Richard Desjardins

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Richard Desjardins

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Richard Desjardins en spectacle à Arvida le 13 octobre 2012

Informations générales
Naissance 16 mars 1948 (66 ans)
Rouyn-Noranda, Drapeau : Québec Québec
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, réalisateur
Genre musical Rock
Instruments Chant, piano, guitare
Années actives 1975 - aujourd'hui
Site officiel richarddesjardins.qc.ca
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Richard Desjardins né le 16 mars 1948 à Rouyn-Noranda, est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Rouyn-Noranda (Abitibi-Témiscamingue) le 16 mars 1948, Richard Desjardins est le quatrième d'une famille de cinq enfants. Sa mère lui enseigne le piano. À partir de 16 ans, il accompagne son frère aîné, en tournée dans la région. Il jouera ensuite dans différents orchestres.

De 1975 à 1982, il est le chanteur et leader de la formation Abbittibbi, qui a fait paraître un unique disque, Boom Town Café. Cette formation joue des succès anglophones et des chansons écrites par Richard Desjardins. Devant le relatif insuccès, le groupe cesse peu à peu ses activités et Richard emménage à Montréal.

En 1989, grâce aux souscriptions de 400 personnes, il produit Les Derniers humains, son premier disque solo. Ce disque sera réenregistré en 1992 à la Chapelle du Bon Pasteur après le succès obtenu par son second effort solo Tu m'aimes-tu (125 000 exemplaires vendus) et la bande originale du film Le Party de Pierre Falardeau. En 1990 il reçoit le Prix miroir de la chanson francophone par le Festival d'été de Québec, et les prix Félix 1991 de l'auteur-compositeur de l’année et de l'album populaire de l'année.

Il joue trois soirs au Théâtre de la Ville à Paris, et jouera par la suite de nombreuses fois en France (Bataclan, Olympia). Fin 1993, sa tournée se conclut par le disque Richard Desjardins au Club Soda. En 1994 sort l'album Chaude était la nuit fait avec les membres d'Abbittibbi. Un album Abbittibbi live sera enregistré à Magog et conclura la tournée. En 1998, il sort un troisième album studio solo intitulé Boom Boom, qui sera suivi d'une nouvelle tournée québécoise échelonnée sur près de deux ans.

Il devient coréalisateur avec Robert Monderie de deux documentaires, notamment L'Erreur boréale en 1999, film sur la mauvaise gestion forestière québécoise qui forcera le gouvernement libéral à mettre sur pied en 2003 la Commission Coulombe, une Commission d'étude scientifique, technique, publique et indépendante, chargée d’examiner la gestion des forêts du domaine de l’État. L'Erreur boréale recevra le Prix Jutra du meilleur documentaire en 1999.

En 2003 sort son quatrième album studio intitulé Kanasuta. Une tournée suivra. En 2005, le DVD Kanasuta – Là où les diables vont danser contient un enregistrement du spectacle suivi du documentaire L'Erreur boréale.

En 2004, avec l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et son directeur Gilles Bellemare, Richard Desjardins présente le spectacle Desjardins symphonique, enregistré et diffusé par Radio Canada. Ce concert sortira en CD en 2009.

En 2007, il coréalise avec Robert Monderie le documentaire Le peuple invisible, consacré à la nation algonquine[1].

Il a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, récompensant aussi bien son œuvre musicale (Prix Félix, Académie Charles-Cros, etc.) que documentaire (Prix Jutra, etc.). En 2006, Richard Desjardins a fait son entrée dans le Petit Larousse. L'UQAM lui remet un doctorat honoris causa lors de la session de clôture du 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement, le 13 mai 2009. Il est invité en avril 2010 à l' Abbaye de Fontevraud pour une représentation publique d' Aliénor un récit qu'il a publié en 2008 aux éditions Lux, inspiré des derniers moments de la vie d'Aliénor d'Aquitaine à Fontevraud.

Le 25 février 2010, Richard Desjardins a signé, avec 500 artistes, l'appel pour appuyer la campagne internationale de Boycottage, de Désinvestissement et de Sanctions contre l'apartheid israélien[2]

Une tournée solo est prévue en France en février 2011.

En octobre 2011, il lance son nouveau film, Trou story dont le sujet est la gestion douteuse de l'industrie minière du Québec par l'industrie privée en collaboration avec le gouvernement. Desjardins aura donc produit, avec Robert Monderie, deux documentaires choc sur deux piliers, menacés, de l'économie québécoise, les forêts et les mines.

À l'occasion de l'élection provinciale partielle dans Bonaventure (décembre 2011), il soutient publiquement la candidate de Québec solidaire[3].

En 2012, l'acteur Yvan Garouel lui dédie un concert à Paris à l'Essaïon où il interprète ses chansons après une première partie consacrée à Gérard Manset.

En 2014, Richard Desjardins présente, sous le titre Soleil d'Espagne, une série de concerts consacrés à l'œuvre de Federico Garcia Lorca, accompagné par le violoniste Alexandre DaCosta et le guitariste Alexandre Éthier.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Bandes sonores[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • L'UQAM lui décerne un doctorat honoris causa le 13 mai 2009 pour souligner son apport exceptionnel comme artiste engagé dans la lutte pour la justice sociale, et sa contribution essentielle à l'avènement d'une éco-société[4]

ADISQ[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Richard Desjardins voit son travail récompensé, le 31 octobre 2004, alors que l'ADISQ lui décerne cinq Félix, dont ceux de l'Auteur et compositeur de l'année, du Spectacle de l'année (catégorie auteur-compositeur-interprète) et de l'Album de l'année (catégorie populaire), pour Kanasuta.
  • Félix de l'album de l'année-adulte contemporain et spectacle de l'année (auteur-compositeur-interprète) pour l'Existoire.

Pour L'Erreur boréale[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Grand prix du festival, mention environnement, Festival international du film nature et environnement de Grenoble, France
  • 1999 : Prix du reportage magazine, Festival international du film d'environnement, Paris
  • 1999 : Prix du développement durable en milieu rural, Festival international du film environnemental Ecofilm, Lille, France
  • 1999 : Prix Robert-Claude Bérubé, décerné par l'Office des communications sociales
  • 1999 : Prix Gémeaux (Québec), Meilleur montage
  • 1999 : Prix Jutra (Québec), Meilleur documentaire
  • 2000 : Prix Frederick Todd, pour la contribution exceptionnelle à l'avancement de l'architecture de paysage au Québec, décerné par l'Association des architectes paysagistes du Québec
  • 2000 : Prix Solidarité Canada-Sahel, décerné à une personne ayant contribué de manière significative à la lutte contre la désertification

Pour Le Peuple invisible[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le peuple invisible », sur Office nationale du film,‎ 2007 (consulté le 2010-09-25)
  2. Tadamon!: 500 Artistes contre l'apartheid israélien
  3. Éditorial, Le Devoir du 6 décembre 2011
  4. Site de l'UQAM

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]