Saint-Sardos (Lot-et-Garonne)

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Saint-Sardos
Blason de Saint-Sardos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Arrondissement d'Agen
Canton Canton de Prayssas
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Prayssas
Maire
Mandat
Claude Ressegat
2014-2020
Code postal 47360
Code commune 47276
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 30″ N 0° 28′ 43″ E / 44.3417, 0.4786 ()44° 20′ 30″ Nord 0° 28′ 43″ Est / 44.3417, 0.4786 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 187 m
Superficie 14,46 km2
Localisation

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Saint-Sardos

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Saint-Sardos

Saint-Sardos est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village se trouve sur une terrasse à l'écart du Lot. Un prieuré dépendant de l’abbaye de Sarlat est fondé en 1153, sur la paroisse de l’ancienne église matrice située au lieu appelé « L’église rouge », disparue avant 1668.

Saint-Sardos est mentionné comme « castrum » vers 1280. Suite au contrat de paréage conclu en 1289 entre l'abbé de Sarlat et Philippe le Bel, la fondation de la bastide, encouragée par le roi de France Charles IV et établie en 1318 sur un territoire contrôlé par Édouard II d'Angleterre, a été le prétexte au déclenchement de la guerre dite de Saint-Sardos, dont le point de départ a été la destruction de la bastide en 1323 par le représentant d’Édouard II. Cette animosité franco-anglaise en Aquitaine est une cause profonde de la guerre de Cent Ans.

Après que le roi d’Angleterre a retrouvé ses prérogatives sur la Guyenne, la ville neuve de Saint-Sardos, reçoit la confirmation de ses privilèges en 1328.

La bastide est établie sur une plate-forme grossièrement circulaire dont l’église occupe le centre, entourée de fossés encore partiellement visibles. À l’intérieur, le cadastre napoléonien montre que l’habitat villageois forme une 1re auréole autour de l’église, prolongée vers le nord-ouest autour d’une place ; deux rues longitudinales orientées nord-ouest / sud-est paraissent commander le parcellaire de la seconde auréole dont les lanières s’étendent jusqu'aux fossés.

Les destructions de la guerre de Cent Ans (d'après G. Tholin, la bastide de Saint-Sardos est considérée comme non-valeur dans des comptes de 1363 à 1367) ont contrarié durablement le développement de l’agglomération, la plupart des parcelles de la seconde auréole étant encore de nos jours occupées par des jardins. Exceptées quelques maisons en pan-de-bois des XVIe et XVIIe siècles, la plupart du bâti date des XVIIIe et XIXe siècles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sardos Blason De gueules à l’épée d’or posée à senestre, adextrée d’un léopard du même en pointe, au franc-quartier cousu d’azur chargé d’une fleur de lys aussi d’or, à la filière du même chargée de onze tourteaux du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1964 1992 Alexandre Claverie    
janvier 1992 en cours Claude Ressegat   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464 482 532 431 524 612 930 902 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865 739 694 619 604 619 586 559 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
477 473 438 397 447 477 465 377 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
347 326 254 263 260 243 323 333 319
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église prieurale : portail XIIe (IMH) et chapiteaux historiés dont l'un est signé, seuls vestiges du monument primitif.
  • Église de Saint-Amans : abside romane (une bastide avait aussi été fondée à cet endroit par les Anglais, mais elle ne résista pas).
  • Église de Lussac fin XIe/début XIIe : abside en cul-de-four.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire de Saint-Sardos

Culture et manifestation[modifier | modifier le code]

  • Association culturelle "Au Plaisir de Lire"
  • Troupe de théâtre "Lous Blagayrès"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.