Lébous

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Lébous

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Pêcheurs lébous à Yoff

Populations significatives par région
Sénégal Sénégal 90 000[1]
Population totale 90 000[1]
Autres
Langues

Wolof

Religions

Islam

Ethnies liées

Wolofs, Sereres

Les Lébous constituent une communauté au Sénégal. Traditionnellement pêcheurs mais aussi agriculteurs, ils sont concentrés dans la presqu'île du Cap-Vert (Dakar) qu'ils occupent déjà à l'arrivée des premiers colons dans la région[2]. Ils parlent la langue wolof, qui contrairement à ce qui est admis, n'est pas la langue initiale de ces derniers[3]. La langue wolof était la langue d'origine des lébous. Ils ont été les haut-parleurs d'origine du wolof[4],[5]. Ils sont désormais majoritairement musulmans[6], mais ont conservé des pratiques issues de leur religion traditionnelle[7].

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1988 au Sénégal, les Lébous étaient 56 758, sur une population totale de 6 773 417 habitants, soit 0,8 %[8]. D'après d'autres sources, leur nombre est estimé à 90 000[9].

Ils sont essentiellement présents sur la presqu'île du Cap-Vert, mais de façon générale, on les trouve sur tout le littoral entre la Petite-Côte et la ville de Saint-Louis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout comme leurs cousins Sérères et d'autres, l'histoire ancienne des Lébous a été un sujet de débat depuis plusieurs décennies. Selon le professeur Cheikh Anta Diop et d'autres, ils ont migré de l'Égypte ancienne[10],[11],[12],[13], mais cette théorie a été rejetée par de nombreux historiens, y compris par le professeur Schuh[14]. Cependant, tout comme leurs ancêtres les Sérères, et leurs proches prolongés, les Diolas (selon la légende Sérères et Diolas antique de Diambonge et Againe), ils sont une ancienne ethnie[15],[16],[17].

Dans leur histoire médiévale, ils ont vécu avec les Sérères, Peuls, Toucouleurs, Mandingues et Wolofs au moment de l'Empire du Ghana[18],[19]. Les Lébous sont généralement classés avec les Wolofs à cause de la langue, mais ils sont un groupe différent. La langue Wolof elle-même vient de la langue Lébou. Ils ont été les haut-parleurs d'origine de la langue wolof. Bien que les Wolofs, les Toucouleurs et les Lébous aient une ascendance Sérères, les Wolofs et les Toucouleurs sont plus mitigés que les Lébous[20],[21]. Selon certains, les mot "Wolof" était originellement utilisé pour désigner les habitants de Lof « waa-lof » (Wolof: « le peuple de Lof »). Ce qui explique pourquoi les Wolof constituent une société multi-ethnique parlant la langue du Lébous. Cela explique aussi pourquoi de nombreux Lébous se voient comme Wolof[22],[23].

Traditionnellement, les Lébous sont des pêcheurs. Bien que certains d'entre eux soient des agriculteurs, ils sont plus connus pour leurs activités de pêche que pour l'agriculture. Comme les habitants d'origine du Cap-Vert, ils ont tendance à posséder des terres précieuses à Dakar et sont généralement plus riches que beaucoup de Sénégalais. Lorsque les Portugais commencent à s'établir sur l'île de Gorée en 1444, ils en retirent de force la population Lébou. Pendant des siècles, les Lébous tentent d'obtenir leur indépendance par les Portugais, les Français, et les royaumes Wolof et Sérère qui essaye de les dominer. En 1790, la communauté Lébou obtient son indépendance du Royaume Wolof du Cayor durant le règne du Damel Amary Ngoné Ndella Coumba Fall (le roi du Cayor). Leur indépendance acquise, ils créent une petite république (République lébou) gouvernée par une lignée de religieux musulmans, appelé le Serin Ndakarou. Le premier Serin Ndakarou a été l'Imam Dial Diop (1795 - 1815). Cette république est divisée en plusieurs communautés avec leurs propres assemblées communales, telles que Yoff, Ouakam, Ngor, Hann, Gueule-Tapée, Niaye Thioker, avec un partage des pouvoirs entre le Grand Serigne, chef supérieur de la Communauté (Seriñ Ndakaaru), le Parlement national et les assemblées locales (les peñc). Chaque assemblée communale est dirigée par une lignée de Jaraf. Le Serin Ndakarou est maintenant reconnu par le gouvernement Sénégalais comme le chef des Lébous[24],[25],[26].

