Palais du Parlement (Bucarest)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palais du Peuple.
Palais du Parlement
Palatul Parlamentului
Palatul Parlamentului 1b.jpg
Présentation
Style
Interprétation tardive du néoclassicisme
Architecte
Anca Petrescu
Construction
Hauteur
86 m
Destination initiale
Siège de la Grande Assemblée nationale de Roumanie, de la Présidence, du Conseil des ministres et du Tribunal suprême de la République socialiste de Roumanie
Destination actuelle
Siège de la Chambre des députés et du Sénat de Roumanie
Géographie
Pays
Région
Commune
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de Bucarest
voir sur la carte de Bucarest
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Localisation sur la carte de Roumanie
voir sur la carte de Roumanie
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Le palais du Parlement (en roumain, « Palatul Parlamentului ») situé à Bucarest en Roumanie, abrite la Chambre des députés et le Sénat de Roumanie. Avec sa surface habitable de 350 000 mètres carrés, il est l'un des plus grands bâtiments d'Europe avec le marché aux fleurs d'Aalsmeer (Pays-Bas) et le complexe de bureaux Cœur Défense situé dans le quartier de La Défense (France)[1]. Enfin, il est le plus grand bâtiment en pierre et le second plus grand bâtiment administratif au monde après le Pentagone[2],[3].

D'abord appelé la maison du Peuple (« Casa Poporului »), il est rebaptisé palais du Parlement après la chute de Ceaușescu en 1989 et l'installation de la Chambre des députés en 1994. Les Roumains l'appellent encore souvent par son premier nom.

Description[modifier | modifier le code]

Le palais a une surface au sol de 45 000 m2 et 350 000 m2 habitables. Il mesure 270 sur 240 mètres, pour une hauteur de 86 mètres. Il contient 1 100 pièces réparties sur 12 étages[4]. Quatre niveaux supplémentaires en sous-sol sont actuellement accessibles et utilisés et quatre autres encore plus ou moins achevés.

Construction[modifier | modifier le code]

Sur une colline largement arasée, connue sous le nom de « Dealul Spirii », le palais s'élève à partir de 1984 dans un style néoclassique. Sa construction nécessite un million de mètres cubes de marbre extrait de la région de Rușchița en Transylvanie. Ceaușescu souhaite alors regrouper dans un seul bâtiment, les quatre plus grandes institutions du pays :

  • La Présidence de la République (« Președinția Republicii ») ;
  • La Grande Assemblée nationale (« Marea Adunare Naționalǎ ») ;
  • Le Conseil des ministres (« Consiliul de Miniștri ») ;
  • Le Tribunal suprême (« Tribunalul Suprem »).

Des bâtiments résidentiels situés devant le palais complètent l'ensemble avec pour vocation de loger les fonctionnaires du régime.

Les travaux nécessitent la destruction de 520 hectares de la ville de Bucarest (1/5 de la superficie totale du centre historique de la ville, soit l'équivalent de 3 arrondissements de Paris), avec la démolition ou le déplacement d'une trentaine d'églises et de 7 000 maisons. Celle-ci entraîne l'expulsion et le relogement de 40 000 personnes dans des immeubles parfois insalubres, sans eau, ni gaz, ni électricité, car non terminés.

600 architectes et 20 000 ouvriers travaillent sur le chantier jour et nuit, sous la coordination de l'architecte Anca Petrescu, jeune femme alors âgée de 35 ans. Le projet aura coûté jusqu'à 40 % du PIB du pays annuel pendant sa construction. Des carrières de marbres, et en particulier de rare marbre rose sont épuisées pour sa construction ; des villages roumains entiers sont mis à contribution, par exemple pour le façonnage de cristal ; des monastères sont chargés par exemple du tissage des longs rideaux de soie et de fil d'or.

En 1989, la « Maison du Peuple » n'est pas achevée à la chute de Nicolae Ceaușescu, qui n'aura ainsi pas eu le temps de réaliser son rêve. Elle est gravement pillée pendant la révolution de 1989. Le gouvernement provisoire décide tout de même de finir le projet de Ceaușescu, car il a d'ores et déjà coûté très cher.

Donald Trump a voulu acheter le bâtiment pour en faire le plus grand casino du monde, mais son offre d'achat a été déclinée[5].

Le palais aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le palais du Parlement.

Depuis 1994, le bâtiment abrite la Chambre des députés, rejointe par le Sénat en 2004. Le palais comprend également de nombreuses salles de conférence et des salons utilisés pour des usages très variés.

En 2003-2004, une annexe en verre est construite avec des ascenseurs extérieurs pour faciliter l'accès au musée national d'art contemporain (MNAC), dans l'aile ouest du palais, ainsi qu'au Musée et au Parc du totalitarisme et du réalisme socialiste. Ces deux musées ont ouvert en 2004.

L'immeuble abrite aussi le siège de la Southeast European Cooperative Initiative (SECI), une organisation qui traite de la coopération régionale des gouvernements de l'Europe du Sud-Est contre la criminalité.

Certaines parties du bâtiment (dans l'aile ouest, dans l'aile est, une partie du second étage, le 3e sous-sol et en dessous) ne sont pas encore terminées. Un nouveau parc de stationnement souterrain est en cours de construction à l'intérieur d'un ancien stade, actuellement utilisé comme entrepôt, et qui a été couvert durant la construction du palais. Des tunnels reliant l'avenue du 13 septembre avec les sous-sols du bâtiment sont en cours de percement.

Des visites du palais sont organisées pour le public en différentes langues. La visite dure environ deux heures mais ne concerne que 5 % du bâtiment.

La location de salle, ainsi que les revenus issus des visites, couvrent à peine 40 % des frais d'entretien du bâtiment. En 2011, les revenus issus des visites ont atteint 2 millions d'euros. En comparaison, les revenus issus des visites du château de Bran n'ont rapporté que 1,2 million d'euros[6].

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]