Jean Leloup

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Jean Leloup

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Jean Leloup aux FrancoFolies de Montréal en 2003.

Informations générales
Surnom Jean Leloup, John the Wolf, Dead Wolf, Massoud Al-Rachid, Roi Ponpon, Johnny Guitar, Pablo Ruiz, Johnny Welltiper
Nom de naissance Jean Leclerc
Naissance 14 mai 1961 (53 ans)
Sainte-Foy, Québec, Canada
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur, cinéaste, écrivain
Genre musical Pop rock, rock alternatif, musiques du monde
Instruments Chant, guitare, basse
Années actives 1983 à aujourd'hui
Labels Audiogram, Roi Ponpon, Grosse Boîte

Jean Leclerc, mieux connu par son pseudonyme Jean Leloup, est un auteur-compositeur-interprète québécois né le 14 mai 1961 à Sainte-Foy, en banlieue de Québec. Éclectique, il a touché divers genres musicaux, offert des vidéoclips audacieux, en plus d'étendre son champ d'activité au cinéma, à la télévision et en littérature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents québécois, Jean Leclerc a grandi en Afrique, plus précisément au Togo et en Algérie. C'est durant cette période de sa vie que les rythmes africains traditionnels l'influencent et qu'on en retrouvera plus tard dans certaines de ses chansons. Il se fait remarquer au Festival international de la chanson de Granby (FICG) en 1983 et il participe à l'opéra rock Starmania en 1986. Optant pour le nom de scène Jean Leloup (ou John The Wolf pour les admirateurs), il apparaît sur scène à Montréal dans les années 80. Dès le début de sa carrière, il fait des vagues avec ses chansons aux textes provocateurs.

En 1989, il lance son premier album Menteur et produit deux clips vidéos pour les chansons Alger et Printemps-été. La pièce Bar danse sera même diffusée pendant certaines émissions de radio. L'artiste renie plus tard cet album dont il n'aime pas les arrangements. Il ne joue pratiquement jamais les chansons qui le composent en spectacle après 1989, à l'exception d'Alger et de Printemps-été. Leloup se fait aussi remarquer par les entrevues peu sérieuses qu'il accorde aux journalistes.

En 1990, Jean Leloup enchaîne avec un second album, L'amour est sans pitié. Après des débuts modestes, l'album connaît des ventes importantes à la suite du lancement d’une chanson intitulée 1990, qui ne figure pas sur l'album original. Elle y est ajoutée au pressage suivant. 1990, qui fut un succès de l'année 1991, avait été composée lors du déclenchement de l'offensive alliée en Irak, ce qui constituait la première guerre du Golfe. Un clip tourné par le DJ montréalais James Di Salvio va contribuer au succès de cette chanson, qui va même acquérir une certaine notoriété en France et dans certaines discothèques aux États-Unis. L'amour est sans pitié contient plusieurs succès, tels les pièces titres, Cookie, Rock and roll pauvreté, Nathalie et Isabelle. Cette dernière est appuyée par un autre vidéoclip remarqué, réalisé par Di Salvio, tourné en partie à New York et mettant en vedette le comédien Julien Poulin. L’amour est sans pitié est un succès en dehors du Canada, notamment en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Japon.

Après le succès considérable de L'amour est sans pitié, la carrière de Leloup tombe dans un long hiatus. Il s'écoule six années avant la parution de son troisième album, maintes fois recommencé. Le Dôme est lancé en 1996. Dans le premier extrait, Le monde est à pleurer, Leloup se moque lui même de ce long processus en lançant d'entrée de jeu : « after one year, after two years: John The Wolf! ». Le dôme est un succès critique et commercial incontestable[1], Jean Leloup maniant habilement les genres et ayant encore une fois recours à une pléiade de personnages divers[1]. Le rythme de ses compositions sur Le dôme ralentit un peu et les chansons deviennent ainsi plus "planantes". Il sort aussi plusieurs clips vidéos pour les chansons Le monde est à pleurer et Johnny Go. Leloup surfe une année sur le succès d'Edgar (une chanson sur Edgar Allan Poe), Sang d'encre ou encore l'énorme succès I Lost My Baby.

En 1997, Jean Leloup fait partie du collectif Bran Van 3000, créé par son ami James « Bran Man » Di Salvio. Leloup prête sa voix à Forest, et le premier disque de Bran Van 3000, Glee est dédié à « John The Wolf ».

