Natalité en France

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Cet article traite de la natalité en France. En 2014, le taux de fécondité en France est de 2,01 enfants par femme, soit légèrement en dessous du seuil de renouvellement des générations. La France possède le taux de fécondité le plus élevé de l'Union européenne, à égalité avec l'Irlande[1].

L'évolution de la natalité en France au cours du XXe siècle se résume de la manière suivante :

  • Baisse de la proportion des mères ayant eu trois enfants et plus parmi l'ensemble des femmes françaises ;
  • Augmentation de la proportion de femmes ayant enfanté au moins une fois.

Autre paramètre : l'âge moyen de la mère au moment de la première grossesse. Celui-ci est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001[2].

En 2013, 28,2 % des nouveau-nés en métropole ont au moins un parent né à l'étranger, dont 24,7 % un parent né hors de l'Union européenne[3].

Si l'on remonte sur trois générations, près de 40 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 ont au moins un grand-parent immigré dont 11 % au moins un grand-parent immigré originaire de l'Union Européenne et 16 % au moins un grand-parent immigré originaire du Maghreb. La moitié sont nés de couples mixtes[4].

Taux de natalité[modifier | modifier le code]

En 2011, c'est en Île-de-France que le taux de natalité est le plus élevé en France métropolitaine. Celui-ci s'élève à 15,3‰ quand il atteint 12,5‰ en France métropolitaine. Viennent ensuite le Nord-Pas-de-Calais (13,9‰), la Picardie, Rhône-Alpes (13‰), la Haute-Normandie (12,9‰), les Pays de la Loire (12,5‰), Provence-Alpes-Côte d'Azur (12‰), le Centre (11,7‰). Les régions métropolitaines les moins dynamiques sont le Limousin (9,5‰) et la Corse (9,8‰), l'Auvergne (10‰), Poitou-Charentes (10,5‰) et l'Aquitaine (10,5‰).

Natalité au sein des couples français, étrangers et mixtes[modifier | modifier le code]

Dans un article publié fin 2005, la démographe France Prioux donne la répartition des naissances en France entre couples français, étrangers et mixtes[5], ainsi que son évolution entre 1998 et 2004.

Type
de couple
Naissances
en 1998
Naissances
en 2004
Accroissement Idem en %
Deux conjoints français 631 000 628 100 -2 900 -4,6
Deux conjoints étrangers 49 200 55 700 +6 500 +13,2
Couples mixtes 57 900 84 000 +26 100 +45,1
Total France métropolitaine 738 100 767 800 +29 700 +4,0

Comme on le voit, la hausse récente de la natalité en France est due avant tout aux naissances issues de couples de nationalités mixtes. Il y avait ainsi en 2004, 139 700 nouveau-nés dont au moins l'un des parents était étranger, soit 18,2 %, contre seulement 14,5 % en 1998. Rappelons que la mixité réelle est peut-être différente de celle correspondant à ces chiffres. En effet, bien des couples dont les deux conjoints sont Français, résultent d'unions entre une personne française d'origine étrangère, et une autre d'origine française. À l'inverse, bien des mariages mixtes résultent de l'union de deux personnes d'origine étrangère, dont l'une seulement a la nationalité française. Mais il est actuellement difficile de chiffrer ce phénomène, faute d'études[6].

À noter que le nombre d’enfants nés de deux parents français a atteint son maximum en 2000 avec 657 600 naissances[7].

Natalité selon le lieu de naissance des parents[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, 40 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 ont au moins un grand-parent né étranger à l’étranger (dont 11 % au moins un grand-parent né dans l'Union Européenne, 16 % au moins un grand-parent né au Maghreb et le reste au moins un grand-parent né dans une autre région du monde). Parmi eux, 15 % ont quatre grands-parents nés étrangers à l’étranger, 3 % en ont trois, 14 % en ont deux et 8 % ont un seul grand-parent né étranger à l’étranger. Une part importante de ces naissances est donc issue d'unions mixtes. Si l’immigration est de l’Union européenne, pour 75 % des naissances d’un parent immigré ou descendant d’immigré, l’autre parent n’est ni immigré, ni descendant d’immigré ; cette part est de 45 % si elle est d’un pays hors Union européenne[4].

Pour tous les tableaux qui suivent, les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM).

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents depuis 1977[modifier | modifier le code]

Entre 1977 et 2013, 7,8 millions de personnes nées en métropole sur un total de 28,3 millions de naissances (27,6 %), soit les personnes agées de moins de 37 ans au 1er janvier 2014, ont au moins un parent né à l'étranger (21,5 % au moins un parent né hors de l'Europe). En 2013, 28,2 % des enfants nés ont au moins un de leur parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité), contre 24,3 % en 2003. Pour la seule Métropole, cette proportion avait diminué, passant de 31,5 %, son point le plus haut en 1988, à 22,4 % en 2000 ; mais depuis 2001 elle augmente régulièrement[8],[9].

Année Total des naissances Les deux parents
nés en France
% Au moins un parent
né à l'étranger
% Dont % au moins un parent
né hors d'Europe
1977 744'744 542'901 72.9 201'843 27.1 17.1
1978 737'062 532'832 72.3 204'230 27.7 18.4
1979 757'354 545'930 72.1 211'424 27.9 19.0
1980 800'376 574'081 71.7 226'295 28.3 19.6
1981 805'483 571'542 71.0 233'941 29.0 20.6
1982 797'223 559'701 70.2 237'522 29.8 21.6
1983 748'525 519'495 69.4 229'030 30.6 22.6
1984 759'939 525'328 69.1 234'611 30.9 23.1
1985 768'431 530'278 69.0 238'153 31.0 23.3
1986 778'468 536'703 68.9 241'765 31.1 23.4
1987 767'828 531'025 69.2 236'803 30.8 23.1
1988 771'268 528'281 68.5 242'987 31.5 23.6
1989 765'473 525'879 68.7 239'594 31.3 23.6
1990 762'407 522'788 68.6 239'619 31.4 23.8
1991 759'056 522'242 68.8 236'814 31.2 23.8
1992 743'658 510'866 68.7 232'792 31.3 23.9
1993 711'610 510'244 71.7 201'366 28.3 21.8
1994 710'993 515'032 72.4 195'961 27.6 21.2
1995 729'609 541'230 74.2 188'379 25.8 19.7
1996 734'338 548'027 74.6 186'311 25.4 19.5
1997 726'768 539'238 74.2 187'530 25.8 19.8
1998 738'080 566'447 76.7 171'633 23.3 18.5
1999 744'791 576'537 77.4 168'254 22.6 18.0
2000 774'782 601'268 77.6 173'514 22.4 18.1
2001 770'945 595'286 77.2 175'659 22.8 18.6
2002 761'630 580'999 76.3 180'631 23.7 19.7
2003 761'464 575'985 75.7 185'479 24.3 20.2
2004 767'816 574'687 74.8 193'129 25.2 21.2
2005 774'355 575'659 74.4 198'696 25.6 21.6
2006 796'896 590'163 74.0 206'733 26.0 22.0
2007 785'985 579'515 73.7 206'470 26.3 22.3
2008 796'044 585'427 73.5 210'617 26.5 22.5
2009 793'420 578'052 72.8 215'368 27.2 23.0
2010 802'224 583'600 72.7 218'624 27.3 23.1
2011 792'996 580'756 73.2 212'240 26.8 22.6
2012 790'290 575'041 72.8 215'249 27.2 23.0
2013 781'621 560'903 71.8 220'718 28.2 23.8
Total 1977-2013 28'313'952 20'513'968 72.5 7'799'984 27.6 21.5

Nota: le pourcentage des naissances hors d'Europe de 1977 à 2013 est donné par le tableau T38bis (voir notamment plus bas la section "Répartition par région du monde des naissances d'origine étrangère (selon le lieu de naissance de la mère) en France métropolitaine depuis 1977"). La catégorie Europe inclut ici tous les pays du continent européen sauf ceux d'Ex-URSS. Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM).

