Robert Koch

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Robert Koch

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Heinrich Hermann Robert Koch

Naissance 11 décembre 1843
Clausthal, Allemagne
Décès 27 mai 1910 (à 66 ans)
Baden-Baden, Allemagne
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Champs Médecin, Bactériologiste
Renommé pour création de la bactériologie médicale, découverte du bacille de la tuberculose en 1882 et du vibrion cholérique en 1884, études de plusieurs maladies infectieuses humaines et animales: peste, paludisme, lèpre, trypanosomiase, fièvre typhoïde.
Distinctions Prix Nobel de physiologie ou médecine, membre étranger de la Royal Society

Signature

Signature de Robert Koch

Heinrich Hermann Robert Koch (11 décembre 1843 à Clausthal, Allemagne - 27 mai 1910 à Baden-Baden, Allemagne) est un médecin allemand connu pour sa découverte de la bactérie responsable de la tuberculose qui porte son nom : « bacille de Koch ». Les travaux qu'il mènera pour la découvrir lui vaudront le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1905[1]. C'est l'un des fondateurs de la bactériologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ingénieur dans l'industrie minière, Hermann Koch, qui fut intendant des mines Claustahl Zellerfeld, et de Mathilde Juliette Henriette Biewend, fille d'un inspecteur des mines de fer, Robert - baptisé Heinrich Hermann Robert Koch - fut le troisième enfant d'une famille qui en compta treize ( onze décédant encore jeunes ). Avec deux vieilles tantes et la domesticité, la maisonnée pourra compter jusqu'à dix-neuf personnes. À l'âge de quatre ans il apprit seul à déchiffrer quelques mots dans les journaux ; à cinq ans il entra à l'école primaire. En 1851, à l'âge de huit ans, il intégra le Gymnasium.

L'oncle maternel, Eduard Biewend, emmenait le jeune Robert en excursion observer la nature ; il l'initia également à la photographie ( à une époque où chaque photographe devait préparer lui-même ses solutions et ses plaques ). Au Lycée Robert fut un élève studieux, avec des facilités en mathématiques et en sciences naturelles. En 1862, Robert passe son Abitur. Tandis que son père le verrait bien émigrer aux États-Unis comme ses deux frères ainés, le jeune Robert, déjà épris d'Emmy Fraatz, se rend la même année à Göttingen, dans l'intention ds s'y former rapidement au métier de professeur. Au cours de son second semestre d'étude, il réoriente sa formation vers celle de médecin. L'université de Göttingen est renommée ; on y trouve d'éminents professeurs. Koch étudie ainsi l'anatomie avec Jacob Henle, défenseur depuis 1840 de la théorie microbienne des maladies contagieuses. Il étudie également la clinique avec Karl Ewald Hasse, la psychologie avec Rudolph Hermann Lotze, la physique avec Wilhelm Eduard Weber et la chimie avec Friedrich Wöhler. Le physiologiste Georg Meissner l'initie à l'expérimentation animale. Après son diplôme de médecin en janvier 1866, Koch part trois mois à Berlin assister aux conférences de Virchow. Le 12 mars 1866 il obtient sa licence de Médecin (?) à Hanovre. En 1867, après un poste de médecin adjoint de l'hôpital de Hambourg, il trouve un poste à Langenhagen dans une institution accueillant des enfants retardés mentaux. Dans cette même ville il ouvre également un cabinet de généraliste. Le 16 juillet 1867 il se marie avec Emmy Adolfine Josephine Fraats, la fille d'un pasteur de l’Église Évangélique de Clausthal. À Langenhagen il commença ses travaux de microscopie et ses études naturalistes ; sa femme, Emmy, l'aidait dans le classement des échantillons prélevés. Deux ans après s'être installé à Langenhagen, suite à une réorganisation administrative de l'institution, Koch doit chercher un nouvel emploi. En juin 1868 il tente d'ouvrir un cabinet à Braetz ; il tente à Niemegk, près de Potsdam, où sa femme et leur toute jeune fille Gertrud (née le 6 septembre 1868 ) le rejoignent. Sa situation professionnelle et financière est difficile.

Statue de Robert Koch devant l'Hôpital de la Charité à Berlin (œuvre de Louis Tuaillon).

