Philippe Grandrieux

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Philippe Grandrieux

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Philippe Grandrieux à Paris en 2009

Nationalité Drapeau de la France Française
Profession réalisateur

Philippe Grandrieux est un réalisateur français né en 1954 à Saint-Étienne[1].

Sommaire

Biographie [modifier]

Après des études de cinéma à l'INSAS Philippe Grandrieux commence à travailler sur la scène expérimentale et présente à la Galerie Albert Baronian (Bruxelles) sa première Installation "Via la vidéo" en 1976.
À partir des années 1980, dans le cadre de l'atelier de recherches à l'INA, il invente des formes et des formats qui mettent en question le documentaire, l'information, l'essai - donc certains des fondements de l'écriture audiovisuelle.
En 1990, il lance l'atelier Live qui produit des plans séquences d'une heure commandés à des artistes comme Thierry Kuntzel, Robert Kramer ou Robert Frank.
Depuis 2009, ses long-métrages (Sombre, La Vie nouvelle, Un lac), ses installations, ses documentaires (Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution-Masao Adachi...), suscitent de multiples programmations monographiques.

Son dernier film/installation White Epilepsy déjà présenté au FID-Marseille, à UNDERDOX-Munich, sera à Montréal en octobre 2012 : la revue Hors Champ et la Cinémathèque Québécoise en collaboration avec le Festival du nouveau cinéma Montréal organisent une rétrospective des films de Philippe Grandrieux avec les projections de Sombre, La Vie nouvelle, Un lac, Retour à Sarajevo, Il se peux que le beauté ait renforcé notre résolution – Masao Adachi et... White Epilepsy qui sera au festival de Rotterdam en 2013.

Il est pour l’année universitaire 2012 / 2013 « Fiction Film Professor » à l’Université de Harvard (USA) et prépare Meurtrière (la suite de White Epilepsy) et Fièvre son prochain long métrage.

Œuvre [modifier]

Le travail de Philippe Grandrieux s’étend sur de nombreux territoires : expérimentation télévisuelle, art vidéo, films de recherche, documentaires, essais documentaires, installations. Son exigence artistique le mène à pousser chacun de ces domaines à leurs limites et se montre constamment inventive et radicale. Ses trois films de long métrage, Sombre (récompensé au festival de Locarno), La Vie nouvelle (présenté à la Tate Modern de Londres) et Un lac primé à la Mostra de Venise font référence en termes de photographie, de travail sur le son, d’expérimentation narrative et figurative. Les films de Philippe Grandrieux offrent des expériences sensorielles intenses, au croisement du cinéma de genre et des formes du cinéma expérimental, pour stimuler l’investissement psychique du spectateur. Sur des trames narratives pourtant linéaires voire sérielles, avec une iconographie tissée d’archétypes renvoyant à des images archaïques (souvent le conte, la légende), ils déploient un monde d’énergies, ancré dans les sensations et les affects.

À partir des années 80, dans le cadre de l’atelier de recherche à l’INA, Philippe Grandrieux invente des formes et des formats qui mettent en question le documentaire, l’information, l’essai ...

En 2006, il réalise trois vidéos expérimentales L’Arrière-saison, Met et Grenoble

Pour ses bandes sons et la musique de ses films, Philippe Grandrieux a travaillé avec Alan Vega (pour Sombre), et avec le groupe de poètes, performers et musiciens Étant Donnés (pour La Vie nouvelle). En 2007, le chanteur Marylin Manson, demande à Philippe Grandrieux de réaliser un clip pour Putting Holes in Happiness, titre de l’album Eat Me, Drink Me.

En 2008, un hommage lui est rendu au Japon dans la célèbre salle Uplink de Tokyo, sous le titre Extreme Love - autour de Philippe Grandrieux. Sombre, La Vie nouvelle et L’Arrière-saison y sont programmés. La même année, la Tate Modern de Londres, dans le cadre de la rétrospective Paradise Now ! Essential French Avant-Garde Cinema 1890-2008, programme Putting Holes in Happiness et consacre une séance monographique à Philippe Grandrieux, avec La Vie nouvelle, L’Arrière-saison et un extrait de Un lac alors en cours de montage.

