Jean Tristan de France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Jean-Tristan de Valois)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean de France et Jean de Nevers.
Jean Tristan de France
Armoiries de Jean Tristan de France

Jean surnommé Jean Tristan, né à Damiette le 8 avril 1250, mort à Tunis le 3 août 1270, comte consort de Nevers (1265-1270) et comte de Valois (1268-1270), quatrième fils de Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents menaient la septième croisade et avaient pris la ville de Damiette, mais son père avait été fait prisonnier. La ville elle-même était menacée par les Égyptiens. Marguerite de Provence, enceinte, déclara à un chevalier qu'elle préférait qu'on les tue, elle et son enfant, plutôt que tomber aux mains des musulmans. Elle accoucha peu après et ajouta Tristan au prénom de son fils en raison des circonstances dramatiques qui accompagnèrent la naissance du prince. Peu après, le sultan égyptien fut renversé et son successeur négocia la liberté du roi contre la ville de Damiette. Saint Louis alla ensuite en Terre sainte pour la réorganiser et lui donner quelques chances de résister.

Saint Louis ne revint en France qu'en 1254. En 1258, Jean Tristan est fiancé à Yolande de Bourgogne (1247-1280), comtesse de Nevers, fille d'Eudes de Bourgogne. Le mariage intervient en 1266 et la même année, à la suite de la mort d'Eudes à Acre, il devient comte de Nevers. Le 24 avril de l'année suivante a lieu à Vézelay une ostension des reliques de la Madeleine. Son père lui donna ensuite en apanage en 1269 le comté de Valois avec Crépy-en-Valois, la Ferté-Milon et Villers-Cotterêts ; toutefois Jean Tristan est toujours dénommé Jean comte de Nevers[1].

Jean Tristan accompagna son père durant la huitième croisade, mais l'armée fut victime d'une épidémie de dysenterie. Jean Tristan compta parmi les victimes et mourut le 3 août 1270[2], et l'on dit que l'annonce de sa mort acheva Saint Louis, également malade[3]. Tous deux étant morts loin de leur patrie, la technique funéraire du mos Teutonicus leur fut pratiquée[4].

Sa veuve se remaria en 1272 avec Robert III de Dampierre, comte de Flandre, et lui apporta le comté de Nevers. En revanche, le comté de Valois, son apanage, retourna à la Couronne.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Beaune « La légende de Jean Tristan fils de saint Louis ». Dans: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes T. 98, N°1. 1986.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Colette Beaune « La légende de Jean Tristan fils de saint Louis ». Dans: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes T. 98, N°1. 1986. p. 143-160
  2. Gérard Sivéry, "Philippe III le Hardi", février 2003, édition Arthème Fayard, p.52
  3. Le roi de France fut frappé par la même maladie et décéda le 25 août.
  4. Alain Erlande-Brandenburg, Le roi est mort. Étude sur les funérailles, les sépultures et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du XIIIe siècle, Arts et métiers Graphiques,‎ 1975, p. 30

Sur les autres projets Wikimedia :