Berghain

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Le Berghain est un club techno de Berlin, en Allemagne. Son nom dérive des deux quartiers dont il est à la frontière : Kreuzberg et Friedrichshain[1]. Il est géré par Michael Teufele et Norbert Thormann. (infobox à refaire, informations incorectes)

Historique[modifier | modifier le code]

Berghain

Le Berghain est la réincarnation du mythique club gay Ostgut qui dut fermer ses portes en janvier 2003. Le Ostgut avait établi Berlin au rang de capitale mondiale de la techno au même titre que le Tresor, le Kitkatclub ou l'E-werk.

Le club se situe dans le quartier alternatif de Friedrichshain, tout proche de l'Ostbahnhof dans une ancienne centrale électrique inutilisée construite entre 1953 et 1954 dans le style du Socialist Neoclassicism[2]. Ensemble architectural de béton et de fer, le bâtiment se distingue par ses dimensions large et notamment ses plafonds hauts de plus de 18 mètres, le Berghain pouvant accueillir jusqu'à 1,500[2] personnes. Seule la moitié du bâtiment est utilisée actuellement. Le club se divise en quatre étages, le bas étant réservé à l'accueil, caisses et vestiaires, jouxtant un salon.

Le premier niveau constituant le club Berghain proprement dit, et le dernier niveau accueillant le Panorama Bar. Au sous-sol se trouve une petite salle nommée Lab-oratory, le plus souvent consacrée à des soirées gay. Dans une des ailes se situe l'espace dit Kantine, où se tiennent dans la semaine des concerts de musique contemporaine. Enfin, à l'extérieur, le club dispose d'une vaste terrasse, qui sert de bar et de restaurant durant la belle saison. À titre anecdotique on ne trouve aucun miroir dans tout le bâtiment.

Le style musical du Berghain est essentiellement techno, techno minimale, le Panorama Bar s'orientant plus vers l'electro[3] et la house.

Mythe[modifier | modifier le code]

Le Berghain a gagné une réputation sulfureuse par le contenu de ses nuits à tendance hédoniste et décadente, le club comptant deux backrooms et sa clientèle étant considérée comme assez libertine. Le club a également la réputation d'avoir le meilleur son du monde, diffusé via des speakers Funktion-One [4] mais aussi grâce aux meilleurs DJ (précisions demandées) de la scène techno/electro mondiale qui s'y produisent du vendredi au lundi. « Du dance-floor principal à celui, plus petit mais non moins agité, du Panorama Bar (...) circule une musique d'une intensité stupéfiante et d'une énergie considérable, relatent Les Inrockuptibles. (...) Fort d'une solide escouade de DJ résidents, à la tête desquels Ben Klock et Marcel Dettmann, et de son propre label Ostgut Ton, le Berghain symbolise, en sus d'une conception extensive de la fête, une vision prospective de la musique électronique »[5].

À l'origine, lorsque le club portait encore le nom Ostgut avant d'être contraint de fermer par les autorités (précisions demandées), le public du Berghain était majoritairement homosexuel, mais depuis l'ouverture du nouveau club en décembre 2004, il s'est de plus en plus diversifié, rendant le profil du club très cosmopolite et international.

Le Berghain a très vite atteint une réputation quasi mythique en raison de ses nombreuses particularités qu'il cultive. Il est par exemple formellement interdit de prendre des photos dans le club, ce qui correspond à la philophie du lieu qui consiste à offrir le maximum de liberté pour permettre au spectateur de devenir acteur du moment présent et vivre "l'experience Berghain" dans toutes ses possibilités. Les clients sont d'ailleurs fouillés à l'entrée précisément pour confisquer les appareils.

Le Berghain a aussi mis en place une politique très stricte de sélection à l'entrée. La sélection y est assez imprévisible au premier abord : aucune règle (de dressing-code, de genre, de sexe, d'âge ou de notoriété) ne garantit l'entrée dans le club. La file d’attente peut-être longue à toute heure de la nuit et... du jour, le club ne fermant ses portes que le lundi matin.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il qualifié de « probablement le meilleur night-club du monde » par Philip Sherburne, et classé en tête du Top 100 des clubs par DJ Mag en 2009[6].

En 2009, le magazine Les Inrockuptibles décrit le club en ces termes : « À l'intérieur du Berghain, de très jeunes gens dansent très vite grâce à des substances. Partout on se roule des pelles avec des langues confites à l'alcool. Certains titubent sous les plafonds hauts; il faut éviter les plaques de vomi. [...] Les photos sont interdites, on comprend pourquoi »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://de.wikipedia.org/wiki/Berghain
  2. a et b https://de.wikipedia.org/wiki/Berghain#Veranstaltungsort
  3. https://de.wikipedia.org/wiki/Electro_(Musikstil)
  4. Web Archive of 10 May 2014, the intercalated Website: Mondo Magazine July / August 2007 on the music and lighting system at Berghain. http://www.funktion-one.com/images/Berghain/
  5. a et b Pierre Siankowski, « Tous à Berlin ! », Les Inrockuptibles, no 727,‎ 4 novembre 2009, p. 40 (ISSN 0298-3788, lire en ligne)
  6. (en) « Top 100 Clubs 2009 », sur DJ Mag

Lien externe[modifier | modifier le code]

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