolver est un « ensemble sucré parfait pour tuer le temps libre »[30].

Maixent du site Krinein trouve en revanche que les Danger Girl « ont tout pour réussir mais finalement laissent assez indifférent »[8]. Il trouve que l'album Danger Girl - Revolver « une grosse déception et une escroquerie »[8]. Il vise notamment le dessinateur Chris Madden qui ne personnalise quasiment pas les visages et le scénario qui se contente de reprendre des éléments trouvés ailleurs[8]. Aurélien Pigeat d'Actua BD rapproche également à Madden un trait « qui manque quand même de finesse »[12]. Cependant il trouve Revolver amusant, énergique et divertissant[12]. Arnaud Gueury du site Bulle d'encre pense que l'album Danger Girl - Destination danger constitue un « ensemble hétéroclite un peu déconcertant »[11].

Publication[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

D'abord publié chez Wildstorm au sein d'Image Comics, la série déménage à partir du cinquième numéro de juillet 1999 chez DC Comics suite à l'achat de Wildstorm par cette maison d'édition[36],[37]. Après le départ du dessinateur J. Scott Campbell, DC continue d'édité des Danger Girl sous la forme de one shot. Sortirons ainsi, Danger Girl Special en février 2000[38], Danger Girl Kamikaze en novembre et décembre 2001[39], Danger Girl: Hawaiian Punch en mai 2003[40], Danger Girl: Viva Las Danger en novembre 2003[41] et Batman / Danger Girl en décembre 2004[26]. DC revient ensuite au format série et propose ainsi Danger Girl: Back in Black de janvier à avril 2006[42] et Danger Girl: Body Shots de juin à septembre 2007[43]. Parallèlement, DC réédite les histoires en albums. La série originale est d'abord publié en trois albums sous le titre Danger Girl - The Dangerous Collection[44] puis dans une intégrale nommée Danger Girl - The Ultimate Edition[45]. Danger Girl: Back in Black[46] et Danger Girl: Body Shots[47] bénéficient également d'une sortie en album tandis que certaines des histoires courtes sont regroupées dans l'album Danger Girl - Odd Jobs[48].

Danger Girl revient ensuite chez IDW qui réédite d'abord la série originale en album en 2010 puis publie de nouvelles histoires[21]. Ils éditent ainsi sept nouvelles séries en fascicules puis en albums : Danger Girl and the Army of Darkness d'avril 2011 à août 2012[49], Danger Girl: Revolver de janvier à avril 2012[50], Danger Girl/G.I. Joe de juillet à novembre 2012[51], Danger Girl: Trinity d'avril à juillet 2013[52], Danger Girl: The Chase de septembre à décembre 2013[53], Danger Girl: Mayday d'avril à août 2014[54] et Danger Girl: Renegade d'août 2015 à janvier 2016[55].

En France[modifier | modifier le code]

De 1999 à 2010[modifier | modifier le code]

La série originale est prépubliée en kiosques par Semic dans les six numéros du magazine Danger Girl de 1999 à 2002[56],[Note 7] puis partiellement en librairie aux Éditions USA en un album en 2000[57]. La disparition de Semic en 2005[58] puis d'Éditions USA en 2009 laisse ensuite les droits d'adaptation vacants pour la France[59]. C'est finalement les Éditions Soleil qui sortent en 2010 l'intégrale de la série originale en deux volumes mais dans un tout petit tirage[60],[61]. Le second volume se retrouve alors très rapidement indisponible[62].

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, l'éditeur Glénat Comics annonce qu'il reprend la publication de Danger Girl en France [63]. D'abord prévu pour octobre 2012, le premier album de cette reprise, Danger Girl - Revolver, sort finalement en avril 2013[63]. Il est ensuite complété en juillet par un second album nommé Danger Girl - Destination danger qui reprend les one shot de DC Danger Girl Special, Danger Girl Kamikaze, Danger Girl: Hawaiian Punch et Danger Girl: Viva Las Danger[64],[65]. Un troisième volume sort enfin en février 2014, il s'agit de Danger Girl - Trinity[66]. Cependant, la série ne rencontre pas son publique en France et Glénat renonce à sortir d'autres albums[67].

