Natalité en France

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Cet article traite de la natalité en France. En 2014, le taux de fécondité en France est de 2,01 enfants par femme, soit légèrement en dessous du seuil de renouvellement des générations. La France possède le taux de fécondité le plus élevé de l'Union européenne, à égalité avec l'Irlande[1].

L'évolution de la natalité en France au cours du XXe siècle se résume de la manière suivante :

  • Baisse de la proportion des mères ayant eu trois enfants et plus parmi l'ensemble des femmes françaises ;
  • Augmentation de la proportion de femmes ayant enfanté au moins une fois.

Autre paramètre : l'âge moyen de la mère au moment de la première grossesse. Celui-ci est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001[2].

En 2013, 28,2 % des nouveau-nés en métropole ont au moins un parent né à l'étranger, dont 24,7 % un parent né hors de l'Union européenne[3].

Si l'on remonte sur trois générations, près de 40 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 ont au moins un grand-parent immigré dont 27% au moins un grand-parent immigré né hors de l'Union européenne (16 % au moins un grand-parent immigré originaire du Maghreb). La moitié sont nés de couples mixtes[4].

Taux de natalité[modifier | modifier le code]

En 2011, c'est en Île-de-France que le taux de natalité est le plus élevé en France métropolitaine. Celui-ci s'élève à 15,3‰ quand il atteint 12,5‰ en France métropolitaine. Viennent ensuite le Nord-Pas-de-Calais (13,9‰), la Picardie, Rhône-Alpes (13‰), la Haute-Normandie (12,9‰), les Pays de la Loire (12,5‰), Provence-Alpes-Côte d'Azur (12‰), le Centre (11,7‰). Les régions métropolitaines les moins dynamiques sont le Limousin (9,5‰) et la Corse (9,8‰), l'Auvergne (10‰), Poitou-Charentes (10,5‰) et l'Aquitaine (10,5‰).

Natalité au sein des couples français, étrangers et mixtes[modifier | modifier le code]

Dans un article publié fin 2005, la démographe France Prioux donne la répartition des naissances en France entre couples français, étrangers et mixtes[5], ainsi que son évolution entre 1998 et 2004.

Type
de couple
Naissances
en 1998
Naissances
en 2004
Accroissement Idem en %
Deux conjoints français 631 000 628 100 -2 900 -4,6
Deux conjoints étrangers 49 200 55 700 +6 500 +13,2
Couples mixtes 57 900 84 000 +26 100 +45,1
Total France métropolitaine 738 100 767 800 +29 700 +4,0

Comme on le voit, la hausse récente de la natalité en France est due avant tout aux naissances issues de couples de nationalités mixtes. Il y avait ainsi en 2004, 139 700 nouveau-nés dont au moins l'un des parents était étranger, soit 18,2 %, contre seulement 14,5 % en 1998. Rappelons que la mixité réelle est peut-être différente de celle correspondant à ces chiffres. En effet, bien des couples dont les deux conjoints sont Français, résultent d'unions entre une personne française d'origine étrangère, et une autre d'origine française. À l'inverse, bien des mariages mixtes résultent de l'union de deux personnes d'origine étrangère, dont l'une seulement a la nationalité française. Mais il est actuellement difficile de chiffrer ce phénomène, faute d'études[6].

À noter que le nombre d’enfants nés de deux parents français a atteint son maximum en 2000 avec 657 600 naissances[7].

Natalité selon le lieu de naissance des parents[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, 40 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 ont au moins un grand-parent né étranger à l’étranger (dont 11 % au moins un grand-parent né dans l'Union Européenne, 16 % au moins un grand-parent né au Maghreb et le reste au moins un grand-parent né dans une autre région du monde). Parmi eux, 15 % ont quatre grands-parents nés étrangers à l’étranger, 3 % en ont trois, 14 % en ont deux et 8 % ont un seul grand-parent né étranger à l’étranger. Une part importante de ces naissances est donc issue d'unions mixtes. Si l’immigration est de l’Union européenne, pour 75 % des naissances d’un parent immigré ou descendant d’immigré, l’autre parent n’est ni immigré, ni descendant d’immigré ; cette part est de 45 % si elle est d’un pays hors Union européenne[4].

Pour tous les tableaux qui suivent, les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM).

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents (Union européenne à 27 ou non) depuis 1998[modifier | modifier le code]

Part des naissances d'au moins un parent né à l’étranger 1998-2013 - Lecture : en 2013, 28,2 % des nouveaux-nés en France métropolitaine ont au moins un parent né à l'étranger ( 24,7 % au moins un parent né hors de l'UE à 27 et 3,5 % au moins un parent né dans l'UE à 27). Source : Insee, statistiques de l'état civil 2013

Entre 1998 et 2013, 3,2 millions de personnes nées en métropole sur un total de 12,4 millions de naissances (25,4 %), soit les personnes agées de moins de 16 ans au 1er janvier 2014, ont au moins un parent né à l'étranger (21,7 % au moins un parent né hors de l'Union européenne). En 2013, 28,2 % des nouveau-nés en métropole ont au moins un parent né à l'étranger (22,4 % en 2000), dont 24,7 % un parent né hors de l'Union européenne (18,3 % en 2000) : dont 12 % ont au moins un parent né au Maghreb, 7 % au moins un parent né dans un pays d'Afrique noire, 2 % au moins un parent né en Turquie ou au Moyen-Orient et 2 % au moins un parent né dans un autre pays d'Asie[3].

Année Total des naissances Deux parents nés
en France
 % Au moins un parent
né à l'étranger
 % Dont au moins un parent
né hors UE 27
 %
1998 738 080 566 447 76,7 171 633 23,3 138 663 18,8
1999 744 791 576 537 77,4 168 254 22,6 136 541 18,3
2000 774 782 601 268 77,6 173 514 22,4 142 229 18,4
2001 770 945 595 286 77,2 175 659 22,8 145 773 18,9
2002 761 630 580 999 76,3 180 631 23,7 152 282 20,0
2003 761 464 575 985 75,6 185 479 24 4 157 527 20,7
2004 767 816 574 687 74,8 193 129 25,2 165 939 21,6
2005 774 355 575 659 74,3 198 696 25,7 171 817 22,2
2006 796 896 590 163 74,1 206 733 25,9 179 689 22,5
2007 785 985 579 515 73,7 206 470 26,3 179 801 22,9
2008 796 044 585 427 73,5 210 617 26,5 183 787 23,1
2009 793 420 578 052 72,9 215 368 27,1 188 798 23,8
2010 802 224 583 600 72,7 218 624 27,3 191 932 23,9
2011 792 996 580 756 73,2 212 240 26,8 184 646 23,3
2012 790 290 575 041 72,8 215 249 27,2 187 688 23,7
2013 781 621 560 903 71,8 220 718 28,2 192 880 24,7
Total 1998-2013 12 433 339 9 280 325 74,6 3 153 014 25,4 2 699 992 21,7

Source : Insee - tableau T37Quater

Nota Insee : La décomposition par pays de naissance se réfère aux pays de l'Union européenne à 27 et non à ceux de l'Union européenne au moment de la naissance. Elle ne peut être reconstituée avant 1998. Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM).

