Châtillon-sur-Marne

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Châtillon-sur-Marne
Le centre de Châtillon-sur-Marne.
Le centre de Châtillon-sur-Marne.
Blason de Châtillon-sur-Marne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Dormans-Paysages de Champagne
Intercommunalité CC Ardre et Châtillonnais
Maire
Mandat
José Pierlot
2014-2020
Code postal 51700
Code commune 51136
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
710 hab. (2014)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 02″ nord, 3° 45′ 30″ est
Altitude Min. 63 m – Max. 245 m
Superficie 11,69 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Marne

Châtillon-sur-Marne est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama.
Table d'orientation.

Situé à 30Km au Sud/sud-ouest de Reims, elle surplombe la Marne. Le cadastre de 1832 cite au territoire ː le BUisson rare, Fontinette, la Pelle-à-Four, les Leriens, Gourguilleuse, le Fontaine des pigeons, Sou-le-Bois, le Guette de Vandières, La Noue, le Terre aux oies, la Grande prairie, Les Arpents, l'Orme au bloc, l'Arpentiau, les Grillants, Vaurois, le Pointe de Cuisles, la Plate-Pierre, les Sablons, les Sables, le Trou du renard, le Moulin Carré, Binson, le Champs Buisse, la Croix Berton, Chemin de la Meule, Moulin de l'étang, le Pré et Moulin de Sablon, fontaine à Caillette, Henri à Plan, bois Cercelin, Trou de Cuiles, prés de l'Etang, coteau aux Reines, .



Communes limitrophes de Châtillon-sur-Marne
Anthenay Cuisles Baslieux-sous-Châtillon, Villers-sous-Châtillon
Vandières Châtillon-sur-Marne Binson-et-Orquigny
Mareuil-le-Port Œuilly

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne carte avec les murailles de la ville, le prieuré de Binson.

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village était autrefois fortifié. Les rues étroites et leurs tracés en attestent. Vers 948 - 950, le village fut assailli par Renaud; comte de Roucy[1].

C'est le fief historique de la maison de Châtillon qui furent de grands seigneurs de la Champagne, il devait auparavant appartenir aux comtes de Champagne, en 1082 Thibault I y séjourne avec sa famille[2] et Thibault III octroie un droit de commune aux habitants en 1231. Subissant de nombreux sièges, elle fut prise par Louis d'Outremer en 940, pillée en 1420 par les bourguignons, brûlée en 1544 par Charles Quint et son château détruit. Il venait de se relever quand les calvinistes allemands venant au secours du Grand Condé prennent Châtillon et ravagent les rives de la Marne jusqu'à Dormans. Érigé en duché pour son frère par Charles IX, elle passe dans les mains des duc de Bouillon qui l'échangèrent contre la principauté Sedan en 1642.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montagne-sur-Marne[3], elle eut un de ses enfants guillotiné, le 24 Germinal An II[4]. En 1811, création du nouveau cimetière, qui est toujours en service, il ne fut ceinturé d'un mur qu'en 1874. En 1814 et 1815 elle eut à souffrir des réquisitions des Russes et des Prussiens et dû héberger pendant trois mois un escadron de Cosaques. En 1832 la ville perdait quatre-vingt huit personnes du choléra et faisait tomber la population en dessous du millier d'habitants. Le choléra sévit encore en 1849 et 1854.

Pendant la guerre de 1870, la commune eut à héberger des troupes ennemies, trois mille hommes et cinq-cent chevaux pendant trois jours, puis une troupe d'occupation : un bataillon de Prussiens du 16 mai au 3 juin 1871. En décembre 1879, la température descendait à -22 °C et la Marne gelée fut franchissable en charrette pendant vingt jours.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 30 mai 1921.

