Courlaoux

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Courlaoux
Église de l'Assomption de Courlaoux.
Église de l'Assomption de Courlaoux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Lons-le-Saunier-1
Intercommunalité Espace Communautaire Lons Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Yves Lanneau
2014-2020
Code postal 39570
Code commune 39171
Démographie
Population
municipale
1 036 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 06″ nord, 5° 27′ 45″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 230 m
Superficie 12,42 km2
Localisation

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Liens
Site web courlaoux.fr

Courlaoux est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Courlaoux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courlaoux
Les Repôts Fontainebrux
Beaurepaire-en-Bresse (Saône-et-Loire)
Savigny-en-Revermont (Saône-et-Loire)
Courlaoux Courlans
Condamine Trenal, Frébuans Chilly-le-Vignoble

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Courlaoux a une histoire très ancienne. Elle se trouve située sur l’ancienne voie romaine Lons le saunier-Tournus en limite de la Bourgogne et de la Franche-Comté. La proximité des sources salées de Lons et de Montmorot la positionne sur le passage de la route du sel vers la fertile plaine de la Saône.

Le château était une des principales clés du bailliage d’Aval, il a joué un rôle important pendant tout le cours du moyen âge. Les seigneurs, qui le possédaient, l’habitaient très souvent. Mais pendant les guerres de conquête de la Franche-Comté, il était devenu l’objet de luttes incessantes, tantôt occupé par les Français tantôt par les Comtois. En 1673, le Capitaine Prost dit Lacuzon, chef des Comtois, reçut l’ordre de Don François d’Alveda, dernier gouverneur du comté de Bourgogne pour le compte du roi d’Espagne, de le mettre hors défense et de renforcer ceux de Montaigu et de Saint Laurent la Roche plus faciles à défendre. Cet ordre plut beaucoup à Lacuzon, car le propriétaire était alors le comte de Montrevel de la Baume, qui commandait des troupes françaises en Bresse. Il ne fut complètement rasé qu’après la révolution et on retrouve encore dans les murs de certaines maisons, des anciennes pierres du château. Il a appartenu pendant près de 200 ans à une illustre famille, les de Vaudrey. C’est à elle que le dernier château doit sa construction. Elle a succédé à la famille de Corlavour à partir de 1399.

Au début du XVe siècle, la guerre de cent ans prend fin. Duc de Bourgogne depuis 1419, Philippe le Bon, fils de Jean sans peur, se fit remarquer pour ses goûts chevaleresques. La magnificence de sa cour rivalise et dépasse même celle du roi de France, Charles VII. En 1443, à l’occasion du mariage de Jean de Chalon, fils du prince d’Orange, le comte de Charny décida d’organiser à Dijon les plus belles joutes, que l’on eut vues depuis longtemps. Ce tournoi fut honoré par la présence des ducs de Savoie et de Bourgogne. Guillaume de Vaudrey y parut et lutta avec avantage contre plusieurs chevaliers renommés par leur adresse. En 1467, Charles le téméraire succéda à son père, mais sa politique guerrière fut un désastre pour les 2 Bourgognes. Les Vaudrey, tel que Guillaume (Chambellan du duc) participèrent à ses nombreuses campagnes. A la mort du Téméraire, tué au siège de Nancy en 1477, sa fille Marie de Bourgogne lui succéda. Mais le roi de France, Louis XI revendiqua la Bourgogne au nom de la loi salique, et ses troupes envahirent les 2 provinces. Les Vaudrey comme beaucoup d’autres restèrent fidèles à la princesse. Guillaume et son frère Claude (les fils) conduisirent héroïquement la défense de Vesoul, mais le roi de France remporta la victoire. Guillaume fut fait prisonnier, et exécuté en 1479. La Bourgogne est conquise. Par le traité d’Amiens en 1482, la Franche Comté et l’Artois sont rendus à Marie, qui avait entre temps épousé Maximilien d’Autriche. La Franche -comté passait sous l’emprise de la puissante Maison d’Autriche, les Francs- Comtois devenaient sujets du Saint Empire Romain Germanique. Guillaume de Vaudrey, père, avait une nombreuse descendance, 12 fils, tous de valeureux chevaliers. Le coup de lance des Vaudrey était célèbre au XVe siècle. Claude de Vaudrey, l’un d’eux, surnommé le Fol, à cause de sa bravoure et de sa témérité, devait être un géant, au vu de la taille de son armure, qui fut fabriquée à Arbois, à l’armurerie impériale. Cette dernière est conservée à Vienne en Autriche. Selon ses vœux, il fut inhumé avec son père dans l’église de Courlaoux. Un autre frère, Louis de Vaudrey, au cours d’une expédition préparée par l’empereur Maximilien en 1507, s’empara du château de Joux, il en devint le châtelain, contrôlant ainsi la route du sel vers la Suisse.

Le nom des Vaudrey est mentionné dans la grande histoire de France, aux côtés de ceux de Duguesclin, Bayard et autres, mais certes non comme compagnons, car les Vaudrey étaient de farouches bourguignons. On raconte qu’à l’occasion d’un tournoi à Lyon, le jeune Bayard, alors âgé de 18 ans, avait osé se mesurer avec le redoutable Claude de Vaudrey, encore dans la force de l’âge et dont le fameux coup de lance pardonnait rarement. Emu par le courage et la gentillesse du futur chevalier « Sans peur et sans reproche », Claude de Vaudrey n’abusa pas de sa supériorité et le jeune Bayard sortit honorablement de la rencontre.

Ruines antiques[modifier | modifier le code]

En 2012, lors de la construction de la nouvelle école du village, des ouvriers chargé du creusement des fondations, ont découvert des ruines celtes vieilles de 2000 ans. Les travaux prirent du retard à cause de la très grande valeur des objets et inscriptions retrouvés, nottement un livre traditionnel de jeux celtes en excellent état.

Des spécialistes et archéologues ont étudié la zone sans trouver de nouvelles ruines autour de l'école. A l'heure actuelle, une entrée permet de descendre dans les ruines. Son emplacement est tenue secrète en raison de la dangerosité et de l'instabilité des ruines. De plus, tous les artefacts retrouvés, mis à part les inscriptions qui ont été platrés pour leur protection, ont été emmenés dans des musées du monde entier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Denis Girard    
mars 2008 mars 2014 Jacques Truchet[1]    
mars 2014 en cours Jean-Yves Lanneau SE Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 036 habitants, en augmentation de 8,25 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 515 558 516 838 870 920 935 903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
886 866 859 855 868 852 821 830 768
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
724 719 701 596 624 581 551 557 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
506 468 544 676 804 848 939 1 020 1 036
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix de cimetière inscrite aux monuments historiques depuis 1927.
  • Croix de cimetière (XVIe siècle), inscrite MH depuis 1927[6].
  • Église de l'Assomption (XVIe – XIXe siècle), inscrite à l'IGPC depuis 1983[7].
  • Fermes (XVIIIe – XIXe siècle), inscrites à l'IGPC depuis 1983[8],[9].
  • Moulin (XIXe siècle), au lieu-dit « Nilly », inscrit à l'IGPC depuis 1983[10].
  • Pont (XIXe siècle) sur la Vallière, au lieu-dit « Nilly », inscrit à l'IGPC depuis 1983[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]