Alphonse Ratisbonne

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L'apparition à Ratisbonne

Alphonse Ratisbonne, parfois nommé Alphonse de Ratisbonne ou Marie-Alphonse Ratisbonne (1er mai 1814, Strasbourg6 mai 1884, Ein Karem, Jérusalem), était un prêtre et un missionnaire français d'origine juive. Après sa conversion au catholicisme, il entra dans la Compagnie de Jésus. Il seconda son frère, Théodore, lui aussi converti au catholicisme, pour développer la congrégation de Notre-Dame de Sion. Il fonda plusieurs monastères et orphelinats.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alphonse Ratisbonne était le neuvième et plus jeune enfant d'Auguste Ratisbonne et de son épouse Adélaïde, une famille de banquiers juifs de Strasbourg et descendait de Cerf Beer. Son père était le président du consistoire d'Alsace[1]. Lorsque son frère aîné Théodore (1802-1884) se convertit au catholicisme et se vit écarté par la famille, Alphonse rejeta toute forme de religion[1].

Après des études de droit à Paris, Alphonse Ratisbonne entra dans la banque familiale et annonça ses fiançailles avec sa nièce, âgée de 16 ans. Celle-ci étant encore trop jeune pour le mariage, il s'éloigna quelque temps de Strasbourg et partit faire un voyage d'agrément en Italie. Ce fut à Rome, dans la basilique Sant'Andrea delle Fratte (avec Marie-Théodore Renouard de Bussièrre), qu'il dit avoir eu une vision de la Vierge Marie le 20 janvier 1842 ; il décida alors de se convertir au catholicisme[1]. Il ajouta le prénom de « Marie » à son nom de baptême. Il entra dans la Compagnie de Jésus en juin 1842. Il effectue son noviciat chez les Jésuites de Laval. Il reçoit, dans cette église, l'ordination sacerdotale en 1848 des mains de Jean-Baptiste Bouvier, évêque du Mans.

La tombe d'Alphonse Ratisbonne à Ein Karem

En 1850, il fut nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l'autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX[2], il quitta la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s'installa en Palestine, où il passa le reste de son existence, et y emmena une partie de la communauté de Notre-Dame de Sion[1]. Il fonda en 1858 le couvent de l'Ecce Homo[3] dans la Vieille Ville de Jérusalem, pour les Sœurs de Sion[4], auquel il adjoignit une école et un orphelinat[5]. En 1860, il fit construire le monastère de Saint-Jean sur la colline d'Ein Karem, dans les environs de Jérusalem, avec une église et un orphelinat. En 1874, il fonda le monastère Saint-Pierre-de-Sion, dit « monastère Ratisbonne », aujourd'hui occupé par un centre d'étude salésien, dans le quartier de Réhavia à Jérusalem[6]. Enfin, il créa l'orphelinat Saint-Pierre, près de la porte de Jaffa, et une école d'apprentissage[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Monument à la gloire de Marie (1847)[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. J. Egan, Our Lady's Jew : Father Marie-Alphonse Ratisbonne, Dublin, 1953
  • Jean Guitton, La Conversion de Ratisbonne, Wesmael-Charlier, 1964
  • René Laurentin, Alphonse de Ratisbonne, vie authentique, 2 vol., F. X. de Guibert, 1980 et 1993
  • Claude Mondésert, s.j., Théodore et Marie-Alphonse Ratisbonne, 3 vol.
  • Claude Mondésert, s.j., Les Religieuses de Notre-Dame de Sion, Lescuyer, Lyon, 1956
  • Sœur Jean Marie Chauvin, « Alphonse Tobie Ratisbonne (Père Marie)», in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 30, p. 3098
  • Théodore de Bussières, Le converti de la médaille miraculeuse : Alphonse Ratisbonne, Paris, éditions Pierre Téqui,‎ 1998, 96 p. (ISBN 9782740305577)
  • Théodore de Bussières, Enfant de Marie, un frère de plus: : Marie Alphonse Ratisbonne, Laval, Sauvage-Hardy,‎ 1842, 116 p. (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Encyclopedia Judaica, Ratisbonne Brothers, Volume 13, pp.1570-1571, Keter Publishing House, Jerusalem, 1972.
  2. Claude Mondésert, Les Religieuses de Notre-Dame de Sion, Lyon, Lescuyer, 1956, p.21
  3. :: Ecce Homo Convent >> History ::
  4. a et b Encyclopedia Judaica, Ratisbonne Brothers, Volume 13, pp.1570-1571, Keter Publishing House, Jerusalem, 1972
  5. a et b Catholic Encyclopedia : Maria Alphonse Ratisbonne.
  6. Ratisbonne Monastery.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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