Lorca (Région de Murcie)

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Lorca
Blason de Lorca
Héraldique
Drapeau de Lorca
Drapeau
Château de Lorca
Château de Lorca
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Murcie Région de Murcie
Province Murcie Région de Murcie
Comarque Alto Guadalentín
Maire
Mandat
Francisco Jódar Alonso (PP)
2007
Code postal 30 800
Démographie
Gentilé lorquino, Lorquina
Population 91 906 hab. (2009)
Densité 54 837 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 41′ 00″ N 1° 42′ 00″ O / 37.683333, -1.7 ()37° 41′ 00″ Nord 1° 42′ 00″ Ouest / 37.683333, -1.7 ()  
Altitude 353 m
Superficie 167,6 ha = 1,676 km2
Divers
Saint patron Clément Ier
Localisation

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Lorca
Liens
Site web www.lorca.es

Lorca est une ville située au sud-est de l'Espagne, dans la Région de Murcie.

Classée site historique en 1964, Lorca est aussi appelée « la ville baroque », en raison de l'important héritage architectural de ce style présent dans sa vieille ville. Elle est également célèbre pour ses célébrations de la semaine sainte reconnues comme Fêtes d'intérêt touristique international.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sans doute, le nom actuel Lorca vient de l'époque arabe quand la Medina était connue sous le nom de Lurqa. La signification de ce nom serait «la bataille», probablement parce se sont déroulées dans cette ville les affrontements entre les troupes chrétiennes de Théodemir et les forces arabes qui ont envahi la péninsule au VIIIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lorca est située dans la partie sud-ouest de la Région de Murcie, dans la vallée du Guadalentín. Son canton est divisé en 39 districts, certains d'entre eux sont à plus de 40 km de la ville.

La ville en elle-même avait une population de 59 212 habitants en 2009, mais si l'on inclut le reste de la municipalité, le total était de 90 924 habitants. Lorca est la deuxième plus grande municipalité en Espagne (1 676 km2), après Cáceres.

Climat[modifier | modifier le code]

Lorca possède un climat chaud propre au sud de l'Espagne. Les caractéristiques de ce climat sont dues à la localisation de la municipalité dans le Sud-Est, que n'atteignent pas les tempêtes de l'Atlantique. Les fronts humides frappent d'abord les cordillères Bétiques, qui séparent la zone de Lorca de la dépression du Guadalquivir. Les précipitations se produisent habituellement sous forme torrentielle, principalement l'automne ou au printemps, avec des étés très secs.

La prédominance de jours ensoleillés pendant l'année donne à Lorca le surnom de « Ciudad del Sol ». En général, elle bénéficie d'un climat chaud avec une température annuelle moyenne entre 17 et 18 °C. Les hivers sont généralement doux avec des températures moyennes en dessous de 9 °C. Les étés sont chauds, 36 °C pour la température maximale en juillet et en août, en atteignant parfois plus de 40 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Suite aux résultats des fouilles archéologiques qui y ont été réalisées, il apparaît que Lorca a été habitée sans interruption depuis le néolithique, soit plus de 5500 ans.

Le plus ancien établissement permanent dans la vallée du Guadalentín est principalement dû à la présence de sources et surtout au fait que cette vallée est la voie de communication naturelle entre Valence et l'Andalousie.

Dans la vallée, Lorca occupe une place privilégiée, sa topographie a grandement facilité la défense des lieux.

La présence humaine se manifeste dans l'abondance des vestiges archéologiques. Lorca est devenue la ville avec le plus de sites archéologiques de la région de Murcie.

Romains, Wisigoths et Musulmans[modifier | modifier le code]

La ville figure déjà à l'époque romaine dans l'Itinéraire d'Antonin sur la Via Augusta entre Tarragone et Jaén. Lorca est alors une colonie agricole de la Carthaginoise dans laquelle prédominent les villae, de rustiques villas romaines. Avec la romanisation, Lorca fut christianisée progressivement et, en 301, deux représentants du diocèse local ont participé au Concile d'Elvire à Grenade.

En 713, un pacte est signé par Théodemir, un roi wisigoth, où apparaît le nom du lieu Lurqa, et la raison pour laquelle cette population est intégrée dans un territoire autonome, ainsi que six autres villes, régies par Théodemir, une situation qui va persister jusqu'à sa mort et la réorganisation de l'état musulman, réalisée par Abd al-Rahman II, qui transforme le territoire en une dépendance de Cordoue. Le démembrement du califat de la mort d'Almanzor créé les Taïfas, dont celle de Lorca

En 1244, en tant que roi de Castille et León, Ferdinand III de Castille, ainsi que son fils et héritier, le prince Alphonse, le futur Alphonse X de Castille, conquièrent Lorca. La ville continue, comme à l'époque arabe, d'avoir son rôle central dans une riche région agricole avec une importante activité artisanale.