En 1859, l'administration française au Sénégal, dirigée par le gouverneur Louis Faidherbe est engagée dans une guerre avec le Royaume Sérère du Sine, sous le règne de Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf (roi du Sine 1853 - 1871). L'administration française veut révoquer tous les traités signés avec les rois Sérères qui l'oblige à payer des taxes à la Couronne. Le Gouverneur Faidherbe veut introduire un nouveau traité abolissant ainsi les taxes, les Français ayant déjà payé pour les rois Sérères. Le roi du Sine Coumba Ndoffène Famak Diouf refuse les nouveaux termes de Faidherbe. Pour exercer son autorité, Faidherbe lancé une guerre contre Royaume du Sine. En cette année, arrivé à Gorée avec 200 tirailleurs et fusiliers, il invite les habitants de Gorée à rejoindre sa guerre. A Rufisque et Dakar, il rassemble la population Lebou dont il dit qu'ils:

« ... étaient français, et que pour cette raison qu'ils avaient à prendre les armes pour se joindre à nous et participer à l'expédition que nous allions faire contre leurs voisins afin d'obtenir réparation pour les torts que ces gens avaient fait pour nous [27]».

À la bataille de Logandème (18 mai 1859), Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak et son armée sont défaits. Sous les ordres du Faidherbe, Fatick est brûlé à la croissance[27],[28].. Pendant la période coloniale, l'administration française accorde l'auto-gouvernance à la communauté lébou, un droit qu'ils conservent à ce jour. Ils ont réussi à obtenir un titre à la terre et beaucoup d'entre eux sont devenus riches lorsque Dakar se développe comme le principal centre administratif. Blaise Diagne, qui avait un père Lébou, courtise les aînés lébous lors de ses campagnes électorales. Blaise Diagne plaide pour l'abolition de la taxe d'entrée et l'indemnisation des communautés lébous dont les terres ont été confisquées pour construire Dakar[25],[29].

C'est Matar Diop dit Eliman, un imam de Dakar du début du XIXe siècle, qui autorisa la création du cimetière de Bel-Air à Dakar en 1820 à la demande des signares de Gorée. C'est encore lui qui permit aux congrégations catholiques de prendre pied à Dakar à la demande de la signare Anna Colas Pépin, nièce de Anne Pépin résidant à Gorée. Les Diop lébous, sont à l'origine une famille Wolof, venus du nord du Cayor, la région du Ndiambour. Ce sont eux qui ont pris le commandement de l'état Lébou au XIXe siècle. Dial Diop était l'un deux. Les Diop étaient issus d'une dynastie noble du Cayor, les Diobène.

Le chef de la communauté léboue de Dakar est le grand serigne : l'actuel est le serigne Bachir Momar Maréme. De plus l'imam ratib de la Grande Mosquée de Dakar est traditionnellement issu de la communauté léboue.

La résistance des Lébous de la presqu'île du Cap-Vert[modifier | modifier le code]

