Canéjan

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Canéjan
Église Saint-Jean-Baptiste.
Église Saint-Jean-Baptiste.
Image illustrative de l'article Canéjan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Pessac-1
Intercommunalité Communauté de communes Jalle Eau Bourde
Maire
Mandat
Bernard Garrigou
2014-2020
Code postal 33610
Code commune 33090
Démographie
Gentilé Canéjanais, Canéjanaise[1]
Population
municipale
5 314 hab. (2014en augmentation de 5 % par rapport à 2009)
Densité 443 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 50″ nord, 0° 39′ 13″ ouest
Altitude Min. 23 m – Max. 56 m
Superficie 12 km2
Localisation

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Liens
Site web www.canejan.fr

Canéjan (Canejan — sans accent — en gascon) (Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine à 11,4 km au sud-ouest de Bordeaux.

Le territoire de la commune de Canéjan est aujourd'hui traversé par l'autoroute A63 et la route nationale 10. Canéjan est irriguée par l'Eau Bourde et entourée par les villes de Cestas (sud-ouest), Gradignan (nord-est), Léognan (sud-est) et Pessac (nord).

Les voies principales de la commune conservent leurs noms originaux de chemins : chemin de Barbicadge, chemin du Courneau, chemin du 20-Août-1949, chemin des Peyrères, chemin Salvador Allende, chemin de la House et chemin de Camparian.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains découverts sur le territoire de la commune attestent d'un présence humaine aux alentours de la fin du Ier siècle ou du début du IIe siècle.

Sous le parvis de l'église actuelle, sont conservés des sarcophages mérovingiens. Le cimetière paroissial entourait l'église jusqu'à son déplacement dans les années 1890.

Au Moyen Âge, le site de Camparian, entre les bourgs de Cestas et de Canéjan, recèle un prieuré et un hôpital. Le dernier prieur meurt à Camparian peu avant la Révolution. Le prieuré de Camparian est vendu comme Bien National et devient une propriété agricole jusque dans les années 1960. Aujourd'hui, le site est communal. Une campagne de fouilles archéologiques a été conduite par la DRAC-Aquitaine. La chapelle et sa sacristie ont été découvertes. Un bâtiment, appelé monastère, a fait également l'objet de fouilles mais les vestiges de l'époque médiévale sont rares.

Jusqu'en 1789, la paroisse de Canéjan appartient au comté d'Ornon, sous la juridiction de la jurade de Bordeaux. Les jurats de Bordeaux avaient un banc réservé dans l'église de Canéjan. En 1791, ces insignes disparaissent des bancs par décision du conseil municipal de Bordeaux, la jurade ayant disparu.

La commune de Canéjan est créée en février 1790. Elle appartient au canton de Bordeaux extra-muros puis au canton de Pessac.

Le 20 août 1949, 29 hommes de Canéjan meurent au Puch (commune de Cestas) en luttant contre le feu qui fit 82 victimes et ravagea 28 000 hectares[2],[3]. En septembre 1949, le général de Gaulle vient à Canéjan pour se recueillir sur les tombes des 29 disparus de la commune. À cette époque, Canéjan est un village comptant moins de 500 habitants, et Sud Ouest Dimanche titre le 4 septembre "DANS CANÉJAN-LA-DÉSOLÉE le village des veuves et des orphelins...".

Après avoir été orthographié indifféremment Canéjean ou Canéjan, le nom de la commune a définitivement été fixé à Canéjan en juillet 1987.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Canéjan Blason D’azur au huchet contourné d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 2010 la commune de Canéjan était récompensée par le label « Ville Internet @@@ ». En 2014 elle obtient le niveau de « Ville Internet @@@@ »[4].

Liste des maires successifs (Source : CANÉJAN d'une rive à l'autre[5])
Date d'élection Identité Parti Qualité
Depuis mars 2001 Bernard Garrigou[6] PS Directeur de l'INSUP
Janvier 1976 Jean-Francis Saint-Marc DVG Inspecteur central des PTT
Mai 1953 Paul Pascual - Fabricant de meubles et exploitant agricole
Août 1924 Jean Pommié - Propriétaire de château
Novembre 1919 Bernard Ballion - Propriétaire cultivateur et marchand de bois
Mai 1884 Léonard Elies - Marchand de vins et épicier
Mai 1880 Jean Chrysostome Laborie - Propriétaire d'usine
Janvier 1876 Michel Janvier - Ancien avoué
Octobre 1869 Bernard Chefnourry - Artisan tonnelier
Avril 1856 Nelson Dupoy - Négociant parfumeur
Avril 1852 Jean Morin - Propriétaire cultivateur
Octobre 1848 Arnaud Audebert - Propriétaire cultivateur
Juin 1838 Jean-Baptiste Battanchon - Avoué puis juge de paix
Août 1829 Jean-Charles Balaresque - Négociant
Janvier 1826 Philippe Servan - Négociant
1816 Jean Cameleyre - Maréchal-ferrant
1798 Fabien Basile Marginier - Juge de paix
1797 Jean Dupied - Marchand
1795 Fabien Basile Marginier - Juge de paix
Décembre 1792 Antoine Bournazeau - Curé
Février 1790 Jean Cauderès - Vicaire puis curé

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 314 habitants, en augmentation de 5 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 275 274 355 324 334 417 403 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
416 416 477 413 475 465 581 506 484
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
511 478 470 534 449 453 408 382 462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
510 594 3 257 3 380 4 976 5 114 5 115 5 157 5 314
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 225 44 43 39 40 48 49 50
Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Camparian, lieu-dit de la commune, abrite les ruines d'un ancien prieuré. Des documents attestent de l'existence à Camparian d'un hôpital situé sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle dès le début du XIIe siècle. Des fouilles ont été réalisées entre 1966 et 1970, puis en 2010.

