Société des antiquaires de France (Paris)

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Société des antiquaires de France
Nom original Académie celtique
Fondation 1804
Discipline Histoire
Objectifs Études des périodes celtiques, grecques, romaines et Moyen Âge
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Publications Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France
Mémoires
Annuaire de la société nationale des antiquaires

La Société nationale des antiquaires de France est une société historique et archéologique fondée en 1804 sous le nom d’Académie celtique. Elle a son siège au Musée du Louvre, au pavillon Mollien.

À l'origine de la Société : l'Académie celtique (1804-1813)[modifier | modifier le code]

L’année 1804, marquée par le succès des Poésies Galliques d’Ossian, vit aussi, les influences de la celtomanie s’élargissant à l’archéologie, s’ébaucher autour de Jacques Cambry une Académie Celtique. Le 9 germinal an XII (30 mars 1804), l’Académie était fondée par le préfet Jacques Cambry, Jacques Antoine Dulaure et Jacques Le Brigant. Les premières séances furent présidées par le doyen d’âge de ses membres, Joseph Lavallée, à qui succéda, le 3 ventôse an XIII (22 février 1805), le préfet Cambry lorsque la jeune compagnie se réunit pour la première fois au Louvre. Ce préfet érudit avait publié Voyage dans le Finistère et Description du département de l’Oise[1]. En 1805-1806, il publia encore diverses notices sur les monuments celtiques et le culte des pierres, sur les druides, sur l’agriculture des Celtes et des Gaulois, sur l’étymologie celtique.

Société des antiquaires de France[modifier | modifier le code]

Dès 1811, se fait jour le désir d’accorder à l’époque médiévale toute son importance : en 1814, l'Académie celtique prend le nom de Société des Antiquaires de France[2], qu’elle a depuis porté à un haut niveau de notoriété, et à une reconnaissance internationale, à l’exemple de la Société des antiquaires de Londres (en). Société d’érudits, elle est devenue tantôt Société royale des Antiquaires de France (1814-1848), tantôt nationale ou impériale au gré des régimes de la France. Son nom est inchangé depuis 1871.

Les statuts qu’en 1829 Charles X donne à l’institution placée sous l’égide de Minerve précisent qu’elle devra poursuivre des « recherches sur les langues, la géographie, la chronologie, l’histoire, la littérature, les arts et les antiquités celtiques, grecques, romaines et du Moyen Âge mais principalement des Gaules et de la nation française jusqu'au XVIe siècle inclusivement ». Depuis 1854, grâce à la générosité du Louvre, elle y siège tous les mercredis. Entre les deux pôles de l’Empire romain et du monde médiéval, les présidents maintiennent une complémentarité stimulée par la vitalité des musées : l’épigraphie, les monnaies, les mosaïques mêlent leurs thématiques à celles des cathédrales, des chartes, des enluminures, des sculptures et objets d’art.

Les communications présentées au cours de l’année par les membres et les correspondants sont publiées dans le Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France[3].

Les archives de la Société nationale des antiquaires de France sont conservées aux Archives nationales sous la cote 36AS[4].

Organisation et fonctionnement[modifier | modifier le code]

La Société nationale des Antiquaires de France comprend dix membres honoraires, quarante-cinq membres résidants, dix correspondants étrangers honoraires et près de cinq cents associés correspondants, nationaux et étrangers. Elle est dirigée par un bureau composé d’un président, deux vice-présidents, un trésorier, un secrétaire, un secrétaire adjoint, un bibliothécaire, un archiviste, les membres des commissions permanentes (Commissions des fonds, des impressions et du legs Schlumberger) et un secrétaire des publications. Le mandat du président, des vice-présidents et des secrétaires est annuel, du 1er janvier au 31 décembre.

Déclarée d’utilité publique, inscrite dans le registre des Sociétés Savantes du Comité des travaux historiques et scientifiques, la Société nationale des Antiquaires de France ne reçoit pas de subvention et ses ressources proviennent essentiellement des cotisations de ses membres et des legs ou dons qui lui sont adressés.