En 1998, Jean Leloup lance Les Fourmis, un album qui allie nouvelles compositions et versions live d'anciens morceaux quelque peu modifiés. Les chansons en spectacle sont tirées de prestations au défunt bar d'Auteuil, à Québec.

Les performances sur scène de Jean Leloup, tantôt en spectacle intimiste, tantôt en version « Big Band », attirent des foules en délire[2],[3]. Il est reconnu pour ses spectacles intenses, même si certains ont été plus sobres[4]. Toutefois il est reconnu pour être une personne enflammée sur scène, remaniant ses succès selon son humeur et son inspiration[5].

À la fin 2002, Jean Leloup lance son cinquième album, La vallée des réputations. Il indique quelques mois plus tard que c'est son dernier album. L'écriture se fait plus intimiste, par exemple dans le morceau Les remords du commandant, ou encore dans le succès Balade à Toronto. Enregistré en collaboration avec des musiciens africains, l'auteur-compositeur penche même du côté du jazz en adaptant, pour conclure l'album, Petite fleur de Sidney Bechet.

Leloup se retire officiellement le 19 décembre 2003 à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ayant orchestré la journée de son suicide scénique, il demande à ses admirateurs de lui proposer une mort. Elle s'officialise avec la sortie de son film posthume La Mygale Jaune sur le coffret Exit. Entre des extraits de spectacle, on y montre le chanteur allant brûler les symboles les plus représentatifs de sa carrière : son haut-de-forme et sa guitare Jazzmaster 1959 originaux.

À partir de 2004, les activités de Jean Leloup se font sous le nom de Jean Leclerc (son véritable nom). Au mois d'août 2005, il annonce un retour en musique le 20 septembre de la même année. Pour l’exercice, Leclerc s'associe au groupe Porn Flakes le temps d'une chanson intitulée Les Corneilles qui est alors diffusée sur les stations de radio québécoises et qui paraît sur l'album Porn Flakes. Il collabore également avec Anik Jean sur son premier album, Le Trashy Saloon, paru le 30 août 2005. Entre-temps, il complète le conte philosophique Noir destin que le mien (anciennement : Le Tour du monde en complet) un projet en cours depuis plusieurs années. Il est finalement publié le 5 octobre 2005 aux éditions Leméac. Leclerc utilise le nom du personnage principal et narrateur de l'histoire, Massoud al Rachid, comme nom de plume.

Le 1er août 2006, Leclerc diffuse sur son site web[1] une nouvelle chanson, intitulée Mexico, et proclame : « Leloup est mort, vive Jean Leclerc ». Par voie de communiqué, il annonce du même souffle la sortie de l'album Mexico le 19 septembre 2006. Il s'agit d'un album concept relatant la fuite vers le sud d'une femme et de son enfant après le meurtre de son mari violent. Il sort ensuite Tangerine, une chanson qui fait allusion à la déesse Tangerine de l'amour et au rock 'n' roll. Il diffuse également un troisième extrait de l'album, Cowboys groove, le 21 août pour les admirateurs abonnés à sa liste de diffusion. Son album Mexico, qui s'est vendu à plus de 60 000 exemplaires en 6 mois, a aussi été publié en version 33 tours par le label indépendant Grosse Boîte. Il existe seulement 535 exemplaires de cette édition limitée.

Jean Leloup rebondit à Montréal le 26 juillet 2012

Le 30 août 2008, il fait un spectacle au Colisée de Québec devant 6 500 personnes dans lequel il joue ses succès depuis ses débuts. Les critiques sont pour la plupart très mauvaises[6]. Elles relatent les insultes que Leloup a lancées au public parce qu'il le trouvait trop peu dynamique. Les critiques soulignent que l'artiste a toujours eu cette attitude particulière sur scène[7].

Son plus récent album, Mille excuses Milady, est sorti en magasin le 28 avril 2009 sous son ancien pseudonyme "Jean Leloup". Lors de sa présence à l'émission Tout le monde en parle, diffusée sur les ondes de Radio-Canada lors de la saison 2009, Jean a expliqué le retour de son ancien nom par un simple oubli. En effet, selon ses dires, il avait complètement oublié qu'il avait "tué" Jean Leloup pour faire place à Jean Leclerc. De toute façon, comme il a lui même dit,: « Ben, de toute façon, c'était drôle. »

En 2012, il effectue une tournée de plusieurs festivals au Québec, où il performe les plus grands succès de sa carrière, qui dure maintenant depuis environ 25 ans. La tournée est un franc succès tant au niveau des critiques que de l'abondance des foules.