Le 1er mars 2006, une partie du territoire communal a été détachée pour devenir la commune de Cuisles, qui lui avait été rattaché en 1973[3],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Mairie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes du Châtillonnais, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la communauté de communes Ardre et Châtillonnais.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[6], cette communauté de communes Ardre et Châtillonnais est issue de la fusion, au 1er janvier 2014, de la Communauté de communes du Châtillonnais et de la communauté de communes Ardre et Tardenois[7],[8]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1790 juin 1790 Albert Neveux    
juin 1790 décembre 1792 Simon Pécheux    
Frimaire An I Germinal An II Louis-Philippe Tournant    
Germinal Frimaire An II Henri Chardronnier    
Fructidor An II Thermidor An III Albert Neveux    
Thermidor An III Germinal An VI Nicolas-Joseph Féval    
Germinal An VI Brumaire An IX Jean-Jacques Petitbon    
Brumaire An IX Thermidor An X Jean-Louis-Adrien Desloges    
Thermidor An X janvier 1809 Nicolas-Joseph Féval    
1809 1813 Antoine Bailly    
1813 1830 Antoine Godinot    
septembre 1830 mai 1839 Marie-Antoine Gandon    
mai 1839 septembre 1840 Lucrétius Godinot   juge de Paix
septembre 1840 août 1852 Jean-François Martinet    
août 1852 mai 1870 Nicolas Hureau-Richon    
mai 1870 octobre 1871 Louis-Montain Wallon    
octobre 1871 février 1878 Ange Remi   Médecin
1878 1901 Nicolas Licourt    
1901 mai 1919 Jean Pommier    
1919 1920 Louis-Léon Morel-Sibeaux    
1920 1935 Hector Beautrait    
1935 1941 Fernand Schampeter    
1941 1947 Pierre Pataud    
1947 1955 Gabriel Malvaux    
1955 1965 Pierre Pataud    
1965 1980 Jeannine Jagot-Lacoussière    
 ?  ? Michel Schwartz    
1980 2006 Philippe James    
2006 2014 Jacques Morange[9]    
2014[10] en cours
(au 4 juillet 2014)
José Pierlot    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 710 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
895 998 1 001 964 951 985 931 937 930
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893 940 896 825 879 879 904 1 019 1 062
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
989 918 891 781 907 867 964 890 858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
671 667 760 856 856 843 702 697 710
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fête des cent trente ans de la statue d'Urbain II.
Le village vu depuis la route, en contrebas.
  • Une statue du pape Urbain II est érigée sur la motte féodale qui portait le donjon du château. Dès 1876, l'archevêque de Reims, Benoît Langénieux, reprenant pour son compte une idée émise au congrès de Malines, mettait à l'étude le projet d'un monument destiné à la glorification d'Urbain II, le grand pape des croisades. Cinq années plus tard, le 14 juillet 1881, Léon XIII proclamait la légitimité du culte immémorial rendu à Urbain. Le monument, dû à l'architecte Édouard Deperthes , a été construit en 1887 et fait 25 mètres de hauteur. Le 21 juillet 1887, l'inauguration de la statue gigantesque d'Urbain II, due au sculpteur Louis Auguste Roubaud, sur le plateau de Châtillon-sur-Marne, où il naquit, donna lieu à des solennités imposantes : Mgr Freppel y chanta les gloires de l'illustre pontife devant le cardinal Benoît Langénieux qu'entouraient vingt évêques et une foule immense[14]. Il est à noter qu'un escalier intérieur permet d'accéder sous un bras afin de pouvoir admirer le paysage[15] Il est fermé depuis plusieurs années, en attendant des travaux pour créer une issue de secours[16]. Pour le fête de 2017, le statue a été rénovée et est visitable.
L'église vue depuis la porte du château.

̆* La nécropole nationale Le-Port-à-Binson.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châtillon-sur-Marne

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de gueules aux trois pals de vair, au chef d'or chargé d'une merlette de sable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison de Musidora avec son théâtre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maur-François Dantine, Charles Clémencet (dom), François Clément (dom), Ursin Durant, Saint-Allais (Nicolas Viton, M. de), Maurists, http://books.google.fr/books?id=wr4FAAAAQAAJ&pg=PA281&dq=%22ch%C3%A2tillon+sur+marne%22&hl=fr&sa=X&ei=20hpU47aGfCY1AW31oG4Ag&ved=0CPgBEOgBMB8#v=onepage&q=%22ch%C3%A2tillon%20sur%20marne%22&f=false, vol. 12, Valade, imprimeur du roi, rue Coquillière,, (lire en ligne)
  2. D'Arbois de Jubainville
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Sébastien Bruno de la Croix, fils du dernier procureur du roi du bailliage.
  5. « Fiche de la commune de Châtillon-sur-Marne », Code officiel géographique, sur Insee (consulté le 24 septembre 2013).
  6. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  7. « Arrêté préfectoral du 21 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes Ardre et Tardenois et de la Communauté de communes du Châtillonnais », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 bis,‎ , p. 24-28 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 7 novembre 2013 fixant le nom, le siège et désignant le receveur de la Communauté de communes issue de la fusion de la Communauté de communes Ardre et Tardenois et de la Communauté de communes du Châtillonnais », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 11 bis,‎ , p. 31 (lire en ligne [PDF]).
  9. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  10. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 19 juillet 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Bulletin du Diocèse de Reims du 7 janvier 1905 disponible sur Gallica
  15. « Urbain 2 », sur Office du tourisme de Châtillon-sur-Marne (consulté le 17 septembre 2012)
  16. « 91 marches dans la statue », L'Union,‎ (lire en ligne)
  17. Vallée de la Marne 30 ans de jumelage avec Essenheim