Planète chthonienne

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Vue d'artiste de CoRoT-7 b.
Vue d'artiste de HD 209458 b transitant devant son étoile.

En planétologie, une planète chthonienne (ou chtonienne) serait le résidu planétaire d'une ancienne géante gazeuse de type Jupiter chaud dont l'atmosphère d'hélium et d'hydrogène se serait évaporée du fait de sa proximité avec son étoile. L'astre résultant n'est plus qu'un noyau rocheux ou métallique ressemblant à une planète tellurique sous bien des aspects[1]. Certaines des planètes de type super-Terre pourraient n'être que des planètes chthoniennes[2].

Cette catégorie de planètes a été proposée après la découverte d'HD 209458 b (alias Osiris) dont l'atmosphère est en cours d'évaporation, même si elle ne devrait pas devenir une telle planète dans un proche avenir.

CoRoT-7 b pourrait être la première planète chthonienne découverte[3],[4].

Certains scientifiques ont suggéré que Mercure pourrait être une planète chthonienne, mais cette position n'est guère acceptée. Aujourd'hui aucune planète de ce type n'est connue de façon certaine et cette classe reste un concept théorique.

En analysant les données du satellite Kepler de la NASA sur les pulsations de l'étoile KIC 05807616, une équipe d'astrophysiciens a publié dans la revue Nature du 22 décembre 2011 (édition papier) la possible découverte de telles planètes[5],[6].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Planète chthonienne est le calque de l'anglais chthonian planet qui a été introduit, en 2003, par les astrophysiciens français Guillaume Hébrard, Alain Lecavelier des Étangs, Alfred Vidal-Madjar, Jean-Michel Désert et Roger Ferlet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Guillaume Hébrard, Alain Lecavelier des Étangs, Alfred Vidal-Madjar, Jean-Michel Désert et Roger Ferlet, « Evaporation rate of hot Jupiters and formation of chthonian planets », dans Jean-Philippe Beaulieu, Alain Lecavelier des Étangs et Caroline Terquem (dir.), Extrasolar Planets : Today and Tomorrow (proceedings of a meeting held at the Institut d'astrophysique de Paris, Paris, France, 30 June - 4 July 2003), San Francisco, Astronomical Society of the Pacific, coll. « Astronomical Society of the Pacific conference serie » (no 321),‎ décembre 2004 (1re éd.), XXI- 424 p. (ISBN 1-58381-183-4, notice BnF no FRBNF40033410), p. 203-204 (Bibcode : 2004ASPC..321..203H, arXiv:astro-ph/0312384, lire en ligne [GIF])
  2. (en) Francesca Valsecchi, Frederic A. Rasio et Jason H. Steffen, « From hot Jupiters to super-Earths via Roche lobe overflow », The Astrophysical Journal, vol. 793, no 1,‎ septembre 2014, id. L3, 6 p. (DOI 10.1088/2041-8205/793/1/L3, Bibcode 2014ApJ...793L...3V, arXiv 1408.3635, résumé)
  3. (en) « Exoplanets Exposed to the Core », AstroBiology Magazine,‎ 2009-04-25 (consulté le 2009-07-13)
  4. (en) « Super-Earth 'began as gas giant' », BBC News,‎ 10 January 2010 (consulté le 2010-01-10)
  5. (en) « A compact system of small planets around a former red-giant star », sur Nature (revue),‎ 21 décembre 2011 (consulté le 24 mars 2013)
  6. « Les exoplanètes de tous les records », sur INSU,‎ 21 décembre 2011 (consulté le 24 mars 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]