Lecture: 31,4% des personnes nées en 1990 (donc toutes les personnes qui ont 25 ans en 2015) ont au moins un parent né à l'étranger (dont 23,8% au moins un parent né hors de l'Europe)

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents (Union européenne à 27 ou non) depuis 1998[modifier | modifier le code]

Entre 1998 et 2013, 3,2 millions de personnes nées en métropole sur un total de 12,4 millions de naissances (25,4 %), soit les personnes agées de moins de 16 ans au 1er janvier 2014, ont au moins un parent né à l'étranger (21,7 % au moins un parent né hors de l'Union européenne). En 2013, 28,2 % des nouveau-nés en métropole ont au moins un parent né à l'étranger (22,4 % en 2000), dont 24,7 % un parent né hors de l'Union européenne (18,3 % en 2000) : dont 12 % ont au moins un parent né au Maghreb, 7 % au moins un parent né dans un pays d'Afrique noire, 2 % au moins un parent né en Turquie ou au Moyen-Orient et 2 % au moins un parent né dans un autre pays d'Asie[3]..

Année Total des naissances Deux parents nés
en France
% Au moins un parent
né à l'étranger
% Dont au moins un parent
né hors UE 27
%
1998 738'080 566'447 76.7 171'633 23.3 138'663 18.8
1999 744'791 576'537 77.4 168'254 22.6 136'541 18.3
2000 774'782 601'268 77.6 173'514 22.4 142'229 18.4
2001 770'945 595'286 77.2 175'659 22.8 145'773 18.9
2002 761'630 580'999 76.3 180'631 23.7 152'282 20.0
2003 761'464 575'985 75.6 185'479 24.4 157'527 20.7
2004 767'816 574'687 74.8 193'129 25.2 165'939 21.6
2005 774'355 575'659 74.3 198'696 25.7 171'817 22.2
2006 796'896 590'163 74.1 206'733 25.9 179'689 22.5
2007 785'985 579'515 73.7 206'470 26.3 179'801 22.9
2008 796'044 585'427 73.5 210'617 26.5 183'787 23.1
2009 793'420 578'052 72.9 215'368 27.1 188'798 23.8
2010 802'224 583'600 72.7 218'624 27.3 191'932 23.9
2011 792'996 580'756 73.2 212'240 26.8 184'646 23.3
2012 790'290 575'041 72.8 215'249 27.2 187'688 23.7
2013 781'621 560'903 71.8 220'718 28.2 192'880 24.7
Total 1998-2013 12'433'339 9'280'325 74.6 3'153'014 25.4 2'699'992 21.7

Nota Insee: La décomposition par pays de naissance se réfère aux pays de l'Union européenne à 27 et non à ceux de l'Union européenne au moment de la naissance. Elle ne peut être reconstituée avant 1998. Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM).

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents par région[modifier | modifier le code]

Région Total naissances 2013 Deux parents nés en France % Au moins un parent né à l'étranger %
Île-de-France 180'271 92'950 51.6 87'321 48.4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 60'034 40'100 66.8 19'934 33.2
Corse 2'916 1'948 66.8 968 33.2
Alsace 21'756 14'789 68.0 6'967 32.0
Rhône-Alpes 81'880 57'703 70.5 24'177 29.5
Languedoc-Roussillon 30'521 21'831 71.5 8'690 28.5
France métropolitaine 779'883 560'414 71.9 219'469 28.2
Midi-Pyrénées 31'884 24'140 75.7 7'744 24.3
Centre 29'147 22'402 76.9 6'745 23.1
Franche-Comté 13'592 10'615 78.1 2'977 21.9
Limousin 6'675 5'232 78.4 1'443 21.6
Lorraine 25'484 20'063 78.7 5'421 21.3
Aquitaine 34'245 27'271 79.6 6'974 20.4
Bourgogne 16'913 13'646 80.7 3'267 19.3
Picardie 24'116 19'629 81.4 4'487 18.6
Champagne-Ardenne 15'380 12'591 81.9 2'789 18.1
Haute-Normandie 22'926 18'779 81.9 4'147 18.1
Nord-Pas-de-Calais 55'408 46'606 84.1 8'802 15.9
Auvergne 13'434 11'413 85.0 2'021 15.0
Pays de la Loire 44'303 38'217 86.3 6'086 13.7
Bretagne 35'578 30'983 87.1 4'595 12.9
Poitou-Charentes 17'944 15'634 87.1 2'310 12.9
Basse-Normandie 15'476 13'872 89.6 1'604 10.4

Source : Insee - tableau N8Dbis[10]

En France selon le dépistage de la drépanocytose, le dépistage de la drépanocytose en France métropolitaine n'est pas encore automatique (il l'est en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). Ce dépistage est effectué chez les nouveau-nés dont les deux parents ont des origines dans une région « à risque » pour cette maladie (c'est a dire d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne et du Cap Vert, du Brésil, d’Amérique du nord (les personnes noires), d’Inde, de l’Océan Indien, de Madagascar, de Île Maurice, des Comores, d’Italie (du sud et de Sicile), de Grèce, de Turquie et du Moyen-Orient (Liban, Syrie, Arabie saoudite, Yémen, Oman [11],[12]), lorsqu'un seul des deux parents est « à risque » (si l’origine du second n’est pas connue), lorsqu'il y a des antécédents de la maladie dans la famille, lorsqu'il y a des porteurs sains dans la famille[12]

En 2010, en métropole, 31,5 % des nouveau-nés sont nés de couples « à risque » (253 466 sur un total de 805 958) et ont fait l'objet de dépistages ; ce pourcentage variant selon les régions de 5,5 % en Bretagne à 60 % en Île-de-France. Ce pourcentage est en forte progression (19 % en 2000, 25,6 % en 2005)[11][13],[14].

