Jean-Paul Bucher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Paul Bucher
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Jean-Paul Bucher est un cuisinier et un homme d'affaires alsacien né à Molsheim (Bas-Rhin) le et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Molsheim où son père est ouvrier chez Bugatti, Jean-Paul Bucher entre comme apprenti à quatorze ans à l’Hôtel du Parc de Mulhouse puis s’initie à la restauration en Alsace et à Paris, notamment chez Lucas et Maxim's. En 1968, il achète sa première brasserie à Paris, le « Flo ».

Âgé de 33 ans, il décide d’investir et achète des brasseries parisiennes, telles que le Terminus Nord (1972), le Julien (1975), le Vaudeville (1976), Le Bœuf sur le Toit (1980), La Coupole (1988), Bofinger, etc. Dans les années 1990, il crée « les nouvelles brasseries Flo », rachète les chaînes Hippopotamus (1992) et Bistro Romain (2000) et s’internationalise[2]. Son appétit d’acquisitions se heurte parfois aux clients qui craignent la standardisation de leur restaurant, comme lors de l'achat du Balzar en 1998[2].

Suite aux inquiétudes de la clientèle liées à la crise de la vache folle (1996) et à l'impact économique des attentats du 11 septembre 2001 sur le tourisme, les restaurants Flo subissent une baisse de fréquentation[1]. Le groupe connaît également des difficultés financières dues aux nombreux investissements. Cela conduit Jean-Paul Bucher à céder en 2005, pour 137 millions d'euros[3], le contrôle du Groupe Flo qui compte au moment de sa cession 150 établissements et 6 500 employés à travers le monde au milliardaire belge Albert Frère[2].

Il meurt à Neuilly-sur-Seine le , à l’âge de 73 ans[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François Simon, « Jean-Paul Bucher avait encanaillé la table » sur le site figaro.fr (en ligne)
  2. a b c et d Nicole Vulser, « Jean-Paul Bucher », lemonde.fr, (consulté le 4 juin 2017)
  3. Hélène Bry, « Les grandes brasseries parisiennes passent la main » , Le Parisien, 27 décembre 2005 (en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]