Perly-Certoux

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Perly-Certoux
Blason de Perly-Certoux
Héraldique
Vue aérienne de Perly-Certoux.
Vue aérienne de Perly-Certoux.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Maire Fernand Savigny (2017-2018)
NPA 1258
N° OFS 6632
Démographie
Gentilé Perlysien/Perlysienne, Certousien/Certousienne ou Perly-Certousien/Perly-Certousienne
Population 3 053 hab. (31 mars 2017)
Densité 1 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 23″ nord, 6° 05′ 29″ est
Altitude 425 m
Min. 407 m
Max. 452 m
Superficie 253 ha = 2,53 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Perly-Certoux
Liens
Site web www.perly-certoux.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Perly-Certoux est une commune suisse du canton de Genève.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une villa gallo-romaine, luxueuse propriété de taille importante datant la fin du Ier siècle et du IVe siècle a été identifiée en 1924 et 1935 déjà par l'archéologue Louis Blondel. Elle a été fouillée de manière extensive en 2009-2010 et ces travaux ont en outre permis de mettre en évidence des vestiges antérieurs à la période romaine. Certains pourraient remonter au Néolithique ou à l'Âge du Bronze, tandis qu'un autre ensemble de céramique est caractéristique de la fin de l'époque gauloise à l'Âge du fer, c'est-à-dire La Tène, du 1er av. J.-C. jusqu'au tournant de notre ère[3]. La parcelle a fait l'objet de nouvelles investigations en 2014-2015[4].

Le site a ensuite été réoccupé par un établissement médiéval entre Xe siècle et le XIVe siècle. Perly n'ayant jamais eu d'église ou de chapelle, les vestiges de maçonnerie découverts doivent appartenir à un petit établissement rural, sans doute un hameau ou un petit village composé de bâtiments constuits pour l'essentiel en matériaux légers[3].

Avant la Réforme, les villages Perly et Certoux étaient sous la juridiction de la seigneurie de Ternier, proche de Saint-Julien. Les armoiries de la commune sont empruntées à celles des sires de Ternier.

Après la période d'occupation bernoise et le retour à la Savoie en 1601, les deux villages dépendent de Saint-Julien, administrativement et aussi concernant la paroisse catholique. À la suite des guerres napoléoniennes, Perly et Certoux sont rattachés au nouveau canton de Genève en 1815, au sein de la commune de Compesières, qui comprend aussi Bardonnex et Plan-les-Ouates. La commune de Perly-Certoux est issue de la division de Compesières en 1821.

Traditions[modifier | modifier le code]

La commune célèbre le Feuillu, une fête printanière[5],[6]. Celle-ci est généralement organisée le premier samedi du mois de mai (contrairement à d'autres communes qui le fêtent un dimanche) car ce sont les élèves de l'école primaire de Perly-Certoux qui, la veille, décorent le char du Feuillu avec des branchages et des fleurs fraîches. Chaque année, un élève du cycle élémentaire (environ 4-6 ans) est élu Roi ou Reine de Mai et défile avec son ou sa bien-aimé(e)[7].

À Certoux, on célèbre aussi les Failles, à une date aux alentours du Premier dimanche de carême, tradition consistant à brûler des perches enrobées de paille, de sarments et de roseaux le soir à l'apparition de la première étoile, au lieu-dit « le couvert de Certoux », auparavant près du cimetière. Cette coutume se nomme les brandons ailleurs en Suisse romande[8].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à la frontière avec la France. Son principal cours d'eau est la rivière de l'Aire.

La commune de Perly-Certoux est située sur l'axe Genève-Saint-Julien-en-Genevois, en frontière du territoire français, à proximité de l'autoroute de contournement de Genève. Une zone de commerce et d'artisanat s'est développée sur cet axe urbanisé, parallèlement à la zone d'habitation.

Mais la commune de Perly-Certoux participe aussi au paysage genevois des communes rurales et se situe, au nord-ouest, sur une importante pénétrante de verdure comprenant l'Aire, ses parties boisées et sa plaine agricole et maraîchère.

S'ils comprennent quelques exploitations agricoles ou viticoles, le village de Certoux et l'ancien village de Perly sont essentiellement résidentiels.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Perly-Certoux mesure 2,53 km2[2]. 26,7 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 69,8 % à des surfaces agricoles, 3,1 % à des surfaces boisées et 0,4 % à des surfaces improductives.

La commune comprend les localités de Perly et Certoux. Elle est limitrophe de Confignon, Plan-les-Ouates, Bardonnex, Bernex, ainsi que de la commune française de Saint-Julien-en-Genevois en Haute-Savoie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Perly-Certoux compte 3 053 habitants fin 2017[1]. Sa densité de population atteint 1 206,7 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Perly-Certoux entre 1850 et 2008[9] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en mars 2017 », sur Site officiel de l’État de Genève.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a et b Denis Genequand, «Aux origines du village de Perly: occupation d'époque gauloise , villa gallo-romaine et établissement médiéval», Découvertes archéologiques dans le canton de Genève 2010-2011 (Patrimoine et architecture, Série archéologique n°1), Office du patrimoine et des sites, Genève 2013, pp. 7-15.
  4. Denis Genequand, «Investigations dans la pars rustica de la villa gallo-romaine de Perly», Archéologie genevoise 2014-2015 (Patrimoine et architecture, Série archéologie n° 3), Office du patrimoine et des sites, Genève, février 2017, pp. 61-64.
  5. « Calendrier des manifestations communales », commune de Perly-Certoux, procès-verbal de la séance du conseil municipal du 18 octobre 2007, p.7.
  6. Jean-Marc Membrez, « Perly-Certoux » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  7. « Activités », sur Appertoux (consulté le 27 mars 2017).
  8. Éric Eigenmann, « Jeux profanes genevois: les Alouilles, les Failles, le Feuillu » dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.
  9. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)

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