Selon l'Histoire orale, les Lébous seraient venus s'installer, après un long voyage qui les mena de l'Égypte à l'océan Atlantique, dans la région du Cayor. Chaque année, chaque village lébou apportait un tribut de sable fin, de coquillages, de poisson séché et de sel au damel (roi) du Cayor. Lorsque ce fut le tour du village de Bargny, alors dirigé par le diaraf (chef de village) Ballobé Diop (aussi nommé Dial Diop), ce dernier refusa de payer le tribut, rappelant que les Lébous ne reconnaissent aucun roi et que c'est pour cette raison même qu'ils avaient quitté le territoire de leurs ancêtres. Le damel du Cayor, Damel Amary Ngoné Ndella Coumba Fall (appelé plus haut dans cet article Amary Ngoné Ndella Coumba) aurait alors déclaré la guerre au village de Bargny. Dénués d'armée de métier, les anciens du village allèrent consulter le génie Ndogal dans la forêt de Bahadiah. On dit que bien que l'armée de Bargny soit 5 fois inférieure à celle du Cayor, elle remporta la bataille, aidée par des nuages d'abeilles qui s'attaquèrent aux troupes du roi Amary Ngoné Ndella Coumba et laissèrent miraculeusement en vie les habitants de Bargny. Aussitôt après la bataille, Ballobé Diop décida que le territoire des Lébous serait délimité pour toujours des dunes de sable jaune de Diander aux collines jumelles de Ouakam, et de l’île de Ngor aux falaises rouges de Dialaw.

La république Lébou n'existe pas et n’a jamais existé. Une république suppose un pouvoir central et des lois communes, or il n’existe pas de chef supérieur, chaque village étant autonome, avec sa propre administration, aucun ne prévalant sur un autre ; même si l’organisation sociale est à peu près identique partout : diaraf, conseil des notables, des jeunes, conservateur des terres, tous élus démocratiquement mais sans privilèges ni distinctions d’aucune sorte, conseil des anciens auquel on accédait par son âge, sa sagesse et ses connaissances occultes. À la suite de sa victoire sur le Royaume du Cayor, Ballobé Diop aurait déclaré aux autres chefs de village venus le proclamer roi : « Les Lébous n’ont pas besoin d’un damel (roi), mais de solidarité entre eux. Nos terres sont vastes et fertiles, nos forêts sont giboyeuses, la mer est là, toujours généreuse, chaque village se suffit à lui-même. Nous sommes tous parents, en cas de difficulté, aidons-nous les uns les autres. Retournez chez vous, dirigez vos villages dans la concertation, la justice, la paix et que votre autorité ne soit pas lourde. Que le frère cadet suive son frère aîné, que le fils suive son père ».

Langue[modifier | modifier le code]

Article connexe : Wolof (langue).

Les Lébous parlent le wolof. La langue wolof provient des Lébous. En effet, les Wolofs parlent la langue des Lébous[22],[23].

Patronymes[modifier | modifier le code]

Cette population particulière a activement participé au développement de Dakar. On trouve des patronymes de grandes familles léboues parmi les fondateurs de capitale.

Parmi les noms de familles souvent portés par les Lébous, on relève notamment : Ndoye, Mbaye, Diene, Thiaw, Gueye, Ndir, Yade, Bakhoum, Diagne, Samb, Nguirane, Mangane, Thiongane, Thiome, Youm, Seck (originaire de Mbao, un des plus anciens villages de la presqu'île du Cap-Vert, dont le nom vient de Mbao Seck, le premier à s'y installer [30],[31]). Le nom Diagne est d'origine maure, beaucoup de Wolofs et de Lébous portent ce nom à la suite d'une wolofisation ancienne. Thiongane (Peulh). On retrouve aussi le nom Thiome chez des Sérères, une petite partie seulement, mais ils sont tous issus de la même lignée. Seul le nom Ndoye semble véritablement et typiquement lébou. Les noms Diene et Bakhoum sont d'origine sérère. Lébous et Wolofs portent souvent les mêmes noms. C'est ainsi que Gueye, M'Bengue, Gaye et Samb sont aussi bien portés par les Wolofs que les Lébous et que par ailleurs un grand nombre de Lébous portent les noms typiquement wolof, Ndiaye et Diop. Il y a aussi des Lébous qui portent le patronyme de Paye qui semble être une déformation de Faye que l'on retrouve aussi chez les Lébous.