Au cours de la Reconquista, Lorca est une ville frontalière dangereuse, prise entre le royaume chrétien de Murcie (appartenant à la couronne d'Espagne) et le Royaume de Grenade. Lorca sert de base pour les raids en territoire ennemi. C'est la bataille de los Alporchones, en 1452, qui met fin à cette situation pendant le règne de Jean II de Castille, qui, dix ans plus tôt avait accordé le titre de noble ville à Lorca.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Après la guerre de Grenade et la disparition de la menace musulmane, la ville change d'apparence, les réformes urbaines menées développent le commerce et l'agriculture. Les grands travaux publics entrepris provoquent un afflux considérable de travailleurs, la population atteint 8 000 habitants. Parmi les nouveaux bâtiments: l'église collégiale Saint-Patrice, érigée en 1553, qui est le centre religieux de la ville, ainsi que de nombreux couvents (couvent de la Merced, Santo Domingo et de San Francisco).

Les temps difficiles[modifier | modifier le code]

Lorca, au XVIIe siècle, se présente comme une ville moderne, mais sans négliger pour autant ses positions défensives, en particulier sur la côte, pour lutter contre la menace turque qui propage de désolation parmi les gens du pays.

Cette époque sera le témoin de l'expulsion des Maures, de la peste, qui tue la moitié de la population, des sécheresses et des invasions de criquets. Cependant à partir de 1660 commence un redressement spectaculaire qui favorise les nouvelles constructions, parmi lesquelles le Palais de Guevara.

Vers la modernité[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle est d'une importance vitale pour la ville, étant dans l'une des régions les plus défavorisées par la réforme des Bourbon. Lorca perd son caractère médiéval. La population s'agrandit et s'installe dans la banlieue de San Cristóbal et de San José. Le mur d'enceinte disparaît, ce qui signifie une plus grande sécurité retrouvée. Le commerce florissant fait que s'installent d'importantes maisons commerciales et la bureaucratie qui va avec. La ville devient un paradis pour les peintres, sculpteurs et graveurs.

Le début du XIXe siècle, se caractérise par la prédominance du secteur primaire et la croissance démographique forte. Mais la destruction d'une partie de la ville le 30 avril 1802, la guerre d'Indépendance, les épidémies de fièvre jaune, ainsi que de graves sécheresses pendant le régence de Baldomero Espartero, associée à la famine provoquent l'émigration de plus de douze mille personnes, en plus de la disparition du commerce.

En 1865 arrive à Lorca la première machine à vapeur. La ligne vers Alcantarilla ouvre en 1885 et celle vers Baza, cinq ans plus tard, implique l'intégration de la région dans le marché intérieur, permettant la circulation des gisements minéraux côtièrs et ceux des mines de soufre et de manganèse de l'intérieur.

La Restauration bourbonienne apporte avec elle une période de prospérité et de calme politique, la ville s'embellit avec de nouvelles places et des monuments à vocation artistique.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans le début du XXe siècle, l'exploitation intensive des gisements minéraux de la zone côtière se traduit par un renouveau de la vie économique dans la région. La guerre civile va paradoxalement amener le début de rétablissement de la population, mais dans les décennies suivantes voient une stagnation de la population à la suite de l'émigration. Mais aujourd'hui, le flux s'est inversé: le cuir, la poterie, les cimenteries et les charcuteries donnent à la ville une tonalité agricole et industrielle.

Le XXe siècle a signifié pour Lorca, en fin de compte, le progrès technologique avec des changements lents et progressifs des structures sociales et la spécialisation des secteurs de production.

Le 19 octobre, 1973. Lorca, ainsi que Puerto Lumbreras, a subi une terrible inondation qui a causé plus de 50 morts.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 29 janvier 2005, un tremblement de terre de magnitude 4,6 sur l'échelle de Richter, avec pour épicentre les districts de La Paca (1068 habitants en 2005) et Zarcilla de Ramos (1077 habitants en 2005) a causé divers dommages en particulier dans la structure des bâtiments.

En 2008, le Conseil de l'Europe a honoré Lorca du diplôme d'honneur du Prix Européen, qui est décerné annuellement.

Le , un tremblement de terre de magnitude 5,1 fait au moins 9 morts et plusieurs milliers de sans abris. De nombreux édifices sont gravement endommagés dont bon nombre des monuments historiques de la cité[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Après que, pendant des siècles, le contrôle des terres et de l'eau a été dans les mains de quelques grands propriétaires terriens et divers ordres religieux, Lorca a commencé une timide reprise économique vers 1960.

Aujourd'hui, son économie est basée essentiellement sur l'agriculture, des fruits et légumes (artichauts, poivrons, brocolis et laitues) et de l'élevage porcin. Le secteur de la distribution et des services se concentre d'abord dans d'autres villes du district de Lorca et la province voisine d'Almeria.