En 2013, le dépistage de la drépanocytose est ciblé chez les enfants à risque nés en métropole et automatique dans les DROM et à Mayotte. En métropole, 35,70 % des nouveau-nés (279 903 sur un total de 783 964) sont nés de couples « à risque » et ont été ciblés, ce pourcentage variant de 7,33 % en Bretagne à 67,90 % (124 086 sur un total de 182 739) en Ile de France[15],[16]

Dépistage de la drépanocytose en 2013 - Détail par région:

France métropolitaine (dépistage ciblé) % de nouveau-nés testés

par rapport au total des naissances (2013)

Ile-de-France 67,90
PACA + Corse 44,27
dont Corse 38,64
Languedoc-Roussillon 40,04
Rhône-Alpes 38,55
Alsace 34,67
dont Est Mosellan 35,22
Midi-Pyrénées 34,62
Limousin 27,88
Picardie 24,95
Centre 22,14
Franche-Comté 21,50
Lorraine (sauf Est Mosellan) 21,30
Bourgogne 20,24
Nord-Pas de Calais 18,48
Champagne-Ardenne 17,79
Aquitaine 17,20
Auvergne 16,87
Normandie 16,18
Pays de Loire/Angers 13,73
Pays de Loire/Poitou Charentes 13,01
Pays de Loire/Nantes 12,66
Bretagne 7,33
France métropolitaine 35,70
DOM (dépistage automatique) % de nouveau-nés testés

par rapport au total des naissances (2013)

Guadeloupe et Martinique 100,0
Guyane 100,0
Réunion 100,0

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents par département[modifier | modifier le code]

Pourcentage de naissances par département d'au moins un parent né à l'étranger (2013) - France Métropolitaine = 28,2 % - Source : Insee, statistiques de l'état civil 2013 (tableau N8Dbis)
Département Total naissances 2013 Deux parents nés en France % Au moins un parent né à l'étranger %
Seine-Saint-Denis 28'687 9'458 33.0 19'229 67.0
Val-de-Marne 20'748 9'983 48.1 10'765 51.9
Val-d'Oise 19'550 9'708 49.7 9'842 50.3
Paris 28'945 15'245 52.7 13'700 47.3
Essonne 18'510 10'310 55.7 8'200 44.3
Hauts-de-Seine 24'614 13'725 55.8 10'889 44.2
Alpes-Maritimes 12'149 7'256 59.7 4'893 40.3
Yvelines 19'886 12'181 61.3 7'705 38.7
Rhône 25'914 16'316 63.0 9'598 37.0
Seine-et-Marne 19'331 12'340 63.8 6'991 36.2
Vaucluse 7'171 4'634 64.6 2'537 35.4
Haute-Corse 1'599 1'046 65.4 553 34.6
Bouches-du-Rhône 26'762 17'611 65.8 9'151 34.2
Haut-Rhin 8'713 5'892 67.6 2'821 32.4
Bas-Rhin 13'043 8'897 68.2 4'146 31.8
Hérault 12'899 8'817 68.4 4'082 31.6
Corse-du-Sud 1'317 902 68.5 415 31.5
Loiret 8'526 5'895 69.1 2'631 30.9
Haute-Savoie 9'893 6'877 69.5 3'016 30.5
Haute-Garonne 16'290 11'372 69.8 4'918 30.2
Territoire de Belfort 1'675 1'191 71.1 484 28.9
Gard 8'427 6'002 71.2 2'425 28.8
France métropolitaine 779'883 560'414 71.9 219'469 28.2
Lot-et-Garonne 3'361 2'440 72.6 921 27.4
Loire 9'086 6'597 72.6 2'489 27.4
Isère 15'724 11'546 73.4 4'178 26.6
Haute-Vienne 3'723 2'744 73.7 979 26.3
Pyrénées-Orientales 4'914 3'645 74.2 1'269 25.8
Doubs 6'732 5'015 74.5 1'717 25.5
Moselle 11'421 8'511 74.5 2'910 25.5
Oise 10'814 8'093 74.8 2'721 25.2
Var 10'917 8'186 75.0 2'731 25.0
Tarn-et-Garonne 2'827 2'120 75.0 707 25.0
Ain 7'296 5'515 75.6 1'781 24.4
Savoie 4'762 3'601 75.6 1'161 24.4
Alpes-de-Haute-Provence 1'629 1'241 76.2 388 23.8
Drôme 6'026 4'593 76.2 1'433 23.8
Aube 3'436 2'619 76.2 817 23.8
Eure-et-Loir 5'312 4'092 77.0 1'220 23.0
Meurthe-et-Moselle 8'197 6'319 77.1 1'878 22.9
Gironde 17'265 13'331 77.2 3'934 22.8
Aude 3'618 2'808 77.6 810 22.4
Indre-et-Loire 6'594 5'200 78.9 1'394 21.1
Loir-et-Cher 3'581 2'830 79.0 751 21.0
Côte-d'Or 5'769 4'563 79.1 1'206 20.9
Nord 36'354 28'789 79.2 7'565 20.8
Marne 7'000 5'609 80.1 1'391 19.9
Yonne 3'780 3'034 80.3 746 19.7
Seine-Maritime 15'574 12'591 80.8 2'983 19.2
Puy-de-Dôme 6'699 5'446 81.3 1'253 18.7
Saône-et-Loire 5'514 4'483 81.3 1'031 18.7
Tarn 3'829 3'118 81.4 711 18.6
Jura 2'675 2'201 82.3 474 17.7
Pyrénées-Atlantiques 6'269 5'183 82.7 1'086 17.3
Ariège 1'413 1'169 82.7 244 17.3
Corrèze 2'055 1'706 83.0 349 17.0
Loire-Atlantique 16'822 13'978 83.1 2'844 16.9
Hautes-Alpes 1'406 1'172 83.4 234 16.6
Ille-et-Vilaine 12'729 10'611 83.4 2'118 16.6
Hautes-Pyrénées 2'057 1'719 83.6 338 16.4
Ardèche 3'179 2'658 83.6 521 16.4
Vienne 4'708 3'937 83.6 771 16.4
Lot 1'345 1'126 83.7 219 16.3
Sarthe 6'645 5'590 84.1 1'055 15.9
Eure 7'352 6'188 84.2 1'164 15.8
Lozère 663 559 84.3 104 15.7
Aveyron 2'475 2'090 84.4 385 15.6
Dordogne 3'486 2'950 84.6 536 15.4
Nièvre 1'850 1'566 84.6 284 15.4
Charente 3'472 2'950 85.0 522 15.0
Indre 2'006 1'707 85.1 299 14.9
Cher 3'128 2'678 85.6 450 14.4
Allier 3'198 2'745 85.8 453 14.2
Gers 1'648 1'426 86.5 222 13.5
Somme 6'743 5'844 86.7 899 13.3
Aisne 6'559 5'692 86.8 867 13.2
Maine-et-Loire 10'016 8'694 86.8 1'322 13.2
Landes 3'864 3'367 87.1 497 12.9
Creuse 897 782 87.2 115 12.8
Ardennes 3'021 2'638 87.3 383 12.7
Calvados 7'644 6'703 87.7 941 12.3
Haute-Saône 2'510 2'208 88.0 302 12.0
Orne 2'834 2'497 88.1 337 11.9
Vosges 3'796 3'351 88.3 445 11.7
Mayenne 3'656 3'241 88.6 415 11.4
Finistère 9'277 8'249 88.9 1'028 11.1
Morbihan 7'645 6'827 89.3 818 10.7
Côtes-d'Armor 5'927 5'296 89.4 631 10.6
Charente-Maritime 5'778 5'164 89.4 614 10.6
Haute-Loire 2'247 2'014 89.6 233 10.4
Haute-Marne 1'923 1'725 89.7 198 10.3
Deux-Sèvres 3'986 3'583 89.9 403 10.1
Meuse 2'070 1'882 90.9 188 9.1
Manche 4'998 4'672 93.5 326 6.5
Pas-de-Calais 19'054 17'817 93.5 1'237 6.5
Cantal 1'290 1'208 93.6 82 6.4
Vendée 7'164 6'714 93.7 450 6.3

Source : Insee - tableau N8Dbis[10]

Répartition des naissances d'origine étrangère par région du monde et pays (selon le lieu de naissance du père) en France métropolitaine[modifier | modifier le code]

En 2013, 168 197 nouveaux-nés en France métropolitaine sur un total de 781 621 naissances, soit 21,5%, ont un père né à l'étranger (dont 3,4% un père né en Europe et 18,1% un père né hors d'Europe).

