Sonneville

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Sonneville
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Val de Nouère
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Philippe Turqat
2014-2020
Code postal 16170
Code commune 16371
Démographie
Gentilé Sonnevillois
Population
municipale
222 hab. (2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 16″ N 0° 07′ 58″ O / 45.8044, -0.132845° 48′ 16″ Nord 0° 07′ 58″ Ouest / 45.8044, -0.1328
Altitude Min. 68 m – Max. 162 m
Superficie 10,43 km2
Localisation

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Sonneville

Sonneville est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Sonnevillois et les Sonnevilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Sonneville est une commune de l'ouest du département de la Charente limitrophe avec la Charente-Maritime située à 6 km au nord-ouest de Rouillac et 28 km d'Angoulême, sur la route de Saint-Jean-d'Angély.

Le bourg de Sonneville est aussi à 14 km au nord de Jarnac, 15 km au sud-ouest d'Aigre, 16 km au sud-est de Matha, 19 km au nord-est de Cognac et 34 km au sud-est de Saint-Jean-d'Angély[2].

La commune est traversée par la D 939, ancienne route nationale d'Angoulême à La Rochelle par Saint-Jean-d'Angély entre Rouillac et Matha, qui contourne le bourg par le sud. La D 75, route départementale transversale de moindre importance, dessert ce dernier, en direction d'Aigre au nord et Cognac et Jarnac au sud[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux de la commune sont : la Fuie et le Rondail à l'est, Mortier et chez Beillard au nord, le Petit Bordeaux au sud-ouest sur la route d'Herpes, ainsi que les Renclos et la Touche qui sont des écarts[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sonneville
Anville Montigné
Neuvicq-le-Château
(Charente-Maritime)
Sonneville Rouillac
Mareuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un plateau calcaire qui appartient au Portlandien (Jurassique supérieur). Quelques zones de grèzes sont situées au nord du bourg et au sud de la commune[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est celui d'un plateau légèrement incliné vers le sud-ouest, d'une altitude moyenne relativement élevée de 130 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 162 m, situé sur la limite sud-est près de la Fuie. Le point le plus bas est à 68 m, situé à l'ouest sur la limite départementale après le Petit Bordeaux. Le bourg est à 100 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune, mais son bassin versant est principalement celui du Tourtrat, qui prend sa source plus au sud-ouest, sous-affluent de la Charente par la Soloire. Au nord-est de la commune, le bassin est celui de l'Auge ou Sauvage[7], affluent de la Charente vers Marcillac-Lanville[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Sonovilla en 1151[8], Sonavilla en 1328[9], Sennonvillam[10].

L'origine du nom de Sonneville remonterait à un nom de personne germanique Sunno auquel est apposé le suffixe -villa, ce qui correspondrait à « domaine de Sunno »[11],[12].

Les noms en -ville en Charente, fréquents entre Barbezieux et Châteauneuf et entre Rouillac et Aigre, seraient issus des implantations franques après le VIe siècle en Aquitaine, comme au sud-est de Toulouse[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la paroisse de Sonneville dépendait de la généralité de La Rochelle.

En 1691, les deux tiers de cette paroisse formaient une seigneurie, dite de Sonneville, relevant de la baronnie de Tourriers, et précédemment aussi de celle de Montignac. Il était dû à l'évêque d'Angoulême un hommage particulier, dont les droits consistaient en la justice haute, moyenne et basse, rentes et agriers, devoir symbolisé par une paire d'éperons dorés. Le troisième tiers était le fief du Petit-Bordeaux, possédant les trois justices et les mêmes droits, mais relevait pour une part de l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe, et pour une autre, du fief des Bouchauds, devoir symbolisé par une paire d'éperons blancs. Ce fief était en partie sur la paroisse de Neuvicq.

En 1576[Note 1], on trouve Antoine Brouard (ou Brouhard) comme seigneur de Sonneville et des Leurres. Du XVe au XVIe siècle, la seigneurie de Sonneville appartenait aux Brouard, puis elle est passée par mariage en 1599 aux Bardonin (ou Bardonnin), qui l'ont conservée jusqu'à la Révolution[14],[15].

Jusqu'au XIXe siècle, la terre assez pauvre était inculte et il y avait peu d'agriculture, puis la vigne s'est développée jusqu'à la crise du phylloxéra. Depuis, elle a été un peu reconstituée, mais au tout début du XXe siècle les agriculteurs se sont tournés vers l'élevage laitier en créant des prairies artificielles.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était aussi desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer départementaux, la ligne d'Angoulême à Matha, appelée le Petit Rouillac[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1983 en cours
(au 14 juin 2015)
Philippe Turqat SE Agriculteur

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 17,24 % sur le bâti, 46,18 % sur le non bâti, et 8,88 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
489 456 523 505 505 507 504 510 509
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
517 508 485 462 435 413 380 385 365
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
361 350 315 308 278 275 260 254 274
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
251 246 233 217 218 210 208 222 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 13,3 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 31,5 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Sonneville en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
2,9 
90 ans ou +
1,9 
3,9 
75 à 89 ans
8,6 
14,6 
60 à 74 ans
21,0 
22,3 
45 à 59 ans
20,0 
22,3 
30 à 44 ans
20,0 
12,6 
15 à 29 ans
15,2 
21,4 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église

L'église paroissiale Saint-Pierre date du XIIe siècle et a été remaniée par la suite. Elle possède un clocher-mur. Elle contient un des rares retables en pierre du département[20]. Il est inscrit monument historique au titre objet depuis 2002, ainsi que d'autres objets liturgiques[21].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin-Buchey indique par erreur 1476.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 14 juin 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre,‎ (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Sauvage (R2200520) » (consulté le 13 mai 2012)
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 175
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 115
  10. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865, p.370
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 660
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes (418-781), t. 2, Jean Touzot,‎ , 776 p. (présentation en ligne), p. 135-136, fig.18
  14. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 380
  15. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente - Bardonnin »,‎ (consulté le 14 juin 2015)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  18. « Évolution et structure de la population à Sonneville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  20. « Retable en pierre », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Mobilier de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]