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents par région[modifier | modifier le code]

Région Total naissances 2013 Deux parents nés en France % Au moins un parent né à l'étranger %
Île-de-France 180'271 92'950 51.6 87'321 48.4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 60'034 40'100 66.8 19'934 33.2
Corse 2'916 1'948 66.8 968 33.2
Alsace 21'756 14'789 68.0 6'967 32.0
Rhône-Alpes 81'880 57'703 70.5 24'177 29.5
Languedoc-Roussillon 30'521 21'831 71.5 8'690 28.5
France métropolitaine 779'883 560'414 71.9 219'469 28.2
Midi-Pyrénées 31'884 24'140 75.7 7'744 24.3
Centre 29'147 22'402 76.9 6'745 23.1
Franche-Comté 13'592 10'615 78.1 2'977 21.9
Limousin 6'675 5'232 78.4 1'443 21.6
Lorraine 25'484 20'063 78.7 5'421 21.3
Aquitaine 34'245 27'271 79.6 6'974 20.4
Bourgogne 16'913 13'646 80.7 3'267 19.3
Picardie 24'116 19'629 81.4 4'487 18.6
Champagne-Ardenne 15'380 12'591 81.9 2'789 18.1
Haute-Normandie 22'926 18'779 81.9 4'147 18.1
Nord-Pas-de-Calais 55'408 46'606 84.1 8'802 15.9
Auvergne 13'434 11'413 85.0 2'021 15.0
Pays de la Loire 44'303 38'217 86.3 6'086 13.7
Bretagne 35'578 30'983 87.1 4'595 12.9
Poitou-Charentes 17'944 15'634 87.1 2'310 12.9
Basse-Normandie 15'476 13'872 89.6 1'604 10.4

Source : Insee - tableau N8Dbis[8]

En France métropolitaine, le dépistage de la drépanocytose est effectué chez les nouveau-nés dont les deux parents ont des origines dans une région « à risque » pour cette maladie (Afrique du Nord, Afrique subsaharienne et Cap Vert, Brésil, Amérique du nord (les personnes noires), Inde, Océan Indien, Madagascar, Île Maurice, Comores, Italie (du sud et de Sicile), Grèce, Turquie et Moyen-Orient (Liban, Syrie, Arabie saoudite, Yémen, Oman))[9],[10], lorsqu'un seul des deux parents est « à risque » (si l’origine du second n’est pas connue), lorsqu'il y a des antécédents de la maladie dans la famille, lorsqu'il y a des porteurs sains dans la famille[10].

En 2013, en métropole, 35,70 % des nouveau-nés (279 903 sur un total de 783 964) sont nés de couples « à risque » et ont été ciblés, ce pourcentage variant de 7,33 % en Bretagne à 67,90 % (124 086 sur un total de 182 739) en Ile de France. Ce pourcentage est en forte progression (19 % en 2000, 25,6 % en 2005, 31,5% en 2010)[11],[12], [9][13],[14].

Dépistage de la drépanocytose en 2013 - Détail par région:

France métropolitaine (dépistage ciblé) % de nouveau-nés testés

par rapport au total des naissances (2013)

Ile-de-France 67,90
PACA + Corse 44,27
dont Corse 38,64
Languedoc-Roussillon 40,04
Rhône-Alpes 38,55
Alsace 34,67
dont Est Mosellan 35,22
Midi-Pyrénées 34,62
Limousin 27,88
Picardie 24,95
Centre 22,14
Franche-Comté 21,50
Lorraine (sauf Est Mosellan) 21,30
Bourgogne 20,24
Nord-Pas de Calais 18,48
Champagne-Ardenne 17,79
Aquitaine 17,20
Auvergne 16,87
Normandie 16,18
Pays de Loire/Angers 13,73
Pays de Loire/Poitou Charentes 13,01
Pays de Loire/Nantes 12,66
Bretagne 7,33
France métropolitaine 35,70
DOM (dépistage automatique) % de nouveau-nés testés

par rapport au total des naissances (2013)

Guadeloupe et Martinique 100,0
Guyane 100,0
Réunion 100,0

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance des parents par département[modifier | modifier le code]

Pourcentage de naissances par département d'au moins un parent né à l'étranger (2013) - France Métropolitaine = 28,2 % - Source : Insee, statistiques de l'état civil 2013 (tableau N8Dbis)
Département Total naissances 2013 Deux parents nés en France % Au moins un parent né à l'étranger %
Seine-Saint-Denis 28'687 9'458 33.0 19'229 67.0
Val-de-Marne 20'748 9'983 48.1 10'765 51.9
Val-d'Oise 19'550 9'708 49.7 9'842 50.3
Paris 28'945 15'245 52.7 13'700 47.3
Essonne 18'510 10'310 55.7 8'200 44.3
Hauts-de-Seine 24'614 13'725 55.8 10'889 44.2
Alpes-Maritimes 12'149 7'256 59.7 4'893 40.3
Yvelines 19'886 12'181 61.3 7'705 38.7
Rhône 25'914 16'316 63.0 9'598 37.0
Seine-et-Marne 19'331 12'340 63.8 6'991 36.2
Vaucluse 7'171 4'634 64.6 2'537 35.4
Haute-Corse 1'599 1'046 65.4 553 34.6
Bouches-du-Rhône 26'762 17'611 65.8 9'151 34.2
Haut-Rhin 8'713 5'892 67.6 2'821 32.4
Bas-Rhin 13'043 8'897 68.2 4'146 31.8
Hérault 12'899 8'817 68.4 4'082 31.6
Corse-du-Sud 1'317 902 68.5 415 31.5
Loiret 8'526 5'895 69.1 2'631 30.9
Haute-Savoie 9'893 6'877 69.5 3'016 30.5
Haute-Garonne 16'290 11'372 69.8 4'918 30.2
Territoire de Belfort 1'675 1'191 71.1 484 28.9
Gard 8'427 6'002 71.2 2'425 28.8
France métropolitaine 779'883 560'414 71.9 219'469 28.2
Lot-et-Garonne 3'361 2'440 72.6 921 27.4
Loire 9'086 6'597 72.6 2'489 27.4
Isère 15'724 11'546 73.4 4'178 26.6
Haute-Vienne 3'723 2'744 73.7 979 26.3
Pyrénées-Orientales 4'914 3'645 74.2 1'269 25.8
Doubs 6'732 5'015 74.5 1'717 25.5
Moselle 11'421 8'511 74.5 2'910 25.5
Oise 10'814 8'093 74.8 2'721 25.2
Var 10'917 8'186 75.0 2'731 25.0
Tarn-et-Garonne 2'827 2'120 75.0 707 25.0
Ain 7'296 5'515 75.6 1'781 24.4
Savoie 4'762 3'601 75.6 1'161 24.4
Alpes-de-Haute-Provence 1'629 1'241 76.2 388 23.8
Drôme 6'026 4'593 76.2 1'433 23.8
Aube 3'436 2'619 76.2 817 23.8
Eure-et-Loir 5'312 4'092 77.0 1'220 23.0
Meurthe-et-Moselle 8'197 6'319 77.1 1'878 22.9
Gironde 17'265 13'331 77.2 3'934 22.8
Aude 3'618 2'808 77.6 810 22.4
Indre-et-Loire 6'594 5'200 78.9 1'394 21.1
Loir-et-Cher 3'581 2'830 79.0 751 21.0
Côte-d'Or 5'769 4'563 79.1 1'206 20.9
Nord 36'354 28'789 79.2 7'565 20.8
Marne 7'000 5'609 80.1 1'391 19.9
Yonne 3'780 3'034 80.3 746 19.7
Seine-Maritime 15'574 12'591 80.8 2'983 19.2
Puy-de-Dôme 6'699 5'446 81.3 1'253 18.7
Saône-et-Loire 5'514 4'483 81.3 1'031 18.7
Tarn 3'829 3'118 81.4 711 18.6
Jura 2'675 2'201 82.3 474 17.7
Pyrénées-Atlantiques 6'269 5'183 82.7 1'086 17.3
Ariège 1'413 1'169 82.7 244 17.3
Corrèze 2'055 1'706 83.0 349 17.0
Loire-Atlantique 16'822 13'978 83.1 2'844 16.9
Hautes-Alpes 1'406 1'172 83.4 234 16.6
Ille-et-Vilaine 12'729 10'611 83.4 2'118 16.6
Hautes-Pyrénées 2'057 1'719 83.6 338 16.4
Ardèche 3'179 2'658 83.6 521 16.4
Vienne 4'708 3'937 83.6 771 16.4
Lot 1'345 1'126 83.7 219 16.3
Sarthe 6'645 5'590 84.1 1'055 15.9
Eure 7'352 6'188 84.2 1'164 15.8
Lozère 663 559 84.3 104 15.7
Aveyron 2'475 2'090 84.4 385 15.6
Dordogne 3'486 2'950 84.6 536 15.4
Nièvre 1'850 1'566 84.6 284 15.4
Charente 3'472 2'950 85.0 522 15.0
Indre 2'006 1'707 85.1 299 14.9
Cher 3'128 2'678 85.6 450 14.4
Allier 3'198 2'745 85.8 453 14.2
Gers 1'648 1'426 86.5 222 13.5
Somme 6'743 5'844 86.7 899 13.3
Aisne 6'559 5'692 86.8 867 13.2
Maine-et-Loire 10'016 8'694 86.8 1'322 13.2
Landes 3'864 3'367 87.1 497 12.9
Creuse 897 782 87.2 115 12.8
Ardennes 3'021 2'638 87.3 383 12.7
Calvados 7'644 6'703 87.7 941 12.3
Haute-Saône 2'510 2'208 88.0 302 12.0
Orne 2'834 2'497 88.1 337 11.9
Vosges 3'796 3'351 88.3 445 11.7
Mayenne 3'656 3'241 88.6 415 11.4
Finistère 9'277 8'249 88.9 1'028 11.1
Morbihan 7'645 6'827 89.3 818 10.7
Côtes-d'Armor 5'927 5'296 89.4 631 10.6
Charente-Maritime 5'778 5'164 89.4 614 10.6
Haute-Loire 2'247 2'014 89.6 233 10.4
Haute-Marne 1'923 1'725 89.7 198 10.3
Deux-Sèvres 3'986 3'583 89.9 403 10.1
Meuse 2'070 1'882 90.9 188 9.1
Manche 4'998 4'672 93.5 326 6.5
Pas-de-Calais 19'054 17'817 93.5 1'237 6.5
Cantal 1'290 1'208 93.6 82 6.4
Vendée 7'164 6'714 93.7 450 6.3