En 2018, les éditions de l'Éveil reprennent la publication de Danger Girl dans leur marque éditoriale Graph Zeppelin. Elles rééditent en premier lieu la série originale en format intégrale sous le titre Opération Hammer[68] puis un carnet de croquis de J. Scott Campbell consacré à la série[69] dans un format franco-belge[68]. L'année suivante sortent deux autres albums : Danger Girl - Mayday[70] et Danger Girl: The Chase sous le titre Danger Girl - Tric-traque à Shanghaï[71]. Thomas Rivière du site ComicsPlace s'étonne du choix de couverture de ce dernier album. Il est surpris car elle associe la ville chinoise de Shanghai avec un visuel qui représente plutôt la ville japonaise de Tokyo[71].

Bibliographie francophone[modifier | modifier le code]

Albums classés par année de parution :

  • 1 Danger Girl, Éditions USA, Paris, 2000
    Scénario : J. Scott Campbell et Andy Hartnell - Dessin : J. Scott Campbell - (ISBN 978-2-911033-83-4)
  • 1/2 Danger Girl, Soleil Productions, Toulon, 2010
    Scénario : J. Scott Campbell et Andy Hartnell - Dessin : J. Scott Campbell - (ISBN 978-2-3020-1044-4)
  • 2/2 Danger Girl, Soleil Productions, Toulon, 2010
    Scénario : J. Scott Campbell et Andy Hartnell - Dessin : J. Scott Campbell - (ISBN 978-2-3020-1072-7)
  • Danger Girl - Revolver, Glénat Comics, Grenoble, 2013
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Chris Madden - (ISBN 978-2-7234-9218-8)
  • Danger Girl - Destination danger, Glénat Comics, Grenoble, 2013
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Arthur Adams, Joe Chiodo, Phil Noto et Tommy Yune - (ISBN 978-2-7234-9418-2)
  • Danger Girl - Trinity, Glénat Comics, Grenoble, 2014
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Stephen Molnar, John Royle et Harvey Tolibao - (ISBN 978-2-7234-9845-6)
  • Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2018
    Scénario : J. Scott Campbell et Andy Hartnell - Dessin : J. Scott Campbell - (ISBN 979-10-94169-30-8)
  • Danger Girl - Sketchbook[Note 8], Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2018
    Scénario et dessin : J. Scott Campbell - (ISBN 979-1094169-49-0)
  • Danger Girl - Tric-traque à Shanghaï, Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2019
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Harvey Talibao - (ISBN 979-10-94169-48-3)
  • Danger Girl - Mayday, Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2019
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : John Royle - (ISBN 978-2-490357-09-3)
  • Danger Girl - Back in Black, Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2019
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Nick Bradshaw - (ISBN 978-2-490357-08-6)
  • Danger Girl - Tir aux pigeons, Graph Zeppelin, Noisy-sur-École, 2019
    Scénario : Andy Hartnell - Dessin : Nick Bradshaw - (ISBN 978-2-490357-14-7)

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

En août 1999, Todd McFarlane lance une gamme de jouets Danger Girl avec les personnages d'Abbey Chase, de Natalia Kassle, de Sydney Savage et du Major Maxim[72]. J. Scott Campbell s'investie beaucoup dans la réalisation de ces figurines[a 34]. Il crée pour l'occasion des fiches de références présentant les principaux points pour obtenir le rendu en trois dimensions le plus proche possible de ces personnages[a 34]. Il donne ainsi les principales caractéristiques des chevelures, des yeux, des lèvres, des pommettes, du corps, des pieds ainsi que l'aspect des seins[a 35]. Campbell participe également à la création des socles et propose des idées de postures pour les personnages[a 36]. A la fin des années 2000 d'autres figurines sont envisagée dans un format plus grand. Cependant cette série ne voit pas la jour[a 37]. En 2018, pour célébrer les vingt ans de la série, la société Sideshow Collectibles produit également une statuette à l'effigie d'Abbey Chase[73].