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que Jean Leloup[modifier | modifier le code]

En tant que Jean Leclerc[modifier | modifier le code]

  • 1985 : Plein gaz (45 T Kébec Disc)

Collaborations[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

L'émission a été désignée par plusieurs titres dont L'univers fantastique de Jean Leloup et Herbert au pays de Kunderwald.

Dans le plat pays de Kunderwald vit l'expert comptable Herbert, 45 ans, l'homme le plus moyen du monde. Herbert mène une existence rigoureusement réglée entre le bureau et la maison. Il partage celle-ci avec son épouse, avec qui il entretient des rapports cordiaux et nullement passionnés, ce qui le remplit d'aise. Tout semble donc réglé une fois pour toutes. Cependant, un jour, une longue suite d'aberrations transformeront l'existence d'Herbert en véritable cauchemar...

L'émission devait être diffusée le 3 octobre 1999 dans la série Les Beaux Dimanches. Or, Radio-Canada a décidé de la retirer de l'horaire à la toute dernière minute. L'explication de Radio-Canada :

« Vous n’êtes pas sans ignorer (sic) que Jean Leloup est un artiste qui se distingue par son originalité, mais aussi par la façon virulente qu’il a de dépeindre la société. Le contenu de « L’Univers fantastique de Jean Leloup » ne fait pas exception et certaines scènes ont été jugées trop violentes ou trop osées pour être diffusées à une heure et à un soir d’écoute familiale risquant ainsi de heurter la sensibilité de certaines personnes[8]. »

Une entrevue avec Jean Leloup donne quelques explications plus précises :

« J'ai fait quelque chose d'éclaté, c'est une histoire bien compliquée », risque Leloup, moins bavard que la veille. Au terme d'un échange décousu, on finit par apprendre qu'on y croise entre autres une fille qui passe son temps à se suicider et un couple préoccupé par leurs relations sexuelles inexistantes. « Le contraste est très drôle, assure Leloup, mais les producteurs ont eu peur que ça encourage au suicide... »

Leloup ressort ses crocs : « C'est l'hypocrisie des médias et l'absence de sens de l'humour qui encouragent au suicide. Les télés du monde entier sont en train de mettre le couvercle sur tous les sujets brûlants. On y passe des émissions tellement plates, tellement chiantes, qui ne sont tellement pas vraies que tous ceux qui ont un peu de sentiment humain sentent qu'ils se font bourrer. Ou bien ils se sentent anormaux. Les kids qui ne ressentent pas tous les beaux sentiments qu'on leur montre à la télé se sentent honteux et épouvantablement merdiques. »

Visiblement échaudé d'avoir frappé le mur de la censure, Leloup parle de ce projet avec détachement. Les producteurs ont pris les choses en main et on devrait voir les résultats l'hiver prochain. Le scénariste lui-même ne sait pas trop à quoi s'attendre. « Je ne l'ai pas encore vu, avoue-t-il. J'espère juste que ça ne ressemble pas à Virginie[9] ! »

Quelques nouvelles de Jean Leloup a finalement été diffusée le 16 décembre 2000. La version télédiffusée dure 46 minutes et il y est bien question de suicide et d'un couple préoccupé par ses relations sexuelles inexistantes.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Ducharme, « Leloup : drôle de lièvre », L'actualité,‎ 1er novembre 1997.
  2. Denise Martel, « Le show de Leloup: toute une fête! », Le Journal de Québec,‎ 24 mai 1990
  3. Marie-Christine Blais, « Leloup au Métropolis : les moments parfaits », La Presse,‎ 14 novembre 2009.
  4. Sylvain Cormier, « On n'a pas fini de crier au Leloup », Le Devoir,‎ 8 août 1996.
  5. Isabelle Simard, « Complètement délirant ce Jean Leloup ! », Le Canada Français,‎ 15 novembre 2000.
  6. Valérie Lesage, « Chou Leloup ! », Le Soleil,‎ 31 août 2008.
  7. Alexandre Vigneault, « Jean Leloup: le grand chef joue au dictateur », La Presse,‎ 31 août 2008.
  8. « Commentaires de Radio-Canada »,‎ 10 janvier 1999
  9. Ma petite entreprise par Alexandre Vigneault dans VOIR, 28 septembre 2000

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Le Castel, site indépendant dédié à Jean Leloup