Paul Piché
Paul Piché (né le 5 septembre 1953 à Montréal[1]) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Ayant débuté sa carrière de chansonnier dans les années 1970, il est un artiste qui a marqué sa génération ainsi que la chanson québécoise par une œuvre vaste, dont notamment ses deux premiers albums À qui appartient l'beau temps? et L'Escalier, ainsi que des chansons telles Heureux d'un printemps, L'Escalier, Mon Joe, Un château de sable, J'appelle et Qu'est-ce que tu vas faire[1],[2],[3].
En plus d'explorer l'âme humaine[N 1], son œuvre comporte une dimension socio-politique explicite, teintée par les idées souverainistes de l'auteur.
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[modifier] Biographie
[modifier] Jeunesse
Paul Piché est né le 5 septembre 1953 à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Il grandit à Laval avec son frère et ses deux sœurs ainés[4].
Il vit son adolescence à La Minerve[4]. Élevé par un père fédéraliste convaincu, Paul Piché fait des études secondaires, collégiales et universitaires, en archéologie[1].
[modifier] Début de carrière
Il devient chansonnier dans des auditoriums et des boîtes à chansons, puis fait des bars spectacles à partir de l'âge de vingt ans. Cinq ans plus tard, il obtient un disque platine avec son premier album de facture folk-rock intitulé À qui appartient l'beau temps? dont plusieurs chansons sont abondamment diffusées à la radio[1]. Plusieurs artistes reconnus l'accompagnent sur ce disque, dont plusieurs membres de Beau Dommage ainsi que Serge Fiori, Alain Lamontagne, Neil Chotem et Pauline Lapointe.
À partir de 1979, il fait des spectacles au Québec et en Europe francophone.
À la suite de l'échec du « Oui » au référendum de 1980, Piché se retire pour écrire l'album L'Escalier, qu'il sortira la même année. Le disque est salué par la critique et est désormais un classique de la chanson québécoise[2]. En 1984, il sort Nouvelles d'Europe.
[modifier] Fin des années 80, début des années 90
Après s'être absenté deux ans, Paul Piché revient en 1988 avec l'album Sur le chemin des incendies, qui atteint lui aussi le cap des 100 000 copies avec des titres comme J'appelle, Un château de sable et Car je t'aime. Au printemps 1989, il se produit sur plusieurs scènes dont le Club Soda, le Spectrum, le Théâtre Saint-Denis, le Théâtre Outremont et la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
On requiert ensuite ses services pour participer aux festivités de la fête de la Saint Jean-Baptiste sur les plaines d'Abraham, ainsi qu'à l'île Ste-Hélène, devant environ 200 000 personnes. Il rendra hommage à Gilles Vigneault lors de la Fête à Vigneault durant la deuxième édition des Francofolies de Montréal.
Piché se produit lors de nombreux festivals d'été, parfois avec d'autres artistes tels Michel Rivard.
En 1993, il lance l'album L'instant. Puis, en 1994, il est invité à se joindre à un important cortège d'artistes québécois pour la présentation de l'évènement La Symphonie du Québec qui a lieu dans le cadre des Francofolies de Montréal. Il y interprète quelques chansons accompagné d'un orchestre symphonique dirigé par le chef Gilles Ouellet.
Souverainiste convaincu, l'artiste accepte le rôle de porte-parole des artistes québécois pour la souveraineté, et il participe au grand spectacle Artistes pour la souveraineté qui a lieu au Forum de Montréal à la fin du mois de septembre 1995, quelques semaines avant le deuxième référendum. Déçu du résultat, il œuvre à la cause environnementale tout en demeurant un des artistes les plus identifiés au débat national. La compilation double intitulée L'un et L'autre qui paraît l'année suivante est suivie d'une nouvelle série d'engagements au Québec et en France.