Outre la collection des Bulletins (annuels), la Société publie depuis sa fondation des Mémoires, et depuis 1848 un Annuaire avec les procès-verbaux de séances et la biographie de ses membres défunts[5]. Elle possède une riche bibliothèque, en partie constituée par les échanges qu’elle entretient avec les sociétés savantes nationales et étrangères. Le premier mercredi de chaque mois ont lieu les élections, de membre(s) résidant(s) lorsqu’un siège est vacant, et de nouveaux associés correspondants, nationaux et étrangers, dont la candidature, préalablement adressée au président, doit être parrainée par deux membres résidants ou honoraires. Tous les membres acquittent une cotisation annuelle, sont invités à présenter leurs travaux lors des séances du mercredi après-midi, et reçoivent les publications.

  • Adresse : Société nationale des Antiquaires de France, Musée du Louvre, F - 75058 PARIS Cedex 1

Quelques membres[modifier | modifier le code]

Le site de la Société nationale des Antiquaires de France publie des fiches prosopographiques de ses membres[2], parmi lesquels :

Quelques membres étrangers[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires de l’Académie Celtique ou Mémoires d’Antiquités Celtiques, Gauloises et Françaises, 5 volumes, 1807-1812.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 1e série, 10 volumes (I à X), 1817-1834.
  • Mémoires de la Société royale des Antiquaires de France, 2e série, 10 volumes (XI à XX[7],[8]), 1835-1850.
  • Mémoires de la Société impériale des Antiquaires de France, 3e série, 10 volumes (XXI à XXX), 1852-1868.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 4e série, 10 volumes (XXXI[9] à XL), 1869-1879.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 5e série, 10 volumes (XLI à L), 1880-1889.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 6e série, 10 volumes (LI à LX), 1890-1899.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 7e série, 10 volumes (LXI à LXX), 1900-1910.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 8e série, 10 volumes (LXXI à LXXX), 1911-1937.
  • Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 9e série, 5 volumes (LXXXI à LXXXIV), 1944-2010.
  • Table alphabétique des publications de l’Académie celtique et de la Société des Antiquaires de France (1807-1889), Paris, Klincksieck, 1894.
  • Table alphabétique des publications de la Société des Antiquaires de France (1890-1938), Paris, 1944.
  • Table alphabétique des publications de la Société des Antiquaires de France (1939-1991), Paris, 1994.
  • Mettensia. Mémoires et documents, 7 volumes (I à VII), 1897-1919.
  • Mettensia. Mémoires et documents, fasc. 1-4 (VIII), 1923-1927.
  • Centenaire 1804-1904, Paris, 1904.
  • Mélanges en hommage à la mémoire de François Martroye (1940).
  • Mémorial d’un voyage d’études de la Société nationale des Antiquaires de France en Rhénanie (1953)
  • Cent-cinquantenaire de la Société, Mémoires LXXXIII (1954).
  • Bicentenaire 1804-2004, Mémoires 9e série t. V, Paris, De Boccard, 2010.
  • Bulletin de la Société impériale des Antiquaires de France, 1852-1870 (ISSN 1153-2548)
  • Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1870 — (ISSN : 0081-1181)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicole Belmont (édition et préface), Aux sources de l’ethnologie française : l’Académie celtique, éd. du C.T.H.S., 1995, (ISBN 2-7355-0322-4).
  • Ozouf (Mona), « L’invention de l’ethnographie française : le questionnaire de l’Académie celtique », Annales. Histoire, Sciences sociales, vol. 36, n° 2, 1981, p. 210-230.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Cambry, Description du département de l’Oise, Didot, 1803, catalogue BNF
  2. a et b « Société nationale des antiquaires de France », sur cths comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le 3 février 2015)
  3. « Bulletin de la Société des antiquaires de France », sur cths comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le 3 février 2015)
  4. Archives nationales
  5. Eugène Chatel, Annuaire de la Société des antiquaires de France, 1850, Bibliothèque de l'école des chartes, 1850, vol. 11, n° 1, pp. 465-466. [1]
  6. « Accueil Marie-Madeleine Gauthier », sur Persée
  7. Mémoires de la Société royale des antiquaires de France, tome XVII., Bibliothèque de l'école des chartes, 1845, vol. 6, n° 1, pp. 467-468 [2]
  8. Mémoires de la Société royale des antiquaires de France, tome XVIII., Bibliothèque de l'école des chartes, 1847, vol. 8, n° 1, pp. 259-261 [3]
  9. Mémoires de la Société impériale des Antiquaires de France, tome XXXI., Bibliothèque de l'école des chartes, 1870, vol. 31, n° 1, pp. 371-372 [4]