Enfin, Koch déménage à Rakwitz dans la province de Posen / Poznan, où il réussit à se constituer une clientèle fidèle. Quand la guerre de 1870 éclate, Koch, myope, est dispensé de service actif ; il se porte toutefois volontaire pour le service de santé de l'armée. Il sera affecté à Neufchateau et à Orléans où il aura notamment à traiter de la fièvre typhoïde et des blessures de guerre. Démobilisé avant la fin de la guerre, il revient à Rakwitz. En janvier 1872 il passe et réussit l'examen de Kreisphysikus - médecin cantonal -. Un poste se libérant à Wollstein, en Silésie, il y emménage en avril 1872. Il résidera jusqu'en 1880 à Wollstein où il est responsable de la santé publique au niveau local ; c'est là qu'il fit ses premières découvertes qui le rendirent célèbre.

La lecture du rapport de Coze et Feltz sur le streptocoque incite Robert Koch, médecin cantonal à Wollstein à entreprendre ses recherches bactériologiques concernant les maladies contagieuses[2].

En 1876,Ferdinand Cohn publie les travaux de Koch ce qui vaut immédiatement à ce dernier une grande renommée.

En 1877 il publie un texte sur la microphotographie.

En 1880, il est nommé professeur au Reichs-Gesundheitsamt de Berlin.

Entre 1884 et 1885, il est commissaire de l'office impérial à la Santé.

En 1885, Robert Koch obtient la chaire d’hygiène à l’Université de Berlin.

En 1890 il divorce.

En 1891 est créé pour lui l'Institut des maladies infectieuses dont il prend la direction.

En septembre 1893 Koch se remarie avec Hedwig Freiberg une étudiante et actrice amateur âgée de 17 ans [3].

Robert Koch reçoit le Prix Nobel de médecine et de physiologie en 1905 « pour ses investigations et ses découvertes en lien avec la tuberculose[1] ». Il devient membre étranger de la Royal Society le 4 mars 1897.

Il meurt le 27 mai 1910 d'une crise cardiaque. Incinéré selon ses volontés, ses cendres sont transportées à Berlin.

Fondateur de la Bactériologie[modifier | modifier le code]

Le bacille du charbon Bacillus anthracis, planche extraite de Die Aetiologie der Milzbrand-Krankheit, begründet auf die Entwicklungsgeschichte des Bacillus Anthracis, 1876.

Il s'intéressera principalement à la maladie du charbon (mouton), à la peste bovine et équine, aux intoxications par le plomb et aussi au paludisme, à la piroplasmose et à la maladie du sommeil. Il possède une ouverture d'esprit assez importante puisqu'il s'intéresse aussi à l'archéologie, à l'anthropologie et à la parasitologie.

Découverte du cycle du bacille du charbon[modifier | modifier le code]

Il commence ses observations microscopiques sur le charbon en 1873, examinant alors le sang de moutons charbonneux. Il y voit les mêmes organismes en forme de bâtonnets que Casimir Davaine avait nommés « bactéridies » en 1863. En 1874 il découvre la phase sporulée de la bactérie [4].

Il est le premier en 1876 à réussir la culture du bacille du charbon découvert en 1850 par les Français Rayer et Davaine. Il développe à cette occasion plusieurs techniques nouvelles de coloration, de mise en culture et d'identification des germes.

En 1876 paraît son article intitulé Die Ätiologie der Milzbrandkrankheit, gegründet auf die Entwicklungsgeschichte des Bacillus anthracis / L'étiologie du charbon, fondée sur le cycle de vie de Bacillus anthracis dans les Beiträge zur Biologie der Pflanzen de Ferdinand Cohn.

Il n'a pas utilisé de colorants pour mettre en évidence ce bacille.

Travaux sur les blessures[modifier | modifier le code]

Il a appliqué dans ce travail les techniques de colorations développées par Carl Weigert. En 1878 il publie un mémoire intitulé Recherche concernant l'étiologie des plaies infectées.

Découverte de la bactérie responsable de la tuberculose[modifier | modifier le code]

Cellules géantes entourées de nombreux bacilles de la tuberculose, planche XXVI, extrait de Die Ätiologie der Tuberkulose, in:Gesammelte Werke von Robert Koch vol. 1, Texte intégral

Koch présenta sa découverte du bacille à l'Institut de Physiologie d'Emil du Bois-Reymond le 24 mars 1882. À l'issue de la présentation, les scientifiques stupéfaits, n'émirent aucune question ; Virchow, connu pour son opposition à la théorie des germes quitta la salle sans mot dire. Le soir même le télégraphe portait la nouvelle dans le monde entier. Cette présentation, qui donna lieu à publication le 10 avril suivant[5], fut suivie de trois articles : "Über die Ätiologie der Tuberkulose" (à l'été 1882, au Congrès de médecine interne de Wiesbaden), "Kritische Besprechung der gegen die Bedeutung der Tuberkelbazillen gerichteten Publikationen" en 1883, et enfin en 1884 le monumental "Die Ätiologie der Tuberkulose" qui offre une présentation détaillée de ses travaux.