Parmi les nouveaux-nés dont le père est né en Europe, 74,2% ont un père né dans l'Union Européenne et 25,8% un père né hors de l'Union Européenne. Parmi ceux dont le père est né hors d'Europe, 51,5% ont un père né en Afrique du Nord, 29,2% un père né en Afrique subsaharienne (ou aux Antilles non françaises), 9% un père né en Turquie ou au Moyen-Orient, 7,5% un père né en Asie et 2,6% un père né en Amérique ou en Océanie.

Les 10 principaux pays d'origine du père sont l'Algérie (30 278 naissances), le Maroc (29 356), la Tunisie (12 404), la Turquie (9 768) , le Congo (6 752 pour le total des deux congos), le Portugal (6 465), le Sénégal (4 966), le Mali (4 504), la Côte d'Ivoire (4 093) et la Roumanie (3 076)[17].

Région du monde Pays de naissance du père Nb de naissances
de père né à l'étranger (2013)
% du total des naissances
de père né à l'étranger
% du total des naissances
en France métropolitaine
Europe Total 26'516 15.76 3.39
Europe Allemagne 1'529 0.91 0.20
Europe Autriche 63 0.04 0.01
Europe Belgique 1'888 1.12 0.24
Europe Bulgarie 449 0.27 0.06
Europe Chypre 11 0.01 0.00
Europe Danemark 42 0.02 0.01
Europe Espagne 1'070 0.64 0.14
Europe Estonie 11 0.01 0.00
Europe Finlande 23 0.01 0.00
Europe Grèce 119 0.07 0.02
Europe Hongrie 98 0.06 0.01
Europe Irlande 107 0.06 0.01
Europe Islande 6 0.00 0.00
Europe Italie 1'521 0.90 0.19
Europe Lettonie 20 0.01 0.00
Europe Lituanie 38 0.02 0.00
Europe Luxembourg 74 0.04 0.01
Europe Malte 7 0.00 0.00
Europe Norvège 33 0.02 0.00
Europe Pays-bas 343 0.20 0.04
Europe Pologne 1'088 0.65 0.14
Europe Portugal 6'465 3.84 0.83
Europe Roumanie 3'076 1.83 0.39
Europe Royaume-Uni 1'359 0.81 0.17
Europe Russie 1'645 0.98 0.21
Europe Serbie 1'908 1.13 0.24
Europe Slovaquie 59 0.04 0.01
Europe Slovénie 13 0.01 0.00
Europe Suède 65 0.04 0.01
Europe Suisse 663 0.39 0.08
Europe Tchecoslovaquie 30 0.02 0.00
Europe Tchéquie 58 0.03 0.01
Europe Autres pays d'Europe 2'635 1.57 0.34
Afrique/Antilles non françaises Total 41'445 24.64 5.30
Afrique Angola 1'063 0.63 0.14
Afrique Bénin 763 0.45 0.10
Afrique Cameroun 2'882 1.71 0.37
Afrique Cap-Vert 956 0.57 0.12
Afrique Centrafrique 646 0.38 0.08
Afrique Comores 2'803 1.67 0.36
Afrique Congo (total des deux congos) 6'752 4.01 0.86
Afrique Côte d'Ivoire 4'093 2.43 0.52
Afrique Gabon 658 0.39 0.08
Afrique Guinée 2'214 1.32 0.28
Afrique Madagascar 1'552 0.92 0.20
Afrique Mali 4'504 2.68 0.58
Afrique Ile Maurice 420 0.25 0.05
Afrique Mauritanie 1'053 0.63 0.13
Afrique Niger 205 0.12 0.03
Afrique Nigéria 683 0.41 0.09
Afrique Sénégal 4'966 2.95 0.64
Afrique Tchad 282 0.17 0.04
Afrique Togo 761 0.45 0.10
Afrique Autres pays d'Afrique 2'494 1.48 0.32
Antilles Haïti 1'695 1.01 0.22
Afrique Du Nord Total 73'032 43.42 9.34
Afrique Du Nord Egypte 994 0.59 0.13
Afrique Du Nord Algérie 30'278 18.00 3.87
Afrique Du Nord Maroc 29'356 17.45 3.76
Afrique Du Nord Tunisie 12'404 7.37 1.59
Moyen-Orient Total 12'775 7.60 1.63
Moyen-Orient Iran 276 0.16 0.04
Moyen-Orient Iraq 208 0.12 0.03
Moyen-Orient Israël 228 0.14 0.03
Moyen-Orient Syrie 499 0.30 0.06
Moyen-Orient Turquie 9'768 5.81 1.25
Moyen-Orient Arménie 824 0.49 0.11
Moyen-Orient Liban 972 0.58 0.12
Asie Total 10'674 6.35 1.37
Asie Bangladesh 380 0.23 0.05
Asie Cambodge 594 0.35 0.08
Asie Chine 1'845 1.10 0.24
Asie Inde 1'162 0.69 0.15
Asie Japon 127 0.08 0.02
Asie Laos 418 0.25 0.05
Asie Pakistan 936 0.56 0.12
Asie Sri-Lanka 1'908 1.13 0.24
Asie Vietnam 1'014 0.60 0.13
Asie Autre asie 2'290 1.36 0.29
Amérique/Océanie Total 3'755 2.23 0.48
Amérique Argentine 237 0.14 0.03
Amérique Brésil 706 0.42 0.09
Amérique Canada 282 0.17 0.04
Amérique Chili 224 0.13 0.03
Amérique Colombie 399 0.24 0.05
Amérique Etats-Unis 577 0.34 0.07
Amérique Mexique 193 0.11 0.02
Amérique Pérou 160 0.10 0.02
Amérique Vénézuela 140 0.08 0.02
Amérique Autres pays d'Amérique 604 0.36 0.08
Océanie Australie 139 0.08 0.02
Océanie Autres pays d'Océanie 94 0.06 0.01
Total 168'197 100.00 21.52

Répartition des naissances d'origine étrangère par région du monde (selon le lieu de naissance de la mère) en France métropolitaine depuis 1977[modifier | modifier le code]

