In Flanders Fields

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Au champ d'honneur
version manuscrite par l'auteur
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Auteur John McCrae
Genre poésie de guerre
Version originale
Titre original In Flanders Fields
Éditeur original Punch
Langue originale anglais
Pays d'origine Belgique
Lieu de parution original Royaume-Uni
Date de parution originale
Version française
Traducteur Jean Pariseau

In Flanders fields est un poème écrit le 3 mai 1915 par le lieutenant-colonel John McCrae.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte d'écriture[modifier | modifier le code]

L'auteur du poème, John McCrae, est un lieutenant-colonel originaire de la ville de Guelph; dans la province canadienne de l'Ontario. Son gout pour l'écriture de poésies remonte à ses jeunes années, et il poursuit cette activité tout au long de sa vie[1]. Les premières publications de ses créations datent du milieu des années 1890, essentiellement dans des revues et des journaux canadiens[2]. Parmi les thèmes qu'il aborde à l'époque comptent, entre autres, l'idée de mort et de la situation de sérénité qui en résulte[3].

Lors de l'entrée en guerre du Canada au début de la Première Guerre mondiale, et alors qu'il est âgé de 41 ans, il fait le choix de s'engager dans les forces du corps expéditionnaire canadien. Il se porte par ailleurs volontaire pour intégrer, non pas le corps médical comme le lui aurait permis sa formation, mais une unité combattante avec le rang de simple soldat en officiant comme médecin de terrain[4]. Il s'agit alors de son second engagement dans les troupes canadiennes, le premier ayant été réalisé lors de la Seconde Guerre des Boers[5]. Il se considère avant tout comme un soldat, son père ayant été un chef militaire à Guelph et l'ayant éduqué en mettant le sens de l'engagement envers son pays et l'Empire britannique en avant[6].

Il fait partie des soldats qui combattent au printemps 1915 lors de la bataille d'Ypres, ville belge située en Flandre, et qui doivent subir l'une des premières attaques chimiques lancées par l'armée allemande. Les positions tenues par les forces canadiennes sont ainsi prises pour cible avec du gaz moutarde le , mais sans que les forces allemandes ne parviennent à enfoncer leurs lignes de défense, et ce malgré deux semaines d'intenses combats. McCrae qualifie la situation de « cauchemardesque » dans une lettre à sa mère : « Pendant dix-sept jours et dix-sept nuits, nul d'entre nous n'a eu la chance de pouvoir enlever ses vêtements ou même de se déchausser, ou alors de façon très exceptionnelle. Pendant tout le temps où j'ai été éveillé, les bruits d'obus et de fusils ne nous ont jamais accordés plus de 60 secondes de répit... avec toujours dans un coin d'esprit la vision des morts, des blessés, des mutilés, et la terrible crainte de voir les lignes de défense lâcher face à l'ennemi »[7]. C'est lors de cette bataille que McCrae est touché par la perte d'un frère d'arme, Alexis Helmer, tué le 2 mai. Il prend en charge les funérailles de ce dernier, et relève alors que les coquelicots poussent rapidement sur les tombes des soldats tombés lors de cette bataille. Le lendemain, il compose alors le poème assis à l'arrière d'une ambulance[8].

Création[modifier | modifier le code]

Le poème inscrit sur un livre en bronze au mémorial de John McCrae à Guelph, Ontario, Canada.

Ce poème, en forme de rondeau, rend hommage aux individus, tant civils que militaires, qui sont morts lors de la Première Guerre mondiale. Dans les pays du Commonwealth britannique, c'est une partie importante des célébrations entourant le jour du Souvenir (fixé au 11 novembre au Canada).

Le poème a été écrit pendant la Deuxième bataille d'Ypres.

In Flanders Fields
par le lieutenant-colonel John McCrae

In Flanders fields the poppies grow[9]

Between the crosses row on row,

That mark our place; and in the sky

The larks, still bravely singing, fly

Scarce heard amid the guns below.


We are the dead. Short days ago

We lived, felt dawn, saw sunset glow,

Loved and were loved and now we lie

In Flanders fields.


Take up our quarrel with the foe:

To you from failing hands we throw

The torch; be yours to hold it high.

If ye break faith with us who die

We shall not sleep, though poppies grow

In Flanders fields.

Publication[modifier | modifier le code]

Page illustrée par Ernest Clegg, à noter le choix du mot grow à la fin du premier vers.

