François Descostes

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François Descostes[1], né le à Rumilly et mort le , est un avocat, écrivain, homme politique conservateur-catholique[2] savoyard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Anne François Marie Joseph Eloi Descostes[3], né le à Rumilly (duché de Savoie), est issue d'une famille bourgeoise de la ville[4]. Il est le fils de Joseph Descostes et d'Hortense de Livet de Moisy[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après des études de droit, il s'installe en tant qu'avocat dans la capitale du duché de Savoie, Chambéry, en 1866[4]. Il participe en tant que volontaire lors de la guerre franco-allemande de 1870[4].

Il est bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Chambéry de 1885 à 1886, puis de 1895 à 1896[5].

Il tente l'aventure politique en concourant à la députation, devenant la tête de liste du Comité conservateur en 1885[4]. Henry Bordeaux sera son secrétaire lors de sa campagne de 1893[6]. Il participe aux municipales de 1896, à Chambéry, et devient conseiller municipal.

Activités[modifier | modifier le code]

Spécialiste de Joseph de Maistre[4], il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie[7], dont il devient président de 1886 à 1887, puis de 1900 à 1908[8]. Il fut aussi lauréat de l'Académie française - prix Thérouane - pour son ouvrage La Révolution française vue de l'étranger 1789-1799, Mallet du Pan à Berne & à Londres d'après une correspondance inédite (préface du marquis Charles-Albert Costa de Beauregard, de l'Académie française) édité en 1897. Il est membre effectif de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie en 1907[9].

Mémorial des frères de Maîstre, place du Château à Chambéry

Il est l'une des personnalités à l'origine du monument à la mémoire des Frères de Maîstre à Chambéry, intervenant tant comme représentant du conseil municipal que comme membre de l'Académie[10].

Il est fondateur du CAF de Chambéry[réf. nécessaire].

Hommage[modifier | modifier le code]

Une Rue François Descotes, perpendiculaire au Quai des Allobroges et à la rue Nicolas Parent, dans le quartier de la gare, se trouve à Chambéry.

Citations[modifier | modifier le code]

La Savoie est devenue française depuis déjà plus de quarante ans, François Descostes comme d'autres avant lui maintient l'idée de la défense d'une culture locale et écrit : "La vieille Savoie a vécu. La petite ville est morte. La campagne se dépeuple. L'uniformité de la mode de Paris se substitue à l'originalité des coutumes nationales. La vie provinciale d'autrefois n'est plus qu'un souvenir. Nous devenons quelconques alors que nous étions quelqu'un." (1902)[11]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patronyme conforme selon l'Académie de Savoie d'après des minutaires de 1590 à 1620, cité dans les Mémoires de 1903, p.221. On retrouve parfois le nom orthographié sous les formes Descostes, Descottes, Descotes ou encore Descôtes. Le comte Amédée de Foras le rédige sous la forme des Costes dans son Armorial « Costes (des), y Livet (de), p. 261 ».
  2. Paul Guichonnet, Histoire de l'Annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager - Horvath, , 354 p., p. 108.
  3. a et b Lovie 1969, p. 37-63.
  4. a, b, c, d et e Christian Sorrel, Les catholiques savoyards : histoire du diocèse de Chambéry (1890-1940), La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », 2002 (3e édition), 444 p. (ISBN 978-2-90869-798-8), p. 127-130.
  5. « Les bâtonniers de l'Ordre des Avocats de Chambéry depuis 1860 », sur le site de l'Ordre des Avocats de Chambéry - Barreau de Chambéry (consulté en août 2017).
  6. « Henry Bordeaux, Romancier savoyard (1870-1963) », in Mémoires et documents (Volume 92), Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 1990, p.64.
  7. « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  8. [PDF] Institut des travaux historiques et scientifiques, « Liste des Présidents et Secrétaires Perpétuels de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Savoie arrêtée au 31 décembre 2014 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, (consulté le 20 juillet 2017).
  9. Fiche sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques.
  10. Jean Zaganiaris, Spectres contre-révolutionnaires : Interprétations et usages de la pensée de Joseph de Maistre - XIXe-XXe siècles, Éditions L'Harmattan, , 298 p. (ISBN 978-2-29642-183-7), p. 61-70.
  11. Christian Sorrel, La Troisième république à la ville : Chambéry de 1870 à 1914, Musée savoisien, , 251 p., p. 10.