Valeurs, traditions, croyances[modifier | modifier le code]

Article connexe : Saltigué.
Fresque layène dans la rue Seydina Mandione Laye à Yoff

Les traditions restent vives dans la communauté lébous. Conformément à la tradition spirituelle, certaines maladies mentales continuent d'être traitées chez les Lébous par des cérémonies rituelles de guérison, telles que le Ndëp[32]. Dans la religion traditionnelle, les tuur et les rab, sont des principes importants. Ce sont soit les âmes des ancêtres (tuur), soit des forces occultes, propriétaires d'un lieu le plus souvent, mais dont personne ne connait l'histoire (rab). Pour pouvoir habiter un lieu où vit un rab, il fallait des rites et cérémonies religieuses préalables, afin d'établir une harmonie entre la communauté, et toutes ces forces de la création, issues du plan Divin. Pour que cette harmonie cosmique puissent perdurer, divers lieux de cultes étaient préparés à cet effet, appelés Xamb en langue Wolof. Seuls les initiés prêtres et prêtresses avaient accès aux Xamb. Les initiés portent le nom de Saltigué. La cérémonie du Ndëp possède une corporation de prêtresses spécialisées, appelées Ndëpkat. Le nom Tuur est souvent précédé de Mame qui signifie ancêtre. Mame Gana Diop ou Mame N'Diaré, ayant marqué la vie de leur communauté de leur vivants font partie des âmes ancestrales de Yoff, à qui les Yoffois adressent des prières d'hommages. À Rufisque, Tenguedj en Wolof, Mame Couba Lamba est une ancêtre, âme protectrice de ce lieu. Seuls les ancêtres méritants, ayant marqué la vie de la communauté, ou été en adéquation avec les préceptes divins, sont considérés comme tels. Dieu, que les Lebous appellent désormais Yallah, sous l'influence de l'islam, est invoqué quotidiennement en toute situation, surtout avant chaque cérémonie religieuse traditionnelle. Chaque famille a également, selon son patronymes, un animal totem, en vertu du principe d'harmonie entre l'homme et la création Divine. Plus anciennement, les fêtes religieuses agraires étaient l'occasion de compétitions de lutte, auxquelles toute la communauté venait assister. Les cérémonies en hommage aux tuur sont appelées tuuru ; elles donnent lieu à de grandes festivités, sacrifices, prières. Cette religion traditionnelle wolof que les Lébous ont plus ou moins conservée, est un héritage de celle des Sereres.

D'abord de religion traditionnelle, les Lébous se sont convertis à l'islam entre le XVIIe siècle et la fin du XXe siècle. Ils y ont été convertis par les musulmans de la province du Diambour au Cayor, venus s'installer sur la presqu'île, et les commerçants Maures.

Ils adhèrent pour la plupart à la confrérie musulmane soufie layène[33], qui est bien implantée à Yoff – aujourd'hui une commune d'arrondissement de Dakar – et dont le fondateur est Seydina Limamou Laye.

Beaucoup de Lébous de la Petite-Côte, Bargny, Rufisque, appartiennent à la confrérie des tidjanes.

Activités[modifier | modifier le code]

Traditionnellement pêcheurs[34], les Lebous dominent encore l'industrie nationale de la pêche[35]. Toutefois, ayant été les habitants d'origine de la presqu'île du Cap-Vert, ils y possèdent beaucoup de terres[35] et sont nombreux à être devenus propriétaires fonciers[34]. Traditionnellement, ils allaient en mer durant plusieurs semaines, à bord de leurs pirogues appelées gaal en wolof. Certains voient d'ailleurs dans ce mot une origine de Sénégal[36]. Certains Lébous pratiquent aussi l'élevage et l'agriculture.

Personnalités lébous[modifier | modifier le code]