Un lac, son dernier long métrage, est invité dans de nombreux festivals : Venise, Pusan, Londres, Manille, Montréal, Marseille, Jérusalem, Buenos-Aires, Las Palmas, Mexico, Prague, Hong Kong… Il obtient en 2008, à la 65e Mostra de Venise, une Mention Spéciale dans la catégorie Orizzonti qui récompense les films ouvrant de nouvelles tendances pour le cinéma. Il obtient aussi le Prix de la meilleure photographie (ayant signé lui-même l’image et le cadre du film) ainsi qu’une Mention spéciale pour l’innovation au Festival de Las Palmas.

Depuis 2009, ses long-métrages, installations, documentaires… suscitent de nombreuses programmations monographiques, dont une au Lincoln Center (Film Comment Selects) à New-York, et une au Harvard Film Archive à Cambridge, USA … (liste de complète des programmations monographiques à la fin de ce dossier).

En janvier 2011, il réalise un documentaire sur le cinéaste japonais Masao Adachi. Masao Adachi est le premier portrait de la série imaginée par Nicole Brenez et Philippe Grandrieux : « Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution ». Il est programmé en avant première, à la Cinémathèque française, au Fid/Marseille, au Centre Pompidou/Paris et fait depuis un tour du monde des festivals suscitant de nouvelles programmations monographiques. Il remporte en novembre 2011 le « New : Vision Award » au CPH:DOX, Copenhagen International Documentary Film Festival et en juin 2012 le « Grand Prix Expérimental » au Festival de Pantin.

2012 Philippe Grandrieux vient de terminer « White Epilepsy », film/installation tourné en juin 2011 et prépare Meutrière ainsi que Fièvre, son prochain film de long-métrage. </ref>.

Grandrieux revendique les influences de son professeur à l'INSAS, le cinéaste Edmond Bernhard, de Friedrich Wilhelm Murnau, de Robert Bresson, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, de Rainer Werner Fassbinder, de Stan Brakhage. Son œuvre est par ailleurs très marquée par la lecture de Marc Aurèle, Spinoza et Gilles Deleuze.

Hommages et prix [modifier]

En 2005 Philippe Grandrieux apparaît dans le documentaire de Sarah Bertrand, There is no direction.

En 2007, le chanteur Marilyn Manson, qui avoue avoir visionné La Vie nouvelle à de nombreuses reprises, demande à Philippe Grandrieux de réaliser un clip pour le morceau Putting Holes in Happiness, titre sur l'album Eat Me, Drink Me.

En 2008, à l'initiative de l'Ambassade de France, un hommage lui est rendu au Japon, dans la célèbre salle Uplink de Tokyo, sous le titre "Extreme Love - autour de Philippe Grandrieux".

La même année, la Tate Modern de Londres, dans le cadre de la rétrospective « Paradise Now! Essential French Avant-Garde cinema 1890-2008 », programme Putting Holes in Happiness et consacre une séance monographique à Philippe Grandrieux, avec La Vie nouvelle (A New Life), L'Arrière-saison et un extrait de Un Lac alors work in progress[2].

En 2008, Un lac reçoit une mention spéciale dans la catégorie Orrizzonti de la 65e Mostra de Venise, qui récompense les films ouvrant des nouvelles tendances du cinéma[3]. Il a reçu aussi le prix de la Meilleure Image ("Best Cinematography") ayant fait lui même l'image de son film et une mention spéciale pour la Meilleure Innovation ("Best Innovation") au Festival International de Las Palmas de Gran Canaria 2009.

En 2011, Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution. Masao Adachi reçoit la New Vision Award, Cph:Dox, Copenhague, 2011 ; puis en 2012, le Grand Prix Expérimental – Essai – Art Vidéo au Festival Côté Court de Pantin.

