Postulats de Koch

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Les postulats de Koch (ou postulats de Henle-Koch[1],[2]) sont originellement des critères destinés à établir la relation de cause à effet liant un microbe et une maladie. Ces postulats ont été formulés d'abord par Robert Koch et Friedrich Loeffler en 1884 puis redéfinis et publiés par Koch en 1890. Koch a utilisé ses postulats pour établir l'étiologie de la tuberculose et de la maladie du charbon, mais ils sont aussi utilisés pour confirmer le rôle étiologique d'un micro-organisme dans d'autres maladies. Depuis les années 1980, les postulats possèdent une adaptation fondée sur les techniques moléculaires.

Postulats originaux[modifier | modifier le code]

  1. Le micro-organisme doit être présent en abondance dans tous les organismes souffrant de la maladie, mais absent des organismes sains[1].
  2. Le micro-organisme doit pouvoir être isolé de l'organisme malade et cultivé in vitro[1].
  3. Le micro-organisme cultivé doit entraîner l'apparition de la maladie lorsque introduit dans un organisme sain[1].
  4. Le micro-organisme doit être à nouveau isolé du nouvel organisme hôte rendu malade puis identifié comme étant identique à l'agent infectieux original[1].

La seconde partie du premier postulat a finalement été rejetée par Koch suite à la découverte de porteurs du choléra ne manifestant pas de symptômes.

Le troisième postulat, quant à lui, doit être nuancé suite à la découverte, notamment par Koch lui-même, dans les cas de la tuberculose et du choléra, d'organismes exposés à l'infection mais ne développant pas la maladie.

Postulats basés sur les techniques moléculaires[modifier | modifier le code]

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  1. La séquence nucléique du micro-organisme doit être retrouvée dans la plupart des cas de la maladie.
  2. La séquence nucléique du micro-organisme ne doit pas être retrouvée (ou rarement) chez des individus indemnes.
  3. La séquence nucléique doit être détectée par hybrida­tion dans les zones pathologiques d'un tissu ou d'un organe et ne pas être détectée dans les zones saines du même tissu ou organe.
  4. Le nombre de copies de la séquence nucléique du pathogène doit varier parallèlement aux évolutions cli­niques, y compris sous traitement.
  5. L'identification du micro-organisme déduite de la séquence nucléique doit être compatible avec les propriétés biologiques connues pour le phylum auquel il appartient.
  6. Ces résultats moléculaires doivent être reproductibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Article « Koch's postulates (Robert Koch) » sur le site anglophone « Who Named It? »
  2. (de) Jacob Henle, Von den Miasmen und Kontagien :und von den miasmatisch-kontagiösen Krankheiten (1840), Leipzig, J. A. Barth (1910), 88 p. (OCLC 4594759, lire en ligne [PDF])

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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