  • Dial Diop, premier Serigne Ndakarou (1790)
  • Elhaji Ibrahima Diop, Grand Serigne de Dakar
  • Blaise Diagne (1872-1934), député du Sénégal, sous-secrétaire d'état français aux colonies
  • Diogal, chanteur et guitariste, né à Ngor, dans la banlieue de Dakar
  • Amadou Assane Ndoye (1890-1974), homme politique, député
  • Moustapha Ndoye, cinéaste
  • Mariama Ndoye, femme de lettres qui a consacré sa thèse à la littérature orale lébou[37]
  • Doudou Ndoye, homme politique
  • Wasis Diop, musicien
  • Djibril Diop Mambéty, cinéaste
  • Mamadou Diop, ancien maire de Dakar
  • El Hadji Médoune GUEYE, (1919-2008) Grand Jaraaf de Ouakam, né en 1919 , fils de Baye Mbaye GUEYE de la lignée des Jaraaf de Ouakam, petit fils du Roi SINE Salmone FAYE de par sa mère (Mama FAYE), comptable de profession, IMAN de la grande Mosquée de Ouakam et Grand Jaraaf de Ouakam de 1987 à 2008
  • Urbain Diagne (1922-2010), ancien maire de Gorée, ancien commandant-adjoint du Prytannée Militaire Charles N'Tchoréré (Saint-Louis du Sénégal)
  • Abdoulaye Makhtar Diop, ancien ministre du Sénégal et actuel Grand Serigne de Dakar depuis le 19 mai 2013
  • Serigne Lamine Diop, ancien ministre du Sénégal
  • Abdoulaye Sadji (par sa mère), écrivain né à Rufisque
  • Maam Adji Fatou Seck, guérisseur professionnel
  • Rama Yade, femme politique française née à Ouakam
  • Thierno Youm, footballeur né à Rufisque
  • Djibril Dione, inspecteur de l'enseignement primaire, ancien député, 1er secrétaire général du festival mondial des arts nègres ouakam
  • Malick Dione, avocat, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du Sénégal ouakam
  • Mamadou Seck: ancien président de l'assemblée nationale et maire de la ville de Mbao
  • Serigne El Hadji Kabir Sarr, (par sa mère) Khalif de feu El Hadji Moustapha Sarr
  • Serigne Mansour Sy(par sa mère Soxna Astou Seck), khalif général des Tidianes
  • Bassirou Ndoye, instructeur à L'EAMAC (École Africaine de la Météorologie et de l'Aviation Civile), expert en Système d'Information et Informatique
  • Malick Fall, nageur international sénégalais de natation 4 fois Champion d'Afrique avec 29 médailles Africains en 8ans
  • Masamba Kocki Diop, Actuel Grand Sérigne de Dakar
  • Bassirou Diagne Maréme Diop, Ancien Grand Seriñ de Dakar
  • Alassane Dialy Ndiaye, ingenieur telecom, Ancien ministre PS et actuel ministre du PDS
  • Ousmane Paye, Ministre de la jeunesse et sports 1993-1998
  • Issa Samb (Joe Ouakam) petit-fils de Momar Gueye Samba, de Alassane Ndir Samba, artiste peintre, personnalité charismatique, leader d'opinion, défenseur infatigable de la cause léboue
  • Mohamed Gorgui Seyni Gueye dit "Sangabi", Khalife de Dieu sur terre, mouvement Naby Allah, mosquée de la Divinité
  • Elhadji Oumar Samb Guèye, jaraaf de Ouakam, ancien footballeur international

