Albert Frère

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Albert Frère
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Nationalité
Activité
Distinction
officier de la Légion d'honneur (d) +

Albert Frère, né le à Fontaine-l'Évêque en Belgique, est un homme d'affaires et milliardaire considéré comme la personne la plus riche de Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Frère, parfois et à tort présenté comme le fils d'un marchand de clous (notamment dans sa région d'origine), mythe auquel a mis fin son biographe J-A Fralon en 1997.

Il fait, dès l'âge de 30 ans, l'acquisition d'entreprises actives dans la sidérurgie wallonne, en particulier dans la région de Charleroi[1].

Dès la fin des années 1940, il construit les bases de sa fortune sur le commerce de l'acier, puis sur la sidérurgie et particulièrement CARLAM. Notamment, Albert Frère vendit de l'acier dans les pays communistes après la guerre de Corée, profitant des prix élevés et de la pénurie, selon son biographe José-Alain Fralon[2]. Ceci fait rapidement de lui un membre éminent du patronat de Belgique[3]

Lorsque s'est annoncée dès la fin des années 1970 la crise de l'acier, il vendit ses entreprises sidérurgiques à l'État belge (notamment Cockerill).

Après l’acier, il réinvestit alors le capital libéré en s'intéressant à la banque, l’assurance, l’énergie et les médias. Il crée en 1981, avec l'aide du financier canadien Paul Desmarais, le holding suisse Pargesa, profitant des nationalisations du Gouvernement socialiste de Pierre Mauroy en France[4].

Albert Frère achète en 1982 le Groupe Bruxelles Lambert (GBL). GBL est en 2005 détenteur de participations dans Bertelsmann (à hauteur de 25,1 %) qu'il va vendre le pour 4,5 milliards d'euros, la compagnie pétrolière Total (à hauteur de 4 %, via ses participations premières dans Petrofina), le groupe financier et industriel Suez (à hauteur de 7,2 % ; 8,3 % en 2006), le groupe de matériaux Imérys (à hauteur de 30,7 %) et le cimentier Lafarge (21,1 %), dans lequel sa participation monte sensiblement depuis la fin de 2005[5]. En 2002, La CNP d'Albert Frère et la holding Ackermans & Van Haaren s'entendent pour acquérir chacun 50 % des actions de la société GIB (Groupe GIB)[6]. Entre 1986 et l'été 2004, il a pris, via sa société CNP, le contrôle des éditions Dupuis, depuis revendues au groupe Média-Participations.

Très influent dans le milieu de la finance parisienne, Frère, qui se partage entre Paris et Gerpinnes, cultive aussi un goût éclectique pour les œuvres d’art et les grands crus (voir le Château Cheval Blanc)[7].

Actionnariat (avril 2009)[modifier | modifier le code]

Actionnariat du Groupe Frère
Le Groupe Dassault détient 1.38 % de la CNP (source comptes annuels publiés à la Banque Nationale de Belgique)

Participations (mai 2009)[modifier | modifier le code]

en.wikipedia.org Participations d'Albert Frère

Fonctions et mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Albert Frère est ou a été :

  • Régent honoraire de la Banque Nationale de Belgique
  • Président du conseil de surveillance de M6
  • Président honoraire de la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Charleroi

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait baron par le roi Albert II de Belgique en 1994. Sa devise est Amat Victoria Curam.

Fortune[modifier | modifier le code]

En 2007, la fortune d'Albert Frère était estimée à 3,1 milliards d'euros. Frère est le seul Belge présent dans la liste des personnalités les plus riches du monde, établie par le magazine Forbes[8]. Fin 2005, il rachète le groupe de restauration Flo à Jean-Paul Bucher, mais cède Quick en 2007.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié et père de 3 enfants, dont Gérald Frère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Belgique-Albert Frère quitte ses holdings GBL et Pargesa, Challenges, 2 février 2015
  2. Les Barons de la Bourse - Albert Frère, ZoneBourse
  3. Kurgan-Van Hentenryk, G. (1998). Le patronat en Belgique (1880-1960) ; Histoire, économie et société, 189-211.
  4. Biographie ABC Bourse, ABC Bourse
  5. De la fabrique de Charleroi au sommet du CAC 40, JDN
  6. Frère aura sa part du gâteau GIB Le Soir 27/09/2002
  7. Jacques Dupont,Saint-émilion, Le Point, 23 mai 2013
  8. Mais qui est Albert Frère?, JDN

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nazanine RAVAI, La République des vanités, 1998, éd. Grasset
  • José-Alain FRALON, Albert Frère, le fils du marchand de clous, 1998, éd. Lefrancq (2e édition légèrement modifiée)
  • Francis GROFF, Albert Frère, le pouvoir et la discrétion, 1996, éd. Labor, collection La Noria
  • René DE PRETER, Les 200 familles les plus riches- L'argent et le pouvoir dans le monde des holdings et des millionnaires, EPO, Anvers, 1983
  • Ginette Kurgan-van Hentenryk et Erik Buyst, 100 grands patrons du XXe siècle en Belgique, Alain Renier éditeur, Bruxelles, 1999, p. 102-105 et 250

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]