Société botanique de France

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Société botanique de France
Fondation 24 mai 1854
Discipline Botanique
Objectifs « concourir aux progrès de la botanique et des sciences qui s’y rattachent et de faciliter, par tous les moyens dont elle peut disposer, les études et les travaux de ses membres »
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Langue Français
Président Marc-André Selosse
Secrétaire général Philippe Thiébault
Publications Journal de botanique, Acta Botanica Gallica
Site web www.bium.univ-paris5.fr/sbf/

Société botanique de France (SBF) est une société savante fondée le 24 mai 1854. Lors de sa séance inaugurale elle se fixe pour but « de concourir aux progrès de la Botanique et des sciences qui s’y rattachent et de faciliter, par tous les moyens dont elle peut disposer, les études et les travaux de ses membres » (article 2 des statuts originaux)[1].

La fondation[modifier | modifier le code]

Cette création fait suite de la réunion de quinze botanistes, qualifiés par la suite de membre fondateurs, qui se réunissent le 12 mars 1854 :

Trois de ces participants, L. Graves, A. Passy et W. de Schoenefeld, forment une commission et établissent des statuts en s’inspirant de la Société géologique de France à la création de laquelle Louis Grave avait participé. La Société géologique de France accueillera d’ailleurs les premières réunions de la SBF. Durant la première réunion officielle, qui se déroule avec l’accord du préfet de police le 24 mai 1854, un bureau est élu. Il comprend A. Brongniart à la présidence, J. Decaisne, D. Delessert, H. Moquin-Tandon à la vice-présidence, W. de Schoenefeld et P. Duchartre au poste de secrétaire, T. Puel et E. Cosson à celui de vice-secrétaire, Caillette de l’Hervilliers comme trésorier et de Bonis comme archiviste.

En 1868, la SBF prend racine dans les nouveaux locaux de la Société centrale d’horticulture de France avant de déménager, en 1949, dans les locaux de la Faculté de pharmacie de Paris. Elle est actuellement domiciliée Elle est reconnue comme d’utilité publique par décret du 17 août 1875. Dans les années 1920, différents herbiers conservés par la Société furent placés dans plusieurs institutions pour assurer une conservation que la Société n’était pas capable de fournir.

Les publications[modifier | modifier le code]

Elle publie dès son origine les comptes rendus de ses séances tant ordinaires qu’extraordinaires ainsi qu’une revue de bibliographie. Les séances extraordinaires sont choisies dans différentes villes de France afin que les membres de province puissent aussi participer aux activités de la société. Des excursions de botanique, en France et à l'étranger, sont depuis l'origine régulièrement organisées. La SBF fait aujourd'hui paraître deux publications : Acta botanica Gallica - Botany Letters (trimestriel), une revue scientifique internationale indexée dont un nombre d'abonnements significatif est souscrit par des institutions, et le Journal de Botanique, une parution trimestrielle en français dont l'abonnement est lié à la cotisation et où sont notamment publiés les compte-rendus des excursions botaniques.

La SBF remet en outre régulièrement divers prix et récompenses dont le prix de Coincy[2] adopté en 1904 et qui récompense une recherche en taxinomie.

La Société compte 162 membres dès la première année, depuis elle oscille entre 500 et 800. La société est ouverte aux femmes depuis l'origine, sa première femme membre est Elisa de Vilmorin (1826-1868), veuve de Pierre Louis François Lévêque de Vilmorin (1816-1860).

Le site web de la société comporte l'ensemble des données sur ses activités actuelles (http://www.biusante.parisdescartes.fr/sbf/)

Les dernières actions[modifier | modifier le code]

La SBF a lancé un projet en 2001 sur le développement d'une flore de France, Flora gallica, écrite par ses membres sous la direction de J.-M. Tison et B. de Foucault, qui a vu le jour à l'été 2014. Un travail de numérisation des publications de la société, passées et actuelles, a été entrepris en vue d'une diffusion libre. En 2004, s'est tenu le colloque du cent-cinquantenaire auquel ont participé 105 personnes. Outre une présentation historique de la Société, des communications sur la botanique en France aujourd'hui et sur son avenir ainsi que celui de son enseignement ont été alors présentées. La dernière assemblée générale de 2005 est l'occasion de réaffirmer le rôle d'une telle organisation : "Il est important que, [...], pour le futur, un rôle plus important dans la défense et la promotion de la botanique en France, en matière de contribution scientifique et en termes de représentation dans les instances européennes et internationales."

La Société Botanique de France organise depuis 2010 un Diplôme Universitaire de botanique de terrain avec l'Université de Picardie, et organise chaque année un appel d'offre pour soutenir financièrement la recherche en botanique. Elle organise aussi des colloques gratuits et grand-public, les derniers ayant traité de biodiversité (2010) et des domestications végétales (2014).

Son président en exercice est le Professeur Marc-André Selosse (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).

Annexes et notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les nouveaux satuts de la Société Botanique de France, J. Bot. Soc. bot. France 13: 97-102
  2. Note en hommage au botaniste Auguste Henri Cornut de la Fontaine de Coincy (1837-1903).

Source[modifier | modifier le code]

  • François Pellegrin, « Un siècle de Société de botanique de France », Bulletin de la Société botanique de France, supplément au no 101, 1954, pp. 17-46.

Lien externe[modifier | modifier le code]