Année Europe Hors Europe dont Maghreb dont Afrique noire dont Turquie dont Asie dont Autres pays
1977 36.7% 63.3% 49.7% 5.9% 3.0% 3.3% 1.3%
1978 33.6% 66.4% 51.4% 6.3% 3.1% 4.0% 1.5%
1979 32.0% 68.0% 51.8% 6.9% 3.2% 4.6% 1.5%
1980 30.6% 69.4% 52.1% 7.4% 3.2% 5.1% 1.6%
1981 29.1% 70.9% 52.5% 8.0% 3.3% 5.3% 1.7%
1982 27.6% 72.4% 52.9% 8.9% 3.2% 5.6% 1.8%
1983 26.0% 74.0% 51.9% 10.4% 3.5% 6.2% 2.0%
1984 25.1% 74.9% 51.2% 11.1% 3.7% 6.8% 2.1%
1985 24.8% 75.2% 49.9% 12.1% 3.7% 7.1% 2.3%
1986 24.9% 75.1% 48.7% 13.0% 3.8% 7.3% 2.4%
1987 25.1% 74.9% 46.8% 13.8% 3.9% 7.8% 2.6%
1988 24.9% 75.1% 45.7% 14.2% 4.2% 8.3% 2.7%
1989 24.6% 75.4% 44.9% 14.9% 4.6% 8.2% 2.9%
1990 24.0% 76.0% 43.7% 15.4% 5.3% 8.4% 3.2%
1991 23.8% 76.2% 42.4% 16.1% 5.5% 8.8% 3.4%
1992 23.6% 76.4% 41.4% 16.4% 5.9% 9.1% 3.6%
1993 23.0% 77.0% 40.8% 17.4% 6.0% 9.3% 3.6%
1994 23.3% 76.7% 39.7% 17.4% 6.2% 9.7% 3.8%
1995 23.6% 76.4% 38.7% 17.6% 6.2% 10.0% 3.9%
1996 23.4% 76.6% 37.5% 17.9% 6.5% 10.5% 4.1%
1997 23.1% 76.9% 36.9% 18.3% 6.9% 10.5% 4.2%
1998 20.8% 79.2% 34.2% 17.2% 6.5% 9.6% 11.6%
1999 20.3% 79.7% 35.0% 18.7% 6.9% 10.6% 8.5%
2000 19.4% 80.6% 35.4% 19.5% 6.8% 11.1% 7.8%
2001 18.3% 81.7% 35.6% 20.3% 6.9% 10.8% 8.1%
2002 17.0% 83.0% 36.7% 20.5% 6.7% 10.9% 8.1%
2003 16.7% 83.3% 36.7% 21.0% 7.0% 10.4% 8.3%
2004 15.9% 84.1% 37.4% 21.3% 7.0% 10.3% 8.2%
2005 15.5% 84.5% 37.8% 21.7% 6.6% 10.0% 8.4%
2006 15.2% 84.8% 38.3% 21.5% 6.5% 9.8% 8.6%
2007 15.1% 84.9% 38.6% 21.2% 6.5% 9.8% 8.8%
2008 15.1% 84.9% 38.8% 21.1% 6.3% 9.7% 9.1%
2009 15.3% 84.7% 38.9% 21.1% 5.9% 9.3% 9.5%
2010 15.3% 84.7% 39.3% 20.7% 5.7% 9.1% 9.8%
2011 15.5% 84.5% 39.4% 22.3% 5.4% 9.4% 8.0%
2012 15.5% 84.5% 39.1% 22.5% 5.3% 9.5% 8.2%
2013 15.7% 84.3% 39.2% 23.0% 4.9% 8.9% 8.3%
Période 1977-2013 22.0% 78.0% 42.6% 16.3% 5.3% 7.5% 5.3%

Source : Tableau T38bis, Insee 2013[18]

Nota : L'Europe comprend ici tous les pays du continent européen sauf ceux de l'ex-URSS.

Lecture : sur 100 nouveau-nés de mère née à l'étranger en 2013, 15,7 % ont une mère née en Europe et 84,3% une mère née hors d'Europe (dont 39,2% une mère née au Maghreb, 23,0% une mère née dans un pays d'Afrique noire, 4,9% une mère née en Turquie, 8,9% une mère née dans un pays d'Asie et 8,3% une mère née dans un autre pays).

Politique de gestion des naissances[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La natalité semble avoir été dans le passé fortement marquée par des facteurs environnementaux (glaciations/épisodes interglaciaires…) puis par les contextes socio-économiques et politiques et surtout par les épisodes de guerre et d'épidémies ou pandémies[19]. Globalement, la population n'a cessé de croître, de la Préhistoire à nos jours, avec un forte accélération démographique dans les derniers siècles (courbe de type exponentielle). La natalité française semble voir eu des relations complexes avec les religions (catholicisme, protestantisme pour l'essentiel), les contextes familiaux, sanitaires, soci-économiques et politiques, variant selon les époques et encore mal comprises.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896 une association familiale (l'Alliance nouvelle contre la dépopulation) est créée, qui deviendra l'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française, par Jacques Bertillon, André Honnorat, Émile Javal et Charles Richet.
En France beaucoup s'inquiétaient du déséquilibre croissant entre une Allemagne féconde et menaçante, dont la population s'accroissait, et une France menacée de dépopulation après un siècle de dénatalité.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 27 juillet 1944, cérémonie de baptême de plusieurs bébés nés à la maternité de la maison maternelle départementale du Calvados, créée en 1927 et installée au château de Bénouville.
Le 27 juillet 1944, cérémonie de baptême de plusieurs bébés nés à la maternité de la maison maternelle départementale du Calvados, créée en 1927 et installée au château de Bénouville.

Tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1913, l'idée prévalait que les enfants ne pouvaient être qu'à charge de leurs parents, même si ceux-ci les avaient mis imprudemment au monde. La misère des petits n'était que le résultat d'une imprudence des parents. En juillet 1913 une loi sur l'assistance aux familles nombreuses nécessiteuses est promulguée, prévoyant le versement d'une allocation à tout chef de famille d'au moins quatre enfants de moins de 13 ans et ne disposant pas de ressources suffisantes. Cette loi rompait avec la logique précédente et inaugure plus d'un siècle de politiques familiales qui évolueront dans le temps et selon les régions (territoires d'Outre-mer y compris)[20].

À la fin de la Première Guerre mondiale, de premières caisses d'allocations familiales furent créées (en avril 1918). La démographie tend à compenser le grand nombre de morts de la guerre et de la pandémie grippale de 1917, avec d'importantes différences géographiques (effet "familles nombreuses" marqué dans certaines régions, dont nord de la France) ou selon les milieux[21].

La Seconde Guerre mondiale est suivie d'une nouvelle politique nataliste ; « au nom d’un idéal de puissance nationale, visait à peser au sein de l’État, les associations familiales se sont assurées une représentation légitime ébauchée par Vichy et consacrée à la Libération par la création de l'Union nationale des associations familiales (UNAF). Il s'ensuit, parallèlement à la reconstruction une forte hausse de la natalité dite « baby-boom », lui-même suivi d'un « après baby-boom » durant environ 25 ans (stabilité du nombre de naissances et de l'indicateur conjoncturel de fécondité »[22] ; Une diminution de la fécondité a été durant cette période enregistrée avant l'âge de 28 ans, compensée par une augmentation de fécondité après 28 ans. Alors que la durée des études scolaires augmente, dans la famille, la première naissance tend à être de plus en plus tardives, de même donc que les naissances suivantes[22]. Pour les femmes nées dans les années 1950, la génération est renouvelée avec 2,1 enfants en moyenne, avec une tendance à la famille à deux enfants, avec un nombre de naissances constant impliquant une hausse de l’ICF, et avec une petite hausse de l'infécondité dans les générations[22].