Ayant adopté une compréhension de la maladie semblable à celle développée précédemment par Laennec, Bayle, Villemin et Cohnheim, Koch et l'équipe qu'il dirige au Reichsgesundheitsamt arriveront à isoler le bacille en seulement huit mois. Du fait de sa petite taille et de l'inaptitude du bleu de méthylène à le colorer, le Bacille avait jusqu'alors échappé à l'attention des chercheurs (le bacille est observable toutefois à l'état frais ; Ehrlich qui avait déjà observé ces bâtonnets, crut à des cristaux : grâce à la technique de double coloration qu'il met au point, Koch arrive à l'identifier. Procédant comme Albert Neisser l'avait fait dès 1879 pour le bacille de la lèpre, Koch laisse d'abord les lames de frottis 24 heures dans le bleu de méthylène alcalinisé par la potasse puis les traite à la vésuvine : les bacilles sont bleus sur un fond d'éléments cellulaires et de microbes bruns[6].( Au même moment, voire un peu avant, Paul Clemens von Baumgarten est lui aussi arrivé à identifier la bactérie[7] ). En retrouvant le bacille dans des formes cliniques considérées alors comme des entités nosographiques distinctes, Koch contribua à unifier le concept de tuberculose ( Koch n'arriva toutefois pas à prouver la nature tuberculeuse des scrofules ). Alors même qu'il avait signalé, dans des travaux précédents, l'importance de la publication de microphotographies, supposées plus objectives et impartiales que les dessins, Koch ne publia alors pas de photographies du bacille mais simplement des dessins. Dans son article de 1884, Koch mentionne la présence de spores dans les bacilles[8].

Alors qu'en 1882 Koch évitait d'exprimer une opinion trop tranchée quant au poids respectif du bacille et de l'hérédité, en 1884 il se montre plus catégorique, qualifiant l'hérédité comme un facteur marginal.

Koch utilisa la méthode d'inoculation à l'iris de lapin publiée en 1879 par Carl Julius Salomonsen et Cohnheim[9].

En 1882, il isole le bacille de la tuberculose en mettant au point une méthode de culture in vitro et en reproduisant la maladie chez les animaux avec la souche cultivée, prouvant que le germe est bien responsable de la maladie et invalidant la théorie cellulaire de Virchow. Ce germe lui doit son nom, bacille de Koch. Son nom scientifique est Mycobacterium tuberculosis. Cette découverte entraîne l'utilisation des mesures d'hygiène pour lutter contre la transmission de la maladie. Notamment parce que la tuberculose n'est pas immunisante, Koch ne croit pas en la possibilité d'un vaccin ; il cherche donc un traitement qu'il croit trouver dans un produit extrait du bacille qu'il met au point, la tuberculine, ce qu'il annonce en 1890 : c'est un échec. Il persévère, présentant en 1897 une deuxième version de la tuberculine... qui s'avèrera aussi inefficace et dangereuse - voire fatale - que la première[10]. La tuberculine servira toutefois ensuite au diagnostic de la maladie.

Identification du bacille du Choléra[modifier | modifier le code]

En 1883, au cours d'une expédition en Égypte, il isole l'agent microbien du choléra (Vibrio cholerae) avec l'aide de Gaffky et de Bernhard Fischer. En fait, il refaisait une découverte déjà publiée par Filippo Pacini en 1854. Il prouve, peu après, le rôle de l'eau dans la transmission de la maladie, rôle déjà mis en évidence en 1855 par John Snow.

Travaux sur les maladies tropicales[modifier | modifier le code]

Koch se met à étudier les maladies tropicales à partir de 1896, notamment la malaria dont sa forme maligne, la surra ou trypanosomiase, la peste en Inde et en Afrique du Sud . En 1904, il se rend en Afrique de l'Est pour étudier la theilériose bovine, la babesiose, la maladie à tique.