Au moment de la création du poème, Cyril Allinson est sergent-major dans l'unité de McCrae. Il assiste à l'écriture de celui-ci alors qu'il distribue le courrier aux soldats, et relève que le regard de McCrae se tourne régulièrement vers la tombe de Helmer pendant qu'il rédige ces vers. Selon ses dires, lorsque McCrae lui tend le calepin sur lequel est écrit le poème et qu'il découvre ce qui y est écrit, les vers s'inscrivent durablement dans sa mémoire car — dépeignant très justement la scène qui se jouait sous nos yeux —[10]. Selon la légende, McCrae n'était pas satisfait de son poème, et aurait alors jeté le papier sur lequel était écrit celui-ci[11]. C'est l'un des membres de son unité, Edward Morrison, J. M. Elder[12] , ou bien Allinson qui aurait alors sauvé le papier sur lequel était écrit le poème[11] avant que McCrae ne soit convaincu de soumettre sa création à un éditeur pour qu'elle soit publiée[13].

Une autre version concernant la création du poème veut que les funérailles de Helmer se soient déroulées le matin du 2 mai, et que ce soit à l'issue de celles-ci que McRae l'ait rédigé en une vingtaine de minutes. Une troisième version, celle-ci de Morrison, veut que le poème ait été rédigé pendant le temps laissé libre entre les arrivées de nouveaux soldats blessés[14]. Indépendant de la version retenue des origines, McCrae fait évoluer le poème pendant plusieurs mois avant qu'il ne le considère digne d'être publié[15]. Il le propose tout d'abord au Spectator à Londres qui le rejette, puis avec plus de succès à Punch qui accepte de le publier le [13]. Initialement non crédité, la paternité de l'œuvre est finalement portée au crédit de McCrae dans l'index que publie le magazine à la fin de l'année[16].

La question du mot terminant le premier vers est depuis la publication au centre d'une discussion. Selon Allinson, la première mouture du poème utilisait le mot grow (pousse)[10]. Cependant, le même mot était aussi utilisé pour finir le pénultième vers, et le magazine Punch obtint l'autorisation d'utiliser blow (s'envole) pour modifier le premier vers. McCrae utilise par la suite indifféremment l'un et l'autre lorsqu'il fait des copies manuscrites pour ses amis et sa famille[17]. La question reste depuis ouverte pour savoir quelle version du poème devrait être retenue. Ainsi, lors de l'édition au Canada en 2001 d'un nouveau billet de banque sur lequel figure la première strophe du poème, la Monnaie royale canadienne fait le choix de retenir la version en blow, et se voit alors inondée de courriers se plaignant que la version en grow n'ait pas été retenue[18].

Popularisation[modifier | modifier le code]

Affiche de propagande canadienne incitant à l'achat d'obligations de guerre s'inspirant du poème.

Le poème devient, selon Fussell, l'un des plus populaires de son temps[19]. Dès que l'identité de l'auteur du poème est publié, McCrae commence à recevoir de nombreux télégrammes et lettre le félicitant pour son œuvre[20]. Il est republié dans plusieurs autres pays, et y devient le symbole du sacrifice des soldats morts lors du premier conflit mondial[21] ; il bénéficie de tellement de traductions dans des langues autres que l'anglais que McCrae peut déclarer qu'« il ne doit plus manquer que le chinois maintenant »[22]. Le message du poème touche alors aussi bien les soldats qui le perçoivent comme un encouragement dans les combats, que leurs proches qui au pays participent à l'effort de guerre et pour qui il donne un sens à leur travail[23].

L'œuvre est rapidement récupérée par la propagande, notamment au Canada par le Parti unioniste dans le cadre de l'élection fédérale de 1917, qui se déroule sur fond de crise de la conscription. Les Canadiens français sont alors farouchement opposé à l'instauration du service militaire obligatoire, mais les Canadiens anglais votent eux majoritairement pour sa mise en place, soutenant ainsi le projet du premier ministre Robert Laird Borden et se son gouvernement Unioniste. In Flanders Fields est alors crédité d'une partie de cette victoire, et d' « avoir fait plus que n'importe quel discours pour que le dominion continue d'assumer son devoir et de combattre pour l'établissement d'une paix durable »[24]. McCrae, alors fervent soutien de l'Empire britannique et de l'effort de guerre, se réjouit des effets que son œuvre a eu lors de ses élections, et peut s'enorgueillir dans une lettre en écrivant « j'espère avoir poignardé un de ces Canadiens français avec mon vote »[24].

Le poème devient un moyen de motivation populaire en Grande-Bretagne, où il est utilisé pour encourager les soldats combattant l'Empire allemand, ainsi qu'aux USA où il est publié dans tout le pays. Il devient l'une des œuvres les plus citées pendant le conflit[25], et est employé dans le cadre de campagne d'achats d'obligations de guerre par les populations, lors des recrutements de soldats, et pour critiquer les pacifistes[26]. Le poème est aussi mis en musique par le compositeur américain Charles Ives qui en sort une version en 1917[27]. Il est par ailleurs critiqué par l'historien américain Paul Fussell dans The Great War and Modern Memory, publié en 1975[19], qui y relève une opposition entre le ton bucolique des neuf premiers vers, et la « rhétorique digne d'une affiche de propagande » de la troisième strophe, décrivant celui-ci comme « malveillant » et « stupide », et qualifiant les derniers vers d'« arguments propagandistes s'opposant à toute paix négociée »[28].

