Robert Koch

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Koch.

Robert Koch

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Robert Koch (1843-1910).

Naissance 11 décembre 1843
Clausthal, Allemagne
Décès 27 mai 1910 (à 67 ans)
Baden-Baden, Allemagne
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemagne
Profession Médecin, Bactériologiste
Distinctions membre étranger de la Royal Society, Prix Nobel de médecine et de physiologie
Statue de Robert Koch devant l'Hôpital de la Charité à Berlin (œuvre de Louis Tuaillon).

Robert Koch (11 décembre 1843 à Clausthal, Allemagne - 27 mai 1910 à Baden-Baden, Allemagne) est un médecin allemand connu pour sa découverte de la bactérie responsable de la tuberculose qui porte son nom : « bacille de Koch ». Les travaux qu'il mènera pour la découvrir lui vaudront le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1905[1]. C'est l'un des fondateurs de la bactériologie.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fils d'un ingénieur dans l'industrie minière,Hermann Koch,qui fut directeur d'une mine, et de Mathilde Juliette Henriette Biewend , Robert - baptisé Heinrich Hermann Robert Koch - fut le troisième enfant d'une famille qui en compta treize ( onze décédant encore jeunes ). Avec deux vielles tantes et la domesticité, la maisonnée pourra compter jusqu'à dix-neufs personnes . A l'âge de quatre ans il apprit seul à déchiffrer quelques mots dans les journaux ; à cinq ans il entra à l'école primaire . En 1851,à l'âge de huit ans, il intégra le Gymnasium .

L'oncle maternel ,Eduard Biewend , emmenait le jeune Robert en excursion observer la nature ; il l'initia également à la photographie ( à une époque où chaque photographe devait prépare lui-même ses solutions et ses plaques ). Au Lycée Robert fut un élève studieux, avec des facilités en mathématiques et les sciences naturelles . En 1862, Robert passe son baccalauréat/Abitur .Tandis que son père le verrait bien émigrer aux États-Unis comme ses deux frères ainés, le Jeune Robert ,déjà épris de Emmy Fraats , se rend la même année à Göttingen , dans l'intention ds s'y former rapidement au métier de professeur . Au cours de son second semestre d'étude ,il réoriente sa formation vers celle de médecin .L'université de Göttingen est renommée ; on y trouve d'éminents professeurs . Koch étudie ainsi l' anatomie avec Jacob Henle, défenseur depuis 1840 de la théorie microbienne des maladies contagieuses.Il étudie également la clinique avec Karl Ewald Hasse ,la psychologie avec Rudolph Hermann Lotze ,la physique avec Wilhelm Eduard Weber ,et la chimie avec Friedrich Wöhler . Le physiologiste Georg Meissner l'initie à l'expérimentation animale . Après son diplôme de médecin en janvier 1866, Koch part trois mois à Berlin assister aux conférences de Virchow .Le 12 mars 1866 il obtient sa licence de Médecin (?) à Hanovre .En 1867 , après un poste médecin adjoint de l'hôpital de Hambourg ,il trouve un poste à Langenhagen dans une institution accueillant des enfants retardés mentaux . Dans cette même ville il ouvre également un cabinet de généraliste . Le 16 juillet 1867 il se marrie avec Emmy Adolfine Josephine Fraats , la fille d'un pasteur de l’Église Évangélique de Clausthal . A Langenhagen il commença ses travaux de microscopie et ses études naturalistes ; sa femme, Emmy , l'aidait dans le classement des échantillons prélevés . Deux ans après s'être installé à Langenhagen , suite à une réorganisation administrative de l'institution , Koch doit chercher un nouvel emploi . En juin 1868 il tente d'ouvrir un cabinet à Braetz ; il tente à Niemegk où sa femme et leur toute jeune fille Gertrud (née en 1865)(le rejoignent . Sa situation professionnelle et financière est difficile . Enfin , Koch déménage à Rakwitz dans la province de Posen , où il réussit à se constituer une clientèle fidèle .Quand la guerre de 1870 éclate, Koch ,myope, est dispensé de service actif ; il se porte toutefois volontaire pour le service de santé de l'armée .Il sera affecté à Neufchateau et à Orléans où il aura notamment à traiter de la à fièvre typhoïde et des blessures de guerre.Démobilisé avant la fin de la guerre , il revint à Rakwitz .En janvier 1872 il passe et réussit l'examen de Kreisphysikus - médecin cantonal -. Un poste se libérant à Wollstein, il y emménage en avril 1872 .Il y résidera jusqu'en 1880 à Wollstein où il est responsable de la santé publique au niveau local ; c'est là qu'il fit ses premières découvertes qui le rendirent célèbre .

La lecture du rapport de Coze et Feltz sur le streptocoque incite Robert Koch, médecin cantonal à Wollstein à entreprendre ses recherches bactériologiques concernant les maladies contagieuses.[2]

En 1876,Ferdinand Cohn publie les travaux de Koch ce qui vaut immédiatement à ce dernier une grande renommée .

En 1880, il est prend ses fonctions au laboratoire de bactériologie ( Reichs-Gesundheitsamt ) de Berlin.