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Saglio, Sénégal, Grandvaux, 2005, p. 24
  2. (en) Berg, Elizabeth L; Wan, Ruth. Sénégal. Marshall Cavendish, 2009. ISBN 0-7614-4481-5. p 66
  3. (en) Shoup, John A. Ethnic Groups of Africa and the Middle East: An Encyclopaedia. ABC-CLIO, 2011. ISBN 1-59884-362-1. p 163
  4. (en) Falola, Toyin; Salm, Steven J. Urbanization and African cultures. Carolina Academic Press, 2005. ISBN 0-89089-558-9. p 280
  5. (en) Ngom, Fallou. Wolof. Lincom, 2003. ISBN 3-89586-845-0. p 2
  6. (en) James Stuart Olson, The peoples of Africa: an ethnohistorical dictionary, Greenwood Publishing Group,‎ 1996, 681 p. (ISBN 0313279187, lire en ligne), p. 331
  7. The Cosaan Foundation
  8. Chiffres de la Division de la Statistique de Dakar cités dans Peuples du Sénégal, Éditions Sépia, 1996, p. 182
  9. C. Saglio, Sénégal, op. cit., p. 24
  10. Cheikh Anta Diop. The African origin of civilization: myth or reality. L. Hill, 1974. ISBN 1-55652-072-7, pp 198-9
  11. Cheikh Anta Diop. Nations Nègres et culture: de l'antiquité Nègre Égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique noire d'aujourd'hui. 1954
  12. Cheikh Anta Diop. Parénte génétique de l’égyptien pharaonique et des langage Négro Africaines. Nouvelles Editions Africaines. 1977. Dakar
  13. (fr) Histoire et organisation politique des Lébou dans la presqu’île du Cap-Vert et à Yoff (Dossiers régions côtières et petites îles 7 - Chapitre I, UNESCO)
  14. Russell G. Schuh. "The Use and Misuse of language in the study of African history" 1997
  15. Henry Gravrand, La civilisation Sereer, Pangool, Dakar, Nouvelles Editions Africaines (1990). p 77
  16. Diop, Cheikh Anta. L'Afrique noire pré-coloniale: étude comparée des systèmes politiques et sociaux de l'Europe et de l'Afrique noire, de l'antiquité à la formation des états modernes. Présence africaine, 1960. pp 163-199
  17. Marcel Mahawa Diouf. Lances mâles: Léopold Sédar Senghor et les traditions sérères. Centre d'études linguistiques et historiques par tradition orale, 1996. pp 16-66
  18. Oxford Business Group. The Report: Senegal 2008. Oxford Business Group. ISBN 1-902339-87-8. p 15
  19. Toyin Falola, Steven J. Salm. Urbanization and African cultures. Carolina Academic Press, 2005. ISBN 0-89089-558-9. p 280
  20. Taal, Ebou Momar. Senegambian Ethnic Groups: Common Origins and Cultural Affinities Factors and Forces of National Unity, Peace and Stability. 2010
  21. Foltz, William J. From French West Africa to the Mali Federation, Volume 12 of Yale studies in political science. Yale University Press, 1965. p136
  22. a et b Ngom, Fallou. Wolof. Lincom, 2003. ISBN 3-89586-845-0. p 2
  23. a et b Falola, Toyin; Salm, Steven J. Urbanization and African cultures. Carolina Academic Press, 2005. ISBN 0-89089-558-9. p 280
  24. Berg, Elizabeth L; Wan, Ruth . Senegal. Marshall Cavendish, 2009. ISBN 0-7614-4481-5. p 66
  25. a et b Shoup, John A. Ethnic Groups of Africa and the Middle East: An Encyclopaedia. ABC-CLIO, 2011. ISBN 1-59884-362-1. p 163
  26. Diop, Cheikh Anta. L'Afrique noire pré-coloniale: étude comparée des systèmes politiques et sociaux de l'Europe et de l'Afrique noire, de l'antiquité à la formation des états modernes. Présence africaine, 1960. p56
  27. a et b Klein, Martin A. Islam and Imperialism in Senegal - Sine-Saloum, 1847–1914. Edinburgh University Press (1968). p. 55-59
  28. Diouf, Cheikh, "Fiscalité et Domination Coloniale: l'exemple du Sine: 1859-1940", Université Cheikh Anta Diop de Dakar (2005)
  29. Mamigonian, Beatriz Gallotti ; Racine, Karen. The human tradition in the black Atlantic, 1500-2000. Rowman & Littlefield, 2010. ISBN 0-7425-6730-3. pp 96-97
  30. [http://bca.ucad.sn/jspui/bitstream/01/129/3/Genealogie_tradition_orale_et_reconstruction_historique_l_exemple_du_village_traditionnel_de_Mbao.pdf
  31. L'histoire de MBAO et de son appartenance par les Seckénes extrait du bulletin de l'IFAN CH. Anta Diop T. LU, sér. B, nO 1-2]
  32. András Zempleni, « La dimension thérapeutique du culte des Rab, Ndëp, Tuuru et Samp. Rites de possession chez les Lébous et les Wolofs », dans Psychopathologie Africaine, vol. II, no 3, 1966
  33. Claude Laborde, La Confrérie layenne et les Lébous du Sénégal. Islam et culture traditionnelle en Afrique, CEAN, IEP, Talence, 1995, p. 17 (ISBN 9782908065305)
  34. a et b Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Sénégal, Petit Futé,‎ 2007, 96 p. (ISBN 2746920069, lire en ligne), p. 37
  35. a et b (en) Elizabeth Berg, Senegal, Marshall Cavendish, 128 p. (ISBN 076140872X, lire en ligne), p. 56
  36. Voir l'article Étymologie du nom Sénégal
  37. Introduction à la littérature orale léboue. Analyse ethno-sociologique et expression littéraire, Dakar, université de Dakar, FLSH, 1983, 378 p. (3e cycle de Lettres modernes) « http://tekrur-ucad.refer.sn/IMG/pdf/11KESTELOOTSENEGALVOISIN.pdf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).

