Monastère de Daphni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monastères de Daphni, de Hosios Loukas et Nea Moni de Chios *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Mosaïques de Daphni
Mosaïques de Daphni
Coordonnées 38° 00′ 47″ N 23° 38′ 09″ E / 38.013055555556, 23.635833333333 ()38° 00′ 47″ Nord 23° 38′ 09″ Est / 38.013055555556, 23.635833333333 ()  
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Type Culturel
Critères (i) (iv)
Superficie 3,7 ha
Zone tampon 5 816 ha
Numéro
d’identification
537
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1990 (14e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Abbaye de Daphni
Image illustrative de l'article Monastère de Daphni
Le cloître du monastère de Daphni

Diocèse Athènes (en)
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DLIII (553)[1]
Fondation VIe siècle
Origine religieuse Moines orthodoxes
Cistercien depuis 1207
Dissolution 1821
Abbaye-mère Bellevaux
Lignée de Morimond
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Moines orthodoxes (VIe siècle-1207)
Cisterciens (1207-1458)
Moines orthodoxes (1458-1821)
Période ou style

Coordonnées 38° 00′ 46″ N 23° 38′ 09″ E / 38.012798898889, 23.635886147867 ()38° 00′ 46″ Nord 23° 38′ 09″ Est / 38.012798898889, 23.635886147867 ()  [2]
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Région historique Duché d'Athènes
Périphérie Attique
Dèmes Chaïdari

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Abbaye de Daphni


Le monastère de Daphni ou Dafni (en grec moderne : Δαφνί) est situé à Chaïdari, à 11 km au nord-ouest du centre d’Athènes, proche de la forêt du même nom, sur la voie sacrée[3] qui conduit à Éleusis. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1990. Il a été fortement endommagé par le tremblement de terre de 1999 et reste fermé au public depuis cette date pour restauration.

Histoire et architecture[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Le monastère fut fondé au début du VIe siècle sur le sanctuaire d’Apollon de Daphni qui avait été détruit par les Goths en 395. Les colonnes ioniques de l’ancien temple ont été réutilisées. Il n’en reste aujourd’hui qu’une, les autres ayant été déplacées à Londres par Lord Elgin.

L’église principale est un monument du XIe siècle de l’art byzantin. Elle possède l’ensemble de mosaïques le mieux conservé de la première période (dynastie Commène, environ 1100) et représentée par la transformation de l’image austère et hiératique du Christ pantocrator à l’intérieur du dôme qui était caractéristique de l’époque macédonienne en un style plus délicat et raffiné, dont l’Ange devant saint Joachim est considéré comme le plus bel exemple.

Abbaye cistercienne après la quatrième croisade[modifier | modifier le code]

Après la conquête de la région par les Latins au cours de la quatrième croisade, Othon de la Roche, duc d’Athènes, la donna à l’abbaye cistercienne de Bellevaux[4]. Les moines français reconstruisent l’exonarthex, ajoutent un mur d’enceinte autour du monastère et apportent plusieurs autres changements[5].

Retour des moines orthodoxes[modifier | modifier le code]

Les Turcs expulsent les moines cisterciens et rendent le monastère à une congrégation orthodoxe en 1458[5].

Fermeture du monastère[modifier | modifier le code]

Le monastère décline au cours du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Il est saccagé au cours de la guerre d'indépendance grecque en 1821 et sert ensuite de caserne, au cours de la guerre puis pour les troupes bavaroises en 1838-39. En 1883-1885 il abrite un asile d'aliénés, puis sert d'étable. Il est endommagé par les séismes de 1886, 1889 et 1894. Les restaurations ne commencent qu’en 1892[6].

Notes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 307.
  2. (it) « Daphni », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté en 25 février 2014).
  3. La voie menant au sanctuaire ou à l’acropole d’une cité antique
  4. Jean Defrasne Les Comtois Editions Cabédita
  5. a et b (el) « Η μονή Δαφνίου και οι Κιστερκιανοί μοναχοί (1207-1458) », sur http://www.haidari.gr/, Chaïdári (consulté en 25 février 2014).
  6. Description du monastère sur le site du ministère grec de la culture