Entre 1884 et 1885, il est commissaire de l'office impérial à la Santé.

En 1885, Robert Koch obtient la chaire d’hygiène à l’Université de Berlin .

En 1890 il divorce , à la demande de sa femme .

En 1891,il prend la direction du nouvel Institut des maladies infectieuses.

En 1893 Koch se remaria avec Hedwig Freiberg .

Robert Koch reçoit le Prix Nobel de médecine et de physiologie en 1905 « pour ses investigations et ses découvertes en lien avec la tuberculose[1] ». Il devient membre étranger de la Royal Society le 4 mars 1897.

Il meurt le 27 mai 1910 d'une crise cardiaque.

[modifier] Fondateur de la Bactériologie

Il s'intéressera principalement à la maladie du charbon (mouton), à la peste bovine et équine, aux intoxications par le plomb et aussi au paludisme, à la piroplasmose et à la maladie du sommeil.Il possède une ouverture d'esprit assez importante puisqu'il s'intéresse aussi à l'archéologie, à l'anthropologie et à la parasitologie.

[modifier] Découverte du cycle du bacille du charbon

Il est le premier en 1876 à réussir la culture du bacille du charbon découvert en 1850 par les français Rayer et Davaine. Il développe à cette occasion plusieurs techniques nouvelles de coloration, de mise en culture et d'identification des germes.

[modifier] Découverte de la bactérie responsable de la tuberculose

En 1882, Il isole le bacille de la tuberculose en mettant au point une méthode de culture in vitro et en reproduisant la maladie chez les animaux avec la souche cultivée, prouvant que le germe est bien responsable de la maladie et invalidant la théorie cellulaire de Virchow. Ce germe lui doit son nom, bacille de Koch. Son nom scientifique est Mycobacterium tuberculosis. Cette découverte entraîne l'utilisation des mesures d'hygiène pour lutter contre la transmission de la maladie. Notamment parce que la tuberculose n'est pas immunisante, Koch ne croit pas en la possibilité d'un vaccin ; il cherche donc un traitement qu'il croit trouver dans un produit extrait du bacille qu'il met au point, la tuberculine, ce qu'il annonce en 1890 : c'est un échec. Il persévère, présentant en 1897 une deuxième version de la tuberculine... qui s'avèrera aussi inefficace et dangereuse - voire fatale - que la première[3]. La tuberculine servira toutefois ensuite au diagnostic de la maladie .

[modifier] Identification du bacille du Choléra

En 1883, au cours d'une expédition en Égypte, il isole l'agent microbien du choléra (Vibrio cholerae) avec l'aide de Gaffky et de Bernhard Fischer. En fait, il refaisait une découverte déjà publiée par Filippo Pacini en 1854. Il prouve, peu après, le rôle de l'eau dans la transmission de la maladie, rôle déjà mis en évidence en 1855 par John Snow.

[modifier] Postulats de Koch

Koch a formulé les postulats de Koch (on devrait en fait dire plutôt les postulats de Henle[4]) qui, selon lui, sont nécessaires pour qu'on puisse conclure à un lien de cause à effet entre un microorganisme et une maladie :

  1. Le microorganisme doit être présent dans tous les organismes malades et absent des organismes sains.
  2. Le microorganisme doit être cultivé en culture pure à l'extérieur des organismes malades.
  3. Un organisme sain inoculé avec cette culture pure doit développer la maladie avec tous ses symptômes.
  4. Le microorganisme isolé de cet organisme doit être identique à celui précédemment isolé.

Restrictions aux postulats de Koch :

  1. Plusieurs microorganismes peuvent causer une même maladie.
  2. Certains microorganismes pathogènes ne sont pas cultivables.
  3. Un microorganisme peut causer plusieurs maladies.
  4. Un microorganisme peut se trouver sur un porteur sain.

[modifier] Notes et références

  1. a et b (en) « for his investigations and discoveries in relation to tuberculosis » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1905 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 20 novembre 2010
  2. Henri MONTEIL ,Coze, Feltz et le steptocoque,HISTOIRE DES SCIENCES MÉDICALES - T O M E XXXIV - № 2 - 2000 p.143 http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2000x034x002/HSMx2000x034x002x0141.pdf
  3. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1044696/?page=2
  4. « Jacob Henle. Well-known teacher of Koch and progenitor of his Postulates. » (William C. Campbell, Ph.D., Hall of Sciences (Biol./RISE), Drew University, Madison, NJ 07940, Germ Theory Calendar, en ligne, qui renvoie à Garrison, F. H., History of Medicine, 4e éd., W. B. Saunders Co., Philadelphia, 1929 et à Norman, J. M. (dir), Morton’s Medical Bibliography, 5e éd., Scholar Press, Aldershot, 1991, p. 1243.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Bibliographie

  • (en) Stefan H. E. Kaufmann, « Robert Koch, the Nobel Prize, and the Ongoing Threat of Tuberculosis », The New England Journal of Medicine 353;23, 2005.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

  • (en) Biographie sur le site de la Fondation Nobel (la page propose plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par le lauréat - le Nobel Lecture - qui détaille ses apports)

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues