Musique québécoise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le groupe montréalais Arcade Fire dans le cadre du festival Pop Montréal

La musique québécoise désigne toute expression musicale produite au Québec de la colonisation française à aujourd'hui. Il existe une musique amérindienne peu présente, mais qui a connu un essor important dans les années 1990 avec le groupe Kashtin. La plupart des courants musicaux répertoriés en Occident y sont représentés et plusieurs artistes québécois sont reconnus sur la scène internationale. La musique du Québec se caractérise principalement par un fort penchant francophone et évolutif ainsi que par sa musique folklorique encore bien vivante.

Histoire de la musique au Québec[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les Amérindiens qui étaient présents lors de l'arrivée des premiers colons français jouaient de la musique depuis plusieurs milliers d'années. Les premiers explorateurs ont été éblouis par la diversité des fonctions que prenait la musique dans les sociétés amérindiennes ainsi que par leurs instruments de musique et leurs danses[1]. Malgré cet important patrimoine, ceux-ci n'ont eu qu'une incidence minime sur les courants musicaux du début de la colonisation. L'héritage musical des premiers colons ainsi que l'arrivée de professionnels de la musique ont freiné considérablement la diffusion et la transmission de la culture musicale autochtone auprès des premiers arrivants[2]. On utilisait même des chants religieux traduits dans les langues amérindiennes pour assimiler les populations autochtones[3].

Les origines musicales premières du Québec sont donc principalement attribuable à l'apport culturel des Français. Dès la première moitié du XVIIe siècle, on enseignait aux enfants des chants religieux et la maîtrise d'instruments européens[3]. La chanson de tradition orale, qui formera les bases de la musique folklorique québécoise, est quant à elle apparue autour du milieu du XVIIe siècle et transmise de bouche à oreille. Les coureurs des bois chantaient même certaines chansons du folklore français issues de l'époque médiévale[4]. Les échanges et la transmission de ce folklore, composé de milliers de chansons, a façonné ce qui constitue aujourd'hui un patrimoine commun entre Québécois et Français. Ce n'est que plus tard que d'autres cultures viendront se métisser à la société en devenir.

La Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Les plus importantes sources d'information concernant les activités musicales en Nouvelle-France sont principalement issues des Relations des jésuites, un recueil des communications entre les jésuites du nouveau monde et la mère-patrie française. Les Récollets, qui ont été chassés par les Anglais en 1629[5], auront également contribué, dans une moindre mesure, à une partie du témoignage dans certains livres de chants en leur possession vers la fin du XVIIe siècle[6].

La musique jouée en Nouvelle-France durant le XVIIe siècle était surtout d'ordre religieux. Elle servait principalement la liturgie et la conversion des amérindiens au christianisme[7]. Les Jésuites commençaient également à y enseigner la musique après avoir fondé le collège de Québec en 1626[8], parfois appelé le collège des Jésuites, puis le Séminaire de Québec en 1663. Ils y enseignaient des chants religieux, surtout le plain-chant et les petits motets, ainsi que quelques instruments européens tels que la viole, le violon, le luth, etc.[9]

La chanson québécoise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chanson québécoise.

La chanson québécoise est représentée par une multitude d'interprètes et groupes aux styles diversifiés[10].

Liste des festivals[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de festivals de musique.

Plusieurs festivals musicaux de styles variés ont lieu chaque année au Québec. Voici les principaux :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • GALLAT-MORIN Élisabeth et PINSON Jean-Pierre, La vie musicale en Nouvelle-France, Sillery, Éditions du Septentrion, 2003, 570 p.
  • TRUDEL, Éric, Les 101 disques qui ont marqué le Québec, coll. Ici, Trécarré, 271 p. N.B.: Essais bio-discographiques. ISBN 978-2-89568-396-4

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gordon E. SMITH, Canada, §II: Traditional music: Introduction [en ligne], 2007, http://www.grovemusic.com/shared/views/article.html?section=music.04707.2.1#music.04707.2.1 (Page consultée le 7 mai 2008).
  2. Helmut KALLMANN, Musique, histoire de la [en ligne], année, http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0005560 (Page consulté le 28 avril 2008).
  3. a et b Helmut KALLMANN, Musique, histoire de la [en ligne], année, http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1SEC854476 (Page consulté le 30 avril 2008).
  4. Jean-Nicolas DE SURMONT, L'apport des phénomènes chansonniers dans la construction de la référence collective: le cas du Québec et de la France [en ligne], année, http://www.chansonduquebec.com/surmont/actionnationale.html (Page consultée le 30 avril 2008).
  5. Élisabeth GALLAT-MORIN et Jean-Pierre PINSON, La vie musicale en Nouvelle-France, Sillery, Édition du Septentrion, 2003, p. 33.
  6. Ibid., p. 34.
  7. Carl MOREY, Canada, §I: Art music: Early historical background [en ligne], 2007, http://www.grovemusic.com/shared/views/article.html?section=music.04707.1.1 (Page consultée le 7 mai 2008).
  8. Gallat-Morin et Pinson, op. cit., p. 52.
  9. [Carole GRÉGOIRE, Quebec, 2008, http://www.grovemusic.com/shared/views/article.html?section=music.22672&authstatuscode=200#music.22672 (Page consulté le 7 mai 2008).]
  10. André GAULIN, Je vous entends chanter. La chanson québécoise : en passant par Gilles Vigneault...et la France. [en ligne], 2008, http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/bulletin-nd-24-mars-2008/56 (Page consulté le 5 janvier 2013).