Chapelle Notre-Dame-de-la-Gorge

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Chapelle Notre-Dame de la Gorge
ND-Gorge 4168.jpg

Vue générale

Présentation
Destination initiale
culte catholique
Destination actuelle
culte catholique
Style
Architecte
Jean La Vougna
Construction
1699-1707
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Division administrative
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de Haute-Savoie
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La chapelle Notre-Dame-de-la-Gorge se trouve sur le territoire de la commune des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), au fond du Val Montjoie à 1210 mètres d'altitude. L'origine de cette chapelle est obscure mais néanmoins très ancienne.

Elle se situe sur le chemin qui, venant de la vallée de l'Arve par Saint-Gervais mène au col du Bonhomme puis vers l'Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un ermite[1] se serait installé dès le haut Moyen Âge le long de ce chemin afin d'offrir un abri aux voyageurs (voir supra). Le sanctuaire était dédié à saint Antoine. Le petit sanctuaire va devenir paroisse. En 1338, le village de la Gorge compte trente feux.

En 1443, Mgr Vittelschi[2] visite la paroisse qui ne compte plus que quatorze feux. Elle est alors nommée Notre-Dame-de-la-Gorge et est fille de Saint-Nicolas. L’évêque note que la toiture de l'église est en mauvais état et réclame des travaux. En juillet 1518, un incendie détériore l'église. Lors d'une tournée pastorale en 1606, Saint François de Sales constate qu'il n'y a plus que dix feux.

Entre 1699 et 1707, le nouveau curé Colliex, d'une famille de Magland, entreprend la reconstruction de l'église. Jean La Vougna, qui a construit l'église de Saint-Gervais, en sera l'architecte. Elle est de style baroque.

En 1728, le curé Gaillard entreprend la construction d'un ensemble de quinze petits oratoires qui jalonnent le chemin conduisant à l'église. Cinq Mystères Joyeux, cinq Mystères Douloureux et cinq Mystères Glorieux constituent le rosaire marquant les étapes de la vie de la Vierge Marie. Les oratoires actuels restaurés, sont plus petits.

Pendant la révolution française, l'église sert d'écurie. La paroisse, en déclin depuis longtemps, est supprimée en 1806 et rattachée aux Contamines.

Le 21 août 1871, le pèlerinage marial rassemble près de 10 000 personnes venues de toute la région. La sacristie de la chapelle conserve les bannières de Flumet, Notre-Dame-de-Bellecombe, Saint-Nicolas-la-Chapelle, La Giettaz, Praz-sur-Arly, Megève, Combloux, Domancy, Servoz et Les Houches, confectionnées pour cette occasion.

La restauration du sanctuaire commence en 1952. Les couleurs d'origine de la voûte et des murs sont retrouvées après grattage et des statues des XVIIe et XVIIIe siècles, retrouvées dans les greniers, sont replacées dans les niches.

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2015[3].

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment a une nef unique et est flanqué au nord d'un clocher carré surmonté d'un bulbe. Sur la façade, une niche au-dessus de la porte contient une vierge à l'enfant polychrome. Le fronton supérieur percé d'un oculus comporte la devise EGO MATER PVLCHÆ BONITATIS (« C’est moi la mère du bel amour «). Deux cartouches de part et d'autre de la porte contiennent des devises : QVI MARIAM INVENERIT INVENIET VITAM (« Qui trouve Marie trouve la vie ») à gauche et FVNDAMENTA EJVS IN MONTIBVS SANCTIS (« Elle est fondée sur les montagnes saintes », extrait du psaume 87) à droite.

L'intérieur est orné de stucs et de trois retables dorés de style baroque au-dessus des autels. Celui du centre[4] montre la Vierge de l’Assomption honorée par deux anges et tout en haut, Dieu le père avec à sa gauche la Vierge et à sa droite le Christ. Il serait l’œuvre de Jacques Clairant, artiste chambérien. Les deux statues latérales ne sont pas d'origine. Sur le retable de gauche se trouvent des colonnes ajourées ainsi que la frise représentant les anges gardiens consolant les âmes du purgatoire.

Enfin, une poutre de gloire (la seule du Faucigny) complète le chœur.

La Sainte Chapelle[modifier | modifier le code]

Sainte-Chapelle des Contamines-Montjoie

Deux cents mètres en amont de Notre-Dame de la Gorge, une petite chapelle est accrochée au flanc de la paroi rocheuse. Elle remplace une chapelle plus ancienne qui se trouvait au ras du torrent et fut emportée par une crue en 1914.

La tradition veut que le premier ermite de la Gorge ait choisi ce site pour établir son ermitage.

Aujourd'hui encore, le 15 août, jour de l'Assomption et le 8 septembre, anniversaire de la Nativité de la Vierge, une procession conduit les fidèles de Notre-Dame-de-la-Gorge à la Sainte-Chapelle.

Photos[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. brochure de l'Abbé Lacombe, 1985
  2. Barthélemy Vittelschi, évêque de Corneto, coadjuteur de l’évêque de Genève François de Mez (1426-44) parcourt le diocèse de Genève en 1443 et en laisse une description (Hist. des diocèses de France, Jean Delumeau & Jean-Rémy Palanque, volume 14, page 56)
  3. « Chapelle Notre-Dame de la Gorge », notice no PA74000022, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. retable classé monument historique au titre d'objet, 08/09/1941, référence PM74000158

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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