L'Affaire Saint-Fiacre

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L'Affaire Saint-Fiacre
Auteur Georges Simenon
Genre roman policier
Version originale
Titre original L'Affaire Saint-Fiacre
Éditeur original A. Fayard
Langue originale français
Pays d'origine Belgique
Date de parution originale 1932
ISBN original 225314293X
Version française
Chronologie
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L'Affaire Saint-Fiacre est un roman de Georges Simenon écrit en janvier 1932 et paru en février de la même année aux éditions Fayard.

Publication d'une édition pré-originale en feuilleton dans le quotidien l'Union républicaine de l'Aisne[1].

Ce Maigret est particulier pour plusieurs raisons : d'abord parce que nous voyons ici le commissaire revenir sur les lieux de son enfance (le château de Saint-Fiacre où son père était régisseur), ensuite parce que Maigret, sans doute sous le coup des souvenirs, ne mène pas réellement l'enquête, mais la laisse mener par le principal suspect.

Sommaire

Résumé [modifier]

Dans l'église du village de Saint-Fiacre, la comtesse, femme au cœur fragile, succombe à une crise cardiaque. Il s'agit bien pourtant d'un crime est commis à l'aide d'une simple coupure de journal glissée dans le missel de la comtesse de Saint-Fiacre : une lettre anonyme a prévenu les services de police judiciaire. Maigret assiste impuissant au forfait. Il rencontre ensuite les suspects, mais évoque surtout les souvenirs qui affluent de son enfance passée en ces lieux.

Le coupable est démasqué lors d'un dîner placé sous le signe de Walter Scott où tous les protagonistes seront rassemblés, et c'est le comte de Saint-Fiacre qui va résoudre l'énigme. La preuve est toutefois apportée par Maigret qui se fait la réflexion que « son rôle dans cette affaire s'était borné à apporter le dernier chaînon, un tout petit chaînon qui bouclait parfaitement le cercle. »

Les thèmes du roman [modifier]

Ce roman empreint de nostalgie d'un monde qui n'est plus, qui n'est plus régi par les mêmes règles, qui a abandonné le respect des hiérarchies pour l'argent et le sexe, reprend le thème de la famille autrefois fortunée qui a vu ses biens s'évanouir petit à petit (La Maison du canal, La Veuve Couderc, dans une moindre mesure Les Inconnus dans la maison).

Comme souvent chez Simenon, le fond sociologique est bien présent avec les différentes strates sociales : l'aristocratie désargentée, le curé, le régisseur ambitieux et âpre au gain, le petit peuple. Au milieu de tous, Maigret est celui qui cherche à comprendre sans jamais juger.

Les réminiscences autobiographiques de Simenon ne sont pas absentes, puisqu'il a été lui-même le secrétaire particulier d'un riche aristocrate, le marquis de Tracy entre 1923 et 1924.

Voir aussi [modifier]

Les Mémoires de Maigret, où Simenon revient sur le passé du célèbre commissaire.

Adaptations [modifier]

Au cinéma [modifier]

À la télévision [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]