Jaguar Type E

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Jaguar Type E
Photographie trois quart avant d'une Jaguar Type E roadster rouge stationnée sur un emplacement de parking
Une Jaguar Type E série 3 (1971–1975)

Marque Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Années de production 1961 - 1975
Production > 70 000 exemplaires
Classe Sportive de prestige
Usine(s) d’assemblage Coventry, Angleterre
Chronologie des modèles
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La Jaguar Type E (appelée Jaguar E-Type au Royaume-Uni et Jaguar XK-E aux États-Unis) est une voiture de sport fabriquée par le constructeur automobile britannique Jaguar dans les années 1960 et 1970. Présentée au Salon international de l’automobile de Genève de 1961, elle succède à la série des XK. La production s’étend de 1961 à 1975 et se décline en trois modèles (cabriolet, coupé et 2+2), trois séries et deux éditions limitées.

La Type E, bien que rappelant la Jaguar D-Type du point de vue de sa ligne, est pour l’époque d’une conception trés moderne. Les évolutions et les modifications sont nombreuses tout au long de la vie du modèle, pour améliorer les performances, la sécurité, le confort, ou encore pour des questions de réglementation, particulièrement aux États-Unis, son principal marché. L’abandon du moteur 6 cylindres en ligne en 1971 au profit d’un inédit moteur V12 Jaguar constitue l’une des modifications majeures.

En 1975, la Type E laisse la place à la XJS, moins sportive et moins chère à construire parce que fondée sur la plateforme XJ. Plus de 70 000 exemplaires de Type E seront vendus, constituant ainsi l’un des plus grands succès commerciaux de Jaguar. Son allure et ses performances, qui la distinguaient des autres voitures du même segment, en ont fait aujourd’hui un mythe automobile symbolisant les Swinging Sixties.

Contexte et développement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Conçue au départ comme une évolution des D type,plus légére et équipée d'un moteur 6cyl.2,4L développé à 200cv.

Son nom était E type A1. le A pour caisse alu.Trois prototypes furent dessinés par malcolm Sayer ,en 1957 et 58.L'usine en décida la commercialisation en 1959 avec une version en acier plus "grand tourisme",la E.

Ces modèles ont toujours été beaucoup moins chers que leurs concurrents de l'époque (Ferrari, Aston Martin…). Jamais une voiture de sport n'avait été tout à la fois aussi bon marché et rapide. La vitesse annoncée était de 240 km/h (150 mph) pour le modèle « presse ». La Jaguar Type E, d'une ligne rappelant la "D Type" n'était pas d'une conception complètement nouvelle : caisse autoporteuse monocoque avec un faux châssis en tubes carrés "Reynolds" à l'avant, c'était exactement le schéma des fameuses D de course. Quatre roues indépendantes, quatre freins à disques, une toute nouvelle suspension arrière dotée de quatre amortisseurs télescopiques avec ressorts intégrés et freins montés inboard contre le différentiel, le tout monté dans un berceau séparé.

La Type E est une voiture compliquée, coûteuse à entretenir du fait de sa conception, mais qui offre des performances et une tenue de route inégalées pour son époque. Son système de suspension arrière a été utilisé sur beaucoup de Jaguar, des Type S aux XJ en passant par la XJS. En 1961, ce fut un engouement extraordinaire dès qu'elle fut exposée dans les salons. Les vedettes et personnalités de l'époque l’achetèrent immédiatement.

Le coupé rassemble, dans une voiture de sport, un interminable capot avec bossage central, un hayon arrière à ouverture latérale et un vaste espace pour les bagages alors que le cabriolet a, comme on pouvait s’y attendre, un coffre « symbolique ». Très rapidement un coupé 2+2 est ajouté à la gamme, avec deux petites places à l’arrière qui en faisaient presque une voiture familiale et qui pouvait être acheté avec une boite automatique (influence du marché américain).Il faut savoir que depuis longtemps 80% de la production était vendue aux USA.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Jaguar Type-E Lightweight

Sur le plan sportif elle eut une carrière en retrait pour les modèles de série pas assez légers et fiables face, en particulier, aux Ferrari 250GT. L'usine construisit alors les fameuses "Lightweight" au nombre de douze seulement. Carrosserie et bloc moteur en aluminium. Très rapides mais avec des soucis de fiabilité des blocs justement qui ne tenaient pas.

Engagée souvent dans des courses en UK ,et aussi au Tour de France Auto.

Puis de nos jours les Types E engagées en VHC en France et en course sur circuit au Royaume-Uni et aux USA sont devenues, avec des préparations poussées, bien plus performantes qu'à l'époque et glanent beaucoup de trophées. Le moteur reconnu comme étant le plus performant et efficace est le 3,8L.

Les trois séries[modifier | modifier le code]

La série 1 (1961–1967)[modifier | modifier le code]

Jaguar E-Type Series 1 roadster
Jaguar E-Type Series 1 roadster
Jaguar E-Type Series 1 coupé

La série 1 est la plus recherchée, elle est considérée comme la plus pure, malgré certains inconvénients d'utilisation.

C'est elle qui a fait naître le mythe et a inauguré l'ère des voitures de sport modernes. Présentée d'abord avec le célèbre moteur XK 3,8 Litres 6 cylindres, trois carburateurs SU, à double arbre à cames en tête (DOHC) de la Jaguar XK150S, cette série se décompose elle-même en deux versions selon la cylindrée du moteur, 3,8 (jusqu’en 1964) ou 4,2 litres. Les modèles étaient d'abord déclinés en coupé ou en cabriolet, puis en 2+2 à partir de 1966. Le coupé 2 places n'est plus fabriqué à partir de la Série 3.