Postulats de Koch[modifier | modifier le code]

Koch a formulé les postulats de Koch (on devrait en fait dire plutôt les postulats de Henle[11]) qui, selon lui, sont nécessaires pour qu'on puisse conclure à un lien de cause à effet entre un microorganisme et une maladie :

  1. Le microorganisme doit être présent dans tous les organismes malades et absent des organismes sains.
  2. Le microorganisme doit être cultivé en culture pure à l'extérieur des organismes malades.
  3. Un organisme sain inoculé avec cette culture pure doit développer la maladie avec tous ses symptômes.
  4. Le microorganisme isolé de cet organisme doit être identique à celui précédemment isolé.

Restrictions aux postulats de Koch :

  1. Plusieurs microorganismes peuvent causer une même maladie.
  2. Certains microorganismes pathogènes ne sont pas cultivables.
  3. Un microorganisme peut causer plusieurs maladies.
  4. Un microorganisme peut se trouver sur un porteur sain.

La tuberculine[modifier | modifier le code]

Robert Koch dans son laboratoire

La découverte du bacille de la tuberculose ne marqua pas la fin des travaux de Koch sur cette maladie, mais plutôt son début : on trouve des traces de travaux de Koch sur cette maladie presque jusqu'à sa mort. La découverte de 1882, qui lui valut une renommée mondiale immédiate, fut suivie de plusieurs échecs. Échec du traitement de la tuberculose par la tuberculine dans les années 1890-91; échec de la nouvelle tuberculine en 1897; et enfin erreur dans le jugement porté par Koch concernant la tuberculose bovine[8].

En août 1890, Koch annonce qu'il a trouvé un traitement contre la tuberculose. La nouvelle fait sensation. Le remède, qui se fit connaître sous l’appellation de "remède de Koch" ou même "Lymphe de Koch" avant de s'appeler tuberculine, est disponible en octobre. L'enthousiasme est de courte durée : les réticences de Koch à transmettre des informations sur la nature exacte de la substance, autant sinon plus que les effets discutés de celle-ci accélèreront cette désillusion. De fait, Robert Koch ne donne des informations que pressé par la nécessité. Son comportement a même pu évoquer chez certain historiens le soupçon de fraude. Sa première publication sur le sujet était obscure, sinon même spécieuse, qui ne disait rien de la nature du remède. Koch ne commença d'abord à apporter quelques rares précisions qu'en octobre, quand la tuberculine fut mise sur le marché[12]. Lorsque commencèrent à se faire jour des questions à propos de l'efficacité du traitement Koch, pressé notamment par les autorités, dut donner plus d'informations à la fin de l'année 1891[13]. Jusqu'alors les médecins n'avaient utilisé la tuberculine que sur la seule foi du savant mondialement réputé qu'était alors Robert Koch. La publication de la nature de la tuberculine, les rumeurs concernant les espoirs financiers placés par Koch dans son développement, les échecs constatés - plusieurs patients décèdent-, et l'incapacité de Koch à montrer les cobayes qu'il aurait guéris par son remède, entraînent un déclin rapide de la popularité de la tuberculine au début de l'année 1891. On apprendra que seules deux personnes, Koch lui-même et sa jeune maîtresse, avaient été soumises à essai avant la commercialisation ; par ailleurs aucun des collaborateurs de Koch à l'Institut d'Hygiène n'avait été associé à ces recherches que Koch n'avait conduites qu'avec l'aide de chercheurs mineurs, Pfuhl son gendre et Libbertz un de ses amis d'enfance. Fin 1891, Paul Baumgartner publie un article dévastateur[14]. La cause du fourvoiement de Koch - pour ne rien dire de sa persévérance dans l'erreur - est à chercher dans les conceptions qu'il avait de la maladie. Koch expliquait l'efficacité supposée de son remède par l'effet de celui-ci non pas sur le bacille lui-même, mais sur les tissus dont ils se nourrirait et que le remède réduirait. La tuberculine agirait ainsi comme une armée en retraite pratiquant la politique de la terre brûlée.

