Famille Arminjon

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Arminjon
Armes de la famille.
Armes de la famille : Arminjon

Branches Arminjon
Période XVe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Savoie
France
Italie
Charges Sénateur de Savoie
Ministre plénipotentiaire
Conseiller à la Cour de cassation de Turin
Conseiller à la cour d'appel de Chambéry
Président de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie
Fonctions militaires Contre-amiral de la Marine italienne
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur, ordre du Mérite, croix du combattant, ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, ...

La famille Arminjon, ou Armenjon[1], est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de la région naturelle des Bauges, en Savoie. Famille bourgeoise jusqu'aux premières décennies du XIXe siècle, elle est une famille de notables en Savoie aux XIXe siècle et XXe siècle. Elle été anoblie en 1835 par Charles Albert, roi de Sardaigne. Elle a été également représentée à Lyon et en Italie.

De la famille Arminjon sont issus des docteurs en droit, des avocats, des conseillers de Cours, un sénateur au Sénat de Savoie, des membres de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie dont l'un fut élu président de 1927 à 1958, un contre-amiral de la Marine italienne qui fut également ministre plénipotentiaire, des décorés de différents Ordres, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières filiations remonteraient au XIVe siècle, au hameau du Villaret Rouge, situé sur la commune du Châtelard, où la famille possédait une fabrique de fer[1],[2],[3]. Au XVIIe siècle, des membres de la famille Arminjon sont installés à Lescheraines, Thonon et Évian[4].

Au XVIIIe siècle, Blaise Arminjon est notaire. Son petit-fis, Mathias Arminjon, est élu membre du Sénat de Savoie le et par là même anobli. Ses descendants se distingueront dans la magistrature, le barreau, l'armée, l'Église.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Blaise Arminjon (1721-1800) fut notaire royal à Chambéry, puis à Évian. Il administre les biens du baron Jean-François de Blonay, ambassadeur du roi de Sardaigne[6],[7]. Il a un fils Jean-François.

Jean-François Arminjon (1766-1827) fut notaire royal à Thonon et syndic d'Evian[8]. Marié à Jeanne Marie Folliet, fille de François Folliet, avocat au Sénat de Savoie, ils eurent six enfants dont :

  • Mathias Arminjon, né le 24 février 1793 à Evian, mort en 1859, fut membre du Sénat de Savoie le « avec les honneurs et privilèges de cette élection, au premier rang desquels, ipso facto, pour lui et pour tous ses descendants, le privilège de noblesse ancienne »[9].

Mathias Arminjon (voir ci-dessus) épouse Henriette Dupuy avec qui il aura quatre fils, dont :

Ernest Arminjon (voir ci-dessus) épouse en secondes noces en 1873 Julie-Célestine-Pierrette Gaillard (1841-1925), dont Charles Arminjon (1874-1966).

Charles Arminjon, avocat à la Cour d'appel de Chambéry. Élu en 1901 à l'Académie de Savoie, il en devint le président de 1927 à 1958[12],[11],[14]. Il épouse Gabrielle Ochier de Villeret. Ils eurent dix enfants dont :

  • Ernest Arminjon (1904-1978), chanoine de la Cathédrale de Chambéry.
  • Henri Arminjon, né le 24 juin 1906 à Chambéry, mort en 1997 à Anzy-le-Duc, était banquier[15]. Il termine sa carrière en 1966 comme président directeur général de la Société Lyonnaise de Banque. Il est fait officier de l'ordre de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et a obtenu la croix du combattant. Il était membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon (1978) et de l'Académie de Savoie (1983-1997)[11]. Il est l'auteur de Histoire d'une famille de Savoie : les Arminjon (1972), Un Savoyard, marin et diplomate (1983) et De la noblesse des sénateurs au Souverain Sénat de Savoie & des maitres-auditeurs à la Chambre des comptes (1977). Marié à Thérèse Neyrand, ils eurent 11 enfants.
  • Gabriel Arminjon (1910-1984), journaliste il devint exploitant agricole. Chevalier du Mérite Agricole. Il est l'auteur de Charles Arminjon : ... ce prêtre qui inspira Thérèse de Lisieux (1972).
  • Mathias Arminjon, né à Chambéry le 7 avril 1927. Licencié en droit, diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon, président-directeur général de la Société d'études et de crédit, à Lyon, grand croix de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (Vatican). Il épouse à Chambéry, le 26 mai 1953, Nicole de Kesling (1927-2015) ; fille de Louis, baron de Kesling de Berg, chevalier de la Légion d'honneur, ancien officier, et de Germaine Le Roy d'Amigny[16].

Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

Les armes de la famille Arminjon se blasonnent ainsi : D'azur aux mains gantées d'or, mouvant du flanc senestre, tenant un arc bandé et fléché du même

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Arminjon, Histoire d'une famille de Savoie : les Arminjon, impr. Dugas et Cie, (Chambéry), 1972 (342 pages)
  • André Delavenne, Bourgeoisie ancienne, pages 24 à 27.
  • Dominique Saint-Pierre, "Arminjon Henri", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, avenue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 61.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Bouvier, Histoire du Châtelard-en-Bauges, La Fontaine de Siloé, Collection « Les Savoisiennes », (ISBN 2-84206-050-4 et 9782842060503), p. 238-237.
  2. Xavier de Montclos, L'ancienne bourgeoisie en France du XVIe au XXe siècle, Éditions Christian, (ISBN 978-2-86496-135-2), p. 157.
  3. Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et bourgeoisie, La Fontaine de Siloé, coll. « Le Champ régional », , 1242 p. (ISBN 978-2-8420-6222-4), p. 113.
  4. André Perret, « Réponse de M. André Perret. Directeur honoraire des Archives Départementales de la Savoie », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, vol. 7, t. 1,‎ , p. 133-139 (lire en ligne).
  5. André Delavenne, Bourgeoisie ancienne, pages 24 à 27.
  6. Xavier de Montclos, L'ancienne bourgeoisie en France du XVIe au XXe siècle, Éditions Christian, .
  7. Jacques-Alexis Pissard, Jean-Christophe Richard, Chronique de Morzine : l'histoire de Morzine des origines à 1900, vol. 2, Richard Jean-Christophe, , 534 p. (ISBN 978-2-9524-1010-6, lire en ligne), p. 363.
  8. Louis Girod, Évian et le Chablais: au fil de l'histoire, Éditions Cabedita, collection « Sites et villages », (ISBN 2-88295-091-8 et 978-2-8829-5091-8), p. 195.
  9. Xavier de Montclos, L'ancienne bourgeoisie en France du XVIe au XXe siècle, Éditions Christian, (ISBN 2-86496-135-0 et 978-2-8649-6135-2), p. 37.
  10. Voir aussi Gabriel Arminjon, Charles Arminjon : ... ce prêtre qui inspira Thérèse de Lisieux, Éditions Beauchesne, Coll. « Figures d'hier et d'aujourd'hui », , p. 228.
  11. a b c d et e « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  12. a b et c Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. « Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine », 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 48-50.
  13. « Les bâtonniers de l'Ordre des Avocats de Chambéry depuis 1860 », sur le site de l'Ordre des Avocats de Chambéry - Barreau de Chambéry (consulté en août 2017).
  14. Notice sur data.bnf.fr
  15. Notice sur data.bnf.fr
  16. Jacques Lafitte, Who's Who in France, Volume 16, Paris, Jacques Lafitte, (ISBN 2-85784-042-X et 978-2-8578-4042-8), p. 134.