En 1938, sous l'impulsion du courant nataliste lié surtout à la droite nationaliste, et d'autre part du courant social lié aux principes de justice sociale de la gauche, se mette en place pour la première fois une véritable politique de la famille à objectif principalement « nataliste ». Ceci aboutit l'an suivant (juillet 1939) à la promulgation du Code de la Famille[23] (gouvernement Daladier).

En 1973, la natalité semble diminuer, mais les analyses rétrospectives montreront que cela était en grande partie dû au changement du « calendrier de la fécondité »[24], et en l’occurrence au fait que les femmes font leur premier enfant plus tard[22].

Trois ans plus tard (1976), les démographes observent en France une stabilisation démographique (fin de la parenthèse du baby-boom[25]). Le nombre de naissances est alors presque stable[22],[26]. Alors qu'une crise des retraites est régulièrement évoquée (c'est aussi une des suites du baby-boom), l'objectif d'un taux d'accroissement constant reste celui des gouvernants qui se succèdent, en s'appuyant sur diverses scenarii de projections démographiques prospectives[27].

Au début des années 1990, dans le contexte d'une histoire familiale qui évolue (moindre importance du mariage, divorces plus fréquents, familles recomposées, etc.)[28] en s'inscrivant probablement dans un contexte plus général (européen, mondial) de transition démographique[29] et d'une moindre fécondité (délétion de la spermatogenèse, problèmes de santé reproductive)[30], la natalité diminue légèrement, puis réaugmente à partir de 1995 (bien que le nombre de personnes en âge d'être parents diminue (phénomène correspondant à l'âge de la première génération née du baby-boomers. Ces derniers ont eu en moyenne 2 1 enfants en moyenne par femme).
À la fin des années 1990, la situation nationale reste relativement stable, avec des variations régionales[31],[32].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'effondrement démographique régulièrement prédit ou craint depuis plusieurs siècles[33] par certains n'est pas arrivé. La population française a continué à croître (en partie en raison de l'allongement de la durée de vie, des progrès de la médecine de la reproduction et de la fécondité plus élevée des populations immigrées intégrées dans le pays. Cependant la structure et la nature des relations de couple ont beaucoup évolué (moindre vie en couple notamment[34]), et le pays comme d'autres en Europe doit se préparer à une phase inéluctable de vieillissement de quelques décennies (conséquence du baby-boom)[35],[36]. Il est difficile d'évaluer l'impact de ces circonstances sur la natalité, notamment dans le contexte des crises économiques, sociales et écologiques qui semblent marquer le début de ce siècle

Les débats entamés à la suite des mouvements de libération de la femme, de mai 1968 ou défendant les droits des homosexuels, se poursuivent au XXIe siècle, après avoir, concernant la natalité, mieux formalisés dans les années 1990[37] puis 2000-2010. Ils comprennent des débats récurrents sur la fécondation assistée, l'adoption, la gestation pour autrui, et le mariage homosexuel et sur la possibilité légalement définie d'élever et adopter des enfants pour ces couples[38], autant d'éléments qui pourraient peut-être modestement influer sur la natalité du pays.

Mesures actuelles de soutien aux naissances[modifier | modifier le code]

Notons d'abord que les mesures d'aide à la famille ne font aucune différence entre familles françaises et étrangères résidant en France.

La Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE[39]) a été mise en place en janvier 2004 (gouvernement Jean-Pierre Raffarin) et s'applique aux enfants nés ou adoptés à partir de cette date. Les montants repris ci-après s'entendent à la date du 1er janvier 2007.

Cette prestation comporte :

  • La prime à la naissance, versée en une seule fois, au cours du septième mois de grossesse : montant 855,25 € (à partir de janvier 2007). Pour les enfants adoptés, elle est remplacée par la prime à l'adoption. Celle-ci s'élève à 1 710 49 € à partir du 1er août 2005.
  • L’allocation de base. D’un montant de 171,06 € par mois, elle est versée à partir de la naissance, jusqu’au troisième anniversaire de l'enfant. Tant la prime à la naissance que l'allocation de base sont versées sous conditions de ressources (plafond de 25 430 € pour une famille avec un enfant, 30 516 € pour deux enfants, 36 619 € pour trois enfants et 6 103 € de plus pour chaque enfant supplémentaire). Ce montant ne se cumule pas : il est fixe, quel que soit le nombre d'enfants de moins de 36 mois (par exemple un enfant de six mois et un autre de deux ans ne donnent droit qu'à une seule prime de 171,06 euros par mois).
  • Le complément de libre choix d’activité : est attribué au cas où le parent cesserait partiellement ou totalement son activité professionnelle pour s'occuper de son enfant, sous condition d'avoir exercé cette activité durant un certain temps. Ce complément est attribuable pendant six mois pour le premier enfant, et jusqu'au troisième anniversaire du plus jeune, au cas où il y a plus d'un enfant. Le montant maximal est de 359,67 € à taux plein (cessation totale d'activité). Ces montants sont majorés pour les ménages n'ayant pas droit à l'allocation de base (530,72 € à taux plein).
  • Le complément optionnel de libre choix d'activité (Colca) : Nouveau congé parental d'une durée d'un an maximum attribué pour la naissance ou l'adoption du troisième enfant. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2006. Rémunéré 587,90 € par mois pour les personnes bénéficiant de l'allocation de base de la Paje, et 758,95 € par mois dans le cas contraire. La cessation d'activité doit être totale et s'applique au parent ayant travaillé au moins deux ans.
  • Le complément de libre choix du mode de garde : Il s'applique aux enfants de moins de six ans nés après le 1er janvier 2004. Il est destiné à compenser les frais de garde des enfants, soit à domicile, soit dans une institution.

La Prestation d'accueil du jeune enfant est une mesure typiquement nataliste en ce sens qu'elle vise la naissance et les premières années de l'enfant et que son importance augmente avec le rang de celui-ci (mesure destinée à multiplier les familles nombreuses)[40].

Autres mesures :

Taux de fécondité[modifier | modifier le code]

Le taux de fécondité est le nombre moyen d'enfants mis au monde par l'ensemble des femmes d'une population, calculé d'après les données de natalité. Pour assurer le simple remplacement des générations, un taux de fécondité minimum de 2,07 est nécessaire, dans les conditions de mortalité régnant aujourd'hui en France. C’est-à-dire que chaque femme doit avoir en moyenne 2,07 enfants au cours de sa vie, nombre nécessaire pour qu'en moyenne 100 femmes soient remplacées par 100 filles. Il faut en effet tenir compte du fait qu'il naît approximativement 105 garçons pour 100 filles, et que tous les bébés n'arriveront pas à l'âge de la reproduction, puisqu'il en meurt un certain nombre en cours de route (surtout au cours de la première année. C'est la mortalité infantile, actuellement en 2007 de 4 pour mille environ).