En plus d'une valeur thérapeutique la tuberculine présentait pour Koch une valeur diagnostique, les patients affectés de tuberculose réagissant à l'administration de tuberculine par des symptômes généraux -fièvre, tremblements douleurs des membres - mais aussi locaux. Il est important de saisir que ce "test" était très différent de celui que développera Clemens Von Pirquet à partir de 1907 : ce dernier test fondé sur la compréhension d'une réaction retardée à la tuberculine exigeait de faire la distinction entre l'infection elle-même et la maladie, ce que ne faisait pas Koch pour qui la présence d'un seul germe déclenchait automatiquement la maladie ( Koch n'a jamais cherché à savoir si des personnes saines pouvaient être porteuses du bacille). Les contemporains de Koch se montreront favorables à cet usage diagnostique.

Malgré ce premier échec, Koch proposa une deuxième version de la tuberculine en 1897 qu'il défendit jusqu'en 1901.

La tuberculose bovine[modifier | modifier le code]

En 1898, Theobald Smith identifie M .bovis qu'il distingue de M. tuberculosis.

En 1901 au congrès international de la tuberculose à Londres, Koch soutient que le bacille de la tuberculose bovine est distinct de celui de la tuberculose humaine. Il en déduit que la tuberculose humaine n'est pas naturellement transmissible aux vaches et que les produits laitiers provenant de vaches atteintes de pommelière ne sont pas capables d'infecter l'homme. D'après lui, il n'y avait pas lieu de prendre des mesures prophylactiques contre la tuberculose bovine. Pourtant, les travaux réalisés de 1908 à 1911 par des commissions anglaises, américaines et allemandes, tout autant que les travaux d'Arloing et de Nocard viendront prouver le contraire. Toutefois la question n'est pas totalement réglée dans l'entre-deux guerres. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que le rôle de la tuberculose bovine dans la pandémie tuberculeuse est définitivement établi[15].

On admet aujourd'hui que l'homme est aussi sensible au bacille tuberculeux bovin qu'au bacille humain[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « for his investigations and discoveries in relation to tuberculosis » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1905 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 20 novembre 2010
  2. Henri Monteil :«Coze, Feltz et le streptocoque», in :Histoire des sciences médicales, 34 , № 2 , 2000 p.143-146, Texte intégral .
  3. Robert Koch seinerseits injizierte sich 1890 ein Mittel gegen Tuberkulose, den vermeintlichen Impfstoff Tuberkulin. Auch seine zweite Ehefrau Hedwig Freiberg bezog er in die Experimente ein. Beide erkrankten ernsthaft an den Nebenwirkungen.
  4. Agnes Ullmann: «Pasteur-Koch: distinctive ways of thiking about infectious diseases» in: Microbe, 2, 8, 2007, p.3838-387, Texte intégral
  5. Die Ätiologie der Tuberkulose , Berliner klinische Wochen- schrift, 10. April 1882, Nr. 15 cf http://edoc.rki.de/documents/rk/508-428-445/PDF/428-445.pdf
  6. http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1982x016x002/HSMx1982x016x002x0093.pdf
  7. Tuberkelbakterien, Centralblatt fur die medizinischen Wissenschaften, 1882
  8. a et b http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1044696/pdf/medhist00012-0007.pdf
  9. http://www2.biusante.parisdescartes.fr/livanc/?p=822&cote=90113x1880x02&do=page
  10. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1044696/?page=2
  11. « Jacob Henle. Well-known teacher of Koch and progenitor of his Postulates. » (William C. Campbell, Ph.D., Hall of Sciences (Biol./RISE), Drew University, Madison, NJ 07940, Germ Theory Calendar, en ligne, qui renvoie à Garrison, F. H., History of Medicine, 4e éd., W. B. Saunders Co., Philadelphia, 1929 et à Norman, J. M. (dir), Morton’s Medical Bibliography, 5e éd., Scholar Press, Aldershot, 1991, p. 1243.
  12. Robert Koch, "Weitere Mitteilungen uber ein Heilmittel gegen Tuberkulose",
  13. Robert Koch, "Fortsetzung der Mitteilungen über ein Heilmittel gegen Tuberkulose",
  14. Paul Baumgarten, 'Neuere experimentell-pathologische Arbeiten über Tuberculinwirkung', Berl. klinische Wochenschr., 1891, 1218-19, 1233-4, notamment p. 1208.
  15. Pierre-Olivier Fanica, Le lait la vache et le citadin, éditions Quae, 2008
  16. http://www.oie.int/doc/ged/D7403.PDF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stefan H. E. Kaufmann, « Robert Koch, the Nobel Prize, and the Ongoing Threat of Tuberculosis », The New England Journal of Medicine 353;23, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]