Parti national britannique

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British National Party
Présentation
Leader Nick Griffin
Fondation 1982
Siège PO Box 287, Waltham Cross, Herts, EN8 8ZU
Idéologie Nationalisme, euroscepticisme, souverainisme
Affiliation internationale multiple
Affiliation européenne Euronat (2005-2009)
Alliance européenne des mouvements nationaux
(depuis 2009)
Couleurs rouge, blanc et bleu
Site web www.bnp.org.uk

Le Parti national britannique (British National Party, BNP) est un parti politique nationaliste britannique créé en 1982 par John Tyndall, et dirigé par Nick Griffin depuis 1999.

Il dispose de sept conseillers élus lors des élections municipales en Angleterre (sur plus de 20 000), mais n'est plus représenté au Parlement européen ni au Parlement du Royaume-Uni.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2005, le BNP a obtenu 0,7 % des voix, étant le huitième parti en termes de voix.

Durant les élections de l’Assemblée galloise en 2007, il a été le cinquième parti sur le plan des voix pour les listes régionales, bien qu’il n’ait obtenu aucun siège. Aux élections locales du 1er mai 2008, le nombre de conseillers du BNP est passé de 84 à 100, le parti faisant par ailleurs élire pour la première fois (avec 5,3 % des voix), un conseiller à l'Assemblée de Londres qui en compte 25.

En 2009, le BNP est crédité de 7 à 11 % dans les sondages au niveau national, et devient la deuxième force dans les zones populaires derrière le Labour où la présence d'immigrés est forte. Aux élections européennes de 2009, il obtient pour la première fois deux députés européens avec 6,2 % des voix en Grande-Bretagne (il ne se présente pas en Irlande du Nord).

En octobre 2009, la BBC autorise un programme consacré au BNP et à Nick Griffin[1]. Le mois suivant, le BNP rallie l'Alliance européenne des mouvements nationaux qui regroupe des partis nationalistes d'Europe comme le Front national français[2].

Le 14 février 2010, lors d'une assemblée générale, le BNP lève l'interdiction de l'adhésion à des personnes non-blanches. Le premier adhérent non-blanc à recevoir sa carte est un enseignant sikh à la retraite.

Lors des élections législatives de 2010, le parti a obtenu 1,9 % des suffrages, devenant le cinquième parti du Royaume-Uni derrière l'UKIP.

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Très controversé, le BNP présente des idées favorables au nationalisme et à la défense des Britanniques de type caucasien.

Sous la direction de son ancien chef, John Tyndall, le BNP était ouvertement anti-juif, anti-hindou et anti-sikh ; cependant, sous la direction actuelle de Nick Griffin, diplômé en droit de Cambridge, le BNP a fixé son centre d’intérêt sur les musulmans. Le parti a dit publiquement qu'il ne considère plus comme une menace, les Juifs, dont il a un conseiller municipal, les Hindous et les Sikhs et a l'appui de certains d'entre-eux. Le BNP a travaillé avec les groupes sikhs anti-musulmans. Le journal Le Monde note d'ailleurs que « les dérapages restent fréquents mais, globalement, l'image du BNP s'est améliorée » (édition du 14 mai 2009).

Selon son manifeste, le BNP « s’engage à enrayer le flux migratoire non-européen et à restaurer par des moyens légaux ainsi que par la négociation et le consentement, la composition majoritairement blanche de la population britannique qui existait en Grande-Bretagne avant 1948. ». Le BNP propose « d’encourager de manière ferme mais volontaire les immigrés et leurs descendants à retourner dans leurs pays d’origine. ».

Il prône l’abrogation de toute législation anti-discrimination et a pendant très longtemps limité l'adhésion au parti « aux groupes ethniques britanniques et indigènes provenant de la classe de Caucasien indigène » ainsi qu'aux immigrés blancs qui sont assimilés dans un de ces groupes ethniques. Cette restriction à l'adhésion a été levée le 14 février 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Après des années de refus, la BBC ouvre une émission politique au xénophobe British National Party - Le Monde, 9 septembre 2009
  2. (en) BNP in alliance with nationalists - BBC News, 12 novembre 2009
  • Sur la mutation populiste opérée par le BNP, cf. Dominique Reynié, Populismes : la pente fatale, Paris, Plon, 2011, 280 pages.

Lien externe[modifier | modifier le code]