Pikovaïa dama

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis La Dame de pique (opéra))
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Dame de pique (homonymie).
Пиковая дама
La Dame de Pique
La joueuse de cartes, école anglaise, XIXe siècle.
La joueuse de cartes, école anglaise, XIXe siècle.

Genre Opéra
Nb. d'actes 3 actes et 7 scènes
Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski
Livret Modeste Ilitch Tchaïkovski
Langue
originale
Russe
Durée
approximative
2 h 45
Dates de
composition
1890
Création 19 décembre 1890
Théâtre Mariinsky
Saint-Pétersbourg
Création
française
8 juin 1911
Théâtre Sarah-Bernhardt
Paris (en russe)
Représentations notables
Personnages
  • Hermann Герман ; (ténor)
  • Comte Tomski Граф Томский ; (baryton)
  • Prince Yeletski Князь Елецкий ; (baryton)
  • Tchekalinski Чекалинский ; (ténor)
  • Sourine Сурин ; (basse)
  • Tchaplitski Чаплицкий ; (basse)
  • Naroumov Нарумов ; (basse)
  • Maître des Cérémonies Распорядитель ; (ténor)
  • Comtesse Графиня ; (mezzo-soprano)
  • Lisa Лиза ; , sa petite-fille (soprano)
  • Pauline Полина ; , confidente de Lisa (contralto)
  • Gouvernante Гувернантка ; (mezzo-soprano)
  • Masha Маша ; , la domestique de Lisa (soprano)
  • Commandant Мальчик-командир ; (parlé)
  • Bonnes d'enfants, gouvernantes, nourrices, promeneurs, enfants, joueurs (chœur ou rôles silencieux)


Пиковая дама / Pikovaïa dama (en français La Dame de pique) est un opéra dont la musique est composée par Piotr Ilitch Tchaïkovski sur un livret signé par Modest Ilitch Tchaïkovski, le propre frère du compositeur. Il est basé sur la nouvelle La Dame de pique d'Alexandre Pouchkine.

Structurée comme un conte, cette histoire met en scène des personnages aux traits empruntés au théâtre populaire de l'époque. À quelques détails près, le livret de Modeste Tchaïkovski, revu par Piotr Ilitch, reprend l'argument de la nouvelle de Pouchkine.

Sommaire

[modifier] Argument

[modifier] Acte I

A Saint-Petersbourg, un jeune officier allemand, pauvre et ambitieux, Hermann, est amoureux d'une jeune fille russe (Lisa). Celle-ci est élevée sous la tutelle de sa grande-mère, une impressionnante comtesse, réputée pour sa fortune. Lors d'une promenade dans un parc, Hermann apprend la légende qui entoure la fortune de la tante : ayant vécu une partie de sa jeunesse en France elle tenait sous son charme la cour du régent. C'est là qu'elle rencontra le comte de Saint-Germain qui, s'éprenant d'elle, lui confia le secret des « trois cartes ». Les jouer, c'était s'assurer la fortune. Usant et abusant de ce secret , elle vit une nuit une apparition qui lui lança cet avertissement : le troisième homme à qui elle confierait le secret des trois cartes (elle a déjà confié ce secret à deux de ses amants) serait pour elle synonyme de mort. Apprenant cette légende, Hermann y voit très rapidement un moyen de devenir riche et donc, de pouvoir épouser celle qu'il aime. Il apprend cependant par la même occasion qu'il a un rival.

[modifier] Acte II

Lors d'un grand bal donné dans le château de la tante Hermann et Lisa envisagent de se retrouver dans la chambre de la jeune fille. En chemin, Hermann se cache dans une pièce attenant au boudoir de la tante. Là, s'abandonnant à la rêverie dans une bergère, la comtesse évoque les jours fastueux de sa jeunesse à Versailles. Hermann, surgissant devant la vieille femme, la somme de lui révéler quelles sont les trois cartes fatidiques. La comtesse se tait. D'abord suppliant, puis menaçant, Hermann pointe son pistolet sur la comtesse. Elle s'effondre morte, victime d'une crise cardiaque. Alertée par le bruit, Lisa fait alors irruption dans la chambre de sa tante, voit Hermann le pistolet à la main et le cadavre de sa tante à ses pieds.

[modifier] Acte III

Une nuit, Hermann veille devant le cercueil de la tante, dans une chapelle. Il lit une lettre reçue de Lisa qui lui donne rendez-vous au bord de la Neva. Le fantôme de la comtesse, qui surgit devant lui, révèle à Hermann que les trois cartes sur lesquelles il faut miser pour gagner sont le trois, le sept et l'as. Hermann retrouve Lisa, prête à partir avec lui. La folie le gagnant peu à peu, il propose à Lisa d'aller jouer aux cartes. Il finit par repousser Lisa, prétendant ne plus la reconnaitre, pour se ruer au cercle. De désespoir, Lisa se jette dans la Néva. Au cercle,où à la surprise générale, Hermann prend part au jeu, il mise et remise (3 et 7), gagnant une somme fabuleuse. Personne ne veut alors plus jouer avec celui qu'ils soupçonnent d'être aidé par le diable. Seul l'ose, le Prince, rival de Hermann, qui a "un compte à régler" avec lui. Lors de la troisième mise, Hermann, tellement sûr de sa victoire retourne sa carte en annonçant "As". Mais à la troisième carte, la Dame de pique, la comtesse, s'est substituée à l'as. Désespéré, Hermann se suicide.

[modifier] Orchestration

Instrumentation de la Dame de pique
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses, harpe
Bois
1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes (en la et si bémol), 1 clarinette basse (en si bémol), 2 bassons
Cuivres
4 cors (en fa), 2 trompettes (en la et si bémol), 3 trombones, 1 tuba
Percussions
timbales, caisse claire, grosse caisse
Clavier
piano

[modifier] Articles connexes

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Pikova%C3%AFa_dama ».
Créer un livre