Galandou Diouf

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Galandou Diouf
Fonctions
Parlementaire français
Député 1934-1940
1934 –
Gouvernement Troisième République
Groupe politique GI
Biographie
Date de naissance 14 septembre 1875
Date de décès 6 août 1941
Résidence Sénégal

Galandou Diouf, né le 14 septembre 1875, à Saint-Louis (Sénégal) et mort le 6 août 1941, était un homme politique sénégalais, parlementaire à la Chambre des députés française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1875 à Saint-Louis (Ndar) d'une famille musulmane (d'un père de l'ethnie des sérères et d'une mère Wolof), Galandou Diouf suit une scolarité dans une structure catholique et entreprend une carrière d'enseignant puis d'employé.

En 1909, il est le premier élu africain depuis le début de la colonisation, il représente la commune de Rufisque (Teunggèdj) au Conseil général de Ndar, alors capitale de l'Afrique francophone. Il est élu député du Sénégal en 1934 (fin en 1941). Il est alors soutenu par une coalition comprenant les Mourides, les cultivateurs et les anciens combattants.

Il devient maire de Rufisque en 1919.

Défenseur de l'égalité africaine et opposant à la discrimination, il collabora avec le journal La Démocratie.

Fondateur du journal Le Sénégal et parrain de Blaise Diagne, il fut vite supplanté par celui-ci. Il continua néanmoins à collaborer avec lui et à le soutenir jusqu'en 1928, lorsque Diagne prit cette voie médiane imprévue de la collaboration avec ceux qu'ils combattaient tous : le commerce nantais et bordelais et la bourgeoisie métisse sénégalaise qui tenaient la dragée haute aux Noirs.

À la mort de Blaise Diagne en 1934, Ngalandou Diouf est élu au Palais Bourbon.

En 1940, il ne put voter contre les pleins pouvoirs dévolus au maréchal Pétain. En accord avec le président Lebrun, il était à bord du Massilia, ce bateau qui devait transporter les parlementaires en vue de constituer un gouvernement de résistance à Casablanca. Lorsqu'à Port-Vendres, qui ne devait être qu'une escale, ils furent mis au courant et décidèrent de rester sur le territoire français métropolitain, il leur fut opposé de multiples vicissitudes, souvent aboutissant à la mort, par la police vichyste, désormais alliée à l'occupant allemand. À bord du Massilia se trouvaient des dizaines et des dizaines d'autres parlementaires, dont Georges Mandel, Jean Zay, Pierre Mendès France, etc.

Galandou Diouf décède en 1941 à Cannes.

Hommages[modifier | modifier le code]

Un lycée de Dakar porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mamadou Diallo, Galandou Diouf, homme politique sénégalais (1875-1941), Dakar, Université de Dakar, 1972, 126 p. (Mémoire de Maîtrise)

Archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]