Source : Insee - tableau N8Dbis[8]

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance de la mère depuis 1977[modifier | modifier le code]

Part des naissances en France métropolitaine de mères nées hors d'Europe sauf pays d'ex Urss 1977-2013 - Lecture : en 2013, 17% des nouveaux-nés en France métropolitaine ont une mère née hors de l'Europe sauf pays de l'ex-Urss dont 7,9 % une mère née au Maghreb, 4,6 % une mère née dans un pays d'Afrique noire, 1 % une mère née en Turquie, 1,8 % une mère née en Asie et 1,7 % une mère née dans un autre pays. Source : Insee, statistiques de l'état civil 2013.

Entre 1977 et 2013, 4,75 millions de personnes nées en métropole sur un total de 28,3 millions de naissances (16,8 %), soit les personnes agées de moins de 37 ans au 1er janvier 2014, ont une mère née à l'étranger (13,1 % une mère née hors de l'Europe sauf pays d'ex-URSS). Pour la seule métropole, cette proportion avait diminué, passant de 18 %, son point le plus haut en 1983, à 14,4 % en 1997, son point le plus bas ; mais depuis 2000 elle augmente régulièrement. En 2013, 20,1 % des enfants nés en métropole ont une mère née à l'étranger (17 % une mère née hors de l'Europe sauf pays d'ex-URSS)[15],[16].

Année Ensemble Mère née en France % mère née en France Mère née à l'étranger % mère née à l'étranger dont % Europe (sauf pays ex-URSS) dont % Maghreb dont % Afrique noire dont % Turquie dont % Asie dont % autres pays Total mère née
hors d'Europe (sauf pays ex-URSS) en %
1977 744'744 620'017 83.3 124'727 16.7 6.2 8.3 1.0 0.5 0.6 0.2 10.6
1978 737'062 612'025 83.0 125'037 17.0 5.7 8.7 1.1 0.5 0.7 0.2 11.3
1979 757'354 629'156 83.1 128'198 16.9 5.4 8.8 1.2 0.5 0.8 0.2 11.5
1980 800'376 665'037 83.1 135'339 16.9 5.2 8.8 1.3 0.5 0.9 0.3 11.7
1981 805'483 665'996 82.7 139'487 17.3 5.0 9.1 1.4 0.6 0.9 0.3 12.3
1982 797'223 657'274 82.4 139'949 17.6 4.8 9.3 1.6 0.6 1.0 0.3 12.7
1983 748'525 613'727 82.0 134'798 18.0 4.7 9.3 1.9 0.6 1.1 0.4 13.3
1984 759'939 625'291 82.3 134'648 17.7 4.4 9.1 2.0 0.7 1.2 0.4 13.3
1985 768'431 635'828 82.7 132'603 17.3 4.3 8.6 2.1 0.6 1.2 0.4 13.0
1986 778'468 648'129 83.3 130'339 16.7 4.2 8.2 2.2 0.6 1.2 0.4 12.6
1987 767'828 643'460 83.8 124'368 16.2 4.1 7.6 2.2 0.6 1.3 0.4 12.1
1988 771'268 646'234 83.8 125'034 16.2 4.0 7.4 2.3 0.7 1.3 0.4 12.2
1989 765'473 642'348 83.9 123'125 16.1 4.0 7.2 2.4 0.7 1.3 0.5 12.1
1990 762'407 638'797 83.8 123'610 16.2 3.9 7.1 2.5 0.9 1.4 0.5 12.3
1991 759'056 637'667 84.0 121'389 16.0 3.8 6.8 2.6 0.9 1.4 0.5 12.2
1992 743'658 624'108 83.9 119'550 16.1 3.8 6.7 2.6 1.0 1.5 0.6 12.3
1993 711'610 596'405 83.8 115'205 16.2 3.7 6.6 2.8 1.0 1.5 0.6 12.5
1994 710'993 598'318 84.2 112'675 15.8 3.7 6.3 2.8 1.0 1.5 0.6 12.2
1995 729'609 618'541 84.8 111'068 15.2 3.6 5.9 2.7 0.9 1.5 0.6 11.6
1996 734'338 627'354 85.4 106'984 14.6 3.4 5.5 2.6 1.0 1.5 0.6 11.2
1997 726'768 621'863 85.6 104'905 14.4 3.3 5.3 2.6 1.0 1.5 0.6 11.1
1998 738'080 624'532 84.6 113'548 15.4 3.2 5.3 2.6 1.0 1.5 1.8 12.2
1999 744'791 633'202 85.0 111'589 15.0 3.0 5.2 2.8 1.0 1.6 1.3 11.9
2000 774'782 659'940 85.2 114'842 14.8 2.9 5.2 2.9 1.0 1.6 1.2 12.0
2001 770'945 654'192 84.9 116'753 15.1 2.8 5.4 3.1 1.0 1.6 1.2 12.4
2002 761'630 640'426 84.1 121'204 15.9 2.7 5.8 3.3 1.1 1.7 1.3 13.2
2003 761'464 637'217 83.7 124'247 16.3 2.7 6.0 3.4 1.1 1.7 1.3 13.6
2004 767'816 637'742 83.1 130'074 16.9 2.7 6.3 3.6 1.2 1.7 1.4 14.3
2005 774'355 640'502 82.7 133'853 17.3 2.7 6.5 3.7 1.1 1.7 1.5 14.6
2006 796'896 657'504 82.5 139'392 17.5 2.7 6.7 3.8 1.1 1.7 1.5 14.8
2007 785'985 646'329 82.2 139'656 17.8 2.7 6.9 3.8 1.2 1.7 1.6 15.1
2008 796'044 653'357 82.1 142'687 17.9 2.7 6.9 3.8 1.1 1.7 1.6 15.2
2009 793'420 647'940 81.7 145'480 18.3 2.8 7.1 3.9 1.1 1.7 1.7 15.5
2010 802'224 655'627 81.7 146'597 18.3 2.8 7.2 3.8 1.1 1.7 1.8 15.5
2011 792'996 644'323 81.3 148'673 18.7 2.9 7.4 4.2 1.0 1.8 1.5 15.8
2012 790'290 638'518 80.8 151'772 19.2 3.0 7.5 4.3 1.0 1.8 1.6 16.2
2013 781'621 624'148 79.9 157'473 20.1 3.2 7.9 4.6 1.0 1.8 1.7 17.0
Total 1977-2013 28'313'952 23'563'074 83.2 4'750'878 16.8 3.7 7.1 2.7 0.9 1.3 0.9 13.1