Évolution de la fécondité[modifier | modifier le code]

Les chiffres suivants sont fournis par l'Insee et concernent à la fois la France entière (c'est-à-dire la France y compris les DOM) et la France métropolitaine[43]:

Année France entière France métropolitaine
1994 1,68 1,66
1995 1,73 1,71
1996 1,75 1,73
1997 1,75 1,73
1998 1,78 1,76
1999 1,81 1,79
2000 1,89 1,87
2001 1,90 1,88
2002 1,88 1,86
2003 1,89 1,87
2004 1,92 1,90
2005 1,94 1,92
2006 2,00 1,98
2007 1,98 1,96
2008 2,01 1,99
2009 2,00 1,99
2010 2,03 2,02
2011 2,01 2,00
2012 2,01 1,99
2013 1,99 1,98
2014 2,01 1,98

Le taux de fécondité de 1,98 observé en 2006 en France métropolitaine correpond à un taux net de reproduction de 0,96.

En 1975, le taux de fécondité est passé sous le seuil de remplacement des générations (2,07), puis a continué à décroître jusqu'en 1993-1994 (1,66). Depuis ce minimum, le taux de fécondité a remonté et a atteint depuis 2006 la valeur de 2. Bien que plus élevé que la moyenne européenne, ce niveau n'est pas suffisant pour assurer la reproduction de la population : un taux de fécondité d'au moins 2,07 est nécessaire pour cela.

À noter enfin qu'il est impressionnant de constater en France l'alternance de périodes de haute et de basse fécondité depuis au moins le début du XXe siècle, chacune d'à peu près 30 ans, c’est-à-dire de la durée approximative d'une génération :

  • 1914-1943 : basse fécondité et effondrement du nombre des naissances (aggravé par la perte de nombreux hommes jeunes lors de la Première Guerre mondiale).
  • 1944-1974 : haute fécondité et baby-boom.
  • 1975-2005 (?) : basse fécondité, mais partiellement compensée par la baisse de la mortalité infantile et par l'apport migratoire, avec nette remontée dans les dernières années.

Fécondité des régions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fécondité des régions de France.

Procréation médicalement assistée[modifier | modifier le code]

Voir aussi: procréation médicalement assistée

En France, il y a, en 2009, 119 649 tentatives d'AMP par an[44], dont 54 179 inséminations artificielles et 65 413 cycles de fécondation in vitro (FIV, ICSI et TEC) par an[44]. 3 % de ces fécondations in vitro sont réalisées avec les gamètes d'un donneur[44]. 238 000 embryons sont conçus par an dans le cadre de l'AMP; ils sont par la suite soit implantés, soit congelés, soit détruits. Ils donnent lieu à 7 350 accouchements[44] (soit un peu moins de 1 % des naissances).

Fécondité des femmes immigrées[modifier | modifier le code]

Dans une étude publiée en 2004, et analysant en détail l'impact de l'immigration sur la population de la France métropolitaine, le chercheur démographe français de l'INED, Laurent Toulemon, est parvenu à cerner de près les effets de l'immigration sur la fécondité et la natalité en France dans les années 1990-1998[45].

Il apparait que durant cette période 17,1 % des naissances, soit plus d'un sixième, sont dues à au moins un parent immigré. La moitié d'entre ces naissances étaient issues de deux parents immigrés (8,6 % du total des naissances de France métropolitaine), le reste, soit 8,5 %, étant dû pour moitié à un père immigré et à une mère française (4,2 %) et pour moitié à une mère immigrée et à un père français (4,3 %).

Laurent Toulemon est aussi parvenu à déterminer les taux de fécondité des femmes françaises nées en France, ainsi que de toutes les communautés principales d'immigrantes en France, d'après leur pays d'origine :

Taux de fécondité
en France (1990-98)
Taux de fécondité
du pays d'origine (1990-98)
Ensemble des femmes 1,74
Françaises nées en métropole 1,70
Immigrées 2,16
Françaises nées hors métropole
(DOM-TOM et étranger)
1,86
Pays d'origine
Espagne 1,52 1,23
Italie 1,60 1,24
Portugal 1,96 1,49
Autre pays de l'UE 1,66 1,44
Autre pays d'Europe 1,68 1,41
Algérie 2,57 3,64
Maroc 2,97 3,28
Tunisie 2,90 2,73
Autre pays d'Afrique 2,86 5,89
Turquie 3,21 2,90
Autre pays d'Asie 1,77 2,85
Amérique et Océanie 2,00 2,54

On constate qu'en général les femmes issues des pays à faible fécondité (toute l'Europe, plus la Tunisie et la Turquie) ont plus d'enfants en France que dans leur ancien pays. Et c'est le contraire pour les femmes originaire d'un pays à haute fécondité (essentiellement l'ensemble des pays d'Afrique y compris le Maroc et l'Algérie). L'ensemble des originaires des pays d'Asie (sauf la Turquie), d'Amérique et d'Océanie ont également une fécondité nettement plus faible en France que dans leur pays de naissance.

Augmentation récente de la fécondité (1999-2004)[modifier | modifier le code]

L'augmentation récente de la fécondité en France métropolitaine, observée parmi les femmes françaises, étrangères, naturalisées et immigrées, a fait l'objet d'une intéressante publication de l'INED sous la plume des démographes François Héran et Gilles Pison[46]. Le petit tableau ci-dessous résume la croissance observée entre 1999 et 2004, au sein des divers groupes de femmes, réparties par origine, et résidant en France. Notons qu'en 2004, les étrangères et les immigrées constituaient respectivement 7 % et un peu plus de 10 % de la totalité des femmes en âge de procréer.

Taux de fécondité
en 1999
Taux de fécondité
en 2004
Ensemble des femmes 1,79 1,90
Françaises de naissance 1,7 1,8
Immigrées 2,6
Françaises par acquisition 2,1
Étrangères 2,8 3,3

Ces chiffres sont très significatifs et l'on peut en tirer plusieurs enseignements :

Primo, la fécondité a augmenté pour toutes les femmes, françaises de naissance incluses. Il est vrai que la hausse est particulièrement élevée pour les femmes étrangères, mais ceci est en relation avec la forte augmentation depuis 1999 du nombre de femmes originaires de pays asiatiques et surtout africains, à haute fécondité. En d'autres mots, la composition de la population étrangère a été fortement modifiée, à la suite de la vague d'immigration constatée depuis 1999. Ainsi le nombre de naissances de mère originaire d'Afrique noire est passé de 14 861 en 1999 à 21 452 en 2004, soit une augmentation de plus de 44 % en 5 ans.

Ensuite la fécondité des femmes immigrées, naturalisées et étrangères incluses, est déjà nettement moindre avec 2,6 enfants par femme. Ceci est dû au fait que les femmes ayant acquis la nationalité française, ont un taux de fécondité à peine supérieur à celui des femmes nées françaises (2,1 contre 1,8).

Enfin, il est remarquable, dans le contexte européen actuel, de constater que la fécondité des femmes françaises de naissance qui constituent 90 % des femmes en âge de procréer, ait atteint le niveau de 1,8 enfants par femme, ceci en franche opposition avec tous les pays voisins. On a calculé qu'en Suisse la fécondité des Suissesses de naissance n'est que de 1,2 par exemple. Pour l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, le taux de fécondité est à peu près aussi bas, voire plus bas (Italie).

François Héran et Gilles Pison estiment que c'est avant tout la fécondité des Françaises qu'il faut expliquer, et non pas celle des étrangères, et qu'il est impossible de le faire sans souligner la politique de soutien à la famille et à l'enfance pratiquée continuellement en France depuis la deuxième guerre mondiale et qui bénéficie d'un large consensus dans le pays.