En décembre 2000, c'est la société THQ qui édite un jeu vidéo Danger Girl pour la console PlayStation[74]. Ce jeu d'action en vue à la troisième personne met en scène tour à tour Abbey Chase, Sydney Savage et une Danger Girl inédite dénommée J.C.[75]. Cette dernière est une mécanicienne maniant une énorme clé serre tube[a 38]. J. Scott Campbell invente pour l'occasion de nouveaux méchants, notamment Kane, l'homme à la masse et l'Homme-mystère, tatoué et encapuchonné[a 39]. Il dessine également le storyboard du générique du jeu[5],[a 40].

Campbell réalise également des couvertures avec ses Danger Girl pour des magasines[a 41]. Ainsi en 2000, il dessine la couverture de Comic Box, une revue française ainsi que celle du magazine Wildstorm qui associe Abbey Chase avec le personnage de Grifter de la série de bande dessinée WildCATS de Jim Lee[a 41].

En avril 2010, Adrian Askarieh producteur du film Hitman (2007) annonce qu'il développe un film basé sur la bande-dessinée[1],[76]. Le réalisateur retenu est Todd Lincoln dont se serait le second long métrage[1]. Askarieh décrit le film comme un « Kill Bill (2003-2004) qui rencontre Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) avec l’esprit d’équipe de Mission impossible (1996) »[1]. Il souhaite faire un film plus sérieux que la comédie d'aventure Charlie et ses drôles de dames (2000) en réalisant une histoire « à la Batman Begins » (2005)[1]. N'ayant pu produire le film seul, Adrian Askarieh s'associe en 2017 avec Jeremy Bolt de Bolt Pictures et Robert Kulzer de Constantin Film, les producteurs de la série de film Résident Evil (2002-2016)[77]. En 2018, les producteurs annoncent avoir engager le scénariste Umair Aleem co-scénariste d’Extraction (2015) pour écrire le script du film[74]. En 2019, c'est le nom du nouveau réalisateur qui est dévoilé[3]. Il s'agit de Jeff Wadlow qui a précédemment mis en scène Kick-Ass 2 (2013)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Fille dangereuse » en français.
  2. Le « Hammer Empire » en anglais.
  3. Le « Kama » en japonais.
  4. Son nom est une référence au technopole de « Silicon Valley » en Californie.
  5. Son nom est une référence au barracuda, un grand poisson carnivore.
  6. Cette référence n'est présente que dans la version originale.
  7. En complément à la série originale sont également édités dans ces numéros Danger Girl - Spécial, Danger Girl - Sketchbook et Danger Girl - Kamikaze.
  8. Un Sketchbook est un carnet de croquis.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires
  1. Danger Girl - Destination Danger, Glénat Comics, , p. 173.
  2. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 3.
  3. a b et c (en) Danger Girl, vol. 1, Berkeley, Image Comics, , planche numéro 19.
  4. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 8-9 et 5.
  5. a b c et d (en) Danger Girl, vol. 1, Berkeley, Image Comics, , planche numéro 18.
  6. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 4.
  7. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 7.
  8. a et b (en) Danger Girl, vol. 1, Berkeley, Image Comics, , planche numéro 16.
  9. (en) Danger Girl Trinity, vol. 2, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 22.
  10. (en) Danger Girl Trinity, vol. 3, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 4.
  11. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 6.
  12. Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, , p. 131-132.
  13. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 38.
  14. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 13.
  15. (en) Danger Girl Revolver, vol. 3, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 21.
  16. Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, , p. 152.
  17. Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, , p. 21.
  18. Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, , p. 9.
  19. (en) Danger Girl Revolver, vol. 1, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 20.
  20. (en) Danger Girl, vol. 2, Berkeley, Image Comics, , planche numéro 12.
  21. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 8-9 et 11-12.
  22. a b c et d Danger Girl - Opération Hammer, Graph Zeppelin, , p. 8.
  23. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 2.
  24. (en) Danger Girl Revolver, vol. 2, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 1.
  25. (en) Danger Girl Trinity, vol. 1, San Diego, IDW Publishing, , planches numéro 2 à 7.
  26. a et b Danger Girl - Destination Danger, Glénat Comics, , p. 26.
  27. Danger Girl - Destination Danger, Glénat Comics, , p. 27.
  28. Danger Girl - Destination Danger, Glénat Comics, , p. 28.
  29. (en) Danger Girl Revolver, vol. 4, San Diego, IDW Publishing, , planches numéros 1 et 2.
  30. (en) Danger Girl Preview, Berkeley, Image Comics, , planches numéros 1 et 2.
  31. (en) Danger Girl Trinity, vol. 1, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 1.
  32. (en) Danger Girl Revolver, vol. 4, San Diego, IDW Publishing, , planche numéro 7.
  33. (en) Danger Girl, vol. 2, Berkeley, Image Comics, , planche numéro 19.
  34. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 22-23.
  35. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 24-27.
  36. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 28-29.
  37. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 54-56.
  38. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 34-35.
  39. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 10.
  40. Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 39-43.
  41. a et b Danger Girl - Sketchbook, Graph Zeppelin, , p. 58-59.
  • Sources secondaires
  1. a b c d e f et g (en) Empress Eve, « Danger Girl Comic To Get Big-Screen Adaptation », sur GeeksOfDoom.com, (consulté le 11 avril 2019).
  2. a et b Keith Booker 2010, p. 184 :