Tafsir Niaw faye, un grand dignitaire lébou à Rufisque lek sen

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Armand-Pierre Angrand, Les Lébous de la presqu'île du Cap-vert. Essai sur leur histoire et leurs coutumes, Dakar, Éd. La Maison du livre, 143 p.
  • (fr) Birahim Ba, La société lébu. La formation d’un peuple. La naissance d’un État, Dakar, Université de Dakar, 1972, 206 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Georges Balandier et Pierre Mercier, Particularisme et évolution : les pêcheurs Lébou (Sénégal), IFAN, Saint-Louis du Sénégal, 1952
  • (fr) Adama Baytir Diop, La prise de position de la collectivité lebu en faveur du “oui” lors du référendum de 1958. Essai d’interprétation, Dakar, Université de Dakar, 1985, 51 p. (diplôme d’études approfondies)
  • (fr) Adama Baytir Diop, La communauté lebu face aux développement de la politique coloniale : la question des terrains de Dakar (1887-1958), Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1995, 277 p. (Thèse)
  • (fr) Claude Laborde, La confrérie layenne et les Lébous du Sénégal. Islam et culture traditionnelle en Afrique, Karthala, 1997 (ISBN 2865377121)
  • (fr) Colette Le Cour Grandmaison, Rôles traditionnels féminins et urbanisation. Lébou et wolof de Dakar, Paris, EPHE, 1970, 4+310+23 p. (Thèse de 3e cycle, publiée en 1972 sous le titre Femmes dakaroises : rôles traditionnels féminins et urbanisation, Abidjan, Annales de l’Université d’Abidjan, 249 p.)
  • (fr) M. Mbodji, « Tiané, une jeune fille en quête d'initiation : rêver chez les Wolof-Lébou, ou comment communiquer avec les ancêtres ? », dans Psychopathologie africaine, 1998-1999, vol. 29, no 1, p. 7-21
  • (fr) Abasse Ndione, Ramata, Éd. Gallimard Folio policier, 2000, p. 179-196. (fiction)
  • (fr) Mariama Ndoye Mbengue, Introduction à la littérature orale léboue. Analyse ethno-sociologique et expression littéraire, Dakar, Université de Dakar, 1983, 378 p. (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Médoune Paye, La collectivité lebu de Dakar : organisation, rôle politique dans les élections municipales de 1925 à 1934, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 2001, 118 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Ousmane Silla, Croyances et cultes syncrétiques des Lébous du Sénégal, Paris, EPHE, 1967, 517 p. (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Assane Sylla, Le Peuple Lébou de la presqu'île du Cap-Vert, Dakar, Les Nouvelles Éditions africaines du Sénégal, 1992, 135 p.
  • (fr) Tamsir Sylla, Introduction à un thème négligé : révoltes et résistances en milieu lebou au XIXe siècle. Approche critique des sources, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1990, 36 p. (Mémoire de DEA)
  • (fr) Ibrahima Thiam, Ousmane Diop Coumba Pathé, personnalité politique lebu : 1867-1958, Dakar, Université de Dakar, 1987, 46 p. (Diplôme d’Études Approfondies)
  • (fr) Guy Thilmans, « Étude de quelques crânes lébou (Sénégal) », Bulletin de l'IFAN, 1968, t. 30, série B, 4, p. 1291-1297

Liens externes[modifier | modifier le code]