[modifier] Le voyage
Le 9 septembre 1999 (9-9-99), il lance son neuvième album Le voyage contenant neuf chansons. Le nouveau millénaire le trouve disposé à s'impliquer dans des causes écologistes et il se fait le défenseur de l'eau, dont le Québec possède des réserves en abondance mais dont les tractations sont sujettes à polémique, tant au niveau de son utilisation que de sa préservation. En septembre 2002, il entreprend un parcours à vélo de 500 kilomètres pour remettre au Premier ministre québécois d'alors, Bernard Landry, une supplique l'enjoignant de mettre un frein au programme d'aide à la construction de mini-centrales électriques sur les rivières du Québec, rejoignant par là l'action de la Coalition Eau Secours et leur campagne Adoptez une rivière[3].
Il accepte de laisser le DJ Ramasutra et une douzaine de ses confrères manipuler un lot d'enregistrements originaux de ses chansons. L'expérience donne lieu à l'album Paluche 3.14 qui paraît en octobre 2004 sur la nouvelle étiquette Jajou.
[modifier] Essai et Sur ce côté de la Terre
Lors d'une période creuse dans sa création musicale[2], il est imprégné d'un besoin d'écrire afin de mieux retourner à la chanson ensuite. Il en résultera l'essai Déjà vu, la formule algébrique
de notre inconscient collectif?, publié en 2007. L'idée principale est une tentative de comprendre l'inconscient collectif occidental, qui ressent souvent le besoin de retour en arrière, et dont le symptôme le plus visible est le cycle des modes. Il va plus loin en précisant, à l'aide de sa formule algébrique (accompagnée d'un tableau afin de simplifier la compréhension) pourquoi et comment le cycle est un mouvement de balancier impliquant non seulement la mode, mais la politique, et presque chaque évènement d'envergure[5].
Le livre sera démoli par la critique, notamment par l'émission Tout le monde en parle et par le journal Le Devoir[2].
Le 1er décembre 2009, il sort un nouvel album, Sur ce côté de la Terre. Premier album depuis dix ans, il sera qualifié d' « efficace et ayant du cœur au ventre » par le journal Le Devoir[6].
[modifier] Famille
Paul Piché a un enfant d'une première union et un deuxième d'une seconde relation[2]. Son fils, Léo Piché, a joué aux percussions lors de la réalisation de l'album De ce côté de la Terre[6].
[modifier] Discographie
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1982 : Paul Piché (album) vinyle seulement
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1984 : Nouvelles d'Europe
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1993 : l'Instant
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1994 : La Symphonie du Québec (spectacle de clôture des FrancoFolies de Montréal)
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1996 : L'un et l'autre (compilation double)
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1999 : Le voyage
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2004 : Paluche 3.14 (interprétation électronique de chansons de Paul Piché
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2009 : Sur ce côté de la Terre
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[modifier] Prix et distinctions
- 1985 : Prix Félix de l'album rock[1].
- 1990 : Désigné « Personnalité de l'année dans le domaine de la chanson » par La Presse[1].
- 1994 : Désigné « Patriote de l'année » par la Société Saint-Jean Baptiste[1].
[modifier] Notes et références
- Notes
- En y traitant de ses principales caractéristiques telles l'amour, l'amitié, la solitude, la vie, la mort, la misère, la richesse, la haine, la jalousie, etc.
- Références
- Christian Rioux, « Piché, Paul », Encyclopédie de la musique au Canada, incluse dans L'encyclopédie canadienne en ligne.
- Nathalie Petrowski, « Paul Piché: Entre soi et l'autre », La Presse., 28 novembre 2009
- Paul Piché sur http://www.qim.com, Québec Info Musique Inc.
- Millot 1998, p. 36
- Piché 2007, p. ?
- Sylvain Cormier, « Paul Piché, le nouvel album », Le Devoir, 28 novembre 2009.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Sources bibliographiques
- Paul Piché, Déjà vu, la formule algébrique
de notre inconscient collectif?, Éditions Michel Brûlé, 2007, 274 p. [présentation en ligne] - Pascale Millot, « Paul Piché : noir et blanc », dans Châtelaine, vol. 39, no 2, février 1998, p. 30-37
de notre inconscient collectif?,