Il paraît donc vraisemblable que la hausse de la fécondité, plus importante encore, constatée en 2005 et surtout en 2006, soit en relation avec les nouvelles dispositions de la PAJE ou Prestations d'accueil du jeune enfant, mise en œuvre en 2004 et constituant un soutien toujours plus important à l'accroissement du nombre des naissances (voir plus haut le paragraphe intitulé "Mesures actuelles de soutien aux naissances").

Nombre d'enfants par famille[modifier | modifier le code]

Note : notions de ménages et de familles
Ménage : C'est l'ensemble des occupants d'un même logement, quels que soient les liens qui les unissent. Il peut n'y avoir aucun lien de parenté entre eux. Un ménage peut se réduire à une seule personne.
Famille : C'est un ensemble d'au moins deux personnes du même ménage, constitué
- soit d'un couple marié ou non, et, éventuellement de ses enfants célibataires sans enfant
- soit d'un parent avec ses enfants (famille monoparentale).
Un ménage peut comporter plusieurs familles, comme ce fut et c'est encore souvent le cas chez certains agriculteurs.
Les membres d'un ménage n'appartenant pas à une famille sont appelés "personnes isolées" ou "isolés" tout simplement.

Pourcentage des familles en 1999, en Aquitaine, suivant le nombre d'enfants de moins de 25 ans vivant sous leur toit :

Nombre d'enfants Familles immigrées
en France
Toutes les familles
en France
Pas d'enfants 38,7 46,5
Un enfant 21,0 22,5
Deux enfants 20,4 20,2
Trois enfants 11,3 7,9
Quatre enfants et plus 8,6 2,9
Total 100,0 100,0

Source : Insee[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Eurostat - Total fertility rate
  2. (fr) Le nombre de cancers du sein est en diminution en France depuis 2005, Le Monde le 19.02.08
  3. a et b Insee, « Tableau T37quater - Nés vivants selon le pays de naissance des parents (Union européenne à 27 ou non) », sur Insee.fr,‎ 2014 (consulté le 6 septembre 2014).
  4. a et b Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants, Pascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau, Insee 2011
  5. INED - L'évolution démographique récente en France par France Prioux (novembre 2005) [PDF]
  6. La démographe Michèle Tribalat s'y essaie cependant dans son livre Les Yeux grands fermés paru 2010.
  7. Insee - Enfants nés vivants par nationalité des parents et qualité juridique
  8. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2013 - Tableau T37ter, Ined, 2013
  9. La fécondité des immigrées, Ined, Populations et sociétes, Numéro 400 Avril 2004
  10. a et b Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2013 - Tableau TN8Dbis, Ined, 2013
  11. a et b « Le dépistage néonatal de la drépanocytose en France »
  12. a et b « Drépanocytose: une discrimination négative à la française »
  13. « Neonatal screening for sickle cell disease in France »
  14. « Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE), Bilan d’activité 2010 »
  15. « Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE), Bilan d’activité 2013 »
  16. « Drépanocytose sur le site de l'AFPDHE »
  17. Statistiques d'état civil sur les naissances en 2013, Tableau T61bis
  18. Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2013 - Tableau T38bis, Ined, 2013
  19. Y Renouard, Conséquences et intérêt démographiques de la Peste noire de 1348 Population� (French Edition), 1948 - JSTOR
  20. Paul-André Rosental (2010), Politique familiale et natalité en France: un siècle de mutations d'une question sociétale ; Santé, Société et Solidarité, Dossier Politiques familiales et fécondité, vol. 9 no 2, p. 17-25
  21. Daguet F., 2000, « L'évolution de la fécondité des générations nées de 1917 à 1949 : analyse par rang de naissance et niveau de diplôme », Population, 55 (6), p. 1021-1034.
  22. a, b, c, d et e L Toulemon (Institut national d'études démographiques), M Mazuy, Les naissances sont retardées mais la fécondité est stable ; Revue « Population  », 2001
  23. Vie publique - La politique de la famille
  24. Lévy M. L., 1990, « Le calendrier de la fécondité », Population et sociétés, no 249, 4 p.
  25. Daguet F., 1996, « La parenthèse du baby-boom », Insee Première, no 479, 4 p.
  26. Desplanques G., 1985, Fécondité générale. Résultats de l'enquête Famille, Coll. Archives et documents, no 143, Paris, Insee, 248 p.
  27. Leridon H., 1983, « Un taux d'accroissement constant comme objectif démographique et méthode de projection », Population, 38 (2), p. 343-360.
  28. Mazuy M., Toulemon L., 2001, Étude de l'histoire familiale. Premiers résultats de l'enquête en ménages, Ined, Coll. Dossiers et recherches de l'Ined, no 93, 86 p.
  29. Ryder N., 1964, « The Process of Demographic Translation », Demography, no 1, p. 74-82
  30. Toulemon L., 1995, « Très peu de couples restent volontairement sans enfant », Population, 50 (4-5), p. 1079-1110.
  31. Cassan F., Héran F., Toulemon L. (2000), « Étude de l'histoire familiale. L'édition 1999 de l'enquête Famille », Courrier des statistiques, no 93, p. 25-37
  32. Doisneau L. (2001), « Bilan démographique 2000 : une année de naissances et de mariages », Insee Première, no 757, 4 p.
  33. JG Mérigot, « Le problème des naissances en France »  ; Défense nationale, 1975
  34. F. Prioux L'évolution démographique récente en France: les adultes vivent moins souvent en couple ; Population, 2011 ; cairn.info
  35. Dinh QC (1994), La population de la France à l'horizon 2050 ; Économie et statistique, no 274, p. 7-32
  36. Évolution démographique en France et en Europe: Vers un accroissement inéluctable de la population âgée ; Personnes âgées et réanimation, 2012 - Springer
  37. R Sander Halvorsen, A Prieur (1996), « Le droit à l'indifférence: le mariage homosexuel » Actes de la recherche en sciences sociales
  38. D Borrillo, E Fassin, M Iacub (2001), Au-delà du PaCS: L'expertise familiale à l'épreuve de l'homosexualité ; Revue Le Banquet
  39. Site de la CFDT - Prestation d'accueil du jeune enfant
  40. INED - Flux et reflux du natalisme par Michel Louis Lévy (Population et Sociétés n° 251) [PDF]
  41. Le complément familial - Site Vie-publique
  42. Vie-publique - Allocation forfaitaire pour familles nombreuses
  43. Insee - Fécondité totale, fécondité selon le groupe d'âges de la mère et âge moyen des mères à l'accouchement
  44. a, b, c et d Les chiffres clés, encadré complémentaire de Embryons congelés : le choix délicat des parents, Le Figaro, 12 mai 2009, p.  12.
  45. INED - Population et Société - La fécondité des immigrées, nouvelles données, nouvelle approche (avril 2004) [PDF]
  46. INED
  47. Insee Aquitaine - Le dossier - Les populations immigrées en Aquitaine (avril 2004) [PDF]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) L Toulemon (Institut national d'études démographiques), M Mazuy, Les naissances sont retardées mais la fécondité est stable ; Population, 2001 (résumé avec cairn.info)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]