Cartigny (Genève)

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Cartigny
Cartigny (Genève)
Le village de Cartigny (Genève)
Blason de Cartigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Communes limitrophes Russin, Aire-la-Ville, Bernex, Laconnex, Avully
Maire Carine Zach-Haltinner (Vivre à Cartigny)
2015-2020
NPA 1236
N° OFS 6609
Démographie
Gentilé Cartiginois/Cartiginoise
Population
permanente
956 hab. (31 décembre 2017)
Densité 218 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 30″ nord, 6° 01′ 12″ est
Altitude 414 m
Min. 349 m
Max. 437 m
Superficie 4,38 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Cartigny
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Cartigny
Liens
Site web www.cartigny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Cartigny est une commune suisse du canton de Genève.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cartigny est mentionné en 1220 dans un document des comtes de Genève attribuant au prieur de Saint-Victor le pouvoir de défendre la Champagne contre les troupes de la maison de Savoie[3]. Les prieurs possédaient un château à Cartigny, au centre de leurs possessions féodales.

À la Réforme, les habitants de Cartigny sont devenus les sujets de la Seigneurie de Genève. Cependant, les représentants du duc de Savoie continuèrent de leur imposer des corvées, le respect des fêtes catholiques et le service militaire, sous peine de galères ou de prison. Cette situation troublée pris fin par la signature du Traité de Turin le 3.6.1754 entre Genève et la Sardaigne. La commune est devenue Suisse par l'entrée de Genève dans la Confédération en .

Les armoiries de François Bonivard ont été adoptées par la commune[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartigny est situé dans la campagne genevoise, sur la rive gauche du Rhône. Un ancien méandre de celui-ci est devenu en 1940 un étang dans la Réserve Naturelle du Moulin-de-Vert[5]. Celle-ci contribue, avec la zone protégée des rives du Rhône entre la ville de Genève et la frontière française, le plan d'eau de Verbois, le Vallon de l’Allondon, les Teppes de Biolay et du Véré ainsi que les réserves forestières des bois de Chancy, à la plus vaste et plus riche zone protégée du canton. Cette zone alluviale est inscrite à l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP)[6]. Elle est non seulement très appréciée des oiseaux migrateurs, mais aussi des naturalistes et des promeneurs.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cartigny mesure 4,38 km2[2]. 11,3 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 55,1 % à des surfaces agricoles, 29,0 % à des surfaces boisées et 4,5 % à des surfaces improductives.

Cartigny comprend les localités de La Petite-Grave et Eaumorte. Elle est limitrophe d'Aire-la-Ville, Bernex, Laconnex, Avully et Russin.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune célèbre le Feuillu, une fête printanière[7], le premier dimanche de mai[8].

Elle fête également Les Failles, au cours du Premier dimanche de carême[9],[10], tradition consistant à brûler des perches enrobées de paille, de sarments[11] et de roseaux le soir à l'apparition de la première étoile[12] au lieu-dit "les Roches". À cette occasion, on y mange des merveilles, une sorte de beignet. Les Failles n'ont connu d'interruption que durant la Première Guerre mondiale. Cette fête serait d'origine celtique et constituerait une survivance d'Imbolc alors fêtée le 1er février. Cette fête est également observée au hameau de Certoux, sur la commune de Perly-Certoux. Cette coutume se nomme les brandons ailleurs en Suisse romande[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cartigny compte 956 habitants fin 2017[1]. Sa densité de population atteint 218 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Cartigny entre 1850 et 2008[14] :

Monument[modifier | modifier le code]

Le château de Cartigny
Tombe d’Alexandre Freytag à Cartigny.

Le « château de Cartigny », maison de maître construite par Jacob Marcet-Guainier entre 1720 et 1725, fut racheté par le père de Charles Pictet de Rochemont, le colonel Charles Pictet (1713-1792). Le château sera vendu en 1798 par les deux fils de Charles Pictet: Charles et Marc-Auguste (1752-1825), au joaillier Jacob-David Duval. Ce dernier habitant encore à Saint-Pétersbourg, désire rentrer à Genève avec sa famille et en particulier sa mère Louise Duval-Dumont. Le château sera alors transformé et agrandi en 1803, sous la direction de son beau-frère Nicolas Soret. C'est à cette époque qu'une partie de la famille Duval quitta donc Saint-Pétersbourg pour Cartigny.

Le château restera la propriété de la famille Duval jusqu'à sa vente en 1873, par le petit-fils de Louis-Jacob Duval, le Dr. André Duval. Le nouveau propriétaire M. Henri Ziegler-Weber le transmettra à sa fille, Melle Aline Ziegler qui le vendra en 1905 à Mme Charles Patry-Chauvet[15].

Frédéric-Louis-Alexandre Freytag naît à Baden, en Suisse, en 1870, fonde entre 1919-1920, l’Association Philanthropique « Les Amis de l'Homme », appelée aussi à l'époque « L'Ange de l'Éternel ». Cette association rachète le château en 1933. Celui-ci appartient toujours à l'association et il en est devenu le siège mondial[16]. Dès 1934, l'Association déposa une demande d'autorisation pour surélever les deux ailes du château. Lors d'une excavation sous la partie orientale, une partie du bâtiment s'effondra[17]. Il fallut donc consolider rapidement avant d'agrandir les deux ailes vers 1935-1938. Une rénovation a été réalisée en 2003.

Personnalités liées a la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en mars 2017 », sur Site officiel de l’État de Genève.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Commune de Cartigny, « Histoire de Cartigny », sur cartigny.ch (consulté le 21 avril 2019).
  4. A. de Montfalcon, Armorial des communes genevoises, Genève, Banque hypothécaire du canton de Genève, , 45 p., p. 9
  5. « Moulin-de-Vert - www.gobg.ch », sur www.gobg.ch (consulté le 27 avril 2019)
  6. Office fédéral de l'environnement OFEV, « Descriptions des objets de l'IFP », sur www.bafu.admin.ch (consulté le 27 avril 2019)
  7. Commune de Cartigny, MANIFESTATIONS COMMUNALES
  8. Jean-Claude Mayor (photogr. Nicolas Crispini), Communes genevoises passé et présent sous le même angle, Genève, Slatkine, , 140 p. (ISBN 2-05-100611-3), p. 88
  9. http://www.jussy.ch/uploads/file/Presse/2012/Ces%20petites%20communes%20qui%20osent%20construire_TDG%2020_02_2012.pdf Tribune de Genève, Failles brûlées, par C.Z.B, 20 février 2012, p. 20
  10. Traditions.ge : Genève à travers 30 traditions, Séverin Bolle, 2007, chapitre « hiver ». Documentaire.
  11. Informations cartiginoises
  12. http://www.grhc.info/publications/livrecartigny/annotations%20GRHC.pdf
  13. Éric Eigenmann, « Jeux profanes genevois: les Alouilles, les Failles, le Feuillu », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.
  14. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  15. Groupe de recherches historiques de Cartigny.
  16. site de Info-secte.
  17. Journal de Genève, 15 novembre 1934
  18. Bibliothèque de Genève. Département des manuscrits et des archives privées, « Papiers Philippe Monnier », sur http://w3public.ville-ge.ch (consulté le 21 avril 2019)

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