Ces dernières années, Lorca a connu une augmentation de la population due à l'immigration d'agriculteurs venus de l'Équateur et du Maroc. Il existe également une réminiscence des industries du tannage, du textile et la poterie, qui se sont maintenues pendant la majeure partie du XXe siècle.

La ville compte une cimenterie du groupe suisse Holcim. Il existe aussi une carrière de marbre dans les montagnes près de Valdeinfierno.

Tourisme, culture et société[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Lorca, forteresse médiévale qui domine la ville.
  • La place d'Espagne, centre de la vieille ville. Deux bâtiments sont emblématiques de la place. D'un côté, la mairie et d'autre part la collégiale de San Patrice.
  • La place del Caño, anciennement connue comme la place des magasins de fruits et légumes.
  • L'église collégiale Saint-Patrice, le plus important édifice ecclésiastique de Lorca. Elle a été déclarée Monument Historique en 1941.
  • L'hôtel de ville de Lorca, immeuble du XVIIe siècle construit à l'origine comme une prison royale par Alonso Ruiz de la Jara.
  • La casa del Corregidor (XVIIIe siècle)
  • Le grenier des Boulangers.
  • La colonne Miliaire (Ier siècle av. J.-C.). Situé dans l'une des artères principales du secteur historique piétonnier.
  • Les murailles médiévales et le porche de Saint-Antoine autour du château. Le Porche de Saint-Antoine (également connu sous le nom de Porte de San Ginés) est une ancienne porte médiévale fortifiée.
  • Le couvent des vierges de las Huertas, monastère franciscain détruit lors d'une crue en 1653 et reconstruit dans le milieu du XVIIIe siècle. Un autre monument religieux important.
  • Le couvent de las Mercedarias XVIe siècle
  • Le palais de Guevara ou Chambre des Colonnes.
  • La maison-palais des Salazar-Rosso, siège du Musée Archéologique Municipal de Lorca.
  • L'ensemble monumental Saint-Dominique
  • L'église de Saint-François, a subi de profonds remaniements qui ont changé presque totalement son architecture originale. Elle possède une façade classique et un intérieur baroque.
  • L'Ancien couvent de la Miséricorde, actuellement centre des visites de Lorca. Maison médiévale avec une façade renaissance du XVIe siècle et son cloître du XVIIIe siècle. À l'intérieur on peut visiter une exposition interactive sur l'histoire de la ville.
  • L'ancien collège de la Purisima, qui abrite le Conservatoire de musique de Narciso Yepes.
  • Église du Mont Carmel, du milieu du XVIIe siècle.
  • L'église de Saint-Christophe.
  • L'église de Saint-Denis.
  • L'église de Saint-Mathieu.
  • Le palais de Saint Julien.
  • Le mont du calvaire, la colline sur laquelle une série de chapelles construites au début du XVIIe siècle comme une alternative aux pèlerins qui ne pouvaient pas se rendre en Terre sainte.
  • Le casino artistique andalou, avec son aspect unique conçu par Manuel Martínez Lorca.
  • Le théâtre Guerra, le plus ancien théâtre de la région de Murcie, qui a ouvert en 1861.
  • La chambre d'Agriculture, bâtiment Art nouveau, inhabituel dans la région de Murcie, conçu par Mario Spottorno, également architecte d'importants bâtiments modernes à Carthagène.
  • Le pont del Barrio, pont de pierre qui a subi deux graves inondations.
  • Les arènes de Sutullena.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée Archéologique Municipal de Lorca, est situé dans la vieille Casa de los Moreno, il expose les découvertes préhistoriques et raconte l'histoire de Lorca et de ses environs à travers les différentes civilisations qui l'ont occupée.
  • Le Parc archéologique des Cyprès (âge de bronze).
  • Le palais de Guevara, également connu sous le nom de la Chambre des colonnes. Déclaré d'intérêt culturel est l'un des grands symboles de la ville et l'un des plus beaux exemples du baroque espagnol. Il abrite également l'office de tourisme Lorca.
  • Le palais Huerto Ruano, déclaré d'Intérêt Culturel, utilisé comme musée et de l'art et la peinture. Il reflète les tendances artistiques de l'Europe.
  • Le musée Aula Selgas qui abrite l'exposition sur les vestiges archéologiques du quartier juif de Lorca.

La semaine Sainte[modifier | modifier le code]

La Semana Santa de Lorca est l'une des plus importantes manifestations de célébration de la Semaine sainte en Espagne, elle a été déclarée « Fête d'Intérêt Touristique International » en 2007. Les soldats romains sont mélangés avec des images baroques de la représentation des saints et des personnages historiques comme Cléopâtre. Ils défilent sur des chars qui recréent des scènes de l'antiquité. Actuellement la manifestation est en cours de traitement de classement pour être reconnue au patrimoine mondial.

Personnalités nées dans la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lorca est jumelée avec

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]