Mu Arae c

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Mu Arae c
Étoile
Nom Mu Arae
Ascension droite 17h 44m 08,7s
Déclinaison −51° 50′ 03″
Type spectral G3IV–V
Constellation Autel
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) 0,09094  UA  [1]
Excentricité (e) 0,172 ± 0,040  [1]
Période (P) 9,6386 ± 0,0015  d  [1]
Inclinaison (i)  ?
Argument du périastre (ω) 212,7 ± 13,3°  [1]
Époque (τ) 2 452 991,1 ± 0,4 JJ
Caractéristiques physiques
Masse ≥ 0,03321  MJ  [1]
Rayon  ?
Masse volumique  ?
Température  ?
Découverte
Découvreurs Santos, Bouchy, Mayor, Pepe et al.[2]
Méthode vitesses radiales
Date 25 août 2004

Mu Arae c, également appelée HD 160691 c, est une exoplanète en orbite autour de l'étoile µ Arae, située à environ 51 années-lumière (15,5 pc) du Soleil, dans la constellation de l'Autel. Cette étoile est une naine jaune très semblable au Soleil, quoiqu'un peu plus grande et deux fois plus lumineuse, avec une métallicité double de celle du Soleil. Quatre planètes ont été détectées autour de cette étoile par la méthode des vitesses radiales :

Planète Masse
(MJ)
Demi-grand axe
(UA)
Période orbitale
(d)
 Excentricité 
  µ Ara c   ≥ 0,03321   0,09094   9,6386 ± 0,0015   0,172 ± 0,04
  µ Ara d   ≥ 0,5219   0,921   310,55 ± 0,83   0,0666 ± 0,0122
  µ Ara b   ≥ 1,676   1,497   643,25 ± 0,90   0,128 ± 0,017
  µ Ara e   ≥ 1,814   5,235   4 205,8 ± 758,9   0,0985 ± 0,0627
Système planétaire de Mu Arae[1].

Mu Arae c a été découverte par le projet HARPS à l'Observatoire de La Silla, le 25 août 2004. Avec une masse minimum initialement estimée à 14 MT[2] puis revue à 10,55 MT[1], c'est la première exoplanète de type Neptune chaud à avoir été découverte.

Elle boucle en 9,6 jours une orbite assez excentrique l'amenant entre 0,07529 et 0,10659 UA de µ Arae.

La nature de cette planète est incertaine, dans la mesure où 14 MT est la limite supérieure généralement admise pour la taille des planètes telluriques.

La métallicité élevée de l'étoile rend théoriquement envisageable la formation d'une planète rocheuse de cette taille, d'autant qu'elle se serait a priori formée en-deçà de la limite des 3,2 UA matérialisant, dans ce système planétaire, la condensation des composés volatils[2] tels que le méthane CH4, l'ammoniac NH3 et l'eau H2O.

Cependant, plusieurs modèles convergents laisseraient penser que cette planète aurait pu accréter de grandes quantités de composés volatils avant que l'étoile ne les disperse, donnant naissance à un astre pourvu d'un noyau d'environ MT entouré d'une épaisse couche de gaz, l'ensemble ayant une structure rappelant la planète Neptune de notre Système solaire[3].

[modifier] Références

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) F. Pepe, A. C. M. Correia, M. Mayor, O. Tamuz, J. Couetdic, W. Benz, J.-L. Bertaux, F. Bouchy, J. Laskar, C. Lovis, D. Naef, D. Queloz, N. C. Santos, J.-P. Sivan, D. Sosnowska et S. Udry, « The HARPS search for southern extra-solar planets – VIII. μ Arae, a system with four planets », dans Astronomy & Astrophysics, vol. 462, no 2, février 2007, p. 769-776 [texte intégral (page consultée le 9 octobre 2011)]  DOI:10.1051/0004-6361:20066194
  2. a, b et c (en) N. C. Santos, F. Bouchy, M. Mayor, F. Pepe, D. Queloz, S. Udry, C. Lovis, M. Bazot, W. Benz, J.-L. Bertaux, G. Lo Curto, X. Delfosse, C. Mordasini, D. Naef, J.-P. Sivan et S. Vauclair, « The HARPS survey for southern extra-solar planets – II. A 14 Earth-masses exoplanet around µ Arae », dans Astronomy & Astrophysics, vol. 426, no 1, octobre 2004, p. L19-L23 [texte intégral (page consultée le 10 octobre 2011)]  DOI:10.1051/0004-6361:200400076
  3. (en) I. Baraffe, Y. Alibert, G. Chabrier et W. Benz, « Birth and fate of hot-Neptune planets », dans Astronomy & Astrophysics, vol. 450, no 3, mai 2006, p. 1221-1229 [texte intégral (page consultée le 10 octobre 2011)]  DOI:10.1051/0004-6361:20054040

[modifier] Lien externe

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