Source : Tableau T38bis, Insee 2013

Nota: La catégorie Europe inclut ici tous les pays du continent européen sauf ceux d'Ex-URSS. Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM). Lecture: 16,2% des personnes nées en 1990 (donc toutes les personnes qui ont 25 ans en 2015) ont une mère née à l'étranger (dont 12,3% une mère née hors de l'Europe)

Répartition par région du monde depuis 1977 par rapport au total des naissances de mères nées à l'étranger[modifier | modifier le code]

Année Europe Hors Europe
(sauf pays d'Ex-Urss)
dont Maghreb dont Afrique noire dont Turquie dont Asie dont Autres pays
1977 36.7% 63.3% 49.7% 5.9% 3.0% 3.3% 1.3%
1978 33.6% 66.4% 51.4% 6.3% 3.1% 4.0% 1.5%
1979 32.0% 68.0% 51.8% 6.9% 3.2% 4.6% 1.5%
1980 30.6% 69.4% 52.1% 7.4% 3.2% 5.1% 1.6%
1981 29.1% 70.9% 52.5% 8.0% 3.3% 5.3% 1.7%
1982 27.6% 72.4% 52.9% 8.9% 3.2% 5.6% 1.8%
1983 26.0% 74.0% 51.9% 10.4% 3.5% 6.2% 2.0%
1984 25.1% 74.9% 51.2% 11.1% 3.7% 6.8% 2.1%
1985 24.8% 75.2% 49.9% 12.1% 3.7% 7.1% 2.3%
1986 24.9% 75.1% 48.7% 13.0% 3.8% 7.3% 2.4%
1987 25.1% 74.9% 46.8% 13.8% 3.9% 7.8% 2.6%
1988 24.9% 75.1% 45.7% 14.2% 4.2% 8.3% 2.7%
1989 24.6% 75.4% 44.9% 14.9% 4.6% 8.2% 2.9%
1990 24.0% 76.0% 43.7% 15.4% 5.3% 8.4% 3.2%
1991 23.8% 76.2% 42.4% 16.1% 5.5% 8.8% 3.4%
1992 23.6% 76.4% 41.4% 16.4% 5.9% 9.1% 3.6%
1993 23.0% 77.0% 40.8% 17.4% 6.0% 9.3% 3.6%
1994 23.3% 76.7% 39.7% 17.4% 6.2% 9.7% 3.8%
1995 23.6% 76.4% 38.7% 17.6% 6.2% 10.0% 3.9%
1996 23.4% 76.6% 37.5% 17.9% 6.5% 10.5% 4.1%
1997 23.1% 76.9% 36.9% 18.3% 6.9% 10.5% 4.2%
1998 20.8% 79.2% 34.2% 17.2% 6.5% 9.6% 11.6%
1999 20.3% 79.7% 35.0% 18.7% 6.9% 10.6% 8.5%
2000 19.4% 80.6% 35.4% 19.5% 6.8% 11.1% 7.8%
2001 18.3% 81.7% 35.6% 20.3% 6.9% 10.8% 8.1%
2002 17.0% 83.0% 36.7% 20.5% 6.7% 10.9% 8.1%
2003 16.7% 83.3% 36.7% 21.0% 7.0% 10.4% 8.3%
2004 15.9% 84.1% 37.4% 21.3% 7.0% 10.3% 8.2%
2005 15.5% 84.5% 37.8% 21.7% 6.6% 10.0% 8.4%
2006 15.2% 84.8% 38.3% 21.5% 6.5% 9.8% 8.6%
2007 15.1% 84.9% 38.6% 21.2% 6.5% 9.8% 8.8%
2008 15.1% 84.9% 38.8% 21.1% 6.3% 9.7% 9.1%
2009 15.3% 84.7% 38.9% 21.1% 5.9% 9.3% 9.5%
2010 15.3% 84.7% 39.3% 20.7% 5.7% 9.1% 9.8%
2011 15.5% 84.5% 39.4% 22.3% 5.4% 9.4% 8.0%
2012 15.5% 84.5% 39.1% 22.5% 5.3% 9.5% 8.2%
2013 15.7% 84.3% 39.2% 23.0% 4.9% 8.9% 8.3%
Période 1977-2013 22.0% 78.0% 42.6% 16.3% 5.3% 7.5% 5.3%

Source : Tableau T38bis, Insee 2013[15]

Nota : L'Europe comprend ici tous les pays du continent européen sauf ceux de l'ex-URSS.

Lecture : sur 100 nouveau-nés de mère née à l'étranger en 2013, 15,7 % ont une mère née en Europe et 84,3% une mère née hors d'Europe (dont 39,2% une mère née au Maghreb, 23,0% une mère née dans un pays d'Afrique noire, 4,9% une mère née en Turquie, 8,9% une mère née dans un pays d'Asie et 8,3% une mère née dans un autre pays).

Nés vivants en France métropolitaine selon le lieu de naissance détaillé des parents[modifier | modifier le code]

En 2013, en France métropolitaine, 168 197 nouveaux-nés sur un total de 781 621 naissances, soit 21,5 %, ont un père né à l'étranger (dont 3,4 % un père né en Europe et 18,1 % un père né hors d'Europe) et 157 473 nouveaux-nés, soit 20,1 %, ont une mère née à l'étranger (dont 3,7 % une mère né en Europe et 16,4 % une mère née hors d'Europe)[17].

Parmi les nouveaux-nés dont le père est né en Europe, 74,2% ont un père né dans l'Union Européenne et 25,8% un père né hors de l'Union Européenne. Parmi ceux dont le père est né hors d'Europe, 51,5% ont un père né en Afrique du Nord, 29,2% un père né en Afrique subsaharienne (ou aux Antilles non françaises), 9% un père né en Turquie ou au Moyen-Orient, 7,5% un père né en Asie et 2,6% un père né en Amérique ou en Océanie.