Héritage[modifier | modifier le code]

McCrae est muté dans le corps médical et posté à Boulogne-sur-Mer en juin 1915, où il est promu au grade de lieutenant-colonel et chargé des médicaments de l'hôpital général canadian numéro 3[29]. Il est promu comme faisant fonction de colonel le 13 janvier 1918, et nommé médecin consultant des armées britanniques en France. Mais les années de guerre l'ont usé. Il contracte une pneumonie, puis une méningite. Il meurt le 28 janvier 1918 à l'hôpital militaire de Wimereux, où il est enterré avec tous les honneurs militaires[30]. Un recueil de ses œuvres, contenant In Flanders Fields, est publié l'année suivante[31].

In Flanders Fields a atteint un statut mythique au Canada, où le poème est associé aux cérémonies du Jour du Souvenir. C'est peut-être la pièce littéraire la plus connue parmi les Canadiens anglophones[31]. Certains de ses vers sont inscrits sur les billets de 10 dollars canadiens, et la Monnaie Royale Canadienne a également frappé des pièces sur le thème du coquelicot à plusieurs occasions L'une de ces pièce de 25 cents, émise en 2004, présentait un coquelicot rouge au centre, elle est considérée comme la première pièce multicolore en circulation dans le monde[32]. Poème de langue anglaise, une version en français intitulée "Au champ d'honneur" a été écrite par le major Jean Pariseau. Cette version, approuvée par le gouvernement canadien et utilisée lors de cérémonies bilingues ou en français[33], a abandonné la référence au lieu de la bataille. Le club de hockey des Canadiens de Montréal en utilise quelques vers comme devise depuis 1940[34] : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

La maison de naissance de McCrae à Guelph, dans l'Ontario, a été transformée en un musée dédié à sa vie et à la guerre[35]. En Belgique, le musée In Flanders Fields à Ypres, du nom du poème et dédié à la Première Guerre mondiale, est situé dans l'une des plus grandes régions touristiques des Flandres[36].

En dépit de sa constante renommée, "In Flanders Fields" est souvent ignoré par les universitaires enseignant et critiquant la littérature canadienne[31]. Le poème est parfois vu comme un anachronisme, parlant de gloire et d'honneur lors d'une guerre devenue depuis synonyme de la futilité de la guerre de tranchées et symbole des massacres de masse produits par l'armement du XXe siècle[26]. Nancy Holmes, professeur à l'université de Colombie-Britannique, a avancé l'hypothèse que la nature patriotique de ces vers et leur usage comme instrument de propagande a pu conduire les critiques littéraires à les voir plus comme un symbole national ou un hymne plutôt qu'un poème[31].

Coquelicots du souvenir[modifier | modifier le code]

Tombe d’un soldat à Ottawa au Canada.

Les coquelicots dont McCrae parle dans le poème en sont venus à être associés à la guerre depuis les guerres napoléoniennes, lorsqu'un écrivain de l'époque a remarqué pour la première fois que ces coquelicots poussaient volontiers sur les tombes des soldats[37]. Les dommages faits à l'environnement lors de la bataille augmentaient le contenu en calcaire du sol (du fait des ruines qui y étaient laissées), faisant du coquelicot l'une des rares plantes capables de prospérer dans la région[38].

Inspirée par In Flanders Fields, le professeur américain Moina Michael résolu à l'issue de la guerre en 1918 de porter un coquelicot tout au long de l'année, pour honorer les soldats tombés au champ d'honneur. Par ailleurs, elle écrivit en réponse un poème intitulé "We shall keep the faith" (nous garderons la foi)[39]. Elle distribua des coquelicots en soie à ses pairs et fit campagne pour le faire adopter comme symbole officiel du souvenir par l'American Legion. Anne E. Guérin assista à la convention du 29 septembre 1920 où l'American Legion accepta la proposition de Moina Michael, et elle en conçu l'idée de vendre des coquelicots en tissu dans sa France natale pour lever des fonds à destination des veuves et des orphelins de la guerre[40]. En 1921, madame Guérin envoya des vendeurs de coquelicots à Londres peu avant l'anniversaire de l'armistice, attirant l'attention du maréchal Douglas Haig. Co-fondateur de The Royal British Legion (organisation caritative à destination des vétérans et de leurs familles), Haig encouragea la vente de ces coquelicots[38]. La pratique s'en répandit rapidement à travers l'empire britannique. Le port de coquelicots lors des jours précédents la célébration de l'armistice demeure populaire dans une grande partie du Commonwealth, notamment en Grande-Bretagne, au Canada et en Afrique du Sud. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les coquelicots sont plutôt portés lors des jours précédents la Journée de l'ANZAC[41].

