Le Vivier-sur-Mer

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Le Vivier-sur-Mer
L'église Saint-Nicolas du Vivier-sur-Mer
L'église Saint-Nicolas du Vivier-sur-Mer
Blason de Le Vivier-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Dol-de-Bretagne et de la Baie du Mont Saint-Michel
Maire
Mandat
Arnaud Barbé
2014-2020
Code postal 35960
Code commune 35361
Démographie
Population
municipale
1 016 hab. (2011)
Densité 454 hab./km2
Population
aire urbaine
13 118 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 10″ N 1° 46′ 23″ O / 48.6027777778, -1.7730555555648° 36′ 10″ Nord 1° 46′ 23″ Ouest / 48.6027777778, -1.77305555556  
Altitude 15 m (min. : 3 m) (max. : 8 m)
Superficie 2,24 km2
Localisation

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Le Vivier-sur-Mer est une commune française d'environ 1 000 habitants, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Il s'agit du principal centre de production de moules de Bretagne nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire du Vivier sur mer a une forme de triangle, la base au nord s'appuyant sur la mer, la pointe s'élançant à une demi-lieue, à travers champs, entre les communes de Hirel et du Mont-Dol.

Le Vivier a pour limites, au nord, la baie de Cancale, à l'est et au sud-est le bief Guioult qui sépare son territoire de ceux de Cherrueix et du Mont-Dol, l'ouest le chemin des Moulins, le croisé des Cancales, le chemin de la Planche, qui l'unissent à Hirel.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Guyoult

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Vivier-sur-Mer est située sur la côte, environ au centre de la baie du mont Saint-Michel-Cancale. Il est cité un port du nom de « Winiau » à l'embouchure du Guyoult, ou débarqua saint Colomban au Ve siècle et saint Samson de Dol au VIe siècle.

La paroisse du Vivier faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Nicolas.

L'abbaye Notre-Dame du Tronchet possédait des biens dans la paroisse du Vivier[1].

La Révolution[modifier | modifier le code]

  • 1790 : érigée en commune
  • 3 décembre 1888 : change de nom pour Le Vivier-sur-Mer

À la Révolution, Le Vivier-sur-Mer fut jugé assez important pour être constitué chef-lieu de canton. Les registres de l'État civil, pendant quelques années, porte cette mention : " Registre du secrétaire de l'administration municipale du canton du Vivier pour transcrire les actes de décès sur les notices des agents des communes en exécution de la loi du 22 frimaire an VII (14 décembre 1799)". Dans ces registres, on relève les actes de naissances, de mariages et de décès des communes voisines de Hirel, Vildé-la-Marine, La Fresnais, Lillemer, appartenant au canton du Vivier. La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gérard Salardaine[3]    
mars 2014 en cours Arnaud Barbé[4]   Conchyliculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 016 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 547 607 725 769 845 847 885 958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 114 936 1 019 1 000 972 918 882 818 775
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
775 844 845 757 715 648 613 610 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
729 793 753 914 1 012 1 009 1 019 1 023 1 014
2011 - - - - - - - -
1 016 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Amphibie utilisé par les mytiliculteurs .

Vivier-sur-Mer est le centre de la mytiliculture (élevage des moules) dans la baie du Mont Saint-Michel. En 2005 l'activité des exploitants installés sur la commune produisait 9 000 tonnes de moules (plus de 10 % de la production française). La mytiliculture, contrairement à la conchyliculture (culture de l'huitre) est d'apparition récente (1954) et résulte du transfert du savoir-faire de mytiliculteurs venus des sites de Charente qui ont apporté la technique de l'élevage sur bouchots et initié l'importation du naissain depuis la côte Atlantique car les moules ne se reproduisent pas dans la baie. Les sites de culture se sont déplacés en partie vers l'est (Banc des Hermelles) pour faire face à l'expansion de l'activité et diminuer la densité de l'élevage vectrice de maladies ; celles-ci ont fait baisser à plusieurs reprises la production dans des proportions très importantes (jusqu'à 50 %). Compte tenu de l'ampleur des marées dans la région, les distances entre la côte et les bancs de moules sont considérables. Les mytiliculteurs du Vivier-sur-Mer utilisent des engins amphibies pour se rendre sur les zones d'exploitation en s'affranchissant des horaires des marées[7]. L'économie de la moule a entrainé une expansion démographique significative de la population de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas, de style néo-classique: massif occidental et tour de 1839, corps de l'édifice érigé par l'architecte malouin Jean-Gabriel Frangeul en 1848[8].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Déclaration de l'évêque de Dol, 1575.
  2. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  3. « Les maires élus du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  4. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. [1]
  8. Véronique Orain (Dir.), Ille-et-Vilaine. Églises et chapelles. Indicateurs du patrimoine., Association pour l'Inventaire Bretagne, Rennes, 1996, (ISBN 2-905064-25-0).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]