Pays de naissance du parent Nombre de naissances selon le pays du père (2013) % du total des naissances en France métropolitaine % du total des naissances de père né à l'étranger Nombre de naissances selon le pays de la mère (2013) % du total des naissances en France métropolitaine % du total des naissances de mère née à l'étranger
Total 781'621 100.00 781'621 100.00
France 613'424 78.48 624'148 79.85
Etranger 168'197 21.52 157'473 20.15
Détail étranger :
Europe 26'516 3.39 15.76 28'951 3.70 18.38
Portugal 6'465 0.83 3.84 4'593 0.59 2.92
Roumanie 3'076 0.39 1.83 3'592 0.46 2.28
Russie 1'645 0.21 0.98 2'715 0.35 1.72
Serbie 1'908 0.24 1.13 1'791 0.23 1.14
Belgique 1'888 0.24 1.12 1'787 0.23 1.13
Allemagne 1'529 0.20 0.91 1'820 0.23 1.16
Pologne 1'088 0.14 0.65 1'940 0.25 1.23
Italie 1'521 0.19 0.90 1'320 0.17 0.84
Royaume-Uni 1'359 0.17 0.81 1'230 0.16 0.78
Espagne 1'070 0.14 0.64 1'366 0.17 0.87
Suisse 663 0.08 0.39 742 0.09 0.47
Bulgarie 449 0.06 0.27 718 0.09 0.46
Pays-bas 343 0.04 0.20 399 0.05 0.25
Hongrie 98 0.01 0.06 196 0.03 0.12
Grèce 119 0.02 0.07 138 0.02 0.09
Irlande 107 0.01 0.06 143 0.02 0.09
Slovaquie 59 0.01 0.04 180 0.02 0.11
Suède 65 0.01 0.04 159 0.02 0.10
Tchéquie 58 0.01 0.03 160 0.02 0.10
Lituanie 38 0.00 0.02 114 0.01 0.07
Luxembourg 74 0.01 0.04 78 0.01 0.05
Autriche 63 0.01 0.04 85 0.01 0.05
Tchecoslovaquie 30 0.00 0.02 88 0.01 0.06
Lettonie 20 0.00 0.01 89 0.01 0.06
Danemark 42 0.01 0.02 66 0.01 0.04
Finlande 23 0.00 0.01 77 0.01 0.05
Norvège 33 0.00 0.02 40 0.01 0.03
Estonie 11 0.00 0.01 40 0.01 0.03
Slovénie 13 0.00 0.01 30 0.00 0.02
Chypre 11 0.00 0.01 10 0.00 0.01
Malte 7 0.00 0.00 3 0.00 0.00
Islande 6 0.00 0.00 3 0.00 0.00
Autres pays d'Europe 2'635 0.34 1.57 3'239 0.41 2.06
Afrique du Nord 73'032 9.34 43.42 62'286 7.97 39.55
Algérie 30'278 3.87 18.00 27'905 3.57 17.72
Maroc 29'356 3.76 17.45 25'908 3.31 16.45
Tunisie 12'404 1.59 7.37 7'980 1.02 5.07
Egypte 994 0.13 0.59 493 0.06 0.31
Afrique noire/Antilles non françaises 41'445 5.30 24.64 37'365 4.78 23.73
Congo 6'752 0.86 4.01 6'119 0.78 3.89
Sénégal 4'966 0.64 2.95 4'107 0.53 2.61
Côte d'Ivoire 4'093 0.52 2.43 3'829 0.49 2.43
Mali 4'504 0.58 2.68 3'143 0.40 2.00
Cameroun 2'882 0.37 1.71 3'272 0.42 2.08
Comores 2'803 0.36 1.67 2'386 0.31 1.52
Guinée 2'214 0.28 1.32 1'970 0.25 1.25
Madagascar 1'552 0.20 0.92 2'101 0.27 1.33
Haïti 1'695 0.22 1.01 1'636 0.21 1.04
Angola 1'063 0.14 0.63 747 0.10 0.47
Cap-Vert 956 0.12 0.57 778 0.10 0.49
Mauritanie 1'053 0.13 0.63 622 0.08 0.39
Nigéria 683 0.09 0.41 948 0.12 0.60
Togo 761 0.10 0.45 627 0.08 0.40
Gabon 658 0.08 0.39 721 0.09 0.46
Bénin 763 0.10 0.45 498 0.06 0.32
Centrafrique 646 0.08 0.38 526 0.07 0.33
Ile Maurice 420 0.05 0.25 489 0.06 0.31
Tchad 282 0.04 0.17 233 0.03 0.15
Niger 205 0.03 0.12 191 0.02 0.12
Autres pays d'Afrique 2'494 0.32 1.48 2'422 0.31 1.54
Moyen-Orient 12'775 1.63 7.60 10'226 1.31 6.49
Turquie 9'768 1.25 5.81 7'756 0.99 4.93
Arménie 824 0.11 0.49 878 0.11 0.56
Liban 972 0.12 0.58 656 0.08 0.42
Syrie 499 0.06 0.30 371 0.05 0.24
Iran 276 0.04 0.16 215 0.03 0.14
Israël 228 0.03 0.14 184 0.02 0.12
Iraq 208 0.03 0.12 166 0.02 0.11
Asie 10'674 1.37 6.35 13'308 1.70 8.45
Chine 1'845 0.24 1.10 2'771 0.35 1.76
Sri-Lanka 1'908 0.24 1.13 1'843 0.24 1.17
Vietnam 1'014 0.13 0.60 1'370 0.18 0.87
Inde 1'162 0.15 0.69 1'093 0.14 0.69
Pakistan 936 0.12 0.56 727 0.09 0.46
Cambodge 594 0.08 0.35 706 0.09 0.45
Japon 127 0.02 0.08 657 0.08 0.42
Bangladesh 380 0.05 0.23 368 0.05 0.23
Laos 418 0.05 0.25 328 0.04 0.21
Autre asie 2'290 0.29 1.36 3'445 0.44 2.19
Amérique/Océanie 3'755 0.48 2.23 5'337 0.68 3.39
Brésil 706 0.09 0.42 1'267 0.16 0.80
Etats-Unis 577 0.07 0.34 699 0.09 0.44
Colombie 399 0.05 0.24 572 0.07 0.36
Canada 282 0.04 0.17 375 0.05 0.24
Mexique 193 0.02 0.11 355 0.05 0.23
Argentine 237 0.03 0.14 263 0.03 0.17
Pérou 160 0.02 0.10 322 0.04 0.20
Chili 224 0.03 0.13 246 0.03 0.16
Vénézuela 140 0.02 0.08 205 0.03 0.13
Australie 139 0.02 0.08 125 0.02 0.08
Autres pays d'Amérique 604 0.08 0.36 835 0.11 0.53
Autres pays d'Océanie 94 0.01 0.06 73 0.01 0.05

Nota : à l'intérieur de chaque grande région, les pays sont triés par ordre d'importance des naissances en tenant compte du pays de naissance des deux parents. Source : Tableau T61bis France métropolitaine, Année 2013, Insee 2013.

