Touvains

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le peuple touvain. Pour la langue touvaine, voir Touvain.

Touvains
Touvines
Touvines-Todjines

Populations significatives par région
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Langues

Touvain

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Carte de répartition

Les Touvains, Touvines ou Touvines-Todjines (en touvain : Тывалар, Tyvalar) sont un peuple mongol de Sibérie, essentiellement installé dans la République de Touva. Ils constituent la population non-russe la plus importante numériquement de la région Altaï-Saïan, en Sibérie méridionale. Dans le Touva, ils représentent, avec plus de 200 000 personnes, la majorité de la population (64,1 % en 1989). Les Touvains ont aussi été dénommés historiquement Uriankhai, terme d'origine mongole[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Lieux d'implantation actuels des Touvains en Russie et des Tsaatan (Doukha) dans la Mongolie voisine

République de Touva[modifier | modifier le code]

Il existe deux groupes principaux de Touvains dans le Touva : les Touvains occidentaux et les Touvines-Todjines (Тувинцы-тоджинцы). Ces derniers vivent dans le district de Todjin (Тоджинский кожуун Тывы), appartenant à la République de Touva, et constituent environ 5 % de l'ensemble des Touvains.

On trouve dans le district d'Oka, en Bouriatie, un peuple de langue similaire au touvain. Ils se nomment eux-mêmes les Soyots (сойоты) ; on les appelle parfois les Touvains d'Oka.

Mongolie[modifier | modifier le code]

Une proportion non négligeable de Touvains réside en Mongolie. Les Doukhas habitent dans la province de Khövsgöl. Les Touvains les plus nombreux en Mongolie sont les Touvains Tsengel[2]. Environ 1 500 d'entre eux vivent dans le district de Tsengel (Tsengel Sum) de la province de Bayan-Ölgii. On trouve d'autres Touvains dans la Province de Khovd et dans la Dépression d'Oubsou-Nour.

Chine[modifier | modifier le code]

Les Touvains de Chine, qui habitent principalement dans la région autonome du Xinjiang, sont considérés comme appartenant à la minorité mongole[3]. On a signalé des Touvains vivant autour du Lac Kanas, dans la partie nord-ouest du Xinjiang, où il ne bénéficient pas d'une reconnaissance officielle, étant considérés comme faisant partie de la communauté mongole oïrate. Les enfants oïrats et touvains fréquentent des écoles où ils pratiquent le mongol et le chinois, qui ne sont les langues maternelles d'aucun de ces deux groupes.

Culture[modifier | modifier le code]

Cavalier touvain

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Touvain.

Le touvain appartient à la branche septentrionale, ou sibérienne, de la famille des langues mongoles. On distingue quatre dialectes : central, occidental, du sud-est et du nord-est (todjin). La langue écrite utilise depuis 1940 l'alphabet cyrillique.

Religion[modifier | modifier le code]

Un chamane pendant une cérémonie autour du feu à Kyzyl (Touva)

La religion traditionnelle des Touvains est une forme de tengriisme, ou chamanisme animiste turc. Elle est encore largement pratiquée, à côté du bouddhisme tibétain.

Musique[modifier | modifier le code]

Il existe au Touva une forme de musique partagée par l'ensemble des peuples mongols et une partie des peuples turcs, connue sous le nom de Khöömei, ou chant de gorge (ou chant diphonique). Le khoomei comprend des techniques diverses, dont certaines produisent un effet multitonal en accentuant les harmoniques. Parmi les chanteurs et les groupes musicaux touvains qui pratiquent le chant de gorge, on peut citer Huun-Huur-Tu, Chirgilchin et l'Ensemble Alash, mais aussi le chanteur Kongar-ol Ondar.

Écrivains[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Tuwa (peuple), les Touvains de la Région autonome du Xinjiang, en République populaire de Chine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Uriyangqad, qui est la forme plurielle de Uriyangqan, lui-même originellement un pluriel de Uriyangqai. » (John Krueger, Tuvan Manual, 1977, citant Henry Serruy, Les Mongols en Chine durant la période Hung-wu, Mélanges chinois et bouddhiques, vol 11. pp. 282-283, Bruxelles 1959.)
  2. Mongush, M. V. "Tuvans of Mongolia and China." International Journal of Central Asian Studies, 1 (1996), 225-243. Talat Tekin, ed. Seoul: Inst. of Asian Culture & Development.
  3. (en) Mongush, M. V.Tuvans of Mongolia and China, in International Journal of Central Asian Studies, 1 (1996), 225-243. Talat Tekin, ed. Seoul: Inst. of Asian Culture & Development.