Rone

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Rone

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Rone en Concert à Enghien-Les-Bains le 15 juin 2013

Informations générales
Nom de naissance Erwan Castex
Naissance 20 juin 1980 (34 ans)
Activité principale Musicien
Genre musical Musique électronique
Labels Infiné

Rone, de son vrai nom Erwan Castex, né le 20 juin 1980 à Boulogne-Billancourt, est un musicien et producteur français de musique électronique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts musicaux[modifier | modifier le code]

Erwan Castex grandit à Paris. Musicien autodidacte, il s'intéresse très tôt aux synthétiseurs et à la musique composée par ordinateur[1]. En 2007, après des études de cinéma à la Sorbonne-Nouvelle, il produit plusieurs disques de musique électronique, notamment ceux de l'italien Luca Mortellaro, connu sous le pseudonyme Lucy.

Puis il commence à produire sa propre musique sous le pseudonyme: "Rone". Ce nom d'artiste vient d'une faute de frappe: lors de son premier concert à Paris, alors qu'Erwan Castex se produisait en tant que R.One (phonétiquement "air-wane"), le flyer indiqua ROne, omettant le point, et transformant donc le nom de l'artiste. De là est né le nom que l'on attribue aujourd'hui à ce musicien (phonétiquement "Rône")[2].

En 2008, il sort son premier EP Bora sur le label Infiné. Sur le morceau éponyme, on entend la voix de son ami écrivain, Alain Damasio. Il s'agit d'un extrait du journal intime qu'il tenait sur un dictaphone lors de l'écriture de son second roman La Horde du Contrevent[3]. Ce morceau est repéré par Agoria qui le met dans sa compilation At the controls[4] et reçoit aussi le soutien d'une bonne partie de la scène électronique notamment en Angleterre (Massive Attack, Sasha, ou Lee Burridge, le DJ résident du club londonien Fabric).

2009 — 2010 : Spanish Breakfast, un changement de statut[modifier | modifier le code]

En 2009, il sort un nouveau maxi, La Dame Blanche, lequel a par la suite été remixé par Tyler Pope, le bassiste de LCD Soundsystem, et Clara Moto.

La même année, Rone publie son premier album, Spanish Breakfast, toujours sur Infiné. Ce disque est salué par les médias, qu'ils soient francophones ou anglophones : Erwan Perron de Télérama considère Rone comme « un des producteurs electronica les plus talentueux que la France nous ait donnés »[5], France Inter le voit comme « le guide d'un univers enchanté »[6] et les Inrocks le comparent à Gui Boratto[7]. Du côté des médias anglophones Electronic Beats en fait l'un des 25 meilleurs albums de l'année 2009[8] et Resident Advisor lui accorde la note de 3,5 sur 5[9].

Il se produit ensuite en live dans de nombreux festivals et clubs, en France et à l'étranger (Sónar à Barcelone, Astropolis[10] à Brest, Ageha à Tokyo, Berghain à Berlin)

La suite de sa carrière comporte beaucoup de collaborations et d’incursions dans d'autres domaines artistiques. En 2010, il compose notamment la bande son du film La Femme à cordes[11] de Vladimir Mavounia Kouka (qui avait également réalisé le clip de Spanish Breakfast[11]); il reçoit d'ailleurs à ce titre une mention spéciale du jury du festival International de Palm Springs dans la catégorie « meilleur sound design »)[réf. nécessaire].

La même année, il est aussi invité en résidence au festival d'Ambronay[12][réf. à confirmer], où il collabore avec des musiciens baroques et le pianiste Bugge Wesseltoft[13][réf. à confirmer].

Il collabore également avec le photographe Stéphane Couturier en 2011, en réalisant la bande son de Seoul[14][réf. à confirmer], une vidéo projetée à la Gaîté Lyrique, et à la galerie Polaris.

2011 — 2012 : Berlin et sortie du second album Tohu bohu[modifier | modifier le code]

En 2011, il quitte Paris pour s'installer à Berlin, de façon à pouvoir retrouver l'inspiration et se concentrer à nouveau sur sa musique[15].

Au printemps, il sort l'EP So so so, bien reçu par les médias spécialisés tel que Trax[16] ou Resident Advisor[17].

Son second album intitulé Tohu bohu sort en octobre 2012, toujours sur le label Infiné[11]. Le disque obtient la note maximale de 4 clés dans le magazine Télérama[18] et Libération le qualifie de « disque parfois sombre, complexe et planant qui s’est imposé comme l’une des meilleures sorties électro de la fin d’année. »[15]. Resident Advisor lui attribue la note de 4 sur 5[19] et Rone est élu meilleur artiste français pour l'année 2012 dans le magazine Trax[20].

Sur ce disque, il collabore le temps d'un morceau, Let's Go, avec le rappeur High Priest du groupe new-yorkais Antipop Consortium[21].

2013: Tournées et collaborations[modifier | modifier le code]

En 2013, le groupe The National propose à Rone de participer à son album Trouble Will Find Me. Aux côté d'artistes américains tel que Sufjan Stevens, il remanie alors en profondeur quelques morceaux du disque. Le chanteur du groupe, Matt Berninger, dira à ce propos: « Le travail de Rone apporte un vrai rafraîchissement à notre son. Je ne dirais pas que nous nous sommes réinventés en tant que groupe mais nous avons ouvert de nouvelles portes »[22].

La même année, les artistes Juan Atkins, Dominik Eulberg et Chris Clark (musicien) remixent respectivement ses morceaux Bye Bye Macadam, Parade et Let's go[23]. Jean Michel Jarre s'intéresse lui aussi aux productions de Rone et sélectionne deux d'entre elles sur une compilation, InFiné by JMJ[24].

