Parti de la Grande Roumanie

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Parti de la Grande Roumanie,
Partidul România Mare
(en roumain)

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo officiel

Présentation
Fondation 1991
Président Corneliu Vadim Tudor


Représentation
Représentation régionale
Orientations
Idéologie National-communisme[réf. souhaitée],
Populisme,
Souverainisme ,
Irrédentisme,
Protectionnisme
Affiliation européenne Identité, tradition, souveraineté(2007)
Couleurs Rouge, Jaune et Bleu
Informations
Siège Bucarest, Roumanie
Site web www.romare.ro
Présidents de groupe
Chambre des députés non représenté
Sénat non représenté
Parlement européen non représenté
Représentation
Députés
0 / 404
Sénateurs
0 / 171
Eurodéputés
0 / 32

Le Parti de la Grande Roumanie (en roumain, Partidul România Mare ou PRM, aussi nommé « Parti populaire de la Grande Roumanie » entre mars et mai 2005) est un parti politique roumain d’extrême droite, fondé en 1991 et dirigé par Corneliu Vadim Tudor, un ancien membre de la nomenklatura du régime Nicolae Ceaușescu, connu pour son « national-communisme ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa devise initiale était : « Nous serons ce que nous étions, et davantage encore » (Vom fi ceeace am fost, şi mai mult decât atât) et c'est effectivement le cas plus de vingt ans après la Libération de 1989 : exceptés Ceauşescu lui-même et son épouse, aucun soutien de la dictature n'a perdu ses avantages, qui, dans la démocratie et l'économie de marché, ont au contraire augmenté.

Dans la presse, on associe souvent Vadim Tudor à l'extrême droite roumaine, à cause de ses postions ultra-nationalistes, xénophobes, homophobes et antisémites passées, mais aussi en raison de sa promotion de l'idée d'une « Grande Roumanie » qui réunirait tous les territoires peuplés par des roumains, dans les pays voisins (Ukraine et Moldavie). Actuellement et officiellement, son parti a abandonné ces positions (reprises à son compte par un autre parti : celui de Noua Dreaptă, la « Nouvelle Droite ») et déclare être de « centre gauche » et « chrétien-démocrate ». Ainsi son programme économique et social est-il de type social-démocrate (économie de marché encadrée par l'État, protection des couches populaires pauvres, défense des intérêts des artisans et petits commerçants) et la doctrine du parti met aussi l'accent sur des valeurs morales traditionnelles (la défense de la patrie, la famille, le respect pour la religion et les croyances populaires). En 2004, Vadim Tudor tente de rejoindre le Parti populaire européen, mais il se heurte à un refus.

Corneliu Vadim Tudor, parfois surnommé le « Le Pen des Carpates », se présente régulièrement aux présidentielles, ce qui lui permet d'étaler toutes ses qualités de tribun. Il est arrivé 2e en 2000 avec 28,34 % au 1er tour et 33,17 % au 2e tour. En 2004, il échoue au 1er tour avec 12,57 % ; il recueillera 5,56 % en 2009. Après être devenue la deuxième formation politique en Roumanie, România Mare déclina progressivement jusqu'à disparaître du parlement en 2008.

Son président Corneliu Vadim Tudor et le sénateur Gheorghe Buzatu (professeur universitaire d'Histoire, protochroniste et accusé par certains de négationnisme) ont reçu en 2004, de la part du président (dont c'était la dernière année de son mandat) de l'actuel Parti social démocrate roumain, l'ancien communiste Ion Iliescu, l'Ordre de l'Étoile roumaine pour leurs mérites culturels. Pour protester contre cet acte, Elie Wiesel retourna à Iliescu cette distinction qu'il avait également reçue.

L'hebdomadaire satirique Caţavencu estime que Vadim Tudor et Buzatu n'ont en fait aucune conviction et font partie du plus grand parti de Roumanie, celui qui recueille 90 % des suffrages : le « Parti opportuniste », mais qu'en revanche, ils font partie de la « minorité de politiciens qui, pour réussir, engraissent le débat politique avec le fumier le plus nauséabond possible »[1].

Depuis, Vadim Tudor semble avoir changé ses convictions en portant les couleurs de la démocratie chrétienne. Par exemple, il a soutenu l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne, ainsi que sa présence dans l'OTAN. En 2003, du fait de nombreuses pressions, Vadim Tudor a nettement changé ses points de vue sur les Juifs, le judaïsme et l'holocauste. Dans une lettre du 1er février 2004, il a renoncé à certaines anciennes déclarations qu'il avait faites, jugées comme antisémites. Ainsi, il a écrit, « je sais que j'avais tort pour avoir nié l'Holocauste en Roumanie, qui s'est produit entre 1941 et 1944 sous le régime d'Antonescu ».

Lors des élections européennes de 2014, le PRM a remporté 2,70% des suffrages exprimés et donc échoué à conserver ses élus, un minimum de 5% étant nécessaires pour cela.

Idéologie et programme politique[modifier | modifier le code]

Voici les revendication de ce parti :

  • la Grande Roumanie regrouperait tous les territoires peuplés par des Roumains ;
  • engagement en faveur des valeurs chrétiennes et de la civilisation européenne ;
  • stopper l’effondrement économique de la Roumanie ;
  • assurer une croissance durable et réelle de l’économie.

Le parti de la Grande Roumanie est un cas à part. Le programme du parti semble être de tendance sociale-démocrate d’un point de vue économique mais met l’accent sur des valeurs morales traditionnelles, et sur le rattachement de tous les territoires peuplés de Roumains à la Roumanie[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. George Bonea, « Cât de normal e Marșul normalității? », Academia Cațavencu, 7 juin 2013.
  2. Observatoire des extrêmes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]