Les modèles de la série 1 se caractérisent par des phares carénés de verre, des demi pare-chocs antérieurs et postérieurs et des commutateurs de tableaux de bord type « aviation ». Les premiers modèles de 61 à 63 avaient un tableau de bord et une console centrale en aluminium ainsi que des sièges baquets et une boîte de vitesses Moss à première non-synchronisée,bruyante mais fiable. À partir de 1964 avec le passage à la 4,2 litres, les sièges baquets ont fait place à des sièges inclinables plus confortables et le tableau de bord et la console centrale ont été recouverts de Rexine, un vinyle noir, au lieu de l’aluminium bouchonné. Le radiateur, le système de refroidissement et le ventilateur sont nettement améliorés sur la 4,2 litres, puisque la 3,8 litres est équipée d'un ventilateur électrique composé d'un moteur d'essuie-glace sur lequel est monté un morceau de fer tordu en guise d'hélice. Cette voiture est d'ailleurs peu utilisable dans une circulation moderne encombrée sans ventilateur d'appoint. La boîte Moss a été remplacée par une boîte Jaguar entièrement synchronisée, plus agréable sinon efficace.

Les tout premiers modèles de l'année 1961, jusqu'à janvier 62 appelés « planchers plats » (flat floor), sont très recherchés, bien qu'ils soient plus inconfortables en raison de l'espace restreint réservé aux jambes. Le dessin très pur des deux versions, dû à sir William Lyons, en coupé et en cabriolet est d'une beauté remarquable.

Son prix de vente lors de mise sur le marché allait de 43 000 à 61 000 dollars américains environ.

La série 1 1/2 (1967)[modifier | modifier le code]

Jaguar E-Type Series 1,5 coupé 2+2

C'est une série intermédiaire (et au nom officieux) qui n’a été construite qu’en 1967 pour répondre au normes américaines de sécurité. Elle a vu l’évolution progressive (selon l'épuisement des pièces de la série 1) vers la série 2 avec des phares découverts rehaussés, l'intérieur de la série 2. Les pare-chocs restaient cependant identiques à ceux de la série 1. Une version allongée 2+2 est introduite à la demande du marché américain qui permet l'installation d'une boite automatique 3 rapports Borg-Warner. Les modèles destinés à la Californie se voient dotés de deux carburateurs Stromberg pour répondre aux normes antipollution draconiennes de cet État. La puissance est réduite de 265 ch à 170 ch sur ces modèles.

La série 2 (1968–1970)[modifier | modifier le code]

Jaguar E-Type Série 2 roadster
Jaguar E-Type Series 2 roadster

La Type E subit quelques modifications techniques et esthétiques qui dénaturèrent la pureté originelle de la carrosserie. Ces modifications étaient liées aux exigences antipollution et aux normes de sécurité des États-Unis, premier marché pour Jaguar, ainsi que par la nécessité d'améliorer la fiabilité. Esthétiquement, les différences extérieures portent essentiellement sur l'absence de carénages vitrés de phares, des pare-chocs plus enveloppants et plus hauts, une entrée d'air plus grande à l'avant pour améliorer le refroidissement, à l'intérieur, un tableau de bord différent avec des interrupteurs basculants. Sur le plan mécanique, aux USA, les trois carburateurs SU HD8 ont été remplacés par deux carburateurs Zenith-Stromberg, ce qui diminuait la puissance de la voiture comme sur la série 1,5. Les versions européennes conservaient les trois carburateurs SU HD8. Les freins à disque sont maintenant des Girling beaucoup plus performants que le système Dunlop des séries précédentes. La série 2 est la plus fiable (et la plus facile à conduire dans la circulation moderne) des Jaguars type E parce que dotée d'un meilleur circuit de freinage Girling et d'un gros radiateur refroidi par deux ventilateurs électriques.

La série 3 (1971–1975)[modifier | modifier le code]

Jaguar E-Type Series 3 roadster boite auto
Jaguar E-Type Series 3 roadster
Jaguar E-Type Series 3 coupé 2+2

Les modifications portent sur l'esthétique ainsi que sur la partie mécanique (élargissement de la voie), mais c'est surtout la mise en place du moteur V12 de 5,3 litres qui caractérise cette série, même si quelques exemplaires voient le jour avec la motorisation 6 cylindres XK. Le gros moteur nécessite une grille de radiateur surdimensionnée, mais ce modèle aura quelquefois des problèmes de refroidissement malgré tout. Ce bloc était très moderne pour l'époque rompant avec le classicisme des "longues course" fonte des 6 cyl. Bien entretenu il s'avérait plus fiable; La douceur de fonctionnement dénotait par rapport au 6 cyl. et les reprises étaient très puissantes grâce aux 46 mkg de couple !

La série 3 est fondée exclusivement sur la version 2+2 à l'empattement allongé car la boite automatique est maintenant offerte à la fois sur les roadsters et versions coupé 2+2. Les freins avant Girling sont maintenant ventilés. Le châssis long et la prise de poids, bien que le V12 ne soit pas plus lourd que le moteur XK, donnent un caractère plus civilisé mais encore "sportif" selon la conduite. Surtout avec les rares versions boite mécanique, recherchées pour cela.

Épilogue[modifier | modifier le code]

Cette auto de course,descendante des D type,et des protos E 1A fut commercialisée malgrés tout sur les demandes des amateurs ;elle fut une auto emblématique .

Dotée d'un fort tempérament grace à ses moteurs coupleux ,elle représentai l'archétype des voitures de sport des années 60.

Elle est encore maintenant un mythe roulant .

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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