Planète métallique

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Vue de la planète Mercure par la sonde MESSENGER en 2008 qui, avec un noyau métallique composant 75 % de son rayon, 42 % de son volume et de 60 à 70 % de sa masse, est la seule planète connue qui se rapproche le plus de la définition d'une planète métallique.

Une planète métallique, planète de métal ou de métaux, ou comme on l'appelle dans la plupart des langues, de façon plus restrictive, une planète de fer (en anglais iron planet), est un type hypothétique de planète dont le métal (a priori principalement le fer) est le constituant principal, alors que les planètes telluriques connues sont principalement composées de roches silicatées, qui sont essentiellement des oxydes de silicium et de métaux. Elles sont parfois surnommées « boulets de canon » (en anglais cannonball)[1].

Structure[modifier | modifier le code]

Une planète métallique possèderait un noyau métallique qui représenterait l'essentiel de sa masse, avec un manteau relativement peu épais ou pas de manteau du tout.

Exemples[modifier | modifier le code]

À ce jour, aucune planète tellurique strictement dépourvue de manteau rocheux n'est connue. Cependant, des planètes avec un manteau de dimensions réduites par rapport au noyau sont connues. Ainsi, dans le Système solaire, Mercure, dont le noyau représente 75 % du rayon (42 % du volume) et 60 à 70 % de la masse[N 1], est le plus grand objet faisant partie de cette classe (et en fait la seule planète au sens strict, les plus petit corps majoritairement métalliques étant des astéroïdes), mais des exoplanètes métalliques de plus grande taille pourraient exister.

Origine[modifier | modifier le code]

Les planètes métalliques pourraient être les restes de planètes silicatées[réf. nécessaire] dont le manteau aurait été arraché suite à un impact majeur avec un autre corps. En-dehors de ces phénomènes cataclysmiques, les modèles actuels montrent que de telles planètes se formeraient près de leur étoile ou autour d'étoiles massives dont le disque protoplanétaire contenait de la matière riche en éléments métalliques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À titre de comparaison, le noyau terrestre représente environ la moitié du rayon et le tiers de la masse de la Terre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stephen L. Gillett, World-Building, Cincinnati, Ohio, Writer's Digest Books,‎ 1996 (ISBN 158297134X), p. 173

Lien externe[modifier | modifier le code]