Radiogoniométrie

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Radiophare de repérage d'urgence.

La radiogoniométrie est la détermination de la direction d'arrivée d'une onde électromagnétique.

La radiogoniométrie a deux applications principales :

  • en navigation : la radiogoniométrie d'un émetteur fixe et connu (un radiophare ou une radiobalise) permet de déterminer un lieu de position pour le récepteur et par conséquent une position en relevant au moins deux émetteurs.
  • en guerre électronique : la radiogoniométrie d'une émission hostile (radar, radio, autodirecteur de missile) permet de localiser cet émetteur soit en employant plusieurs récepteurs en des positions différentes, soit par calcul en fonction de la cinématique propre du récepteur.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Radiogoniométrie 121,500 MHz

Historiquement les goniomètres ont beaucoup été utilisés comme un équipement d'aide à la navigation, tant pour les avions que pour les navires. Donc la fréquence normale de radiogoniométrie 410 kHz [1] en radiotélégraphie morse, positions des navires et des aéronefs sur leurs demandes à plusieurs opérateurs de radio-goniométrie au sol. L'avènement du GPS semble faire disparaître cette utilisation.

Par exemple :

  • Dans le domaine de la VHF et de l'aéronautique, le goniomètre est aussi appelé VDF (VHF Direction Finder)
  • Installé à bord d'un aéronef, lorsqu'il est utilisé pour déterminer la direction d'émission d'une balise fixe dans la gamme HF (Hautes Fréquences), il est appelé ADF (Automatic Direction Finder)
  • En France, la recherche radiogoniométrique d’aéronef en détresse du plan SATER (Sauvetage Aéro-Terrestre) qui est un plan de secours mis en place au niveau départemental ayant pour objectif la recherche terrestre et la localisation précise d'aéronefs civils ou militaires en détresse et de ses occupants par les services chargés de radiogoniométrie dont l'ADRASEC.

Les radiogoniomètres restent encore principalement utilisés par :

  • les forces armées dans le but, émetteurs adverses afin d’obtenir des renseignements sur leur situation afin de pouvoir évaluer les forces en présence, soit, comme ce fut le cas durant la Seconde guerre mondiale, de localiser grâce à la « chasse goniométrique », en France et en Belgique, les émetteurs clandestins des mouvements de résistance à l'occupation allemande et de leurs réseaux de renseignement par émissions en langage morse vers l'Angleterre ;
  • des agences gouvernementales de contrôle du spectre, agences chargées de contrôler que les utilisateurs de fréquences radio sont bien détenteurs d’une licence (comme les fameuses licences UMTS qui ont tant fait parler d’elles) ;
  • certains radioamateurs.
  • la radiogoniométrie écologique destinée à la protection des espèces animales en les équipant d'émetteurs miniaturisés qui permettent de les suivre dans leurs déplacements par radio-localisation afin de mieux connaître leur vie dans le but de les protéger (entre autres contre le braconnage ou pour apprendre le parcours des pigeons voyageurs),
  • la radiogoniométrie sportive également appelée « chasse au renard » est une course d'orientation chronométrée qui combine à la fois les techniques de la radio-localisation, l'utilisation de cartes topographiques et l'usage d'une boussole. Il s'agit de trouver des balises radioélectriques à l'aide d'un équipement de radiogoniométrie composé essentiellement d'un récepteur radio, d'atténuateurs et d'une antenne directive. En radiogoniométrie sportive on utilise des fréquences radios dans les bandes des 80 mètres et 2 mètres, ceci parce que ces bandes radioamateurs sont disponibles pour tous les radioécouteurs, quel que soit leur pays.

Les radiogoniomètres utilisent différents principes physiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR468/S5.76

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Augeard, Melpomène se parfume à l'héliotrope, JC Lattès,‎ 2012, 422 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]