Bersac-sur-Rivalier

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Bersac-sur-Rivalier
Vue sur le village, le bois des Échelles et les monts d'Ambazac.
Vue sur le village, le bois des Échelles et les monts d'Ambazac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Ambazac
Intercommunalité Communauté de communes Élan Limousin Avenir Nature
Maire
Mandat
Jean-Michel Bertrand
2014-2020
Code postal 87370
Code commune 87013
Démographie
Gentilé Bersacois
Population
municipale
595 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 53″ nord, 1° 25′ 39″ est
Altitude Min. 285 m – Max. 612 m
Superficie 32,54 km2
Localisation

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Bersac-sur-Rivalier est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis les hauteurs du bois des Échelles.

La commune de Bersac-sur-Rivalier est située dans les « montagnes » (au pied des monts d'Ambazac, dans le Massif central) entre Laurière (anciennes mines d’or gallo-romaines à La Bezassade) et Bessines-sur-Gartempe, près de l’autoroute l’occitane (A 20), à 38 km au nord-est de Limoges, près du département de la Creuse.

Le territoire communal est arrosé par la Gartempe[1], l'Ardour[2] et le Rivalier[3] .

Communes limitrophes de Bersac-sur-Rivalier
Bessines-sur-Gartempe Folles
Bersac-sur-Rivalier
Laurière

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s’appelait autrefois Berciacus, peut-être du nom de son propriétaire, Bercius, à l’époque gallo-romaine[4]. Sous les Mérovingiens (Ve - VIIIe siècle) le village prendra le nom de Breciaco, puis deviendra Barçac et enfin Bersac. Les autochtones parlent toujours de « Barça » lorsqu’ils s’expriment en occitan vernaculaire. Il semble que Bersac-sur-Rivalier ait abrité un atelier monétaire comme l’indiquerait la découverte de plusieurs pièces marquées « Breciaco » et d’autres marquées « Bulbis » (qui serait, selon certains, devenu Beaubiat, petit hameau de la commune).

En fait « Bulbis » pourrait n’être que le nom d’un monétaire. La pratique de la signature des monnaies par le monétaire était courante à cette époque. En langue occitane malha désigne la monnaie, et farga la forge. Or, tout près de Beaubiat, non loin de Bersac, un hameau très ancien répond au nom de Maillofargueix, c’est-à-dire malha farga, en français forge à monnaie[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle l’évêque Eustorge (évêque de Limoges, constructeur du château de Chalucet) rattache la paroisse de Bersac au monastère d’Aureil. L’église de Bersac devient un prieuré-cure.

Au XVe siècle, les seigneurs de Lage-Ponnet fondèrent une vicairie dans l’église de Bersac. Les vestiges du château de Lage-Ponnet (la forteresse des Ponnet) subsistent encore de nos jours dans les sylves environnant le hameau du Puy de Lage (la colline des fortifications). Toutefois, des siècles d’abandon, le pillage des matériaux (les pierres du château se retrouvent dans beaucoup de constructions du Puy de Lage) et des fouilles sauvages ont très fortement dégradé le site. Les vestiges du château de Lage-Ponnet voisinent avec le réservoir du Puy de Lage, ancienne mine d’uranium re-paysagée par la Cogema lors de la fermeture des sites limousins. Non loin, passait une voie romaine importante[6].

Le nom de Bersac est mêlé à la préhistoire et à l’époque gallo-romaine, comme en témoignent les outils et les monnaies qui se trouvent au musée de l’Évêché à Limoges, ainsi que les vestiges demeurant dans la commune.

Une "loge de berger" située près du hameau le Puy de Lage semble être datée à tort du XIXe siècle. D'après une historienne venue sur place examiner l'édifice, la voussure très caractéristique de la construction, ainsi que sa forme générale très étalée, et son implantation enterrée sous une rampe à usage indéterminé situeraient sa construction aux alentours de l'époque des invasions romaines.

Des traces d'occupation ancienne visibles sur des photographies aériennes sont présentes sur le site du Puy de Lage ainsi que plus haut en remontant vers Bersac, au lieu-dit la Garenne.

A la Garenne, non loin de la voie romaine (la route du Soleil) subsistent les vestiges d'un cimetière mérovingien, perdu dans les broussailles et les genêts, à quelques dizaines de mètres d'une ancienne scierie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 13 mai 2014[8])
Jean-Michel Bertrand UDI  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 595 habitants, en diminution de -4,8 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 523 1 501 1 579 1 676 1 755 1 653 1 677 1 688 1 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 707 1 658 1 686 1 611 1 652 1 663 1 658 1 704 1 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 716 1 627 1 418 1 315 1 270 1 258 1 147 1 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 040 955 774 731 586 631 618 617 595
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Rocherolles, photographié dans les années 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bersac-sur-Rivalier 87.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur au viaduc de huit arches de deux étages d'argent, posé entre deux versants d'or, sur une rivière du champ, au chef aussi d'argent chargé d'un berceau de gueules accosté de deux sacs du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Gartempe (L5--0180) » (consulté le 20 octobre 2012)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ardour (L55034000) » (consulté le 20 octobre 2012)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rivalier (L55037600) » (consulté le 20 octobre 2012)
  4. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, réédition Librairie Guénégaud, 1984
  5. Promenade dans la brume, Roland Couty, 2009, Bibliothèque francophone multimédia de Limoges, fonds Limousin
  6. Promenade dans la brume, Roland Couty, 2009
  7. « Les maires de la commune » (consulté en 8mars 2011 )
  8. Loïc Cruaud, « Le nouveau conseil en ordre de marche », Le Populaire du Centre,‎ (lire en ligne).
  9. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. (fr) « Église », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)
  15. (fr) « Château du Chambon », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)