Kailash

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Kailash
Vue du Kailash depuis le nord.
Vue du Kailash depuis le nord.
Géographie
Altitude 6 714 m
Massif Himalaya
Coordonnées 31° 03′ 46″ N 81° 19′ 57″ E / 31.062778, 81.3325 ()31° 03′ 46″ Nord 81° 19′ 57″ Est / 31.062778, 81.3325 ()  
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Région autonome Tibet
Préfecture Ngari
Ascension
Première Aucune (interdiction)
Voie la plus facile Aucune

Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet

(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Kailash

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Kailash

Le Kailash, Gang Rinpoché (གངས་རིན་པོ་ཆེ) ou Kailâsa, est une chaîne de montagnes du plateau tibétain ainsi que son plus haut sommet (6 714 mètres). C'est la plus haute montagne du Tibet en dehors de l'Himalaya.[réf. nécessaire] Située dans la préfecture de Ngari, à proximité du lac Manasarovar et du lac Rakshastal, elle est à la source de deux des quatre plus grands fleuves d'Asie : l'Indus et le Sutlej. Cette montagne est le centre de l'univers bouddhiste (chaque bouddhiste aspire à en faire le tour), c'est aussi un endroit sacré pour les hindous, les jaïns et les bönpos depuis des siècles. Les abords de la montagne divine sont des lieux saints où « les pierres prient ».

Signification du nom[modifier | modifier le code]

Le mot Kailâsa signifie cristal en hindî. Les Tibétains le nomment Ghang Rimpoche ou Khang Ripoche, ce qui signifie le précieux joyau des neiges et les jaïns Ashtapada. Il est aussi appelé Tise ou Meru.

Signification religieuse[modifier | modifier le code]

Le sommet du Kailâsa est considéré comme la demeure de Shiva et de sa shakti Pârvatî – littéralement fille de la montagne –, ce qui explique son caractère sacré pour les hindous qui le voient aussi comme un lingam accompagné du yoni symbolisé par le lac Manasarovar. Selon une légende, au cours d'une altercation avec un moine bön, le maître Milarépa, pour montrer sa supériorité, se serait transporté au sommet de la montagne sur un rayon de soleil[1].

Ascensions[modifier | modifier le code]

Vue de Kailash depuis le sud.

Ce sommet n'a jamais été gravi. En 2001, une expédition espagnole, dirigée par Jésus Martinez Novàs, ayant obtenu de la part des autorités chinoises la permission de tenter l'ascension du Mont Kailash au Tibet[2], le gouvernement tibétain en exil déclara, le 8 mai :

« Nous avons été profondément affectés en apprenant que les autorités chinoises ont donné la permission à un groupe d'alpinistes espagnols de faire l'ascension du Gang Rinpoche — le mont Kailash —, qui est sacré pour trois grandes religions. Les hindous, les bouddhistes et les fidèles de bön, religion prédominante au Tibet avant l'avènement du bouddhisme, considèrent en effet Gang Rinpoche comme une montagne sacrée. Pour les hindous, Gang Rinpoche est le symbole du Mont Meru, le centre de l'univers. Les bouddhistes tibétains considèrent cette montagne comme la demeure de Demchog et de Dorje Phangmo, symbolisant l'union des forces mâles et femelles. C'est le cas également pour les fidèles de bön. Demander la permission de grimper sur le Kailash, ainsi qu'accorder cette permission, est clairement, de la part de ce groupe d'alpinistes espagnols et de la Chine, la négation des sentiments religieux qui animent les fidèles de trois des grandes religions du monde. Nous exhortons le groupe d'alpinistes espagnols à renoncer à cette aventure d'autant plus scandaleuse que la liberté de religion au Tibet est violemment réprimée par les autorités chinoises. Traiter la montagne la plus sacrée au monde comme un vulgaire terrain de sport constituerait la preuve d'une insensibilité flagrante vis-à-vis des sentiments religieux du peuple tibétain. ».

De nombreuses associations solidaires des Tibétains, mais aussi d'alpinistes, ayant protesté, la Chine interdit finalement toute ascension du mont Kailash, affirmant même n'avoir jamais accordé l'autorisation[3].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colin Thubron, To a Mountain in Tibet, Random House, 2011, 240 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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