Filmographie [modifier]

  • 1974 : Via la vidéo (Galerie Albert Baronian / Bruxelles)
  • 1975 : La Peinture cubiste co-réalisé avec Thierry Kuntzel
  • 1982 : Juste une image (9X55'), co-auteurs : Thierry Garrel, Louisette Neil, Grand prix SCAM
  • 1982 : Une génération
  • 1983 : Pleine Lune (Prix de l'Association française des critiques de télévision)
  • 1984 : Grandeur nature
  • 1985 : Long courrier
  • 1987 : Le monde est tout ce qui arrive
  • 1987 : Azimut (4X30'), co-auteurs : Paul Virilio, Jean-Louis Schefer, Juan David Nasio
  • 1990 : Live (14X60')
    Épisodes de Robert Frank (New York), Steve Dwoskin (Londres), Nick Wapplington (près de Newcastle), Robert Kramer (Berlin), Gary Hill (États-Unis), Thierry Kuntzel (Tampico), Daniele Incalcaterra (Moscou), Ken Kobland (Dallas)
  • 1993 : La Roue (Épisodes « Brian Holm » et « Gert Jan Theunisse »)
  • 1994 : Jogo do Bicho
  • 1996 : Brut
  • 1996 : Retour à Sarajevo
  • 1999 : Sombre (Mention spéciale du jury du Festival de Locarno)
  • 2002 : La Vie nouvelle
  • 2007 : Putting Holes in Happiness, clip pour Marylin Manson
  • 2007 : Met, installation
  • 2007 : L'Arrière-Saison, film et installation
  • 2007 : Grenoble, installation
  • 2008 : Un lac (Prix Orrizzonti/mention spéciale du 65e Festival du Film de Venise ; Best Cinematography, Best Innovation, 10e Festival Internacional de Cine Las Palmas de Gran Canaria 2009)
  • 2011 : Masao Adachi - Premier film de la collection Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution, dirigée par Nicole Brenez et Philippe Grandrieux (New Vision Award, Cph:Dox, Copenhague, 2011 ; Grand Prix Expérimental – Essai – Art Vidéo, Festival Côté court de Pantin 2012)
  • 2012 : White Epilepsy

Bibliographie [modifier]

  • 2000 : Philippe Grandrieux, « Sur l’horizon insensé du cinéma », Cahiers du cinéma, hors-série, novembre 2000
  • 2002 : Philippe Grandrieux et Éric Vuillard, « Correspondance sur La Vie nouvelle », Trafic n° 44, POL éditeur, hiver 2002
  • 2005 : Texte et photographies pour « Le Teaser » numéro 9. Édité par Clémentine Deliss et Thomas Boutoux pour Metronome Press
  • 2005 : Photographies. Réalisées pour Jean-Luc Godard-Documents, ouvrage publié à l’occasion de la présentation au Centre Pompidou de l’exposition « Voyage en utopie, Jean-Luc Godard, 1946-2006 »


Principaux entretiens 

Avec Frédéric Bonnaud / Les Inrockuptibles / janvier-février 1999 n°183

Avec Stéphane Goudet et Claire Vassé / Positif / février 1999 n°456

Avec Antoine de Baecque et Thierry Jousse / Les Cahiers du Cinéma / février 1999 n°532

Avec Cyril Béghin, Stéphane Delorme et Mathias Lavin / Balthazar / septembre 2000 n°4

Avec Serge Kaganski et Bertrand Loutte / Les Inrockuptibles / novembre-décembre 2002 n°366

Avec Elysabeth François et Frédéric Bas / Chronic’Art / 2002

Avec Nicole Brenez / Rouge / 2003 n°1

Notes et références [modifier]

  1. Frédéric Zarch, Dictionnaire historique du cinéma de Saint-Étienne, PU, Saint-Étienne, 2008, p 81.
  2. Programme de la rétrospective à la Tate Modern (anglais)
  3. http://www.labiennale.org/en/cinema/festival/program/en/14366.html

Liens externes [modifier]

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