Le 31 octobre 2013, Rone joue pour la première fois à l'Olympia à Paris après avoir participé aux Vieilles Charrues en juillet à Carhaix, aux festivals Osheaga à Montreal et Pukkelpop en Belgique.

2014 : Apache EP et tournée américaine[modifier | modifier le code]

En 2014 sort son EP Apache. A cette occasion, il collabore avec des ingénieurs du son de Radio France sur une version binaural du morceau "Apache" reproduisant un espace audio en 3 dimensions. Peu de temps après il fait une première tournée américaine qui se clôture au Coachella Festival[25].

En juin, il remixe un morceau d'Etienne Daho écrit par Dominique A, "En Surface"[26].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Spanish Breakfast (Infiné)
  • 2012 : Tohu Bohu (Infiné)
  • 2013 : Tohu Bonus (Infiné)

Maxis[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Bora (Infiné)
  • 2009 : La dame Blanche (Infiné)
  • 2011 : So So So (Infiné)
  • 2012 : Parade (Infiné)
  • 2013 : Bye Bye Macadam (Infiné)
  • 2013 : Let's go (Infiné)
  • 2014 : Apache (Infiné)

Remixes[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Sublimes - Sie (Time has changed Records)
  • 2008 : Kattguld - Carl-Johan Elger (Lo-FiSoul)
  • 2010 : Crack - Ripperton & Minz (Suruba X)
  • 2010 : The Medium Is The Message - SinnerDC (Ai Records)
  • 2011 : In D#3 - Arandel (Infiné)
  • 2011 : Der Tanz der Gluehwuermchen - Dominik Eulberg (Traum Schallplatten)
  • 2012 : Simplexity - Max Cooper (Traum Schallplatten)
  • 2014 : 15 minutes - Breton (Believe)
  • 2014 : En Surface - Etienne Daho (Polydor/Universal Music france)

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Chocolate - Lucy & Rone (Broque)
  • 2007 : Continuity Theory - Lucy & Rone (Curle)
  • 2009 : Mediocritics - Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)
  • 2009 : Great Heron - Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)
  • 2013 : Trouble Will Find Me - The National (4AD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. {Auteur,} « MEG et Osheaga, ces chemins qui mènent à Rone », sur le site lapresse.ca {, 2 août 2013} {(consulté le 21 mai 2014)}.
  2. (fr) Sinh Blum, « INTERVIEW RONE «LE PROBLÈME N’EST PAS L’INSPIRATION, MAIS L’EXPIRATION» par Across The Days », sur Across The Days,‎ 11 juillet 2013
  3. (fr+en) Carine Lucas, « Rencontre avec Rone », sur Wadmag,‎ 19 septembre 2011
  4. « Interview - Rone », sur tracealine.com,‎ 20 novembre 2009
  5. Erwan Perron, « Infiné Live », sur Télérama
  6. [audio] « Electron libre #30 » [podcast], sur France Inter,‎ 30 mars 2009
  7. Benoît Hické, « Rone - Spanish Breakfast », [[Les Inrockuptibles|Les Inrockuptibles]],‎ mars 2009
  8. (en) « The Top 25 Records of 2009 », sur Electronic Beats,‎ 4 janvier 2010
  9. (en) Noah Barron, « RA Reviews: Rone - Spanish Breakfast », sur Resident Advisor,‎ 20 mars 2009
  10. « À Astropolis avec la beat generation », sur Rue89,‎ 1er août 2011
  11. a, b et c (en) Will Lynch, « Rone readies Tohu Bohu », sur Resident Advisor,‎ 16 août 2012
  12. http://www.ambronay.org/en/Festivals/30-ans/Representation-178/NUIT-BAROQUE-SONORE.html
  13. « Nuits sonores & Ambronay : Samedi 03 octobre »
  14. http://www.gaite-lyrique.net/pendant-5-jours/evenement/blog-infine
  15. a et b François-Luc Doyez, « Rone: «Je passe mon temps dans un chaos de sons que je dois maîtriser» », sur Libération,‎ 4 décembre 2012
  16. Guillaume Huault-Dupuy, « Rone - So so so », Trax,‎ 2009 (lire en ligne)
  17. (en) Daniel Petry, « RA Reviews: Rone - So so so », sur Resident Advisor,‎ 20 mai 2011
  18. Erwan Perron, « Rone: Tohu Bohu », sur Télérama,‎ 17 novembre 2012
  19. (en) Stéphane Girard, « Rone - Tohu Bohu », sur Resident Advisor,‎ 13 novembre 2012
  20. « Trax awards 2012 - Et les grands gagnants sont : Rone, Agoria, Laurent Garnier... »
  21. Cécilia Leniaud, « Wadmag X Rone & High Priest », sur WAD (magazine),‎ 8 novembre 2012
  22. Jérôme Provençal,, « The National : un nouvel album plein de légèreté », sur Les Inrockuptibles,‎ 5 juin 2013
  23. Philip Sherburne,, « Hear Detroit Techno Godfather Juan Atkins' Throbbing Remix of Rone's "Bye Bye Macadam" », sur Spin,‎ 19 avril 2013
  24. (en) Aaron Coultate,, « Jean Michel Jarre: Metamorphosis », sur Resident Advisor,‎ 04 mars 2013
  25. Rone : le morceau “Apache” en avant-première, Marc-Aurèle Baly, Les Inrockuptible, 28 mars 2014.
  26. Rone remix "En Surface" d'Etienne Daho, Louis Lepron, Konbini, 5 juin 2014.