Les principaux pays de naissance[modifier | modifier le code]

Pays de naissance du parent Nombre de naissances selon le pays du père (2013) % du total des naissances en France métropolitaine Nombre de naissances selon le pays de la mère (2013) % du total des naissances en France métropolitaine
1.Algérie 30'278 3.87 27'905 3.57
2.Maroc 29'356 3.76 25'908 3.31
3.Tunisie 12'404 1.59 7'980 1.02
4.Turquie 9'768 1.25 7'756 0.99
5.Congo 6'752 0.86 6'119 0.78
6.Portugal 6'465 0.83 4'593 0.59
7.Sénégal 4'966 0.64 4'107 0.53
8.Côte d'Ivoire 4'093 0.52 3'829 0.49
9.Mali 4'504 0.58 3'143 0.40
10.Roumanie 3'076 0.39 3'592 0.46
11.Cameroun 2'882 0.37 3'272 0.42
12.Comores 2'803 0.36 2'386 0.31
13.Chine 1'845 0.24 2'771 0.35
14.Russie 1'645 0.21 2'715 0.35
15.Guinée 2'214 0.28 1'970 0.25
16.Sri-Lanka 1'908 0.24 1'843 0.24
17.Serbie 1'908 0.24 1'791 0.23
18.Belgique 1'888 0.24 1'787 0.23
19.Madagascar 1'552 0.20 2'101 0.27
20.Allemagne 1'529 0.20 1'820 0.23
21.Haïti 1'695 0.22 1'636 0.21
22.Pologne 1'088 0.14 1'940 0.25
23.Italie 1'521 0.19 1'320 0.17
24.Royaume-Uni 1'359 0.17 1'230 0.16
25.Espagne 1'070 0.14 1'366 0.17
26.Vietnam 1'014 0.13 1'370 0.18
27.Inde 1'162 0.15 1'093 0.14
28.Brésil 706 0.09 1'267 0.16
29.Angola 1'063 0.14 747 0.10
30.Cap-Vert 956 0.12 778 0.10
31.Arménie 824 0.11 878 0.11
32.Mauritanie 1'053 0.13 622 0.08

Nota : les pays sont triés par ordre d'importance des naissances en tenant compte du pays de naissance des deux parents. Source : Tableau T61bis France métropolitaine, Année 2013, Insee 2013.

Politique de gestion des naissances[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La natalité semble avoir été dans le passé fortement marquée par des facteurs environnementaux (glaciations/épisodes interglaciaires…) puis par les contextes socio-économiques et politiques et surtout par les épisodes de guerre et d'épidémies ou pandémies[18]. Globalement, la population n'a cessé de croître, de la Préhistoire à nos jours, avec un forte accélération démographique dans les derniers siècles (courbe de type exponentielle). La natalité française semble voir eu des relations complexes avec les religions (catholicisme, protestantisme pour l'essentiel), les contextes familiaux, sanitaires, soci-économiques et politiques, variant selon les époques et encore mal comprises.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896 une association familiale (l'Alliance nouvelle contre la dépopulation) est créée, qui deviendra l'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française, par Jacques Bertillon, André Honnorat, Émile Javal et Charles Richet.
En France beaucoup s'inquiétaient du déséquilibre croissant entre une Allemagne féconde et menaçante, dont la population s'accroissait, et une France menacée de dépopulation après un siècle de dénatalité.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 27 juillet 1944, cérémonie de baptême de plusieurs bébés nés à la maternité de la maison maternelle départementale du Calvados, créée en 1927 et installée au château de Bénouville.
Le , cérémonie de baptême de plusieurs bébés nés à la maternité de la maison maternelle départementale du Calvados, créée en 1927 et installée au château de Bénouville.

Tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1913, l'idée prévalait que les enfants ne pouvaient être qu'à charge de leurs parents, même si ceux-ci les avaient mis imprudemment au monde. La misère des petits n'était que le résultat d'une imprudence des parents. En juillet 1913 une loi sur l'assistance aux familles nombreuses nécessiteuses est promulguée, prévoyant le versement d'une allocation à tout chef de famille d'au moins quatre enfants de moins de 13 ans et ne disposant pas de ressources suffisantes. Cette loi rompait avec la logique précédente et inaugure plus d'un siècle de politiques familiales qui évolueront dans le temps et selon les régions (territoires d'Outre-mer y compris)[19].

À la fin de la Première Guerre mondiale, de premières caisses d'allocations familiales furent créées (en avril 1918). La démographie tend à compenser le grand nombre de morts de la guerre et de la pandémie grippale de 1917, avec d'importantes différences géographiques (effet "familles nombreuses" marqué dans certaines régions, dont nord de la France) ou selon les milieux[20].

La Seconde Guerre mondiale est suivie d'une nouvelle politique nataliste ; « au nom d’un idéal de puissance nationale, visait à peser au sein de l’État, les associations familiales se sont assurées une représentation légitime ébauchée par Vichy et consacrée à la Libération par la création de l'Union nationale des associations familiales (UNAF). Il s'ensuit, parallèlement à la reconstruction une forte hausse de la natalité dite « baby boom », lui-même suivi d'un « après baby-boom » durant environ 25 ans (stabilité du nombre de naissances et de l'indicateur conjoncturel de fécondité »[21] ; Une diminution de la fécondité a été durant cette période enregistrée avant l'âge de 28 ans, compensée par une augmentation de fécondité après 28 ans. Alors que la durée des études scolaires augmente, dans la famille, la première naissance tend à être de plus en plus tardives, de même donc que les naissances suivantes[21]. Pour les femmes nées dans les années 1950, la génération est renouvelée avec 2,1 enfants en moyenne, avec une tendance à la famille à deux enfants, avec un nombre de naissances constant impliquant une hausse de l’ICF, et avec une petite hausse de l'infécondité dans les générations[21].

En 1938, sous l'impulsion du courant nataliste lié surtout à la droite nationaliste, et d'autre part du courant social lié aux principes de justice sociale de la gauche, se mette en place pour la première fois une véritable politique de la famille à objectif principalement « nataliste ». Ceci aboutit l'an suivant (juillet 1939) à la promulgation du Code de la Famille[22] (gouvernement Daladier).

En 1973, la natalité semble diminuer, mais les analyses rétrospectives montreront que cela était en grande partie dû au changement du « calendrier de la fécondité »[23], et en l’occurrence au fait que les femmes font leur premier enfant plus tard[21].

Trois ans plus tard (1976), les démographes observent en France une stabilisation démographique (fin de la parenthèse du baby-boom[24]). Le nombre de naissances est alors presque stable[21],[25]. Alors qu'une crise des retraites est régulièrement évoquée (c'est aussi une des suites du baby-boom), l'objectif d'un taux d'accroissement constant reste celui des gouvernants qui se succèdent, en s'appuyant sur diverses scenarii de projections démographiques prospectives[26].

Au début des années 1990, dans le contexte d'une histoire familiale qui évolue (moindre importance du mariage, divorces plus fréquents, familles recomposées, etc.)[27] en s'inscrivant probablement dans un contexte plus général (européen, mondial) de transition démographique[28] et d'une moindre fécondité (délétion de la spermatogenèse, problèmes de santé reproductive)[29], la natalité diminue légèrement, puis réaugmente à partir de 1995 (bien que le nombre de personnes en âge d'être parents diminue (phénomène correspondant à l'âge de la première génération née du baby-boomers. Ces derniers ont eu en moyenne 2 1 enfants en moyenne par femme).
À la fin des années 1990, la situation nationale reste relativement stable, avec des variations régionales[30],[31].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'effondrement démographique régulièrement prédit ou craint depuis plusieurs siècles[32] par certains n'est pas arrivé. La population française a continué à croître (en partie en raison de l'allongement de la durée de vie, des progrès de la médecine de la reproduction et de la fécondité plus élevée des populations immigrées intégrées dans le pays. Cependant la structure et la nature des relations de couple ont beaucoup évolué (moindre vie en couple notamment[33]), et le pays comme d'autres en Europe doit se préparer à une phase inéluctable de vieillissement de quelques décennies (conséquence du baby-boom)[34],[35]. Il est difficile d'évaluer l'impact de ces circonstances sur la natalité, notamment dans le contexte des crises économiques, sociales et écologiques qui semblent marquer le début de ce siècle

Les débats entamés à la suite des mouvements de libération de la femme, de mai 1968 ou défendant les droits des homosexuels, se poursuivent au XXIe siècle, après avoir, concernant la natalité, mieux formalisés dans les années 1990[36] puis 2000-2010. Ils comprennent des débats récurrents sur la fécondation assistée, l'adoption, la gestation pour autrui, et le mariage homosexuel et sur la possibilité légalement définie d'élever et adopter des enfants pour ces couples[37], autant d'éléments qui pourraient peut-être modestement influer sur la natalité du pays.

