Marcel Aubert

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Marcel Aubert

alt=Description de l'image Marcel Aubert 1934.jpg.
Naissance 9 avril 1884
Paris
Décès 28 décembre 1962 (à 78 ans)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession
Conservateur de musées
Historien de l'art
Activité principale
Conservateur à la Bibliothèque nationale(1909-1919)
Conservateur des sculptures au musée du Louvre (1920-1942)
Conservateur du musée des Monuments français
Conservateur du musée Rodin
Conservateur du musée Condé
Autres activités
Professeur à l'École nationale des chartes
Professeur à l'École du Louvre
Professeur à l'École des beaux-arts
Professeur à l'université Yale

Marcel Aubert, né le 9 avril 1884 et mort le 28 décembre 1962, est un historien de l'art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marcel Aubert est le fils d'un architecte, qui meurt quand il n'a que sept ans. Après des études au lycée Condorcet, il entre à l'École nationale des chartes où il rédige une thèse sur la cathédrale Notre-Dame de Senlis (1907) et gagne l'amitié de son professeur Robert de Lasteyrie.

Il est nommé attaché au département des imprimés de la Bibliothèque nationale en 1909 puis sous-bibliothécaire au Cabinet des Estampes en 1911 : il le demeure jusqu'en 1919 (avec trois années de captivité en Allemagne).

En 1920, il s'oriente vers les musées en entrant au Louvre comme adjoint de Paul Vitry au département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des Temps modernes. Il lui succède en 1940 comme conservateur en chef mais est rapidement nommé (1942) doyen des conservateurs des Musées nationaux, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1955, tout en étant conservateur du musée Rodin (1945), du musée Condé de Chantilly pour l'Institut. Il a été également l'un des conservateurs majeurs du Musée du monuments français.

Parallèlement à cette carrière de conservateur, Marcel Aubert enseigne pendant la majeure partie de sa vie. Il succède à Eugène Lefèvre-Pontalis à la chaire d'archéologie du Moyen Âge de l'École des chartes en 1924, où il enseigne pendant près de trente ans. Il enseigne également à l'École du Louvre (professeur suppléant d'arts industriels (1921-1924) et professeur de sculpture (1940-1949)), aux Beaux-Arts (chaire d'architecture française (1929-1934) et chaire d'archéologie du Moyen Âge à partir de 1937), et à l'université Yale dans les années 1930, en même temps qu'Henri Focillon.

Figure majeure de l'histoire de l'art français, il est le fondateur du RAA, Répertoire d'art et d'archéologie, première bibliographie systématique d'histoire de l'art, recensant articles et ouvrages sur le sujet, qui a existé de 1910 à 1972, et précédant la BHA, Bibliographie d'histoire de l'art, et il est intervenu durant la mise en place du IVe plan de développement économique (1962-1965), pour y inscrire l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, lancé par André Chastel, et emporter le soutien d'André Malraux.

Il a surtout travaillé sur l'histoire de l'architecture médiévale mais s'est également intéressé à la sculpture. Il est également l'un des précurseurs de l'histoire du vitrail. Il prouve que l’évolution architecturale vient certes en partie du goût de l’époque, mais aussi des techniques maîtrisées. Il est considéré comme l’un des précurseurs de l’enseignement d’histoire de l’art en France.

Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1934. Il a également été l'un des responsables de la Société française d'archéologie et de la publication du Bulletin monumental.

Ses archives sont déposées à l'Institut national d'histoire de l'art[1] et au Musée des monuments français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Seules les monographies et les travaux universitaires sont référencés ici. Pour plus de renseignements, on peut consulter la Bibliographie des travaux scientifiques de M. Marcel Aubert, Paris : Société française d'archéologie, 1948, qui recense toutes ses publications jusqu'en 1948, soit 297 numéros.

  • La Cathédrale de Senlis, thèse de l'École des chartes, 1905
  • La Cathédrale Notre-Dame de Paris, thèse de doctorat, publiée à Paris : Longuet, 1909
  • Monographie de la cathédrale de Senlis, Senlis : Dufresne, 1911
  • Senlis, Paris : Laurent, 1913
  • Mennetou-sur-Cher, Blois : éd. du jardin de la France, 1921
  • Catalogue des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des Temps modernes [du musée du Louvre], Paris : Musées nationaux, 1922 (avec Paul Vitry)
  • éd. de L'architecture religieuse en France à l'époque gothique de Robert de Lasteyrie (posth.), Paris : Picard, 1926-1927
  • Notre-Dame de Paris. Architecture et sculpture, Paris : Morancé, 1928
  • L'Art français à l'époque romane. Architecture et sculpture, Paris : Morancé, 4 vol. , 1929-1948
  • La Sculpture française au début de l'époque gothique, Paris : éd. du Pégase, 1929
  • Les Richesses d'art de la France. La sculpture en Bourgogne, Paris : Van Oest, 1930
  • L'Abbaye des Vaux-de-Cernay, Paris, 1931
  • Les Plus anciennes croisées d'ogives, leur rôle dans la construction, Paris, 1934[2]
  • Le Mont-Saint-Michel. L'abbaye, Grenoble : P. Arthaud, 1937
  • Vitraux des cathédrales de France aux XIIe et XIIIe siècles, Paris : Plon, 1937
  • L'Église de Conques, Paris : Laurens, 1939
  • L'Architecture cistercienne en France, Paris : éd. d'art et d'histoire, 1943 (avec la marquise de Maillé)
  • La Sculpture française au Moyen Âge, Flammarion, 1946
  • Le Musée du Louvre, photographies de André Vigneau, éditions Tel, 1948
  • La Cathédrale Notre-Dame de Paris - Notice Historique et Archéologique, Nouvelle Édition (1950), Firmin-Didot et Cie, Paris
  • Rodin, sculpteur, Paris, 1952

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie des travaux scientifiques de M. Marcel Aubert, Paris : Société française d'archéologie, 1948, 41 p.
  • Jean Vallery-Radot, Bulletin du Centre international d'études romanes, no 3, juillet 1962, p. 5-8
  • Marc Thibout, Marcel Aubert, Bulletin monumental, t. 121, n° 1, 1963, p. 9-19
  • Charles Picard, Revue archéologique, no 1, janvier 1963, p. 95-98
  • Paul Deschamps, Marcel Aubert, Monuments et Mémoires publiés par l'Académie des inscriptions et belles-lettres, t. 54, 1965, p. 1-6
  • Germain Bazin, Histoire de l'histoire de l'art; de Vasari à nos jours, Paris: Albin Michel, 1986, p. 276, 324-325, 489-490
  • Stephen Murray, "The Study of Gothic Architecture", A Companion to Medieval Art: Romanesque and Gothic in Northern Europe, Conrad Rudolf (éd.), Malden, MA: Blackwell, 2006, p. 387-388
  • Peter Fergusson, Cistercian Architecture, C. Rudolf, op. cit., p. 585

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]