    « Danger Girl (1998) was yet another spoof on the James Bond theme and was known more for J. Scott Campbell’s fetish art (featuring an inadequately or tightly clothed team of women, a staple of many Image-era comics) rather than any of its story elements. »

  3. a b c et d (en) Borys Kit, « Kick-Ass 2 Director Jeff Wadlow Tackling 1990s Comic Book Danger Girl for Big Screen », sur HollywoodReporter.com, (consulté le 12 avril 2019).
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    « Lee left Image in 1998, selling Wildstorm Productions to DC Comics, including its-sub labels – Homage Comics, Cliffanger and Alan Moore’s then forthcoming America’s Best Comics – and all of his own characters. Lee himself has stayed on as the editorial director of Wildstorm, which DC continues to maintain as a publishing brand. »

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  62. Thomas Rivière, « Danger Girl Deluxe Edition » sur ComicsPlace.net, 4 avril 2013 (consulté le 15 avril 2013) :

    « Alors que vient de sortir Danger Girl Revolver chez Glénat, on apprend que la série originale, publiée chez Soleil, est incomplète. En effet, le second tome, visiblement tiré à l’économie n’est plus disponible, ce qui rend la lecture difficile pour les nouveaux lecteurs, et qui valide la théorie comme quoi Soleil aurait dû privilégier une intégrale en un tome. […] »

  63. a et b Thomas Rivière, « Glénat Comics en Octobre 2012 », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
  64. Thomas Rivière, « A ne pas rater chez Glénat Comics en Juillet », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
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  66. Thomas Rivière, « Ce qu’il ne fallait pas rater chez Glénat en Février 2014 », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
  67. Thomas Rivière, « Danger Girl Mayday sort aujourd’hui ! » sur ComicsPlace.net, 12 novembre 2014 (consulté le 8 mai 2019) :

    « C’est presque dommage que Danger Girl ne marche pas en France, car nous n’aurons jamais le plaisir de voir DG Mayday (ni DG The Chase) alors que le niveau est en nette amélioration de volume en volume. […] »

  68. a et b Thomas Rivière, « Danger Girl Intégrale à Petit Prix », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
  69. Thomas Rivière, « Le Sketchbook de Danger Girl de retour en VF chez Graph Zeppelin », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
  70. Thomas Rivière, « Danger Girl : Mayday est disponible », sur ComicsPlace.net, (consulté le 15 mai 2019).
  71. a et b Thomas Rivière, « Polémique : Quand Graph Zeppelin confond Shanghaï & Tokyo sur la couverture du nouveau Danger Girl ! », sur ComicsPlace.net, (consulté le 8 mai 2019).
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  76. Yves Common, « Danger Girl sur grand écran, de grandes ambitions », sur Bodoi.info, (consulté le 24 avril 2019)
  77. (en) Jenna Anderson, « Danger Girl Movie And TV Series In The Works », sur ComicBook.com, (consulté le 11 avril 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]