Mesures actuelles de soutien aux naissances[modifier | modifier le code]

Notons d'abord que les mesures d'aide à la famille ne font aucune différence entre familles françaises et étrangères résidant en France.

La Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE[38]) a été mise en place en janvier 2004 (gouvernement Jean-Pierre Raffarin) et s'applique aux enfants nés ou adoptés à partir de cette date. Les montants repris ci-après s'entendent à la date du 1er janvier 2007.

Cette prestation comporte :

  • La prime à la naissance, versée en une seule fois, au cours du septième mois de grossesse : montant 855,25 € (à partir de janvier 2007). Pour les enfants adoptés, elle est remplacée par la prime à l'adoption. Celle-ci s'élève à 1 710 49 € à partir du 1er août 2005.
  • L’allocation de base. D’un montant de 171,06 € par mois, elle est versée à partir de la naissance, jusqu’au troisième anniversaire de l'enfant. Tant la prime à la naissance que l'allocation de base sont versées sous conditions de ressources (plafond de 25 430 € pour une famille avec un enfant, 30 516 € pour deux enfants, 36 619 € pour trois enfants et 6 103 € de plus pour chaque enfant supplémentaire). Ce montant ne se cumule pas : il est fixe, quel que soit le nombre d'enfants de moins de 36 mois (par exemple un enfant de six mois et un autre de deux ans ne donnent droit qu'à une seule prime de 171,06 euros par mois).
  • Le complément de libre choix d’activité : est attribué au cas où le parent cesserait partiellement ou totalement son activité professionnelle pour s'occuper de son enfant, sous condition d'avoir exercé cette activité durant un certain temps. Ce complément est attribuable pendant six mois pour le premier enfant, et jusqu'au troisième anniversaire du plus jeune, au cas où il y a plus d'un enfant. Le montant maximal est de 359,67 € à taux plein (cessation totale d'activité). Ces montants sont majorés pour les ménages n'ayant pas droit à l'allocation de base (530,72 € à taux plein).
  • Le complément optionnel de libre choix d'activité (Colca) : Nouveau congé parental d'une durée d'un an maximum attribué pour la naissance ou l'adoption du troisième enfant. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2006. Rémunéré 587,90 € par mois pour les personnes bénéficiant de l'allocation de base de la Paje, et 758,95 € par mois dans le cas contraire. La cessation d'activité doit être totale et s'applique au parent ayant travaillé au moins deux ans.
  • Le complément de libre choix du mode de garde : Il s'applique aux enfants de moins de six ans nés après le 1er janvier 2004. Il est destiné à compenser les frais de garde des enfants, soit à domicile, soit dans une institution.

La Prestation d'accueil du jeune enfant est une mesure typiquement nataliste en ce sens qu'elle vise la naissance et les premières années de l'enfant et que son importance augmente avec le rang de celui-ci (mesure destinée à multiplier les familles nombreuses)[39].

Autres mesures :

Taux de fécondité[modifier | modifier le code]

Le taux de fécondité est le nombre moyen d'enfants mis au monde par l'ensemble des femmes d'une population, calculé d'après les données de natalité. Pour assurer le simple remplacement des générations, un taux de fécondité minimum de 2,07 est nécessaire, dans les conditions de mortalité régnant aujourd'hui en France. C’est-à-dire que chaque femme doit avoir en moyenne 2,07 enfants au cours de sa vie, nombre nécessaire pour qu'en moyenne 100 femmes soient remplacées par 100 filles. Il faut en effet tenir compte du fait qu'il naît approximativement 105 garçons pour 100 filles, et que tous les bébés n'arriveront pas à l'âge de la reproduction, puisqu'il en meurt un certain nombre en cours de route (surtout au cours de la première année. C'est la mortalité infantile, actuellement en 2007 de 4 pour mille environ).

Évolution de la fécondité[modifier | modifier le code]

Les chiffres suivants sont fournis par l'Insee et concernent à la fois la France entière (c'est-à-dire la France y compris les DOM) et la France métropolitaine[42]:

Année France entière France métropolitaine
1994 1,68 1,66
1995 1,73 1,71
1996 1,75 1,73
1997 1,75 1,73
1998 1,78 1,76
1999 1,81 1,79
2000 1,89 1,87
2001 1,90 1,88
2002 1,88 1,86
2003 1,89 1,87
2004 1,92 1,90
2005 1,94 1,92
2006 2,00 1,98
2007 1,98 1,96
2008 2,01 1,99
2009 2,00 1,99
2010 2,03 2,02
2011 2,01 2,00
2012 2,01 1,99
2013 1,99 1,98
2014 2,01 1,98

Le taux de fécondité de 1,98 observé en 2006 en France métropolitaine correpond à un taux net de reproduction de 0,96.

En 1975, le taux de fécondité est passé sous le seuil de remplacement des générations (2,07), puis a continué à décroître jusqu'en 1993-1994 (1,66). Depuis ce minimum, le taux de fécondité est remonté et a atteint depuis 2006 la valeur de 2. Bien que plus élevé que la moyenne européenne, ce niveau n'est pas suffisant pour assurer la reproduction de la population : un taux de fécondité d'au moins 2,07 est nécessaire pour cela.

À noter enfin qu'il est impressionnant de constater en France l'alternance de périodes de haute et de basse fécondité depuis au moins le début du XXe siècle, chacune d'à peu près 30 ans, c’est-à-dire de la durée approximative d'une génération :

  • 1914-1943 : basse fécondité et effondrement du nombre des naissances (aggravé par la perte de nombreux hommes jeunes lors de la Première Guerre mondiale).
  • 1944-1974 : haute fécondité et baby-boom.
  • 1975-2005 (?) : basse fécondité, mais partiellement compensée par la baisse de la mortalité infantile et par l'apport migratoire, avec nette remontée dans les dernières années.

Fécondité des régions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fécondité des régions de France.

Procréation médicalement assistée[modifier | modifier le code]

Voir aussi: procréation médicalement assistée

En France, il y a, en 2009, 119 649 tentatives d'AMP par an[43], dont 54 179 inséminations artificielles et 65 413 cycles de fécondation in vitro (FIV, ICSI et TEC) par an[43]. 3 % de ces fécondations in vitro sont réalisées avec les gamètes d'un donneur[43]. 238 000 embryons sont conçus par an dans le cadre de l'AMP; ils sont par la suite soit implantés, soit congelés, soit détruits. Ils donnent lieu à 7 350 accouchements[43] (soit un peu moins de 1 % des naissances).

Fécondité des femmes immigrées[modifier | modifier le code]

Dans une étude publiée en 2004, et analysant en détail l'impact de l'immigration sur la population de la France métropolitaine, le chercheur démographe français de l'INED, Laurent Toulemon, est parvenu à cerner de près les effets de l'immigration sur la fécondité et la natalité en France dans les années 1990-1998[44].

