Éditions du Boréal

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Maison d’édition québécoise indépendante fondée en 1963 par une équipe d’historiens, les Éditions du Boréal ont, au cours des années, accru et diversifié leur production éditoriale. Publiant aussi bien des livres d’histoire que des documents politiques, des essais, des romans, du théâtre ou de la littérature jeunesse, les Éditions du Boréal se sont imposées comme une des principales maisons d’édition de littérature générale, ont vu bon nombre de leurs auteurs couronnés par de prestigieux prix littéraires et plusieurs de ses titres faire l’objet de traductions en langues étrangères. 

Historique[modifier | modifier le code]

C'est à Trois-Rivières, le 18 mars 1963, que Gilles Boulet, prêtre, Pierre Gravel, libraire, Jacques Lacoursière, professeur, Denis Vaugeois, historien, et Mgr Albert Tessier, cinéaste et historien, fondent les Éditions du Boréal Express. La maison se fait rapidement connaître avec son journal d'histoire du Canada.

En 1977, quand Denis Vaugeois quitte le poste d'éditeur, la maison compte 54 titres à son catalogue. Elle s'est fait connaître comme lieu d’affirmation d'une nouvelle historiographie québécoise.

Happé par la politique, Denis Vaugeois quitte le Boréal Express et en confie les rênes à Antoine del Busso, à qui se joignent d'abord Pascal Assathiany, puis François Ricard et Jacques Godbout. La maison s'ouvre alors aux sciences humaines et aux sciences politiques en particulier, tout en conservant un important secteur historique sous la gouverne de Paul-André Linteau. Paraissent donc des ouvrages qui rendent compte non plus seulement du Québec d'hier, mais du Québec en devenir.

En 1981, le Boréal Express publie une première œuvre de fiction. Il s'agit du Canard de Bois, de Louis Caron. Paraîtront durant les années suivantes des romans ou des essais de Gilles Archambault, Jacques Brault, Jacques Godbout, Fernand Ouellette, etc.

En 1984, François Ricard fonde sa collection d'essais Papiers collés, qui rassemblera au cours des ans, entre autres noms, ceux de Jean Larose, Yvon Rivard, Pierre Vadeboncoeur et Margaret Atwood. La même année paraît l'autobiographie de Gabrielle Roy, La Détresse et l'Enchantement.

C'est à cette période également que le Boréal s'ouvre sur le monde. Il publie des traductions, bien sûr, surtout du Canada anglais, mais aussi des coéditions avec des maisons françaises (Le Seuil, L'Olivier, Denoël, Grasset, la Découverte) et accorde de très nombreuses cessions de droits à l'étranger.

En 1987, la maison abandonne le qualificatif Express dans son nom.

L'édition en comité

À l’image de quelques grandes maisons européennes, le Boréal confie ses choix éditoriaux à un comité. Cela se reflète dans le catalogue de la maison, ouvert à différentes esthétiques, à une pluralité d’orientations politiques ou idéologiques.

En 1989, Pascal Assathiany devient directeur général et, en 1990, le comité éditorial accueille Jean Bernier, qui devient directeur littéraire. Cette époque voit également une augmentation sensible de la production, qui dépasse les 70 nouveautés dès 1990. Le Boréal publie désormais dans tous les genres, sauf celui du manuel scolaire, du livre pratique et de la para-psychologie. Cela s'est traduit par la multiplication des collections : en 1988, la maison lançait la collection de rééditions en format intermédiaire “Boréal compact”, qui a fait paraître en vingt-cinq ans plus de 270 titres et où l’on retrouve aujourd’hui une bonne partie du fonds littéraire. Depuis 1989 existe aussi un important secteur jeunesse avec les collections « Junior », « Inter » et « Maboul ».


Cinquante ans après sa fondation, le Boréal compte près de 2000 titres à son catalogue et a publié quelques-uns des plus grands noms de la littérature québécoise : Anne Hébert, Gabrielle Roy, André Langevin, Gilles Vigneault, Marie-Claire Blais, Fernand Dumont, tandis que toute une génération d'écrivains donne forme à la sensibilité contemporaine : Suzanne Jacob, Robert Lalonde, Monique Proulx, Hélène Monette, Louis Hamelin, Ying Chen, Dany Laferrière (Prix Medicis pour L’Énigme du retour). Toutefois, le Boréal reste particulièrement à l’écoute de la relève et publie chaque année des jeunes auteurs qui en sont à leur premier livre. Enfin, la maison accueille également en traduction plusieurs écrivains du Canada anglais, dont Neil Bissoondath, Michael Ondaatje, Alice Munro (Prix Nobel de Littérature), Margaret Atwood et Charles Taylor.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]