Chaque année, deux semaines avant le Jour du Souvenir, les vétérans de la Légion royale canadienne vendent des coquelicots en mémoire des morts de la Première Guerre mondiale.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prescott 1985, p. 11
  2. « Les jeunes années », sur www.veterans.gc.ca, Ministre des Approvisionnements et Services Canada (consulté le 24 août 2014)
  3. Prescott 1985, p. 21
  4. Gillmor 2001, p. 91–92
  5. Prescott 1985, p. 31
  6. Bassett 1984, p. 14
  7. (en) « In Flanders Fields », sur www.veterans.gc.ca, Veterans Affairs Canada (consulté le 2 juin 2012)
  8. Gillmor 2001, p. 93
  9. ou the poppies blow dans la version imprimée, voir plus bas.
  10. a et b (en) « Poem depicts war scenes », sur Regina Leader-Post,‎ (consulté le 24 août 2014), p. 13
  11. a et b (en) « Forever there... In Flanders Fields », sur The Journal Opinion,‎ (consulté le 24 août 2014), p. 8
  12. (en) « The Red Poppy », The Australian Army (consulté le 24 août 2014)
  13. a et b Prescott 1985, p. 96
  14. Prescott 1985, p. 95–96
  15. Gillmor 2001, p. 94
  16. Prescott 1985, p. 105
  17. (en) Pat Brennan, « Guelph house commemorates Flanders' poet McCrae », sur Toronto Star,‎ (consulté le 24 août 2014)
  18. (en) « Flanders poppies blow up furor in Canada », sur Los Angeles Times,‎ (consulté le 24 août 2014), A38
  19. a et b Fussell 2009, p. 315
  20. (en) Bernhard Ragner, « A tribute in Flanders Fields », New York Times Magazine,‎ (lire en ligne)
  21. (en) « In Flanders Fields », New York Times,‎ (lire en ligne)
  22. Bassett 1984, p. 50
  23. Bassett 1984, p. 49
  24. a et b Prescott 1985, p. 125
  25. Prescott 1985, p. 105–106
  26. a et b Prescott 1985, p. 133
  27. « In Flanders Fields (Song Collection) » (consulté le 27 août 2014)
  28. Fussell 2009, p. 314–315
  29. Prescott, John F. (1985), In Flanders Fields: The Story of John McCrae, Erin, Ontario: Boston Mills Press, ISBN 0-919783-07-4
  30. Bassett, John (1984), The Canadians: John McCrae, Markham, Ontario: Fitzhenry & Whiteside Limited, ISBN 0-88902-651-3, pp. 59-60
  31. a, b, c et d Holmes, Nancy (2005), "In Flanders Fields" — Canada's official poem: breaking faith", Studies in Canadian Literature (University of New Brunswick) 30 (1)
  32. A symbol of remembrance, Royal Canadian Mint,
  33. Le Canada pendant la Première Guerre mondiale et la route vers la crête de Vimy, Veterans Affairs Canada.
  34. Last game at the Montreal Forum, Canadian Broadcasting Corporation
  35. Pat Brennan, "Guelph house commemorates Flanders' poet McCrae", The Star, 10 novembre 2009
  36. Nieuw streekbezoekerscentrum Ieper officieel geopend, 5 février 2012 sur kw.knack.be.
  37. (en) Lest we forget, CBC news, 7 novembre 2008
  38. a et b Where did the idea to sell poppies come from?, BBC news, 10 novembre 2006
  39. Biographie de Moina Belle Michael sur georgiawomen.org
  40. The Story Behind the Remembrance Poppy sur greatwar.co.uk.
  41. Who, What, Why: Which countries wear poppies?, par Rema Rahman, BBC news, 9 novembre 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Bassett, The Canadians: John McCrae, Markham, Ontario, Fitzhenry & Whiteside Limited,‎ (ISBN 0-88902-651-3)
  • (en) Paul Fussell, The Great War and Modern Memory (Illustrated Edition), New York, Stirling Publishing,‎ (ISBN 0-19-513331-5)
  • (en) Don Gillmor, Canada: A People's History, vol. 2, Toronto, Ontario, McClelland & Stewart,‎ (ISBN 0-7710-3340-0)
  • (en) John McCrae, In Flanders Fields and Other Poems, Arcturus Publishing (réédition de 2008),‎ (ISBN 1-84193-994-3, lire en ligne)
  • (en) John F. Prescott, In Flanders Fields: The Story of John McCrae, Erin, Ontario, Boston Mills Press,‎ (ISBN 0-919783-07-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]