Il apparait que durant cette période 17,1 % des naissances, soit plus d'un sixième, sont dues à au moins un parent immigré. La moitié d'entre ces naissances étaient issues de deux parents immigrés (8,6 % du total des naissances de France métropolitaine), le reste, soit 8,5 %, étant dû pour moitié à un père immigré et à une mère française (4,2 %) et pour moitié à une mère immigrée et à un père français (4,3 %).

Laurent Toulemon est aussi parvenu à déterminer les taux de fécondité des femmes françaises nées en France, ainsi que de toutes les communautés principales d'immigrantes en France, d'après leur pays d'origine :

Taux de fécondité
en France (1990-98)
Taux de fécondité
du pays d'origine (1990-98)
Ensemble des femmes 1,74
Françaises nées en métropole 1,70
Immigrées 2,16
Françaises nées hors métropole
(DOM-TOM et étranger)
1,86
Pays d'origine
Espagne 1,52 1,23
Italie 1,60 1,24
Portugal 1,96 1,49
Autre pays de l'UE 1,66 1,44
Autre pays d'Europe 1,68 1,41
Algérie 2,57 3,64
Maroc 2,97 3,28
Tunisie 2,90 2,73
Autre pays d'Afrique 2,86 5,89
Turquie 3,21 2,90
Autre pays d'Asie 1,77 2,85
Amérique et Océanie 2,00 2,54

On constate qu'en général les femmes issues des pays à faible fécondité (toute l'Europe, plus la Tunisie et la Turquie) ont plus d'enfants en France que dans leur ancien pays. Et c'est le contraire pour les femmes originaire d'un pays à haute fécondité (essentiellement l'ensemble des pays d'Afrique y compris le Maroc et l'Algérie). L'ensemble des originaires des pays d'Asie (sauf la Turquie), d'Amérique et d'Océanie ont également une fécondité nettement plus faible en France que dans leur pays de naissance.

Augmentation récente de la fécondité (1999-2004)[modifier | modifier le code]

L'augmentation récente de la fécondité en France métropolitaine, observée parmi les femmes françaises, étrangères, naturalisées et immigrées, a fait l'objet d'une intéressante publication de l'INED sous la plume des démographes François Héran et Gilles Pison[45]. Le petit tableau ci-dessous résume la croissance observée entre 1999 et 2004, au sein des divers groupes de femmes, réparties par origine, et résidant en France. Notons qu'en 2004, les étrangères et les immigrées constituaient respectivement 7 % et un peu plus de 10 % de la totalité des femmes en âge de procréer.

Taux de fécondité
en 1999
Taux de fécondité
en 2004
Ensemble des femmes 1,79 1,90
Françaises de naissance 1,7 1,8
Immigrées 2,6
Françaises par acquisition 2,1
Étrangères 2,8 3,3

Ces chiffres sont très significatifs et l'on peut en tirer plusieurs enseignements :

Primo, la fécondité a augmenté pour toutes les femmes, françaises de naissance incluses. Il est vrai que la hausse est particulièrement élevée pour les femmes étrangères, mais ceci est en relation avec la forte augmentation depuis 1999 du nombre de femmes originaires de pays asiatiques et surtout africains, à haute fécondité. En d'autres mots, la composition de la population étrangère a été fortement modifiée, à la suite de la vague d'immigration constatée depuis 1999. Ainsi le nombre de naissances de mère originaire d'Afrique noire est passé de 14 861 en 1999 à 21 452 en 2004, soit une augmentation de plus de 44 % en 5 ans.

Ensuite la fécondité des femmes immigrées, naturalisées et étrangères incluses, est déjà nettement moindre avec 2,6 enfants par femme. Ceci est dû au fait que les femmes ayant acquis la nationalité française, ont un taux de fécondité à peine supérieur à celui des femmes nées françaises (2,1 contre 1,8).

Enfin, il est remarquable, dans le contexte européen actuel, de constater que la fécondité des femmes françaises de naissance qui constituent 90 % des femmes en âge de procréer, ait atteint le niveau de 1,8 enfants par femme, ceci en franche opposition avec tous les pays voisins. On a calculé qu'en Suisse la fécondité des Suissesses de naissance n'est que de 1,2 par exemple. Pour l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, le taux de fécondité est à peu près aussi bas, voire plus bas (Italie).

François Héran et Gilles Pison estiment que c'est avant tout la fécondité des Françaises qu'il faut expliquer, et non pas celle des étrangères, et qu'il est impossible de le faire sans souligner la politique de soutien à la famille et à l'enfance pratiquée continuellement en France depuis la deuxième guerre mondiale et qui bénéficie d'un large consensus dans le pays.

Il paraît donc vraisemblable que la hausse de la fécondité, plus importante encore, constatée en 2005 et surtout en 2006, soit en relation avec les nouvelles dispositions de la PAJE ou Prestations d'accueil du jeune enfant, mise en œuvre en 2004 et constituant un soutien toujours plus important à l'accroissement du nombre des naissances (voir plus haut le paragraphe intitulé "Mesures actuelles de soutien aux naissances").

Nombre d'enfants par famille[modifier | modifier le code]

Note : notions de ménages et de familles
Ménage : C'est l'ensemble des occupants d'un même logement, quels que soient les liens qui les unissent. Il peut n'y avoir aucun lien de parenté entre eux. Un ménage peut se réduire à une seule personne.
Famille : C'est un ensemble d'au moins deux personnes du même ménage, constitué
- soit d'un couple marié ou non, et, éventuellement de ses enfants célibataires sans enfant
- soit d'un parent avec ses enfants (famille monoparentale).
Un ménage peut comporter plusieurs familles, comme ce fut et c'est encore souvent le cas chez certains agriculteurs.
Les membres d'un ménage n'appartenant pas à une famille sont appelés "personnes isolées" ou "isolés" tout simplement.

Pourcentage des familles en 1999, en Aquitaine, suivant le nombre d'enfants de moins de 25 ans vivant sous leur toit :

Nombre d'enfants Familles immigrées
en France
Toutes les familles
en France
Pas d'enfants 38,7 46,5
Un enfant 21,0 22,5
Deux enfants 20,4 20,2
Trois enfants 11,3 7,9
Quatre enfants et plus 8,6 2,9
Total 100,0 100,0

Source : Insee[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Eurostat - Total fertility rate
  2. (fr) Le nombre de cancers du sein est en diminution en France depuis 2005, Le Monde le 19.02.08
  3. a et b Insee, « Tableau T37quater - Nés vivants selon le pays de naissance des parents (Union européenne à 27 ou non) », sur Insee.fr,‎ (consulté le 6 septembre 2014).
  4. a et b Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants, Pascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau, Insee 2011
  5. INED - L'évolution démographique récente en France par France Prioux (novembre 2005) [PDF]
  6. La démographe Michèle Tribalat s'y essaie cependant dans son livre Les Yeux grands fermés paru 2010.
  7. Insee - Enfants nés vivants par nationalité des parents et qualité juridique
  8. a et b Données détaillées des statistiques d'état civil sur les naissances en 2013 - Tableau TN8Dbis, Ined, 2013
  9. a et b « Le dépistage néonatal de la drépanocytose en France »
  10. a et b « Drépanocytose: une discrimination négative à la française »
  11. « Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE), Bilan d’activité 2013 »
  12. « Drépanocytose sur le site de l'AFPDHE »
  13. « Neonatal screening for sickle cell disease in France »
  14. « Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE), Bilan d’activité 2010 »
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  42. Insee - Fécondité totale, fécondité selon le groupe d'âges de la mère et âge moyen des mères à l'accouchement
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L Toulemon (Institut national d'études démographiques), M Mazuy, Les naissances sont retardées mais la fécondité est stable ; Population, 2001 (résumé avec cairn.info)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]