L'église Saint-Jean-Baptiste a été édifiée au XIVe siècle. En 1986, lors d'une restauration, une fresque datant du Moyen Âge est mise au jour derrière le maître-autel. Elle est actuellement légèrement masquée par une fine pellicule blanche et le maître-autel qui a repris sa place. La fresque représente le Christ en majesté avec deux personnages en position de prière. À l'extérieur de l'église, on peut voir deux sarcophages vides datant de l'époque moyenâgeuse. Une veyrine était percée dans un mur de l'église et a été condamnée. La paroisse de Canéjan est maintenant rattachée à celle de Cestas.

L'ancienne mairie et l'école à laquelle elle fut adossée, datant de 1872-1873 et jugée trop petite, devient l'Espace Mosaïque situé au centre du Bourg. Un hôtel de ville est construit non loin de là en 1988. Le parc de l'Hôtel-de-Ville est installé sur l'ancien terrain de football de la commune. L'excavation dans laquelle est aménagé ce parc rappelle les bords du terrain dont les rives remontant vers le niveau de la route étaient utilisées comme gradins.

La base de loisirs du Lac Vert est inaugurée le 5 novembre 1996 sur le site d'une carrière de grave désaffectée située au lieu-dit Le Camp. Le plan d'eau d'une superficie de 12 hectares est un lieu de pêche à vocation sportive ainsi qu'un site apprécié par les promeneurs et les joggeurs.

Les habitants de Canéjan se concentrent sur deux lieux de vie principaux, le quartier de La House sur la RN 10, et le Bourg proche de l'A63 où se situent l'église Saint-Jean-Baptiste et l'hôtel de ville.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école originelle de Canéjan était jointe à la mairie réceptionnée en 1872-1873. L'explosion démographique au début des années 1970 bouleverse le paysage scolaire de la commune.

Deux écoles maternelles accueillent les enfants de Canéjan : Maurice-Carême à La House et Marc-Rebeyrol au Bourg. Elles sont respectivement complétées par deux écoles élémentaires : Jacques-Brel à La House et Le Cassiot au Bourg. Les collégiens et les lycéens vont respectivement au collège Alfred-Mauguin et au Lycée des Graves situés tous deux à Gradignan.

Culture[modifier | modifier le code]

Le centre socio-culturel Simone-Signoret est inauguré le 7 décembre 1985 par Catherine Lalumière, secrétaire d'État aux Affaires européennes. Il dispose de 400 places permettant d'accueillir diverses manifestations (cinéma, théâtre, bal).

Pour les jeunes[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal des jeunes[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal des jeunes est composé d'élus de 9 à 14 ans pendant 2 ans qui se réunissent tous les mois de 10h à 12h à la mairie ou au S.P.O.T.

Les jeunes élus sont élus par les enfants de Canéjan. Il vient d'être renouvelé le Samedi 26 Novembre 2016 à 10h30 à la mairie.

CMJ 2014-2016
Maire Lola BOURGEAIS
1er Adjoint au maire Kylian ORNATO
2e Adjoint au maire Illane ZUNE

Le S.P.O.T.[modifier | modifier le code]

Le Super Point Ouvert à Tous (S.P.O.T.) est l'équivalent d'un centre de loisirs pour les jeunes ouvert pour les jeunes de 11 ans et plus.

Le City Park[modifier | modifier le code]

Le City Park est un espace gratuit avec un Skate Park, un terrain de Football et de Basket-Ball.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Deux Châteaux de l'appellation AOC Pessac-Léognan sont situés sur le territoire de Canéjan.

Le Château de Rouillac[modifier | modifier le code]

Ancienne résidence du Baron Haussmann.

La Château Seguin[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, IBM installe sur le territoire de Canéjan une usine de production de cartes électroniques. Solectron, sous-traitant électronique américain, rachète l’usine IBM de Bordeaux-Canéjan au début des années 1990. En 2007, à la suite du rachat de Solectron par le sous-traitant électronique Flextronics, la fermeture définitive de l’usine est annoncée[15],[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc Rebeyrol (1905-1949), instituteur et secrétaire de mairie. Il fait partie des 82 victimes de l'incendie du 20 août 1949 centré sur Cestas, et a laissé son nom à l'école maternelle du Bourg.
  • Étienne Damoran (1920-1994), prêtre ouvrier, curé de la paroisse et fondateur de la maison de repos l'Ajoncière.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Poggio Mirteto (Italie) depuis 2003[17]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Canéjan sur habitants.fr, consulté le 8 avril 2014.
  2. 20 août 1949, la forêt s'embrase autour de Bordeaux. [1] sudouest.fr, consulté le 23 août 2012
  3. Robert Chevrou, Pourquoi les incendies de forêt sont-ils si meurtriers ?, p. 52, (ISBN 2-86883-798-0)
  4. Canéjan ville Internet @@@@ sur villes-internet.net. Consulté le 8 avril 2014
  5. Association Histoire et Mémoire de Canéjan, CANÉJAN d'une rive à l'autre, 2004, (ISBN 978-2-9521678-0-2)
  6. Commune de Canéjan sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 19 décembre 2011.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. Flextronic liquide 540 emplois L'Humanité 09/10/2007
  16. Licenciement « sans cause réelle » chez Solectron Sud Ouest 23/10/2012
  17. Annuaire des villes jumelées

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.